[12 avril 2018] Retrouvailles [Hibiki]

Somun Jorgensen
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[12 avril 2018] Retrouvailles [Hibiki] EmptyLun 7 Jan - 21:20
12 avril 2018


Déjà cinq jours qu'il était là, et Somun ne regrettait absolument pas sa décision. Certes, voir ses parents allait être plus délicat et il avait du dire aurevoir à quelques amis, mais venir au Japon était l'un de ses rêves depuis des années. Et puis à priori il n'était là que pour un an, non ? Quoiqu'il envisageait de s'installer ici durablement s'il trouvait vraiment un bon job.
Les gens, les odeurs, la vue... tout semblait nouveau, exotique. Ce n'était pas forcément un rêve -il y avait de mauvais côtés partout- mais c'était évident que cette ville, c'était pas Copenhague. Sa ville natale avait beau être sublime, on finissait forcément par se lasser au bout d'un moment. Loin de l'Europe, loin de ce qu'il connaissait, le danois se sentait pourtant plutôt à sa place. On lui avait déjà demandé d'où il venait quelques fois et il lui arrivait d'hésiter sur un mot, mais il se débrouillait assez bien en japonais pour se débrouiller et ne pas avoir l'air trop gauche lorsqu'il discutait avec quelqu'un. Les normes sociales étaient tellement différentes, elles aussi...


Et aujourd'hui, Somun allait enfin rencontrer Hibiki, ami et correspondant depuis plusieurs années. Il était affreusement curieux mais aussi légèrement nerveux. Ils ne s'étaient jamais vus, et n'avaient qu'échangés des mots écrits. Il avait donné sa chaîne de stream au japonais et ce dernier connaissait donc sa tête et sa voix, mais à l'inverse Somun ignorait le visage de son ami. Il l'avait toujours imaginé de taille moyenne, brun aux cheveux courts... le japonais “de base”, donc. Il se plantait sûrement.
Il se demandait si le courant allait bien passer entre eux. Sûrement oui, sans compter que Somun était du genre habitué à bavarder, entretenir une discussion et trouver un moyen que personne ne s'ennuie... Après, il allait falloir qu'Hibiki le supporte. Le danois savait très bien qu'il était parfois un peu... compliqué ? Ca devait être le mot.

Il l'attendait donc, devant la gare, comme prévu. Il était en avance, mais c'était surtout parce qu'il n'était pas encore habitué aux temps de trajets depuis chez lui. Sinon il arrivait généralement à l'heure pile. Ou en retard. … Il était temps de changer les sales habitudes qu'il avait prises. Nouveau pays, nouveau départ ! Et nouveaux amis, à commencer par Hibiki. Qui allait sans doute arriver bientôt. Qui chercher ? Quelqu'un qui avait l'air d'essayer de trouver la seule personne du coin avec une natte et une mèche bleue, sans doute. Au moins Somun était facile à reconnaitre... et puis il était grand. Surtout ici où la taille moyenne était plus basse qu'au Danemark. Il n'avait clairement pas hérité des gênes coréens de sa mère à ce niveau là.
Il s'était habillé sobrement : un simple t-shirt uni bleu surmonté d'une veste, avec un jeans et des baskets tout ce qu'il y avait de plus simple. Il voulait être à l'aise au cas où ils marcheraient longtemps. Il comptait demander à Hibiki de lui montrer les coins qu'il aimait dans la ville, si ce n'était pas déjà prévu dans le programme. Ca lui permettrait de se familiariser à la fois avec son ami et avec son nouveau pays. Peut-être qu'Hibiki allait le trouver lourd à poser des questions sur les coutumes, les normes, tout ça, mais en même temps tout était nouveau ! N'importe qui serait dans cet état en arrivant dans un pays inconnu, non ? On ne découvrait pas le Japon juste à travers les mangas et les jeux.

Somun vérifia son portable pour s'assurer qu'il n'avait pas de message d'Hibiki, et finit par écrire un message. Il se sentait moins bizarre à attendre en ayant le nez sur son portable qu'en regardant les gens en se demandant si chaque visage un peu jeune n'était pas son ami. Il allait finir par avoir l'air bizarre.


« Si ça peut aider : je suis le seul gars contre le mur de la gare avec un air pas du tout jap', des longs cheveux en natte et une mèche bleu. J'suis sûr que t'avais pas deviné. Par contre j'ai toujours aucune idée de ta tête, t'étonne pas si je suis surpris !”


Et il allait pouvoir s'informer du genre de petits boulots qui existaient ici. Est-ce que les magasins prenaient des vendeurs et compagnie comme en Europe ? Sans doute. Mais peut-être que ça ne marchait pas vraiment comme chez lui. Hibiki allait être d'une grande aide pour qu'il s'oriente vers un type de métier. Pour tout avouer il n'avait aucune idée de quoi faire. Son idéal était de vivre de ses streams et de ses cosplays. Il avait fait des études de langue -en japonais- pour... juste parce que ça lui plaisait en fait. Et savoir lire le japonais lui permettait aussi d'enfin pouvoir jouer à certains jeux qui n'avaient jamais été traduits. Peut-être qu'il pouvait se débrouiller pour trouver un boulot de traducteur ?.. Ca ne lui paraissait pas palpitant mais en n'étant même pas dans son pays d'origine, il n'imaginait absolument pas trouver un boulot de rêve d'un claquement de doigts.


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[12 avril 2018] Retrouvailles [Hibiki] EmptyMer 9 Jan - 12:46
Depuis cinq jours, un silence prolongé, qui faisait suite à des années d'ouverture et de franchise thérapeutique, avaient quasiment alité Hibiki. Son regard sans lumière se fixait précisément sur ce qui lui manquait : il absorbait des photons innombrables qui s'obstinaient à lui présenter toujours le même dilemme, face auquel il ne pouvait toujours pas prendre de claire décision. Alors, il soupirait et remontait plus loin.

Parfois, sous l'impulsion de sa mère plongée dans l'incompréhension, il revêtait un léger sourire ; puis il sortait quelques secondes de son espace de vie principal, et tentait de se rassurer. Il se fustigeait, et se retrouvait couvert de honte à l'idée de se préoccuper tant de ce qui se produirait. Il suffisait d'assurer une continuité.

Mais à se voir dans un miroir, il savait que c'était impossible. Alors, il retournait boire la lumière des semaines de conversations banales qui le torturaient.

Et aujourd'hui, cette hésitation devait s'achever : la confrontation qu'il redoutait ne pouvait plus être repoussée. Aujourd'hui avait lieu le rendez-vous avec Somun.

Cet homme de vingt-trois ans, sud-coréen, danois, bref étranger, lointain et immatériel, était son ami le plus ancien, et le plus proche. Depuis maintenant trois ans, sans jamais réfléchir à ce qui arriverait dans un tel cas, Hibiki avait maintenu avec lui une intimité isolée, échantillon d'une période de sa vie depuis longtemps achevée.

Rencontré sur un de ces sites où les humains défilent par milliers en échangeant à peine un bonjour, Somun avait réussi à trouver une raison de correspondre encore et encore avec l'adolescent solitaire et perdu. Grâce à lui, il s'était décidé, après avoir détruit d'une seule décision hâtive toute sa sphère affective, de la reconstruire sur des fondations si larges qu'elles s'étendraient tout autour du globe : des fondations qui ne seraient jamais renversées par un déménagement.

Mais trois ans avaient passé ; et cette académie qui, alors, était une forteresse impénétrable, en était devenue sa seconde maison – les bourses d'études lui permettant de loger gratuitement à l'internat, soulageant sa mère d'un certain poids financier. L'habitude, persuasive, l'avait poussé à changer d'idée. Et les racines de son arbre de relations numériques avaient séché les unes après les autres. Seule la branche la plus résistante avait tenu face aux bourrasques d'incertitude les plus violentes : désormais repliée, cette branche se séparait définitivement du tronc international pour donner du fruit à Nara.

L'ironie était palpable : lui qui avait tant craint une nouvelle table rase provoquée par quelque délocalisation de son être devait affronter une perturbation provenant de quelqu'un d'autre. Mais elle ne s'arrêtait pas là ; alors même qu'il chérissait cette amitié pour la liberté dont il y jouissait et la spontanéité sans bornes qu'il pouvait y afficher, son arrivée dans le domaine universel et conciliant de la vie réelle sacrifiait cette possibilité.

C'était avec amertume qu'il s'en allait, dans un accoutrement qu'il n'avait plus porté depuis ses derniers cours. Il se sentait mal à l'aise ; plus il s'approchait de la gare, plus il craignait de voir surgir un géant qui attendrait de lui la même aise que par écrit. Mais il finit par se rappeler d'un détail important : Somun ignorait encore à quoi il ressemblait.

Cela, pour une fois, n'était pas important. Son souci n'était pas dans son visage, mais dans ses expressions, tant faciales que verbales. Et s'il entendit rapidement la notification, s'il s'empressa de lire ce que son ami lui écrivait, il refusa de répondre. Il s'arrêta avant d'être repérable et inspira profondément.

Une dernière fois, il tenta de se rassurer - et pour la première fois, il y parvint.
Un merveilleux ami, qui ne l'avait jamais condamné. Tel était l'objet de cette seconde rencontre. Qu'allait-il gagner à marcher courbé et à se lamenter encore ? Peu importaient désormais ces messages ; c'est ce qu'il décida en à peine une seconde pour résoudre en urgence ce casse-tête. Il lui suffisait d'agir comme il lui plaisait d'agir à présent : souriant, avenant, peut-être exubérant s'il le fallait, pour passer un moment agréable avec une personne qu'il appréciait.

Enfin, il daigna prendre en compte les informations qu'il avaient lues, et entra dans le périmètre de présence probable du nouvel arrivant. Il ne lui fallut pas une minute pour le voir. Il déglutit, trembla, mais retrouva bientôt le sourire. Droit, assuré, son visage trahissant une émotion bien rare, il s'avança vers lui et lui fit un signe de la main, accompagné d'un mot, joyeux, incrédule devant cet événement tant anticipé.

_Bonjour.. !
Somun Jorgensen
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[12 avril 2018] Retrouvailles [Hibiki] EmptyDim 13 Jan - 15:16

Somun continuait de checker les réseaux sociaux en attendant Hibiki. Il était peut-être un peu plus nerveux qu'il ne voulait bien l'admettre, mais il savait que son ami était dans le même état. Hors de question qu'ils se retrouvent comme deux idiots, à attendre que l'un des deux prenne la parole ! Ca lui était arrivé une fois et il s'en souvenait encore tellement la scène était ridicule... sans oublier tous les moments de flottement quand quelqu'un en convention venait, tout heureux de parler jeu avec quelqu'un qui portait un cosplay, et que finalement la conversation tournait en rond et qu'aucun des deux n'osait partir. Mais bref ! Là ils étaient deux amis, pas deux étrangers. Ils se connaissaient assez pour avoir pas mal de sujets de discussion !
Une voix près de lui le fit sursauter. Vraiment, il avait réussi à oublier la réalité alors même qu'il attendait Hibiki et qu'il pensait à lui au même moment ? Somun leva les yeux pour enfin voir à quoi ressemblait son ami et un grand sourire se dessina sur son visage. Enfin il le rencontrait. Il était encore plus heureux qu'il ne l'avait cru !


- Salut !


Il prit un petit temps pour l'observer. Déjà, évidemment, il était très surpris. Il n'avait pas imaginé qu'Hibiki ait l'air aussi... européen ? C'était amusant, de le voir avec de longs cheveux chatains alors que les japonais étaient généralement bruns et que la plupart d'entre eux préféraient les coupes courtes. Ses yeux étaient encore plus hors du commun : bien bleu, comme Somun en avait vu des tonnes au Danemark. Curieux. Hibiki lui avait caché des origines nordiques ? L'idée le fit rire intérieurement, alors qu'il remarquait que son ami avait une légère barbe. Pas courant non plus ! De la même manière que Somun n'était pas un danois pure souche, Hibiki n'était clairement pas purement japonais. Peut-être en  avait-il souffert ceci dit. Il savait que les japonais n'étaient pas toujours tendre avec les gens qui n'étaient pas d'une famille purement japonais. Somun allait devoir faire attention à ce qu'il allait dire.


- Le prend pas mal hein, mais je suis surpris ! Je t'imaginais tellement pas comme ça ! Ca va faire des années que j'imagine mon meilleur ami avec une tête complètement différente de la réalité.


Somun rangea son téléphone et se redressa. Il y avait un point sur lequel il ne s'était pas trompé : Hibiki était relativement petit. Mais bon, le danois faisait office de géant ici alors...


- J'ai repéré une cabane qui fait des trucs à grignoter en arrivant. Ca te dit d'acheter un truc avant de marcher ?


Il se sentait à l'aise, parfaitement à sa place. Pour le moment, rencontrer Hibiki avait l'air d'avoir été une bonne idée. Il se demandait si son ami avait prévu  quelque chose, comme par exemple lui faire visiter le quartier. Ou même s'il allait lui présenter sa mère ! Après tout, Somun avait régulièrement demandé des nouvelles de cette femme, qu'il ne connaissait pourtant pas, lorsqu'il avait compris l'importance qu'elle avait pour Hibiki. Cette relation mère/fils l'avait touché. Ou alors peut-être que Somun pouvait lui montrer l'appartement qu'il avait loué ? Il n'y avait pas grand chose d'intéressant dedans -mis à part son setup et ses cosplays- mais au moins ils y seraient au calme, loin de la foule.
Le danois jeta un oeil vers la cabane dont il avait parlé. Un petit truc à grignoter n'était pas de refus, il avait pas mal faim ! Son corps n'était pas encore habitué à la nourriture ici et il fallait encore qu'il trouve son rythme. Et là, tout de suite, il avait envie d'un truc sucré.


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[12 avril 2018] Retrouvailles [Hibiki] EmptyMar 2 Avr - 21:00
En un seul mot avaient pris fin cinq jours de crainte. Quelque chose avait sauté, une pression qui retenait le flot des mots qu'il voulait employer, des scènes qu'il préparait, des voies qu'il voulait emprunter pour finalement parvenir, après une laborieuse pérégrination, à exprimer une seule idée. Cet unique mot universel avait libéré tous ses semblables.

Délivré lui aussi du poids mental de sa condition, qui physiquement pesait à ses pieds indécis, Hibiki sentit sans le contrôler son pas s'accélérer considérablement. Ses inquiétudes, qui tentaient de le rattraper, ne purent qu'observer impuissantes ce regain de vitesse qui les laissa sans hôte, destinées à mourir sous peu.

Sans en venir aux larmes, sans s'effondrer, sans perdre aucunement ses moyens, le jeune homme connut la félicité rare et légendaire d'un être enfin complet ; comme pour répondre à ses vagues allers et retours entre les êtres disjoints qui avaient porté son nom discontinûment au fil des années, les deux plus querelleurs, les irréconciliables et irréductibles signèrent en cette unique seconde une paix durable, marquée du double sceau de son sourire et de celui de Somun. Comme à son habitude, il avait, sans avoir prononcé un mot ou voulu même essayer d'être bon, dissipé avec une facilité indicible les angoisses du japonais ; oui, s'il était voué au malheur seul, il pouvait se reconnaître dans le bonheur auprès de son ami.

Les événements qui suivirent, donc, Hibiki n'en prit pas connaissance. Trop naïvement essoufflé dans sa félicité pour trouver blâmable un repli mental, il laissa s'articuler et se diffuser sans contrainte les mots les plus bruts que sa voix n'ait su transporter depuis sa renaissance – même lorsque, suffocante, elle se réfléchissait dans une nervosité électrique sur les barreaux de sa pensée. En une fraction de seconde, en effet, les lemmes humains lui manquèrent et il eut recours aux gestes et aux mimiques, avant de partir d'un franc éclat de rire. Combien il était loin, maintenant, de craindre cette pénurie ! Elle l'avait initié à un langage antique, et le plus pur qui fût.

Mais éphémère autant qu'ancienne, cette langue bientôt fit place à la sienne, à un registre enjoué et familier étrangement mêlé de terminaisons formelles. Comme il lui seyait, ce fut la première chose qu'il connut du danois. Il avait du le voir pour marcher vers lui ; mais, et seulement après que ce phrasé d'étranger bienveillant lui ait donné un premier élément d'identité, il se mit à assimiler enfin tous les traits de son visage.

Ses mots suspendus, faiblement répétés par son oreille avide, stimulée en sens inverse par sa mémoire monopolisée, se fondirent alors exactement sur ce portrait anguleux, dotant son air faussement intimidant d'une chaleureuse fraternité qu'il identifiait exactement à celle des tournures certes plus correctes dont Somun avait toujours usé à l'écrit.

Et, engagé désormais dans une conversation, resurgissant de cet instant d'irréelle béatitude, le jeune homme s'accrocha comme il en avait tant l'habitude à ces mots pour cultiver la joie d'une présence agréable. Sa langue déliée se laissa aller et enfin délivra ses premiers sons cohérents depuis ce salut libérateur.

_Je ne le prends pas mal ! Je ne t'avais jamais vraiment expliqué...je peux comprendre, bien sûr, que tu ne t'imagines pas de cette façon un visage japonais.

Désormais véloce et déterminé, mais pourtant laminaire et entièrement maîtrisé, son flux de paroles ne s'arrêta que lorsqu'il eût fini d'exposer son idée.

_C'est que – oh, on peut aller – oui, oui, aucun souci ! –j'ai une apparence un peu singulière en effet. Je n'ai jamais mentionné mes origines. C'est normal pour toi de te référer à ma mère...mais dis-moi donc plutôt comment s'est passé ce voyage ! Où tu habites ! Vraiment, raconte-moi tout.

Sans qu'il n'en eût conscience, s'étant cru affranchi des codes et des habitudes, Hibiki avait dû chambouler assez admirablement les attentes de Somun. Sans réserve, avenant, le volume de sa voix avait augmenté notablement entre le début et la fin de son temps de parole : seule, sa gestuelle était encore hésitante ; il était quelque peu appréhensif des redoutables manières européennes, si brutes et tactiles.
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[12 avril 2018] Retrouvailles [Hibiki] EmptyMar 9 Avr - 15:06

Hibiki sembla se détendre lorsque Somun le salua et ça faisait plaisir de voir. S'il avait aussi nerveux, leur amitié aurait pu être brisée par leur rencontre. Ca aurait été dommage de s'entendre aussi bien URL mais pas IRL, quand même ! Surtout entre deux amis d'aussi longue date. Ca faisait quoi, au moins quatre ans, qu'ils se parlaient ? Somun n'avait pas une incroyable notion du temps qui passait... Beaucoup de souvenirs lui paraissaient proches alors qu'ils étaient vieux, et à l'inverse certaines choses lui paraissaient éloignées alors qu'elles s'étaient passés les mois précédents. Son amitié avec Hibiki lui paraissait exister depuis dix ans mais c'était impossible vu l'âge de son ami. S'il avait bonne mémoire, ils avaient 5 ans d'écart et... eh, est-ce que la mère du japonais n'allait pas trouver leur amitié malsaine à cause de ça ? Au Japon ils étaient parfois assez... coincés. Non, pas coincés, juste... pas habitués à certaines choses si communes en Europe. Et si l'amitié entre deux personnes avec plusieurs années d'écart était mal vue ? Après tout le danois connaissait peu les coutumes et habitudes de ce pays. Si ça se trouve Hibiki n'allait même pas lui présenter sa mère de toute façon. Alors pourquoi il se prenait la tête ?
Hibiki répondit alors, d'abord hésitant puis de plus en plus confiant. Logique, pour une première rencontre ! Par contre, Somun devait avouer que c'était drôle d'entendre quelqu'un avec ce visage parler japonais aussi bien, pas avec un accent comme le sien ! Avec ses cheveux blonds et sa légère pilosité faciale, Hibiki ne faisait vraiment pas japonais... mais ça ne devait pas forcément être simple pour lui, alors inutile de lui rappeler encore une fois. Le danois ne voulait pas le mettre mal à l'aise alors que son ami semblait enfin détendu et à l'aise en sa compagnie ! L'insulaire venait de lui dire qu'il ne le prenait pas mal mais on ne savait jamais ! Tout le monde savait que les japonais n'était pas du genre à montrer leurs émotions. Somun allait lui répondre mais Hibiki continua sur sa lancée, sans doute le temps de finir d'évacuer la tension qui était monté ces derniers jours. Il lui demanda comment s'était déroulé le voyage, son lieu d'habitation... des choses toutes bêtes mais c'était une bonne façon de lancer la conversation !


- Eh bien écoute, le voyage s'est mieux passé que je le pensais ! J'avais déjà pris l'avion quelques fois pour aller à des conventions mais jamais aussi longtemps. C'était interminable mais au moins je n'ai pas été malade ! C'est déjà pas mal. J'ai trouvé un petit appart dans le quartier de... attends... Hachise... nan ! Je sais plus. J'ai du mal à retenir les noms je t'avoue... Il passa une main sur sa nuque en riant avant de reprendre. Mais bref, l'appart est super. Il est bien isolé donc je ne gêne pas mes voisins quand je live, j'ai un coin pour mes cosplays, et le lit est confortable. Que demander de plus ? Faut juste que je me grouille de trouver un job, je peux pas faire payer le loyer par mes parents pendant des mois ! Si jamais tu peux m'aider pour ça je dis pas non d'ailleurs...


La recherche d'emploi ne devait pas se passer de la même façon ici et au Danemark, sans compter que Somun était étranger. Il avait ce qu'il fallait pour avoir le droit de bosser au Japon, sans compter qu'il avait un CV plutôt solide pour quelqu'un de 23 ans. Il parlait quatre langues différentes -danois, coréen, anglais et japonais-, était très à l'aise devant un public, savait animer, avait déjà fait plusieurs petits boulots tous différents... il avait même quelques lettres de recommandations d'anciens patrons. Restait à trouver un job stable ici, qui lui permette de rester !
Il commença à se diriger vers le stand qu'il avait vu, continuant de parler en voyant qu'Hibiki était curieux d'en savoir plus.


- D'ailleurs n'hésite pas à me reprendre quand je fais une faute ! Je me débrouille en japonais mais j'ai encore un peu de mal parfois... Et parle moi un peu de toi aussi du coup ! De ta ville, de tes études, tout ça ! Maintenant que je suis dans ta ville je compte bien te connaître encore plus !

Ils arrivèrent vers le stand et le danois jeta un œil au menu, assez perplexe... il ne connaissait vraiment rien de la nourriture de rue ici. Il allait laisser Hibiki choisir pour lui, très clairement. Peut-être même que Nara avait sa propre spécialité ?


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