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Un peu de rose au soleil? (PV Kyojiro et Catherine)

Catherine Kissouri
Catherine KissouriUniversité • 2ème année
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Un peu de rose au soleil? (PV Kyojiro et Catherine) EmptyMar 24 Mar - 16:30
Sa première année d'université, mais également de vie au Japon se terminait. Catherine avait réussi à remettre de l'ordre dans son studio, mais avec l'arrêt scolaire, elle avait aussi mis son emploi sur pause, le temps des vacances. Ses réserves diminuaient, mais elle devrait s'en sortir d'ici la fin des vacances. Elle avait même perdu un peu de poids, se nourrissant surtout de soupe ramen. Le peu d'argent qu'elle économisait passait dans le matériel artistique plutôt que la nourriture ce qui, pour une gourmande qu'elle était, c'était assez difficile comme choix.

Le mois de mars était très pluvieux au Japon. Habituée de l'appeler le mois des tempêtes où, au Canada, elle pouvait avoir une journée de 15 degrés ensoleillés suivis d'une journée à minus 5 degré et neige. Ici la température était plus constante, mais il y avait vraiment beaucoup de pluie. Elle avait presque peur de manquer la saison des cerisiers à cause de cela. Puis, la dernière fin de semaine avant le retour à l'école, une magnifique journée se prévoyait. Pas trop de soleil, un peu de nuages, ce qui donnerait un éclairage magnifique pour dessiner à l'extérieur.

Armée d'un cahier de dessin aux larges feuilles couleur crème, d'un crayon à mine, d'un feutre noir et de son kit d'aquarelle de voyage, elle marchait dans le parc à proximité de son studio. Les branches des arbres étaient lourdes des fleurs et quelques pétales étaient balayés par le vent. Bien qu'il y avait plusieurs personnes qui avaient eu la même idée qu'elle de profiter de la belle journée pour sortir, elle finit par trouver un endroit où elle pourrait s'asseoir et dessiner. Il s'agissait d'un muret sur lequel elle put s'assoit en croisant ses jambes l'une sur l'autre. Dos à elle, le gazon arrivait à la même hauteur que le muret alors qu'un mètre environ la séparait du sol face à elle. Son cahier sur les cuisses, elle avait posé son kit d'aquarelle à côté d'elle puis débuta au crayon le tracé des arbres devant elle. Il y avait tant de détail qu'elle avait un peu peur de ne pas réussir à tout faire ressortir.

Le temps frais lui avait au moins fait penser à apporter une veste zippée à capuchon, pour le moment ouvert sur un chandail bleu à motif de fleurs. Elle avait de longs pantalons noirs serrés et de petits souliers simples. L'artiste avait monté ses cheveux avec une large pince pour dégager son visage pendant qu'elle se penchait sur son oeuvre. Parfois perdue dans ses pensées entre deux traits de crayons, elle ne réalisa pas qu'à deux reprises, elle fixait la même personne. C'est au troisième coup, alors qu'elle croisa le regard d'un garçon, qu'elle sursauta un peu et retourna à son dessin, rougissante et honteuse d'avoir ainsi dévisager une personne. Elle avait bien l'habitude de le faire lorsqu'elle dessinait un modèle, mais pour une fois, c'était bien que des arbres dans son dessin.


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**Je parle en anglais**
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Kyojiro Sakurai
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Un peu de rose au soleil? (PV Kyojiro et Catherine) EmptyMer 22 Avr - 12:21
C’était le dernier week-end avant la rentrée des classes. Kyojiro venait tout juste de revenir de chez son père, qui vivait à quelques kilomètres de Nara. La première chose qu’il fit en descendant du train, ce fut de retourner à Yokuboo pour déposer toutes ses affaires dans sa chambre au pensionnat. Chose faite, il n’eut pas à hésiter longtemps : il devait se rendre au parc aux daims ! Non pas qu’il avait particulièrement envie de retrouver ces « charmantes » bestioles qui lui en avaient fait voir de toutes les couleurs quand il avait voulu faire découvrir ce lieu à l’ex-numéro un national de kendo, s’étant retrouvé en boxer devant tout le monde à cause de l’une d’elles, mais… Il faisait beau et Kyojiro avait vraiment envie de profiter de l’après-midi qui se profilait pour aller admirer paisiblement les fleurs de cerisiers. Le tout, bien sûr, en savourant le pique-nique qu’il s’était préparé tôt le matin avant de partir de chez lui !

Vêtu dans un style banal, d’un jean simple et d’une veste surmontant un t-shirt, histoire de ne pas finir par avoir trop froid en mangeant, Kyojiro quitta l’Académie et marcha jusqu’au parc avec un sac sur le dos. Une fois arrivé, il resta de longues secondes à admirer ces arbres couverts de rose. C’était vraiment sa saison préférée… Toutes ces fleurs, c’était presque féérique. Ce ne fut que lorsqu’un daim s’approcha de lui que le kendoka redescendit sur terre, agrippant d’un geste rapide le haut de son pantalon, juste au cas où celui-là déciderait lui aussi de le lui abaisser. Kyojiro s’empressa de reprendre sa marche pour s’éloigner d’ici et trouver un endroit où il pourrait pique-niquer tranquillement sans se faire harceler par les daims. Il trouva finalement son bonheur et installa la petite couverture qui était dans son sac sur l’herbe, avant de s’assoir dessus. Un léger sourire sur les lèvres, il attrapa ses onigiris, puis sa boîte à bentô, ainsi que sa bouteille de thé glacé. Il avait tellement faim !

Il croqua avidement dans ses boulettes de riz, les savourant tout en gardant ses yeux rivés sur les différents cerisiers en fleur. Le vent faisait voleter quelques pétales et Kyojiro, complètement subjugué, était dans une bulle parfaitement hermétique, ne faisant plus du tout attention à ce qui l’entourait. Il n’y avait que lui, son bento et les cerisiers. Enfin… Jusqu’à ce qu’un daim surgisse soudainement dans son champ de vision. Kyojiro eut un brusque mouvement de recul, manquant de tomber en arrière. Il voulait lui piquer sa bouffe ! Il allait le manger lui et son bento ! Ah… Bah non. Le kendoka fixa d’un air surpris le daim qui venait de le snober et qui se dirigeait vers une demoiselle en train de dessiner sur un muret, non loin de là où il se trouvait. Fronçant les sourcils, il se demandait bien ce que cette fille pouvait bien avoir de plus intéressant que ses onigiris, puis il finit par hausser les épaules et reprendre sa dégustation.

Sauf que, quand même pas mal intrigué par cette histoire, Kyojiro avait continué à jeter quelques regards en direction de la demoiselle. Et il avait bien fait ! Le daim avait visiblement jeté son dévolu sur le matériel de dessin de l’inconnue ! Ouvrant de grands yeux en imaginant parfaitement le prix de tels instruments, le kendoka se leva d’un bond. Il ne savait pas bien pourquoi il faisait ça, mais il ne pouvait pas laisser cette bestiole manger tous les crayons ou autre matériel de cette jeune femme sans rien faire ! Sa boîte à bentô dans les mains, il accourut donc auprès de la demoiselle en détresse et du vil daim qui semblait vraiment décidé à manger les biens de celle-ci.

« H-Hey ! Regarde ! J’ai des onigiris pour toi ! Ç-Ça sera bien mieux que de manger des crayons ! A-Allez, regarde par ici, v-viens ! »

Kyojiro avait décidé de sacrifier un de ses onigiris pour appâter le daim. Il montra la boulette de riz à l’animal et commença à reculer pour l’éloigner de la jeune femme. Il fit plusieurs pas en arrière, avant de finalement jeter l’onigiri un peu plus loin, afin qu’il ne soit plus tenté de revenir. Chose faite, Kyojiro s’empressa de fuir avant que le daim ne réclame plus. Il revint donc vers la jeune femme et la regarda d’un air profondément désolé en voyant que certains de ses crayons avaient été mangés, ses sourcils froncés ayant quand même du mal à traduire cette compassion qu’il ressentait pour la demoiselle.

« Je… D-Désolé, je… J’aurais dû intervenir p-plus tôt, m-mais… E-Enfin… E-Est-ce que ça va ? C-Ce… Ce n’est pas trop grave ? »

Kyojiro se sentait mal de ne pas avoir pu être un meilleur sauveur, fixant sa boîte à bento plutôt que d’oser croiser le regard de cette demoiselle. C’était un peu comme s’il attendait son châtiment pour ne pas avoir été plus réactif… Qu’est-ce qu’il pourrait faire pour se faire pardonner ? Lui rembourser ses crayons ? C’était qu’il ne roulait pas vraiment sur l’or le kendoka… Lui proposer de partager son bento ? Ça ne serait pas un peu bizarre de proposer ça à une inconnue ? Quoi qu’il en soit, il n’avait plus qu’à attendre sa réaction… Ça lui laissait un peu de temps pour réfléchir à une solution qui lui permettrait de se faire pardonner comme ça !


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Catherine Kissouri
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Un peu de rose au soleil? (PV Kyojiro et Catherine) EmptyMar 28 Avr - 4:52
C'était vraiment une belle journée. Catherine se félicitait d'avoir décidé de sortir aujourd'hui et adorait regarder le paysage. Dans un sens, cela lui rappelait l'automne avec les arbres aux feuilles rouges, jaunes, orange et vertes qui volaient au vent. La température était fraiche aussi. Cependant, le rose des pétales donnait vraiment une atmosphère féérique qui la rendait un peu plus rêveuse, souriant doucement. Elle avait sans le vouloir fixé une personne trop souvent et quand celle-ci le remarqua, elle pencha rapidement les yeux, retournant à son dessin. Fort heureusement, la personne continua son chemin sans venir la voir et elle soupira de soulagement. Elle espérait ne pas mettre à mal qui que ce soit. Son esquisse avançait plutôt bien et elle en était à commencer la couleur. Le brun, le vert et le rose se mêlèrent dans une danse de la plume remplie d'eau. Elle frottait contre des pastilles de couleurs la pointe de son pinceau de plastique évidé qui contenait un peu d'eau. Puis, elle appliquait les couleurs sur le papier, diffusant des couleurs pastel comme des nuages. Son ensemble de crayons était juste à côté, il lui permettrait de faire les définitions des contours par la suite.

Elle entendit un peu de bruit derrière elle et vit un daim qui s'était approché. Elle lui sourit tout simplement, il y en avait tellement qu'elle ne porta pas plus attention à lui. C'est au bruit étrange qu'elle se retourna alors et remarqua qu'il décidait de mâchouiller ses crayons d'aquarelle. Les yeux s'agrandirent de surprise et de peur, elle tentait de faire un large mouvement du bras qui tenait son cahier pour lui faire du vent, sans le frapper et de son autre main tenter de reprendre ses crayons.

— Non, laisse ça, c'est pas à toi, baptinse. Ça s'mange pas, voyons! Ouste!

Elle se doutait que le daim ne devait pas comprendre ni le français, ni l'anglais, ni le japonnais, mais bien en faire à sa tête, et c'est à ce moment qu'elle vit un jeune homme arriver en courant et tentait d'attirer l'animal ailleurs, visiblement pour l'aider. Ça eut l'air de fonctionner puisque le daim délaissa les crayons pour suivre la boulette de riz que lui présentait. Elle-même se leva, s'assurant que l'animal ne partait quand même pas avec un crayon dans la bouche. Tout son matériel semblait être au sol. Elle descendit du muret pour ramasser certains crayons qui étaient tombés plus bas et fit le décompte de tout. Certains avaient été mâchouillés, deux étaient brisés, mais encore utilisables. Il n'y avait que le noir qui était complètement en morceaux. Le tout était sans compter la bave de l'animal qui restait un peu partout et qu'il faudrait alors nettoyer l'ensemble. Le jeune japonais revenait vers elle et elle lui fit un visage montrant la gratitude. Elle ne comprit pas tout ce qu'il dit d'un coup, le bégaiement du garçon ne l'aidait pas à bien comprendre, mais elle saisit l'essentiel.

— Merci beaucoup, je ne crois pas que j'aurais réussi à le faire partir.

Elle n'osa pas alors le regarder, un peu intimidée. En plus, elle était beaucoup plus bas, donc c'était un peu gênant de le regarder de cette façon. Il semblait être un japonais natif, mais il était venu à son aide et elle l'appréciait beaucoup. En plus, il avait sacrifié une partie de son repas. Elle-même n'avait rien à manger sur elle, en dehors de sucre d'orge à l'érable que sa mère lui avait envoyé avec la saison des sucres qui s'étaient terminés dans son pays natal, mais ça ne rembourserait pas l'onigiri perdu. En plus, elle n'avait pas souvenir qu'il y ait une machine distributrice proche.

— Je suis vraiment navrée beaucoup pour la perte de votre nourriture. Est-ce qu'il y a quelque chose que je peux faire pour vous rembourser la perte de votre bien?

Elle s'inclina poliment, un peu trop d’ailleurs, ayant utilisé des formules de politesse à l'extrême en japonais, par maladresse. Si son apparence était assez similaire aux Japonaises en dehors de ses yeux bleus qu'elle n'avait toujours pas fixés sur le garçon, on ne pouvait pas se tromper avec ses formulations linguistiques.


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Kyojiro Sakurai
Kyojiro SakuraiUniversité • 2ème année
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Un peu de rose au soleil? (PV Kyojiro et Catherine) EmptyMar 5 Mai - 10:43
Kyojiro était intervenu un peu trop tard, n’ayant pas pu empêcher le daim de mâchouiller certains des crayons de la jeune femme qui dessinait sur le muret. Il avait réussi à éloigner l’animal avec un de ses onigiris, mais le mal était fait et… Il se sentait affreusement désolé, en revenant vers la demoiselle, de constater l’étendue des dégâts. Il n’y connaissait rien en dessin, mais certains crayons qu’elle tenait dans ses mains semblaient abîmés, d’autres carrément cassés en deux, voire en plusieurs morceaux. Mince… Est-ce que ça coûtait cher ce genre de trucs ? C’était peut-être idiot, mais Kyojiro se sentait presque redevable envers cette inconnue, comme si une petite voix lui ordonnait de faire quelque chose pour se rattraper à défaut de ne pas pouvoir l’aider à s’acheter d’autres crayons. Le kendoka ne roulait pas sur l’or et comme c’était bientôt la rentrée, il avait utilisé la quasi intégralité de son argent de poche pour s’acheter tout le nécessaire afin de commencer cette nouvelle année dans les meilleures conditions. Résultat, il ne lui restait pas grand-chose dans son portefeuille en attendant le prochain envoi d’argent de son père pour son argent de poche.

Quoi qu’il en soit, après avoir chassé le daim donc, Kyojiro était revenu auprès de la demoiselle qui ramassait son matériel tombé au sol en le remerciant pour son aide. Leurs regards ne se croisèrent qu’à peine, le kendoka préférant fixer les crayons qu’elle avait dans les mains plutôt que son visage. Il hocha doucement la tête, comme pour dire que ce n’était pas grand-chose. La jeune femme se releva ensuite et s’inclina très poliment devant le kendoka qui sentit ses joues rougir sous ses mots. Le rembourser pour la perte de son onigiri ? Mais c’était elle qui avait des cadavres de crayons dans les mains !

« J-Je… N-Non, c-ce n’est pas la p-peine ! »

Ah bah voilà, il était en train de paniquer. Il ne s’était pas du tout attendu à faire face à une telle réaction. Peut-être qu’il aurait été plus à l’aise avec quelqu’un de mauvaise humeur qui aurait rejeté la faute sur lui, mais là, devant tant de bienveillance, il fut un peu pris au dépourvu !

Toussotant discrètement pour reprendre contenance, Kyojiro inspira ensuite profondément. Il fallait qu’il se calme pour éviter de buter sur chacun des mots qui franchissaient ses lèvres. Déjà que c’était parfois difficilement compréhensible pour des Japonais, alors pour une étrangère… Parce que vu les mots qu’elle venait d’employer, cette inconnue ne devait pas être une Japonaise native comme lui… Une élève à Yokuboo, comme lui, peut-être ?

« P-Pardon, j-je… C-Ce n’est vraiment rien pour m-mon onigiri, je… J-J’ai encore plein de choses à m-manger. M-Mais… E-Et pour vos crayons ? E-Est-ce que ça va aller ? J-Je… J’espère que ça ne c-coûte pas trop cher… J-Je… Attendez. »

Kyojiro s’empressa de fouiller dans son pantalon pour en sortir son portefeuille. Mais comme il s’en doutait, il n’était pas bien rempli et il ne disposait que d’un tout petit peu de monnaie… Ça ne suffirait jamais pour que cette demoiselle s’achète d’autres crayons !

« E-Euh, je… Je n’ai pas grand-chose… E-Euh… E-Est-ce que vous voudriez… Enfin… V-Vous voulez manger quelque chose ? »

Kyojiro se sentait affreusement mal de ne pas pouvoir compenser la perte de ces crayons par un moyen financier, alors il n’avait rien trouvé de mieux que de lui proposer de partager son pique-nique. Il n’avait rien de mieux à lui offrir de toute façon… Il désigna alors l’endroit où il était assis avec toutes ses affaires d’un petit signe de la main.

« J-Je suis installé l-là-bas, je… Je suis désolé, j-je n-n’ai rien d’autre à v-vous proposer qu’un peu de n-nourriture en contrepartie… J-Je... J'ai tout préparé m-moi-même. »


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Catherine Kissouri
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Un peu de rose au soleil? (PV Kyojiro et Catherine) EmptyMer 6 Mai - 5:21
Alors qu'elle ramassait ses crayons, il était évidant qu'elle ne pourrait pas continuer à dessiner, un nettoyage des crayons en règle serait nécessaire. Catherine remit le tout dans sa pochette et la ferma, se disant que de toute façon, même le sac aurait besoin d'être lavé. Au moins, son cahier était impeccable. Elle avait quand même pu dessiner quelques croquis et un avait déjà quelques belles couleurs.

Le jeune homme était revenu et lui avait demandé quelque chose, mais elle n'avait pas tout compris. Elle s'était en revanche excusée qu'il ait du se départir de sa nourriture. Elle ne savait pas qu'elle s'était exprimée trop poliment et la panique du garçon l'a prise un peu par surprise. Elle-même rougissait en fixant le sol. Il sembla dire que ce n'était pas nécessaire de lui rembourser son onigiri, mais il s'exprimait vraiment un peu différemment. Elle finit par se demander s'il ne provenait pas d'une autre région du Japon. Peut-être qu'il employait des régionalismes, un peu comme les gens de la Gaspésie, de Montréal ou de Val-d'Or qui ne parlent pas de la même façon.

Elle l'entendit toussoter et c'est ce qu'il fit qu'elle leva alors enfin la tête vers lui. Une bourrasque lui fit voler quelques mèches de cheveux en dehors de sa pince alors que quelques pétales de cerisier valsaient dans le vent. Elle posa son regard bleu sur lui. Catherine devait avoir une mine épouvantable qu'elle pensait, avec ses cheveux défaits par le vent. Elle retira don sa pince et ses cheveux retombèrent sur son dos. En passant la main dans les cheveux, elle réussit d'une part à mieux démêler et à avoir l'air un peu plus présentable, mais aussi à bien enfoncé deux-trois pétales entre les cheveux, sans s'en rendre compte. Il mentionna son onigiri et qu'il avait encore de quoi manger. Ça semblait un garçon prévoyant, elle-même n'avait pas pensé à s'apporter un repas pour profiter du parc plus longtemps. Bon, en vrai, elle avait la très mauvaise habitude de sauter des repas pendant les vacances, ne réalisant pas le temps qui passait, encore moins pendant qu'elle dessinait. Il lui mentionna ses crayons et leur coût et sortit même son porte-feuille. Elle secoua ses mains devant elle.

— Non, non, ça va, vraiment! Je crois qu'il est possible de les acheter à l'unité, je ne sais pas où encore, j'ai acheté le kit en ligne...

Elle n'avait pas, en un an, rechercher de boutique d'arts au Japon. Du coup, elle commandait en ligne, souvent dans des endroits à l'extérieur du Japon et ça lui avait coûté quand même beaucoup en frais de livraison. L'artiste avait pourtant déjà acheté dans des boutiques lorsqu'elle vivait au Canada et elle savait que ce genre de matériel se vendait aussi à l'unité. Par contre, elle n'avait même pas eu la présence d'esprit de demander à des collègues du club d'art où ils achetaient leur matériel. Il faut dire qu'elle n'était pas des plus loquaces en club non plus. Peut-être qu'elle pourrait demander à Aki un peu plus tard, même s'il négligeait ses propres créations, il devait surement savoir où trouver ça.

Elle le vit ranger son porte-monnaie avec une face un peu déçue. Est-ce qu'elle avait mal fait de refuser son offre? Il fit une autre tentative où elle crut comprendre le terme de manger, mais elle cherchait le lien entre ses crayons et le fait de manger. Puis il pointa sa couverture avec le restant de son repas. Il voulait qu'elle le suive? Elle prit ses effets et remonta sur le muret pour le rejoindre sur la petite couverture. Elle ne savait vraiment pas comment agir et ses joues ne cessaient d'être rouges. Est-ce qu'elle avait fait quelque chose de mal? Elle posa ses effets d'art à côté d'elle alors qu'elle s'assoyait en tailleur. Elle avait encore du mal à s’asseoir à l'asiatique et espérait ne pas être impolie comme ça. Intimidée par le japonais, elle ne savait pas trop où regarder jusqu'à ce qu'elle remarque le bento. Tout semblait super bien préparer, et avait une apparence bien différente des bento qu'elle achetait tout fait au combini. C'était quand même bien fait dans les dépanneurs, mais ça restait loin de la nourriture faite maison. Même les restaurants pouvaient préparer mieux que le combini, mais elle n'avait pas osée aller dans les restaurants, convaincus que c'était trop cher, déjà que les aliments n'étaient pas donnés dans les épiceries. Après ses catastrophes culinaires, elle avait abdiqué sur le fait de cuisiner.

— C'est vraiment vous qui avez tout préparé cela?

Elle était étonnée et si elle avait bien compris, il avait dit avoir cuisiné son repas.


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Kyojiro Sakurai
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Un peu de rose au soleil? (PV Kyojiro et Catherine) EmptyMar 12 Mai - 14:31
Kyojiro s’en voulait vraiment de voir ces cadavres de crayons. Sans trop savoir pourquoi, alors qu’au final il n’y était pour rien, il s’était mis à endosser l’entière responsabilité de l’acte de ce foutu daim affamé. Il avait donc voulu rembourser la jeune femme pour la perte de ses crayons, afin qu’elle puisse en acheter de nouveaux, mais ses finances n’étant pas au beau fixe avec cette nouvelle rentrée qui approchait, le kendoka se rendit compte qu’il n’avait, pour l’heure, rien d’autre à offrir à cette pauvre demoiselle que la nourriture qu’il avait préparée pour son pique-nique. Ce n’était pas ce qui lui permettrait de dessiner à nouveau, et peut-être qu’elle n’aimerait rien de tout ce qu’il avait préparé mais… C’était toujours mieux que de ne rien lui proposer du tout, non ?

« J-Je… Je ne sais pas non plus… J-Je… Je pourrai me renseigner s-si vous voulez. J-Je… J’ai un ami qui dessine. »

Kyojiro savait qu’Aki faisait partie du club d’arts et c’était son meilleur ami alors… Peut-être qu’il pourrait lui donner des tuyaux à ce sujet ? Enfin, pour le coup, même s’il lui demandait dès la rentrée… Ça serait un peu inutile étant donné qu’il ne reverrait peut-être plus jamais cette demoiselle et n’aurait donc peut-être pas l’occasion de lui donner cette information…

« J-Je… V-Vous… Vous vivez ici ? »

Au moins, il saurait si ça valait le coup de demander des informations à Aki ! Si la demoiselle était ici en touriste pour admirer les cerisiers en fleurs, ils ne se reverraient plus. Par contre, si elle vivait à Nara, Kyojiro aurait l’occasion de la retrouver pour lui donner les infos récupérées auprès d’Aki concernant des boutiques vendant du matériel de dessin ! Et il aurait même peut-être la possibilité de la rembourser avec de l’argent pour qu’elle s’achète de nouveaux crayons !

Pour l’heure, il avait donc désigné sa petite couverture à la demoiselle, lui proposant de le suivre afin de la laisser grignoter quelques trucs qu’il avait préparés. Ils rejoignirent donc les affaires de Kyojiro, celui-ci restant interdit en voyant que la demoiselle prenait carrément place en tailleur sur sa couverture. Ah… D’accord… Il s’était juste imaginé qu’il pourrait lui donner un truc et qu’elle repartirait faire sa vie juste après mais… Elle s’était installée… Ce n’était pas poli de la chasser, surtout que c’était lui qui lui avait proposé de partager sa nourriture !

Envahi par une nouvelle vague de stress, Kyojiro s’assit en seiza, habitué à cette position grâce à sa grande pratique du kendo, à l’autre extrémité de la couverture (pas très loin donc, étant donné qu’elle n’était pas si grande que ça). Il sortit toute la nourriture qui attendait encore patiemment dans son sac à dos, et déposa les différentes boîtes à bento sur la couverture pour laisser le choix à l’inconnue de prendre ce qui lui ferait le plus plaisir. Le rouge lui monta d’ailleurs aux joues quand elle lui demanda si c’était vraiment lui qui avait préparé tout ça. Détournant les yeux et se frottant la nuque, Kyojiro acquiesça d’un léger signe de tête.

« J-Je… J’ai tout préparé ce matin a-avant de prendre le train p-pour revenir ici… J-Je… P-Prenez tout ce que vous voulez, j-je… J’ai déjà beaucoup mangé. »

C’était faux bien sûr, il avait encore un gros creux à combler dans son estomac, mais il voulait vraiment laisser la demoiselle prendre tout ce qu’elle voulait. Elle pouvait bien le dévaliser, ce n’était pas grave. Il n’aurait qu’à s’acheter à manger dans le distributeur le plus proche avec le peu de monnaie qu’il lui restait !

Puis, levant enfin ses yeux sombres vers la demoiselle, il remarqua des pétales perdus dans ses cheveux. Il préféra détourner les yeux, n’osant pas en parler. Mais maintenant qu’il les avait remarqués… Il ne pouvait pas s’empêcher de leur jeter quelques regards. Finalement, après avoir longuement hésité, il parla d’une voix un peu plus faible.

« V-Vous… Vous avez des pétales d-dans vos cheveux… »

Kyojiro n’osait pas la regarder, se demandant s’il n’aurait pas mieux fait de se taire. Elle allait le trouver sacrément impoli, non ?


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Un peu de rose au soleil? (PV Kyojiro et Catherine) EmptyMar 26 Mai - 4:48
Catherine ramassa même les petits bouts de crayons pour les mettre dans son étui, elle n'allait quand même pas laisser trainer les morceaux! Elle trouverait bien comment réparer ceux qui l'étaient et elle jetterait chez elle ce qui n'était plus bon. Il faudrait aussi un bon nettoyage de ceux baveux par l'animal. Le garçon lui demanda si c'était correct pour ses crayons et elle mentionna la possibilité de les acheter à l'unité. Il faudrait vraiment qu'elle fasse des recherches concernant le matériel artistique au Japon. Il ne savait pas non plus où en acheter, n'étant donc probablement pas dans le domaine artistique s'il tait étudiants. Il semblait assez jeune donc elle pensait qu'il était peut-être au lycée. C'était toujours trompeur avec les apparences et elle avait encore du mal à donner un âge aux personnes qu'elle rencontrait. Il mentionna avoir un ami qui dessinait, proposant même de se renseigner, elle voulut secouer la tête, voulant refuser, car il était très gentil, mais l'artiste ne voulait imposer au Japonaissa propre bêtise. Après tout, si elle avait fait attention lorsque l'animal s'était approché, elle aurait pu sauver ses crayons.

La question suivante la laissa un moment sans voix. Elle regarda autour d'elle. Voulait-il dire si elle habitait dans le parc? Elle n'avait pas compris le début de sa phrase et se demandait s'il ne manquait pas un contexte.

— Non, mais j'ai un studio pas loin par contre.

Elle ne savait plus trop où se mettre. Est-ce qu'elle répondait correctement? Pourtant, elle savait que depuis un an, elle avait fait d'énormes progrès en japonais. Certaines personnes y avaient veillé pour l'aider à lui parler beaucoup et ça avait vraiment marché. Il restait encore des subtilités à bien comprendre et probablement des régionalismes qui serait plus difficile à tout assimiler, mais elle parvenait à suivre une conversation, normalement.

Catherine suivit le jeune homme jusqu'à sa couverture. Elle tentait de prendre le moins de place possible, mais sa posture était moins discrète que celle qu'il prise. Elle pencha la tête sur ses jambes croisées. Elle avait déjà de la difficulté à rester très longtemps dans cette pose, c'était pire avec la pose japonaise que le garçon venait de prendre tout naturellement. Il plaça entre eux différents plats et au fur et à mesure, les yeux de la jeune femme s'agrandissaient. Il avait vraiment fait tout ça? C'était digne d'un grand cuisiner! Peut-être que c'était ce qu'il étudiait? Où peut-être qu'il travaillait dans un restaurant? Oui, ça devait être ça. Il sembla cependant gêné de lui répondre. Il faut dire que même elle était très intimidée par lui, sans trop savoir pourquoi. Il avait pris le train pour venir ici, il ne devait donc pas être dans la région. Il fallait que ce parc soit assez populaire pour attirer les gens de l'extérieur de Nara alors. Il disait avoir beaucoup mangé, mais malgré ses mots entrecoupés qu'elle avait un peu de mal à comprendre, elle perçu cependant cette espèce de manie qu'avait les Japonais de tenter de plaire aux étrangers. Ainsi, elle était encore victime de son apparence étrangère. Elle s'en voulait de l'avoir suivi, il devait vouloir rester seul et ne l'avait fait que par politesse. Se maudissant intérieurement, elle se dit qu'elle ne prendrait qu'une boulette de riz et que ça serait suffisant comme politesse avant de quitter. Par contre, tout avait l'air bon devant elle. Il semblait avoir préparé en grande partie des aliments qui se mangent avec les doigts, permettant un repas plus facile à manger en extérieur. Elle prit une grande respiration ne sachant pas trop comment se comporter.

La jeune femme allait faire son choix lors qu'elle l'entendit à nouveau. Il lui avait jeté des regards qu'elle avait à moitié perçu, probablement se demandant ce qu'elle allait prendre. Cependant, sa question n'avait rien à avoir avec la nourriture. Elle le regarda de ses yeux bleus illuminés par le soleil. Des pétales? Elle porta la main dans ses cheveux lorsqu'elle sentit quelque chose de soyeux. Elle tenta de faire glisser le pétale entre les cheveux. Ce fut un peu plus long qu'elle ne s'y attendait, mais elle parvint à la sortir. Elle fit un grand sourire avant de montrer son trésor.

— Probablement avec le vent, les pétales doivent avoir glissé dans mes cheveux quand j'ai défait ma pince.

Elle passa alors sa main dans ses cheveux, trouva un deuxième pétale. Elle répéta le processus plutôt lent de l'enlever afin de s'assurer que le pétale ne se déchirait pas dans ses cheveux et qu'elle se retrouve avec plein de morceaux. En tout cas, ses cheveux allaient garder une douceur odeur de cerisier pour un petit moment. Elle passa sa main dans ses cheveux, mais ne sentit pas de nouveau pétale. Il en restait une, presque sur le dessus de sa tête, mais bien emmêlé dans ses cheveux.

— Est-ce qu'il y en a encore?


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Kyojiro Sakurai
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Un peu de rose au soleil? (PV Kyojiro et Catherine) EmptyMar 2 Juin - 14:44
Kyojiro avait pris son courage à deux mains pour demander à la jeune femme si elle vivait dans le coin, mais apparemment, il y avait eu comme un petit problème de compréhension. En effet, la demoiselle lui avait répondu que non, avant d’ajouter qu’elle avait un studio non loin. À cette réponse, le kendoka sentit l’incompréhension faire se froncer ses sourcils. Bon, le principal, c’était de savoir qu’elle vivait effectivement dans le coin !

« D-D’accord, a-alors je… Je tâcherai de m-me renseigner p-pour les c-crayons e-et… J-Je vous communiquerai les i-informations qu-que j’aurai trouvées. J-Je… Je suis étudiant à Y-Yokuboo. »

Kyojiro avait senti le besoin de préciser que lui aussi vivait dans les environs. Il ne savait pas bien pourquoi, mais si elle vivait dans le coin, elle devait plus que certainement connaître l’Académie ! Ça ferait un bon point de rendez-vous pour qu’il puisse lui donner toutes les infos qu’il aurait réussi à glaner auprès d’Aki et d’autres personnes, à propos des meilleurs endroits de la ville pour se fournir en matériel de dessin !

Quoi qu’il en soit, les deux jeunes gens quittèrent donc les lieux du drame pour se rapprocher de la couverture où Kyojiro s’était installé au départ pour pique-niquer. Le kendoka ne pouvait s’empêcher d’être un peu tendu… Est-ce que ce n’était pas la première fois qu’il se retrouvait dans ce genre de situation avec une autre personne ? Une fille qui plus est ? Les joues toujours un peu rosies, Kyojiro évitait soigneusement le regard de la jeune femme et il s’était installé le plus loin possible d’elle, tout en restant en seiza sur sa couverture. Il sortit toutes ses préparations et attendit que l’inconnue choisisse ce qu’elle préférait manger.

Un silence s’installa alors, les secondes semblant durer une éternité, ce qui n’arrangeait en rien la tension de Kyojiro. Alors, il essaya de trouver un truc sur lequel fixer son attention, juste pour essayer d’un peu moins cogiter. Et, forcément, son regard sombre eut la fausse bonne idée de se poser sur des pétales de fleurs de cerisiers, qui s’étaient faufilées dans les cheveux fins de son interlocutrice. Le kendoka ne voulait rien dire pour ne pas paraître impoli, mais il était en train de faire une grosse fixette dessus, ce qui devait sans doute être mille fois plus impoli ! Le kendoka se lança alors, et fit remarquer à sa voisine qu’elle avait des pétales dans les cheveux.

La demoiselle sembla surprise, mais s’évertua à retirer ces pétales coincés entre ses mèches. Kyojiro ne put s’empêcher de la regarder faire. Ses gestes étaient délicats et l’image était presque poétique. Son regard sombre tomba ensuite sur le sourire de la demoiselle qui lui montrait l’un des pétales. Le kendoka se contenta d’hocher la tête, sentant ses joues rosir un peu plus devant un tel sourire. Si ça continuait, les gens autour d’eux allaient penser qu’ils étaient un petit couple en plein pique-nique ! Mais Kyojiro ne détourna pas les yeux pour autant, malgré sa gêne de plus en plus grande. Il ne matait pas, il était simplement en train de s’assurer que sa voisine se débarrassait bien de tous les pétales dans ses cheveux !

« A-Ah e-euh… V-Vous en a-avez encore u-un, j-juste là… »

Le kendoka le voyait toujours, ce pétale rebelle qui n’avait pas voulu se laisser chasser ! Il essaya de donner des indications à sa voisine pour le faire partir de ses cheveux, mais à mimer sur sa propre tête, c’était quand même beaucoup trop approximatif pour que la jeune femme à côté de lui y arrive ! Voyant qu’elle ne parvenait pas à le chasser, Kyojiro déglutit difficilement, ses joues chauffant soudainement beaucoup plus.

« J-Je… N-Ne bougez pas, j-je… Je vais le r-retirer… »

Kyojiro espérait de tout son cœur qu’elle fermerait les yeux alors qu’il tendait son bras vers elle, essayant de rester le plus loin possible malgré tout. Elle allait finir par croire des trucs s’il se rapprochait trop ! Il resta donc à bonne distance et essaya de se faire le plus discret lors de cette méticuleuse opération de retrait de pétale. Il sentit ses doigts frôler les cheveux de l’inconnue, mais fit de son mieux pour que le contact soit le plus minime et bref possible. Il était tellement gêné qu’il avait lui-même fermé les yeux au moment de se saisir du pétale !

« V-Voilà, j-je… Je crois qu’il n’y en a p-plus… »

Kyojiro s’était remis bien droit dans sa position seiza, tenant le pétale entre son pouce et son index, le tendant à sa voisine. Peut-être qu’elle voudrait le garder ? Sinon, il le jetterait…

Son regard se posa ensuite sur toute la nourriture qui se trouvait toujours devant eux. Est-ce que rien ne lui faisait envie finalement ?

« J-Je… J-Je peux vous préparer autre chose s-si vous p-préférez… »


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Catherine Kissouri
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Un peu de rose au soleil? (PV Kyojiro et Catherine) EmptyLun 8 Juin - 0:51
Tentant de démêler les phrases de l'inconnu, Catherine faisait de son mieux pour comprendre et répondre. Ses phrases étaient peut-être trop polies par fois, se trompant avec les différents niveaux de politesse de la langue japonaise. Elle espérait surtout ne pas faire d'erreur, mais visiblement, le jeune homme avait peut-être aussi du mal à comprendre ce qu'elle disait. Il insista de dire qu'il voulait se renseigner pour de nouveaux crayons et qu'il la contacterait pour ça. Pendant un moment, elle se demanda si elle devait lui laisser son numéro de téléphone ou son courriel, se demandant comment il lui communiquerait ça, jusqu'à ce qu'il mentionne l'académie. Ainsi, il était étudiant, tout comme elle. Son visage exprima alors la surprise. Savait-il qu'elle l'était aussi?

— Je suis étudiante aussi à Yokuboo.

Pour elle, c'était peut-être évident que c'était en art, avec tout son matériel, mais ça pouvait être trompeur aussi, pouvant ne démontrer que son club, ce qui dans les deux cas était une façon de la retrouver, faisant partie à la fois du club d'art et dans le domaine des Arts.

Elle lui suivit jusqu'à la place où il s'était installé. Il semblait agir par politesse et ça mettait une Catherine mal à l'aise, se demandant si elle n'aurait pas du refusé au final. Il y avait cependant beaucoup de plat devant lui, et il mentionna avoir tout cuisiné lui=même. Ainsi, peut-être était-il à l'académie en cuisine? Quelqu'un dans le club de cuisine ne ferait tout de même pas autant de nourriture juste pour un pique-nique tout seul, si? Toujours plus de questions venaient en tête de la jeune fille lorsqu'il lui parla des pétales dans ses cheveux. Elle tenta d'enlever les deux pétales, avec succès, mais une troisième qu'elle n'avait pas trouvée y était encore. Le jeune garçon lui expliqua qu'il y en avait une, mais malgré les indications qu'il lui donnait, elle n'arrivait pas à mettre les doigts dessus. Il avait beau lui faire des gestes sur sa tête, mais les explications, l'hésitation, la gêne d'une part et d'autres n'aidaient pas. Il finit par lui dire de ne pas bouger et elle figea alors. Allait-il vraiment lui enlever?

Retenant son souffle, elle le vit s'approcher d'elle. Rougissante, elle pencha la tête, coupant le visuel avec lui. En plus, ça lui permettrait d'avoir un meilleur accès au-dessus de sa tête où restait le pétale persistant. Elle sentit sur le dessus le doigté délicat, ses cheveux se faisant tasser doucement pour libérer le pétale. Cela lui donna presque des frissons dans le dos, la sensation si délicate dans les cheveux. Lorsqu'il s'éloigna en précisant qu'il avait réussi, elle leva alors la tête. Il lui tendait le pétale qu'elle prit par automatisme, mais elle ne savait pas trop ce qu'elle devait en faire. Devait-elle le garder? Est-ce impoli de jeter un pétale qu'on donne au Japon? Tant de question sans réponse. Par mesure de sécurité sociale, elle le glissa entre deux pages de son cahier de dessin à côté d'elle. L'artiste pourrait toujours le jeter plus tard.

Finalement, il lui proposa de lui préparer autre chose. Parlait-il de la nourriture? Ça serait logique vu son regard sur les plats devant eux.

— Oh, oui, désolée, l'histoire des pétales, ça m'a distraite... Je... vais prendre ceci...

Elle porta donc la main vers un des onigiri sur place, le met qu'elle reconnaissait le plus entre ceux présents. L'odeur était sublime et pour vrai, elle était vraiment excitée de goûter un onigiri fait maison et non pas d'un combini. Juste la sensation dans les doigts lui montrait la qualité des ingrédients. La première bouchée ne comportait que du riz, mais celui-ci était doucement parfumé. Son visage exprima la surprise.

— C'est vraiment très bon!

La deuxième bouchée fut plus particulière. Croquant dans la garniture centrale, elle apprit à la dure le goût très salé des umeboshi. C'était des prunes très salées qui, quand on n'avait pas l'habitude, pouvaient facilement surprendre. Catherine avait l'impression que tout l'intérieur de sa bouche allait s'imploser. Toussotant, elle prit sa bouteille d'eau dans son sac et en avalant une gorgée pour faire passer le sel. Elle ne savait plus si elle devait s'enfuir en courant à présent ou finir le onigiri.

— C'est... salé? Qu'est-ce que c'est en fait?

Elle était tout de même assez curieuse, car pour avoir goûté à certaines croustilles salées, le tout était vraiment moins salé que ce qu'elle avait connu au Canada, mais là, on était vraiment à un autre niveau. C'est comme si tout le sel des croustilles s'était rendu dans cette unique prune.

— Vous étudiez en cuisine?

Avec tout l'étalage de nourriture, elle voulait en apprendre un peu plus sur la cuisine japonaise à présent. Presque un an au Japon à se nourrir de ramen en bol pré-fait et d'onigiri au combini, en dehors de quelques repas à la cafétéria de l'école, souvent des mets similaires à ce qu'elle mangeait avant son arrivée.


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Kyojiro Sakurai
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Un peu de rose au soleil? (PV Kyojiro et Catherine) EmptyVen 26 Juin - 12:20
« Ah. »

La surprise était partagée ! Kyojiro ne s’était pas attendu une seule seconde à ce que cette demoiselle soit elle aussi une étudiante à l’Académie Yokuboo ! Résultat, il se retrouvait à la regarder avec une mine franchement surprise, restant immobile quelques secondes avant de vite redescendre sur Terre en secouant doucement la tête.

« P-Parfait, a-alors j-je pourrai plus facilement réussir à v-vous retrouver p-pour… v-vous donner les informations que j’aurais trouvées. »

Kyojiro sentait ses joues qui chauffaient alors que son regard repartait se poser sur la couverture, comme s’il avait envie d’en détailler chaque centimètre carré. Il lui aurait bien posé plus des questions, mais il n’avait pas envie de se montrer trop intrusif avec elle. Ce n’était clairement pas une bonne idée de faire n’importe quoi, surtout maintenant qu’il savait qu’il aurait très certainement l’occasion de la recroiser à l’Académie !

Et puis, de toute façon, la conversation fut mise en pause le temps de quelques instants, à cause de pétales de cerisiers qui avaient décidé de venir se mêler à la chevelure de la jeune femme. Elle en avait déjà retiré quelques-uns, mais il y en avait un dernier qui se montrait plutôt récalcitrant et son interlocutrice ne semblait pas réussir à s’en débarrasser avec les seules indications et mimes de Kyojiro sur sa propre tête. Il se lança alors et s’approcha d’elle, aussi prudemment et délicatement que possible, pour tendre la main vers sa tête et la débarrasser de ce pétale rebelle. Chose faite, il s’empressa de se rassoir à sa place et de tendre le coupable à sa voisine, avant de lui demander si elle préférait qu’il lui prépare autre chose. Après tout, depuis le temps qu’ils étaient assis sur sa couverture, l’étudiante n’avait toujours pas jeté son dévolu sur toute la nourriture qui lui était présentée. Peut-être que rien n’était à son goût ?

La demoiselle s’excusa alors, assurant que cette histoire de pétales l’avait distraite, puis elle se saisit d’un onigiri. Kyojiro se figea immédiatement, déglutissant difficilement, appréhendant la réaction de sa vis-à-vis. Alors, quand celle-ci affirma avec surprise à quel point le goût lui plaisait, le kendoka ne put retenir un profond soupir de soulagement de passer ses lèvres, alors même qu’un sourire qu’on ne lui voyait que très rarement étirait ces dernières. Il baissa les yeux, trop content de recevoir un tel compliment, avant de perdre aussitôt son sourire en entendant la jeune femme se mettre à tousser pour se jeter sur la bouteille d’eau dans son sac.

« Ç-Ça va ?! »

Kyojiro paniquait. Elle n’aimait pas finalement ! Et peut-être même qu’elle était allergique à quelque chose qu’il avait mis dans son onigiri ! Ou alors elle avait manqué de s’étouffer avec sa boulette de riz ! Tout un tas de scénarios défilaient dans la tête du kendoka, qui devint presque livide en regardant la demoiselle boire. Terriblement désolé, Kyojiro jeta un bref coup d’œil à l’onigiri qu’elle avait choisi avant de s’incliner aussi bas qu’il le pouvait pour s’excuser.

« A-Ah euh… O-Oui… D-Désolé, j-j’aurais dû vous prévenir… C-C’est… C’est un onigiri avec une umeboshi, c-c’est… C’est une prune salée… V-Vous n’aimez pas ? »

C’était comme si le monde s’écroulait sur les épaules du pauvre Kyojiro, qui avait presque les larmes aux yeux en repensant à cette très mauvaise surprise qu’il venait d’offrir à cette demoiselle.

« J-Je… Ne vous forcez pas, v-vous… Vous pouvez la laisser, j-je… Je la finirai. »

Sauf que Kyojiro ne se rendait pas compte que son geste pour éviter le gaspillage pouvait également être interprété comme un baiser indirect ! Quoi qu’il en soit, il avait tendu sa main vers la jeune femme, afin qu’elle puisse lui rendre sa boulette si elle ne voulait pas la manger en entier.

« J-Je… S-Si vous aimez bien les onigiris, j-je… J’ai aussi d’autres p-parfums. V-Vous aimez le thon ? »

Il lui indiqua les boulettes au thon et à la mayonnaise, parvenant à peine à calmer sa panique. Il s’en voulait vraiment à mort !

« A-Ah euh n-non… J-Je… J’aime bien cuisiner et j-je fais partie du club de cuisine m-mais c’est tout, j-je… Je suis des études de droit p-pour… devenir policier. »

Kyojiro détourna les yeux, un peu gêné de parler de lui de la sorte. Et puisque la demoiselle s’était intéressée à lui, il était tout à fait logique qu’il lui renvoie l’ascenseur, non ? Elle l’avait d’ailleurs peut-être fait dans cet unique but, afin qu’ils puissent apprendre à se connaître un minimum ? Ou alors elle avait juste voulu être polie… Quoi qu’il en soit, Kyojiro décida de se jeter à l’eau lui aussi.

« E-Et vous ? V-Vous étudiez… l’art ? »

C’était ce qui lui avait semblé le plus évident avec tout le matériel qu’elle avait avec elle, mais sans doute que lui aussi allait se tromper. En tout cas, il était vraiment curieux d’en découvrir plus sur cette inconnue. Ça lui permettrait de la retrouver encore plus facilement à Yokuboo comme ça !


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Un peu de rose au soleil? (PV Kyojiro et Catherine) EmptyLun 29 Juin - 4:48
Catherine ne releva pas l'information qu'il pourrait la retrouver facilement. C'est-à-dire qu'ils allaient se revoir? Son coeur sauta un battement. Est-ce qu'elle avait fait quelque chose de mal ou de déplacé? Sans trop comprendre la situation et se demandant ce qu'elle devait penser de tout ça, elle le suivit à son pique-nique. Fort heureusement, l'académie était grande et il y avait tellement de monde qu'elle doutait qu'ils se croiseraient ainsi au hasard d'un couloir, surtout s'ils n'étudiaient pas dans le même cursus.

L'aventure du pétale avait tout de même fait rapprocher physique, les deux personnes, et Catherine ne savait plus où se mettre. Jetant finalement son dévolu sur un onigiri, se disant que de toute manière, ce ne serait pas poli de partir maintenant, mais qu'elle pourrait toujours s'éclipser juste après, Catherine eut la surprise de sa vie en goûtant l'aliment le plus salé de sa vie. Déjà, à la première bouchée, tout était normal. Affirmant que c'était délicieux, ce qu'elle pensait sincèrement, elle aperçut un sourire sur le visage du japonais. Elle resta un moment le bras suspendu dans les airs, sans manger. Il avait souri? Les Japonais étaient souvent très stoïques dans leur émotion, et elle ne s'attendait pas à le voir faire un sourire ainsi, et tranquillement, son visage vira doucement au rosé. Elle tenta de cacher le tout par une nouvelle bouchée ce qui lui donna alors une bonne raison de devenir le visage tout rouge. Manquant presque de s'étouffer, elle avala presque la moitié de sa bouteille d'eau. Elle l'entendit lui demander si ça allait et encore rouge, elle hocha la tête à l'affirmative. Le goût restait encore dans sa bouche, mais c’était beaucoup plus fiable. La moitié de la prune avait disparu dans son estomac, mais il restait encore l'autre moitié bien enfouie dans la boulette de riz. Voyant le japonais s'incliner profondément, elle fit de même, s'excusant tout à son tour.

— Non, non, je vous prie de m'excuser, vraiment!!!

Tout comme lui, elle ne savait plus du tout où se mettre. Il tenta de lui expliquer que c'était une prune salée nommée umeboshi. Pour être salée, ça, elle l'avait trouvé salée. Comment les gens pouvaient-ils manger un truc pareil? Il lui tendit la main en disant qu'il la finirait si elle n'aimait pas. Se sentant encore plus idiote et ayant peur de faire un impair diplomatique, elle secouait la tête.

— Non, je... peut-être que si j'alterne avec une autre saveur moins salée?

C'était une chose à tenter. Un peu comme lorsqu'on veut manger des croustilles et du chocolat. Il lui parla alors de ses autres onigiris, dont certains, au thon. Il avait vraiment pris la peine de faire des onigiri à plusieurs saveurs? Intriguée par le goût de celui au thon, puis par les talents de cuisine du jeune homme, Catherine hocha la tête à nouveau, à l'affirmative.

— Oui, j'aime bien le thon.

Elle prit donc celui qu'il lui indiquait et prit une première bouchée, où le riz parfumé emplissait à nouveau sa bouche. Elle n'avait jamais goûté un truc d'aussi bonne qualité depuis son arrivée au Japon et elle avait presque envie de pleurer. Prenant une nouvelle bouchée, le thon et la mayo adoucir immédiatement le goût salé de l'umeboshi encore présent dans sa bouche. Elle leva la tête vers le jeune homme, avec un regard comme si elle venait de manger la chose la plus merveilleuse de sa vie.

— C'est vraiment très, très, très bon.

C'était peut-être dit dans des termes exagérés pour le japonais, mais Catherine avait passé une année à ne manger que du préfaits et usiner.

— Je vous en pris, ne vous retenez pas de manger pour moi.

Elle voyait bien qu'il n'avait pas mangé et ne voulait pas non plus qu'il se prive d'un aussi bon repas. Elle lui avait demandé s'il était étudiant en cuisine, mais parla du club de cuisine. Toujours surprise, Catherine n'en revenait pas de la qualité de l'enseignement même dans les clubs. On apprenait vraiment à cuisiner aussi bien dans le club de cuisine? Il faudrait peut-être qu'elle aille y faire un tour, mais cela voudrait dire qu'elle risquerait alors de croiser ce garçon, puisqu'il en faisait partie. Elle fut encore plus surprise de savoir qu'il étudiait en droit pour être policier. C'était si complexe comme études pour devenir policier? En avec son air tout surpris, il pourrait vraiment en devenir un? Il lui retourna la question si elle étudia en art. Vu tout le matériel qu'elle avait, c'était un choix assez facile à prendre comme supposition.

— Oui, j'ai étudié l'art chez moi au Canada et j'ai cherché une université à l'international pour faire des études différentes et plus poussées.

Il y avait bien sûr des universités au Canada qui enseignait l'art, mais elle voulait avoir une vision différente de celle qu'elle avait vue et en plus, ça lui permettait de se rapprocher de ses origines asiatiques. Bien que ses yeux bleus reflétaient l'azur du ciel, on pouvait retracer son métissage dans la forme bridée de ses yeux ou de ses cheveux droits, peut-être un peu plus clair, mais quand même assez foncé. Elle n'osait le questionner davantage, ne voulant s'imposer. Déjà, elle n'était plus du tout assurée de son japonais, utilisant des formules parfois un peu vieillies et surtout peu utilisées entre personnes de leur âge, mais elle faisait comme elle pouvait. Prenant une nouvelle bouchée de l'onigiri à la prune, elle fut plus prudente en prenant plus de riz et moins de prune. Bonté divine que c'était salé!


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Un peu de rose au soleil? (PV Kyojiro et Catherine) EmptyMar 28 Juil - 14:47
Les deux étudiants ayant pris place sur la couverture de Kyojiro et après le petit incident des pétales dans les cheveux de la demoiselle, la dégustation put commencer ! La jeune femme s’était saisie d’un onigiri, complimentant le kendoka à la première bouchée. Et si, d’ordinaire, le Japonais avait toujours tendance à avoir un visage stoïque, là, en entendant ces compliments sur sa cuisine… Il n’avait pu empêcher un petit sourire d’étirer ses lèvres. Kyojiro ne se rendait vraiment pas compte d’à quel point ce petit adoucissement de ses traits pouvait tout changer ! Il était déjà beau garçon, mais avec son air renfrogné, personne n’osait vraiment l’approcher ou lui adresser la parole. Mais dès lors qu’il commençait à sourire, il n’en devenait que plus craquant !

Quoi qu’il en soit, ce petit sourire qu’il avait affiché aux compliments reçus de la demoiselle, disparut aussitôt quand elle manqua de s’étouffer avec la bouchée suivante. Comprenant que la faute lui incombait entièrement puisqu’il n’avait pas pris la peine de lui présenter le type d’onigiri qu’elle avait choisi, Kyojiro sentit le poids du monde lui tomber sur les épaules. Il s’empressa de s’incliner et de s’excuser, les yeux légèrement embués à cause de la culpabilité qu’il ressentait. Et au lieu de s’énerver contre le kendoka, l’étudiante s’excusa à son tour. Autant dire que le Japonais resta un peu interdit en l’entendant proposer d’alterner entre deux saveurs d’onigiris… Est-ce qu’elle faisait ça uniquement pour ne pas paraître impolie ? C’était tellement gentil, mais aussi tellement inutile… Si elle n’aimait pas, Kyojiro ne voulait surtout pas qu’elle se force pour lui…

« J-Je… D’accord… M-Mais si jamais v-vous n’aimez vraiment pas… Ne v-vous forcez pas, s’il vous plaît… »

Kyojiro se sentait vraiment trop nul, mais là encore, la demoiselle parvint à le surprendre en le complimentant vraiment sincèrement sur son deuxième onigiri. Là, plutôt qu’un sourire, le kendoka sentit ses joues s’embraser. C’était quoi cet air qu’elle affichait ? On aurait dit qu’elle venait de manger le meilleur plat de toute sa vie ! Kyojiro était beaucoup trop heureux que sa cuisine puisse avoir un tel effet sur quelqu’un ! Ça lui donnait presque envie de lui donner tout ce qu’il avait préparé, rien que pouvoir voir encore cet air sur son visage !

« M-Merci b-beaucoup, je… ça… ça me fait vraiment p-plaisir que v-vous appréciiez. »

Oui, ça lui faisait beaucoup trop plaisir ! Tant et si bien qu’il n’avait finalement pas détaché son regard sombre du visage de son interlocutrice, à l’affût de sa prochaine bouchée. Il fallut que l’étudiante lui dise qu’il ne devait pas se retenir de manger à cause d’elle pour que Kyojiro redescende enfin sur Terre et détache son regard d’elle.

« A-Ah, e-euh, o-oui, je… M-merci e-et… B-bon appétit. »

Mais… Pourquoi est-ce qu’il la remerciait au juste ? Ce garçon était vraiment beaucoup trop sérieux… C’était son pique-nique, sa couverture, c’était lui qui avait proposé à la demoiselle de venir manger quelques-unes de ses préparations, et voilà qu’il la remerciait d’accepter qu’il goûte à son propre repas ! Ça n’avait aucun sens, mais Kyojiro ne s’en rendait pas compte à ce moment précis, complètement chamboulé par tout ce qui était en train de se passer. Il finit tout de même par prendre un onigiri à l’umeboshi pour commencer à le manger. Puisque la demoiselle ne semblait pas trop aimer ceux-là, c’était lui qui les mangerait tous ! Comme ça, elle pourrait manger uniquement des choses qu’elle appréciait !

La conversation put ensuite se poursuivre sur les études qu’ils suivaient tous les deux. Mine de rien, Kyojiro était très intéressé par toutes ces informations que son interlocutrice lui donnait ! Ça lui permettrait de la retrouver plus facilement à Yokuboo comme ça !

« Le Canada… »

Kyojiro avait parlé à voix haute, levant les yeux vers le ciel alors qu’il terminait son onigiri. Il n’avait jamais eu l’occasion de voyager et de ce qu’il savait, ça avait vraiment l’air d’être un chouette endroit. Il était presque un peu jaloux de son interlocutrice qui avait pu avoir la chance de venir jusqu’au Japon pour poursuivre ses études !

« A-Ah, p-pardon… Je… D’accord. »

Qu’est-ce qu’il était censé dire de plus maintenant ? Il avait beaucoup trop peur de risquer de faire un impair en se montrant encore plus curieux, de poser des questions qui vexeraient la jeune femme ou qui la feraient fuir…

« Euh, je… E-Est-ce que vous voudrez emporter quelques onigiris ? »

Elle avait tellement eu l’air de les apprécier, que Kyojiro les lui offrirait de bon cœur si elle acceptait !

« J-Je… J’ai préparé un peu trop de choses e-et… ça risque de se perdre c-comme je… hum… Je suis au pensionnat de l’Académie. »


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Un peu de rose au soleil? (PV Kyojiro et Catherine) EmptySam 8 Aoû - 18:56
Catherine avait suivi le japonais à l'air assez sérieux à sa couverture de piquenique. Cependant, de voir son visage s'éclaircir d'un sourire lorsqu'elle s'exclama sur la qualité de la cuisine la fit légèrement paniquer et prendre une nouvelle bouchée plus grosse du onigiri qu'elle avait en main. Et c'est là que la saveur ultra salée de la prune explosa ou plutôt implosa dans sa bouche. Si le jeune homme s'excusa rapidement, Catherine se sentit encore plus mal à l'aise de s'être étouffée ainsi alors qu'elle venait de complimenter sa cuisine. Ce n'est pas que ce n'était pas bon, c'était surtout surprenant et complètement inattendu.

— Non, non, ça va aller... J'ai surtout été surprise.

En alternant les deux saveurs, et surtout en prenant des bouchées beaucoup plus petites, ça passait vraiment mieux. Le goût était tout simplement délicieux, le parfum du riz enivrant. Elle ignorait qu'il était possible de faire quelque chose de si petit, si simple, mais si bon tout à la fois. Elle ne se souvenait plus de la dernière fois qu'elle avait mangé quelque chose de bonne qualité depuis son arrivée au Japon. Un léger coup d'oeil au jeune homme la fit rougir. Pourquoi il rougissait lui aussi? Est-ce qu'elle avait dit ou fait quelque chose de mal? Ce devait être ça! Sa gorge se serrait un peu alors qu'elle avait peur à nouveau de faire un impair diplomatique, comme si elle représentait tous les étrangers au Japon et qu'il représentait tous les Japonais. Bon, ça n'avait aucun sens, mais dans sa tête, il n'y avait plus rien de logique.

Il sembla la remercier et elle s'inclina alors, par politesse, mais en fait, elle ne savait plus à quel moment elle devait ou non s'incliner. Et puis, elle n'était pas certaine de ce qu'il avait dit. Il appréciait qu'elle se fasse plaisir? Il appréciait le plaisir d'elle? Elle plaisir il appréciait? Dans le doute, ne répondons rien... Quoique c'était peut-être une question! Détournons l'attention sur autre chose... Comme le fait qu'il ne mangeait pas! C'était son repas après tout! Donc elle lui dit qu'il n'avait pas à se retenir et pouvait également manger. Il y en avait vraiment beaucoup en fait. Peut-être qu'il attendait des amis aussi. Elle ne porta pas du tout attention sur le fait qu'il l'a remercia de lui permettre de manger son propre lunch, car déjà, elle-même ne savait plus où en mettre des remerciements.

Alors qu'il prenait une bouchée de son propre onigiri, elle lui expliqua alors être effectivement en art, ayant débuté ses études au Canada, d'où elle était originaire. Elle termina enfin son onigiri au la prune, restant encore quelques bouchées de celui au thon. Il sembla un peu rêveur lorsqu'elle parla du Canada. C'était un assez grand pays et plutôt bien connu à l'international, ayant quand même une bien meilleure réputation que son voisin du sud. Il s'excusa alors, peut-être d'avoir parlé à voix haute. Secouant la tête, Catherine lui répondit simplement.

— Il n'y a pas de mal, vraiment...

Quoi dire de plus? Elle achevait son deuxième onigiri et alors qu'elle allait se demander que dire de plus, il lui proposa d'apporter quelques onigiris. Le visage de Catherine s'éclaira. Visiblement, elle voulait beaucoup, mais en même temps, elle se sentait mal d'accepter. Avant qu'elle ne réponde, il expliqua en avoir vraiment trop préparé... ce qui confirma pour Catherine qu'il n'attendait donc pas d'autres personnes, mais qui faisait autant de bouffe pour une personne seule? Bon, puisque c'était pour une bonne cause, elle se sacrifierait volontiers!

— Oui! Je veux bien! Enfin, si ça ne vous dérange pas.

Elle s'inclina à nouveau.

— Lesquels vous me suggèr...

Une sonnerie repentie. La musique, donnant l'impression d'une boite à musique, reprenait le thème d'un anime shojo populaire un peu rétro. Rougissante, elle s'excusa avant de sortir son téléphone. C'était un modèle assez simple, mais il y avait deux petits charmes pendouillant du téléphone, l'un représentant un maneki neko bleu et un autre représentant une petite Sailor Moon.

— Allô? Chj'peux t'rapplé? Naon, chj'suis pas chez moia. hm... hmhm... 'tantôt!

Elle avait tourné un peu la tête en parlant. C'était son frère et elle n'avait pour le moment pas trop envie de lui dire qu'elle était au parc avec un garçon inconnu à manger des boulettes de riz... Le japonais n'avait dû rien comprendre à ce qu'elle venait de dire, en français et avec un accent québécois qui lui reprenait lorsqu'elle parlait avec sa famille. Si elle pouvait parler plus facilement dans un français plus correct avec d'autres francophones, il y a des accents de régions qui reviennent au galop parfois.

— Désolée, c'était mon frère...

Aucune idée pourquoi elle s'excusait, en s'inclinant à nouveau. Visiblement par contre, elle allait devoir partir bientôt.


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Kyojiro Sakurai
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Un peu de rose au soleil? (PV Kyojiro et Catherine) EmptyJeu 20 Aoû - 15:44
Kyojiro continua d’afficher une moue sincèrement désolée en entendant la demoiselle lui dire qu’elle avait tout simplement été surprise par le goût de cet onigiri. C’était vrai que la saveur de l’umeboshi pouvait surprendre, surtout quand on ne connaissait pas. Après tout, peut-être qu’elle n’était pas au Japon depuis longtemps ?

Quoi qu’il en soit, puisque cette inconnue l’y avait invité, Kyojiro commença lui aussi à savourer ses onigiris, prenant un soin tout particulier à mettre de côté ceux à l’umeboshi, afin que la demoiselle n’ait pas d’autres mauvaises surprises. La conversation parvint à se poursuivre sur la situation des deux jeunes gens, ce qui permit à Kyojiro de découvrir que son interlocutrice était elle aussi étudiante à Yokuboo. Ça serait donc plus pratique de l’y retrouver, une fois qu’il aurait déniché toutes les informations qu’il cherchait !

Mais à cause de leur incapacité à vraiment se détendre, la conversation tourna court. Kyojiro se sentait mal d’être aussi nul pour interagir avec les autres. D’habitude, c’était lui qui écoutait ! Ses pensées allèrent d’ailleurs vers Zelda, se rappelant d’à quel point il était aisé pour lui de ne pas laisser de silence planer quand ils étaient ensemble, puisque la demoiselle avait toujours eu assez de bagout pour eux deux. Et penser à elle lui fit froncer les sourcils. Ces souvenirs étaient à la fois agréables et toujours aussi douloureux… Zelda était partie et l’avait abandonné, lui et ses sentiments. Le temps passait, mais la blessure semblait avoir toujours un peu de mal à se refermer… Alors, plutôt que de continuer à penser à tout ça, Kyojiro proposa à son interlocutrice d’emmener quelques onigiris avec elle. Après tout, elle semblait beaucoup apprécier sa cuisine et puis… Il finirait par en jeter la moitié si jamais ils ne partageaient pas toute cette nourriture !

Kyojiro afficha alors un léger sourire en voyant l’air rayonnant de sa camarade à cette proposition, mais alors qu’il s’apprêtait à ouvrir la bouche pour lui demander ce qu’elle voulait, son téléphone sonna. Le kendoka eut comme un air de déjà-vu, Zelda ayant souvent eu cette très mauvaise habitude de décrocher alors qu’ils étaient en pleine discussion. Mais, fidèle à lui-même, le kendoka se contenta d’attendre sagement que ce coup de fil soit terminé, détournant le regard en continuant de grignoter tranquillement ses onigiris. Il essaya de ne pas trop laisser ses oreilles trainer, mais, de toute façon, la jeune femme s’exprimait dans une langue qu’il ne comprenait pas. Sans doute sa langue natale !

Par contre, Kyojiro comprit assez aisément que sa camarade ne s’était pas éternisée par sa faute… Affichant une petite moue, le kendoka finit par secouer doucement la tête devant les excuses de sa voisine.

« N-Ne vous inquiétez p-pas pour ça, j-je… Je ne voulais pas v-vous déranger, je… Je vais vous laisser p-plusieurs choses e-et… vous pourrez r-reprendre votre conversation avec votre f-frère. J-Je suis désolé de v-vous avoir retenue… »

Le Japonais s’empressa alors de sortir ses boîtes à bentô de son sac, transvasant le contenu de celles-ci afin qu’elles contiennent un mélange des différents plats qu’il avait pu préparer. Chose faite, il en tendit une à l’inconnue, s’inclinant une nouvelle fois beaucoup trop poliment.

« J-Je vous ai f-fait un petit mélange, m-mais j’ai bien pensé à retirer les o-onigiris à l’umeboshi. J-Je… Ne vous inquiétez pas p-pour la boîte, je… V-Vous pourrez la garder et v-vous me la rendrez… à l’académie. »

De toute façon, ils étaient destinés à se revoir tous les deux, pour que Kyojiro puisse lui donner les coordonnées de boutiques d’art, alors la demoiselle pourrait toujours lui rendre sa boîte à bentô à ce moment-là !

« J-Je… Encore une fois désolé de ne pas être i-intervenu plus tôt p-pour le daim de t-tout à l’heure e-et… M-Merci beaucoup p-pour… vos compliments. J-Je… Je vous retrouverai vite, c-c’est promis. »

Kyojiro croisa encore une fois son regard, attendant qu’elle se saisisse de sa boîte à bentô. Elle allait très certainement disparaître à présent, afin de pouvoir rappeler son frère sans avoir le kendoka dans les pattes. Le Japonais se sentait à la fois soulagé de retrouver sa solitude, parce que tout ça avait quand même réussi à pas mal le chambouler, mais il trouvait ça aussi dommage de ne pas avoir pu discuter un peu plus avec cette inconnue. Fort heureusement, ils étudiaient tous les deux au même endroit, donc il serait toujours possible de reprendre cette conversation un autre jour, sur le campus !


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Catherine Kissouri
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Un peu de rose au soleil? (PV Kyojiro et Catherine) EmptyLun 14 Sep - 4:49
Catherine se sentait un peu mal de devoir couper court à la conversation, mais en même temps, elle ne savait déjà plus comment réagir à cette rencontre. Tout semblait n'avoir ni queue ni tête. Après cette rencontre avec le daim, les quiproquos de langues, l'étouffement sur la prune salée, Catherine était convaincue qu'elle avait tout fait de travers. Ce jeune homme allait penser que les étrangers canadiens étaient terribles! L'appel de son frère était en quelque chose une bonne façon de trouver un prétexte pour se sortir de cette situation. Avec un sourire un peu gêné, elle se détourna pour répondre à son appel et trouver quand même une raison valable pour raccrocher rapidement. Ce n’était déjà pas trop poli de répondre, si en plus elle s'éternisait, assise sur sa couverture, profitant de sa nourriture.

Après avoir remis son téléphone dans son sac, elle eut un petit sourire d'excuse à nouveau, expliquant que c'était son frère. Bon, en même temps, elle ne lui devait rien... si? Mais c'est plutôt au jeune homme de s'excuser à son tour, disant l'avoir retenue. Elle secoua la tête.

— Non, non, c'est correct, je crois avoir déjà abusé beaucoup de votre temps...

Mais il était déjà en train de préparer un bento avec les différents mets devant lui et même, il en sortait de nouveau de son sac. Mais pour combien de personnes avait-il cuisiné? Les yeux ébahis par la vue de toute cette nourriture, Catherine se sentait d'autant plus mal qu'elle savait qu'il avait tout cuisiné. Bien que tout semblait préparer avec attention, cela n'était pas du tout des plats de combini! Alors qu'il lui tendait enfin une boite bien remplie d'un mélange en tout genre à l'odeur alléchante, Catherine s'inclina de la même façon.

— Merci beaucoup, c'est vraiment très gentil de votre part...

Il disait qu'elle pourrait lui remettre la boite à l'académie, mais pour le moment, elle n'avait aucune idée comment elle le retrouverait. Il s'excusa à nouveau, cette fois à cause des daims, mais ce n'était tellement pas de sa faute! Catherine n'avait aucune idée pour lui faire comprendre qu'il n'avait pas à s'excuser autant, mais elle-même était dans cette sorte de boucle d'excuse infinie avec cette personne. Elle rougit légèrement lorsqu'il la remercia pour les compliments, disant même qu'il la retrouvait très vite. S'inclinant à nouveau, elle lui fit un léger sourire.

— C'est tout naturel, je crois que vous avez vraiment un très grand talent en cuisine. Merci vraiment infiniment pour tout encore.

S'inclinant pour une xième fois, Catherine prit congé. Si elle put profiter de ses plats pendant les deux soirs suivants, dans son studio. L'air un peu rêveur, elle se demandait bien comment il la retrouverait. Quelle ne fût pas sa surprise, quelques jours après le début des cours, de le voir à la sortie de sa classe d'art, une feuille à la main, lui tendant en s'inclinant et repartant tout aussitôt sous le son de la cloche. Surprise, elle s'était inclinée également, mais n'avait même pas pu le retenir. Sa boite à bento était bien propre depuis, mais toujours à son studio, n'ayant pas du tout pensé à la transporter.

Le pétale de cerisier séchait entre deux pages de son cahier à croquis... et elle ne savait toujours pas son nom.


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