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 La cerise (PV Daisuke)

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Aki Hotaba
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MessageSujet: La cerise (PV Daisuke)   Mer 2 Jan - 22:10




La cerise ! (PV Daisuke)


Jeudi.

La journée s’était déroulée de façon plutôt normale, voire même légèrement ennuyeuse. Non, en fait, elle avait paru longue ! Aki avait survécu aux cours de sciences par miracle, en baillant à s’en décrocher la mâchoire, avait survolé les maths, séché le cours d’anglais pour ne pas se retrouver face à la prof après ce qu’il avait apprit sur son compte, et au final, il n’avait fait qu’attendre l’heure de se rendre au gymnase pour jouer au basket. Jouer, dribbler, s’élancer, courir, sauter, shooter, tout donner, donner jusqu’à s’écrouler de fatigue sur le parquet et profiter de la délicieuse extase de se sentir tout puissant. C’était en tout cas ce qui libérait Aki de toutes les tensions accumulées dans une journée, dans une semaine.

Mais ce soir-là, ça ne se passait pas très bien au club. Aki cumulait les grosses fautes personnelles sur ses adversaires. Ses mouvements étaient brusques, désorganisés, agressifs… Lors d’un passage en force, il donna malencontreusement un coup de coude à un gars du club qui tomba sur les fesses, le nez en sang. Rien de cassé, heureusement, mais un vilain coup qui le laissait un peu sonné. Aki eut beau dire au coach qu’il ne l’avait pas fait exprès, il se prenait reproche sur reproche de la part de l’encadrant qui disait, à juste titre, que s’il se concentrait davantage cela n’arriverait pas, qu’il ne fallait pas confondre brutalité et efficacité. Enervé par de tels échecs, et par tant de sermons, Aki prit le coach au mot lorsque ce dernier lui jeta à la face qu’il n’avait qu’à sortir s’il ne supportait pas de se faire rappeler à l’ordre. Il claqua la porte du vestiaire, se doucha, resta un moment sous l’eau chaude à se traiter de tous les noms, et sortit. Il ne s’était entrainé que 35 mn… Quelle frustration ! Il eut une pensée pour son camarade qui avait dû partir à l’infirmerie par sa faute, et qui n’avait pas manqué d’en rajouter un maximum pour bien enfoncer le clou. Aki et lui ne s’entendaient pas très bien, ni sur le parquet, ni en général. Et pourtant, bien que ce type lui tapait copieusement sur les nerfs, Aki avait dit la vérité lorsqu’il avait affirmé qu’il ne l’avait pas fait exprès de lui coller son coude dans le nez.

Après la douche, Aki se dirigea vers la cafet. Il se mit dans la file, c’était l’heure de pointe. Tout ce monde eut raison de sa patience et agacé, il battit en retraite vers le distributeur, se contentant d’une canette de jus de pomme et de deux onigiris au thon. Pas de quoi se remplir, mais au moins de quoi survivre jusqu’au petit déjeuner du lendemain matin.

Afin d'abréger sa journée au sein de la communauté du pensionnat, Aki préféra se retirer dans sa chambre, où il pourrait profiter de sa musique, de ses bouquins, et de sa si précieuse solitude. Quel luxe ! Il était l’un des rares pensionnaires à bénéficier d’une chambre pour lui seul. Il y avait plusieurs lits, mais lui seul occupait les lieux. Et cela durait depuis la rentrée. De ce fait, Aki en avait déduit qu’il y serait tranquille jusqu’à la fin de l’année scolaire. Il avait prit ses aises, étalé ses affaires, et avait entreposé plusieurs toiles d’Asuka afin de les protéger de ce mystérieux et hypothétique maître chanteur qui la terrifiait tant. Hypothétique, oui, car malgré quelques recherches, Aki n’avait encore trouvé personne du nom de Mana.

Une boule de riz calée dans la bouche, Aki ouvrit la porte de sa chambre. De SA chambre ?... Sur le pas de la porte, il observait l'intérieur. Quelque chose n’allait pas. Là, et là, et encore là, … partout, il y avait des affaires qu’il ne connaissait pas, qui n’étaient pas les siennes. Des sacs, des fringues, des cintres sur un des lits… ses affaires à lui qui stagnaient habituellement dans cette partie de la chambre avait été décalées, posées à côté du lit qu’il occupait. Mais sur son lit à lui, il y avait un sac de voyage qui ne lui appartenait pas.

*C’est quoi ce bordel ??

Lentement, Aki entra dans la chambre et referma la porte. Il était seul, mais la désagréable sensation que cela n’allait pas durer commençait à l’oppresser. Il jeta un coup d’oeil à ces objets qui ne lui appartenaient pas, se demandant qui pouvait en être le propriétaire. Ainsi, il allait avoir un coloc ? Quel genre de lascar allait débarquer dans sa piaule ?

Aki soupira, vaincu par cette cerise sur le gâteau. Un gâteau bien amer… Il s’installa sur son lit, allongeant ses jambes et croisant ses chevilles tandis qu’il appuyait son dos sur l'oreiller. Il termina son maigre repas, attendant la suite des évènements. Il ouvrit un bouquin et se plongea dans la suite d’un roman de Robin Hobb en sirotant le fond de sa canette lorsqu’il entendit marcher dans le couloirs. Les pas s’amplifiaient. On se rapprochait de la porte de sa chambre...

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Daisuke Kô
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MessageSujet: Re: La cerise (PV Daisuke)   Jeu 3 Jan - 21:48


 

 

 
J’arrivais devant les dortoirs des garçons grâce à l’aide de Zelda-senpai. On venait de faire la visite des lieux pour que je m’y retrouve plus rapidement, pas comme le premier jour où je me suis perdu. Enfin bref, grâce à elle, je saurais me retrouver à partir de demain et éviter d’être en retard au cours. Ce qui était bien, c’était que j’étais déjà venu déposer ma valise plus tôt. Et je me souviens encore de la scène quand j’ai ouvert la porte. J’avais l’impression de rentrer en enfer. Si, si, en enfer, j’ai bien dit ce mot.  Enfin, je ne pouvais rien dire car, j’arrivais en plein milieu de la scolarité alors celui avec qui je partageais la chambre devait croire qu’il n’aurait personne avec lui jusque la fin de l’année. Et ben raté mon vieux, j’arrive te tenir compagnie.

Non mais franchement j’aurais jamais cru voir une chambre aussi bordélique. Je dis ça car, moi, j’aime quand tout est rangé et que la chambre soit «propre ». Alors vous imaginez la tête que j’ai faite quand j’ai ouvert pour la première fois la porte de la pièce qui me servirait de chambre. Au premier abord, elle ressemblait plus à un dépotoir qu’à autre chose. Enfin, quand je suis arrivé déposer mes affaires, j’avais fait un minimum de rangement pour savoir placer mes affaires quand même. Me disant que je rangerais quand je reviendrais et surtout, quand je rencontrerais mon colocataire pour voir avec lui un peu comment on arrangeait celle-ci à deux.

C’est vrai qu’en y repensant, je ne savais même pas qui était avec moi dans la chambre. Ah si, le concierge en me montrant ma chambre m’avait parlé un peu de la personne avec qui je logerais. Il se nommait Aki Hotaba, un 2eme année basketteur. Après il avait dit d’autre point sur lui, mais je vais avouer que je n’avais pas compris hormis que d’après le concierge, il avait un sacré caractère en résumant. Bon après, je suis du genre à faire mon propre avis que d’écouter ceux des autres.

Bon, je m’avançais doucement vers la chambre et espérait que mon colocataire allait m’accepter. Déjà, j’allais devoir« ranger » mes affaires car j’avais tout mis comme ça rapidement pour aller vite rejoindre Zelda-senpai et qu’elle n’attende pas trop longtemps. Seulement, je pouvais pas tout laisser comme ça dans la valise au risque que ça se chiffonne de trop. J’aavais déjà repéré aussi les douches pour les garçons, surtout pour pas confondre avec ceux des filles sinon là, je me fais pendre direct. J’arrivais devant la porte et je vis que la lumière était allumé donc « il » était là. Je pris un grand souffle avant de pousser la porte pour rentrer dans la chambre où je le vis installé sur le lit.

Alors la première chose que je fis fut d’aller vers lui calmement pour aller me présenter comme il se doit. Je le salua donc poliment, comme on me l’avait appris, surtout que c’était un senpai donc je devais montrer tout mon respect à celui-ci.

« Bonjour, je suis Daisuke Kô, je suis en 1er année et je serais votre colocataire à partir d’aujourd’hui. »

Comment allait-il réagir ? Bien, neutre, mal ? Je ne savais pas du tout que faire et, j’espérais qu’il ne m’en voudrait pas si j’ai bougé à certaines de ses affaires sans sa permission. Bien sûr, je venais de remarquer qu’il était sur le lit où j’avais posé mes affaires. Cela voulait dire que je m’étais trompé et que c’était son lit et que je me devrais d’en prendre un autre. Je voulais vraiment bien paraître devant lui parce qu’on allait quand même passer pas mal de temps dans la même pièce.

« Je vous prie de m’excuser si j’ai déplacé vos affaires et occupé votre lit, ce n’était pas volontaire. Je suis venu, plus tôt, déposer ceux-ci et je ne savais pas quel lit était déjà occupé. J’espère que vous me pardonnerez cette maladresse. »

Je préférais rester penché jusqu’à savoir s’il me pardonnait de cette intrusion. Je pensais qu’il aurait été au courant de ma visite. En fait, je ne sais même pas s’il avait été tenu au courant qu’il aurait un nouveau locataire. S’il ne le savait pas, j’imaginais que cette nouvelle ne devait peut-être pas lui plaire. Enfin, j’étais un peu embêté, mais moi, je n’avais pas le choix. On m’a dit « tu vas dans tel chambre » ok ok, j’obéis moi.

Y a quand même une chose que j’espérais, c’est qu’il serait un bon senpai quand même. J’avais vu pas mal de film, et ça m’avait quand même horrifié de voir que beaucoup profiter des petits. Enfin d’un côté, j’étais un karateka et ma force était à un bon niveau, mais je n’étais pas du genre à « attaquer » pour rien ni à riposter pour des broutilles. Enfin, je vais arrêter de me faire des films et attendre une réaction de sa part. Toute façon, ça passait ou ça cassait, y a vait pas d’autres solutions.
 

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Aki Hotaba
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MessageSujet: Re: La cerise (PV Daisuke)   Sam 5 Jan - 17:35




La cerise ! (PV Daisuke)

La porte s’ouvre, et un garçon entre. Un garçon ? Il faut croire. Il a un visage fin, des mains blanches, une peau aussi lisse que celle d’un bébé, et des cheveux interminablement longs. Il n’est pas très grand, pas très épais, mais sa démarche est dynamique, ses gestes précis. Aki l’observe sans bouger, sans rien dire malgré leurs regards qui se croisent. Il le suit des yeux. Il s’est arrêté devant son lit, droit comme un i, puis le salue dans les règles de l’art, un art qu’Aki n’a que très rarement pratiqué avec les gens de son âge.
Au premier abord, ce Daisuke Kô à l’air distingué, poli, à la limite de la sévérité. Son côté formel lui donne un air stricte. Arrivent alors des excuses inattendues pour les affaires déposées à la va-vite dans la chambre et le déplacements des objets que le premier locataire des lieux avait laissé un peu partout. Cette politesse et cette prévenance cueillent totalement le plus âgé des deux qui avait prévu de mettre les choses au point directement pour lui faire comprendre les bases de la colocation sur ce territoire. Aki observe ce nouveau visage sans bouger, son livre toujours ouvert entre ses mains. À le voir courbé comme ça devant lui, Aki n’a même pas envie de lui gueuler dessus pour avoir osé toucher à son linge, à ses livres, à son maillot de basket. Parce qu’après tout, tout à été rangé dans un côté de la pièce avec le plus grand soin. L’aîné soupire intérieurement :

*Merde. Un maniaque !*

La cerise, encore et toujours. Au final, Aki se demande s’il n’aurait pas préféré un gros bordélique comme lui. Mais non non, en fait, c’est très bien. Il va juste devoir faire attention à tenir la chambre rangée un minimum et à ne pas laisser trainer trop longtemps ses emballages de bouffe. Okay, très bien. Pourquoi pas. Un peu d’ordre dans sa vie ne pourrait pas lui faire de mal. Aki hoche la tête tranquillement. Pour le coup, Aki ne sait pas s’il doit se montrer aussi formel ou rester naturel. Il n’hésite pas longtemps et décide de rester lui-même. Il ne saurait pas s’y prendre autrement de toute façon.

”Relève toi, tu vas rester coincé. Et t’inquiètes pas pour si peu, t’as fait comme tu as pu… je suppose.”

Les deux garçons se regardent un court instant dans les yeux, s’évaluant l’un et l’autre en silence. Puis Aki décide de fermer son livre, trop prestement, oubliant de mémoriser le numéro de page. Il marque un temps d’arrêt à cause de cette étourderie qui lui coûtera quelques minutes de recherches la prochaine fois. Tant pis. Il se lève enfin pour se présenter à son tour, un minimum de courtoisie qui ne lui coûte pas trop d'effort. Toutefois, il ne s’incline pas. Non pas par provocation, mais juste parce qu’il n’en estime pas la nécessité :

”Aki Hotaba, troisième année.” dit-il en estimant que le nouveau n’avait pas besoin d’en savoir plus pour le moment. Ils auront bien le temps d’apprendre à se connaître si l’envie se fait sentir. Aki n’est pas du genre à assommer les gens d’informations le concernant. Daisuke lui-même a été succinct lors de sa présentation. Juste ce qu’il faut pour que Aki se fasse une première idée sur cet envahisseur. ”Bienvenue Daisuke… Kô.” ajoute t-il, presque fataliste.

Non, ça ne lui plait pas d’avoir un coloc alors qu’il ne s’y attendait plus, que le seul espace où il pouvait encore goûter sereinement à sa solitude vient de disparaître, et qu’il n’a pas d’autre choix que d’accepter la situation, mais malgré tout, à en croire par la physionomie de ce gars-là, il aurait pu tomber plus mal. Tout ce qu’il espère, c’est qu’il ne viendra pas lui chier dans les bottes dès qu’un grain de poussière effleurera sa garde-robe si soignée.

Aki préfère garder ses distances tant qu’il ne sait pas exactement qui est ce Daisuke. Le troisième année parvient généralement à se faire une opinion fiable lorsqu’il regarde quelqu’un dans les yeux. Dans le cas de Daisuke, c’est assez difficile. Il semble trop bien élevé pour laisser transparaître le moindre indice dans son regard. Sa bonne éducation a stoppé l’envie d’Aki de lui faire un topo brutal de la délimitation de territoire. Alors l’aîné décide de ravaler son énervement puisque Daisuke n’y ait pas pour grand chose dans le fait qu’on lui ait attribué cette chambre. Aki n’est ni amical, ni agressif, juste neutre.

”Fais comme chez toi, du moment que tu touches pas aux tableaux qui sont signés.” dit-il en désignant les tableaux d’Asuka.

Puis Aki ouvre la fenêtre pour faire entrer un peu d’air frais. Il inspire profondément, regrettant déjà sa précieuse solitude. Lorsque ses poumons ont fait le plein et qu’il se sent prêt à encaisser cette situation nouvelle, Aki se tourne les bras croisés vers le garçon et ne peut s’empêcher d’ajouter quelque chose qui lui paraît fondamental :

”T’as pas de soucis à te faire avec moi, du moment que tu respectes une base simple : J’aime ma tranquillité. C’est la seule chose précieuse ici. ça et les tableaux. Maintenant, si tu as besoin d’aide pour… quelque chose, pas pour ranger hein, j’y arrive déjà pas avec mes affaires...” dit-il en esquissant enfin un sourire. Une manière de s’excuser de l’état de la chambre pour l’arrivée du nouveau. Une manière bien à lui. Comprenne qui pourra. ”Mais pour le reste, vu qu’on va plus ou moins vivre ensemble pour les prochains mois, hésites pas..”

Il reste comme ça, debout, les bras croisés et la tête penchée, les yeux plantés dans ceux du plus jeune.

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Daisuke Kô
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MessageSujet: Re: La cerise (PV Daisuke)   Ven 11 Jan - 19:50


 

 

 
Au fond de moi, j’espérais que mon senpai me pardonnerait d’avoir bougé ses affaires. Si non, ben notre début de colocation allait bien débuter. Enfin, je n’avais pas fait grand-chose d’un côté, juste fait un peu le passage sur ce qui traînait au sol, déplacer sur un coin de lit plié les affaires dans le lit croyant que je pourrais utiliser celui là. D’un côté s’il tenait un minimum rangé, je n’aurais pas dû chipoter à ses affaires, mais je ne pouvais que le penser. J’étais toujours penché vers l’avant, cela aurait malpoli de me relever sans son autorisation où avant qu’il ne parle qui serait une preuve qu’il accepte mes excuses. C’est vrai quel idée avais-je eu de venir en plein milieu de la scolarité. Ben, d’un côté, on a dit que je devais venir et donc, me voici. On ne fait pas toujours ce qu’on veut dans la vie. On lui avait déjà dit aussi qu’il était trop formel, trop courtois, trop poli et j’en passe. Seulement, ça faisait parti de son caractère, de sa façon d’être, c’était ce qui restait du Majordome. Il lui avait toujours dit – mieux valait l’être de trop que pas assez – et bon, parfois c’était vrai, mais pas tout le temps.

« Relève toi, tu vas rester coincé. Et t’inquiètes pas pour si peu, t’as fait comme tu as pu… je suppose. »

Ah, j’étais ravi qu’il accepte que je me relève, j’avais cru que j’allais me taper un lumbago à rester pencher. Donc me revoilà droit à remettre mes vêtements droits en passant mes mains sur ceux-ci et en observant poliment mon aîné devant moi installé sur le lit avec un livre en main. En clair, je m’étais trompé de lit, ce serait un autre que je devrais prendre et bon, y en avait assez pour pas faire le difficile.

« Aki Hotaba, troisième année »

Aki Hotaba, bon je le savais déjà, mais faisons comme si c’était pas le cas, c’était mieux. Alors dans cette phrase, il fallait noter un point important. D’après ce que je sais et peut-être que je me trompe, mais ce serait la dernière année dans ce pensionnat donc je devrais me sentir ravi de ne pas devoir l’avoir tout le reste de ma scolarité. Enfin ici, allez savoir qui avait le plus de chance : lui ou moi ? Il me souhaita la bienvenue et j’entendais un peu d’obligation dans sa voix, cela me fit un minimum sourire. Mais bon, tout comme moi, il avait pas le choix que de me supporter. C’était pas comme si j’avais décidé de moi-même venir perturber sa tranquillité. Si ça ne tenait qu’à moi, une chambre vide aurait été nickel, car c’est vrai que je pouvais être un tantinet maniaque. D’un côté, je ne savais pas comment il pouvait vivre dans le bordel quand même et même, comment retrouvait-il ses affaires ?

”Fais comme chez toi, du moment que tu touches pas aux tableaux qui sont signés.”

A cette phrase, je regardais les murs et je me posais une questions : c’était qui ?
Si ça ne touchait pas au karaté, je ne connaissais rien du reste des sports, ni la façon de jouer ni les personnes populaires etc.. Je me devais donc de faire attention au tableau, un petit signe de tête pour confirmer que je n’y toucherais pas. D’un côté, je pense que je serais rarement dans cette chambre, je suis pas quelqu’un qui aime être enfermé entre quatre murs, c’est juste un endroit pour dormir.

La fenêtre s’ouvre, Aki s’y pose et me regarde en faisant un petit speech de début. Bah les dires du concierge semble fortement faussé et comme j’ai dit, encore heureux que je ne les écoute pas vraiment. Cela me convenait assez bien, il semblait sympathique et on voulait tout les deux notre tranquillité, ce sera aisé alors.

« Merci pour ton acceptation et saches que je ne comptes pas m’imposer en ces lieux et que je prendrais grand soin de ne pas toucher tes affaires. J’aime aussi ma tranquillité car, si je viens dans ma chambre, c’est pour me reposer vu que mes journées sont souvent très chargés que ce soit par les cours ou par le karaté. » Disais-je en souriant à mon tour envers mon senpai « Je te remercie aussi de ta proposition pour m’aider, j’en prends note même si je pense que je ne te dérangerais pas souvent »

Je n’avais pas trop envie de l’ennuyer avec mes soucis alors qu’il avait autre chose à penser qu’à m’aider. Je saurais me débrouiller et au pire, il y aura la bibliothèque pour m’aider à trouver les réponses à mes questions ou problème. Mais une question restait en suspens et ma curiosité fut trop forte pour que je ne lui pose pas.

« Mais si tu permets, j’aurais une question à te poser à l’ignorant que je suis, mais...c’est qui sur les tableaux ? »

Peut-être la question  àne pas poser, mais si je devais vivre ici autant ne pas rester inculte sur cette question. Et peut être que s’il vient à parler de ce sujet, je saurais de quoi il parle.
 

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Aki Hotaba
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MessageSujet: Re: La cerise (PV Daisuke)   Sam 12 Jan - 22:12




La cerise ! (PV Daisuke)

Même si Aki n’avait vraiment pas envie de voir se finir sa solitude si sacrée, le premier avis sur son colocataire était plutôt bon. Bonne gueule, regard franc, courtoisie acérée et apparemment, respectueux des autres et de leur vie privée. Que demander de plus ? Qu’il aime le sport et qu’il ait le sens de l’humour peut-être
Rapidement, Aki fut ravi d’apprendre qu’en effet, ce gars là était un sportif. Bon, pas un basketteur malheureusement, mais personne n’est parfait. Le karaté, c’est plutôt pas mal comme discipline. Et Aki sait de quoi il parle puisqu’il a tenté l'expérience dans son enfance. Mais à l’inverse de Daisuke, lui n’avait pas assez de discipline, de rigueur ni de respect de l'adversaire pour pouvoir évoluer correctement dans ce sport. C’est la raison pour laquelle son apprentissage n’a duré que six mois.

”Ah tu fais du karaté ? … cool. J'ai essayé d'en faire quand j'étais petit... J'étais tellement bon qu'on m'a conseillé de dégager vite fait ! Du coup je fais du basket” dit-il en souriant.

Aki était réellement intéressé par l’information. Qui de mieux qu’un karatéka rigoureux comme lui pourrait défendre les tableaux entreposés ici ? Et surtout celui que Aki aimait tellement qu’il l’avait accroché au mur ? Et puis ça pourrait être marrant de se planquer derrière la porte et lui tendre des pièges pour voir s'il est prêt en toutes circonstances...

En tout cas, la mise au point pour un bon départ dans la colocation paraissait avoir été entendue. Tant mieux. d’autant plus que ce Daisuke semblait plutôt du genre à bouger qu’à venir s’isoler dans sa chambre. Un point intéressant pour Aki, qui n’était pas du tout casanier d’ordinaire mais qui avait du mal à supporter la vie en communauté 24H/24. Ce havre de paix que représentait sa chambre lui permettait de débrancher un peu et de se détendre. Car étant très irritable par la promiscuité des autres élèves, il lui arrivait trop souvent de se montrer énervé, agressif, associable. Aki savait qu’il s’était forgé une réputation de gueulard au sein du lycée, mais ces coups de gueules n’étaient toujours que pour le respect de son territoire, de son espace, et de sa personne. Du respect bordel ! Trop de lycéens en manquaient ici. Mais ce type-là, Daisuke Kô, avait l’air plutôt réglo. Une bonne nouvelle donc !

Toutefois, il s’accorda une question. Aki fit un hochement de tête pour l’inviter à poursuivre. Sa curiosité n’avait rien de déplacé. Le nouveau voulait juste savoir qui était représenté sur le tableau accroché au mur. Là, Aki fut légèrement gêné. S’il lui donnait l’identité de la fille, quelle idée se ferait-il d'Asuka avant même de la rencontrer ? et qu'allait-il penser du fait qu'Aki tienne autant à ses toiles ? Car ce tableau était celui qu’Asuka avait peint dans la salle d’arts, le jour où elle et lui s’était adressé la parole pour la première fois. Il représentait Asuka elle-même, couchée dans la neige, du sang écarlate s’échappant de ses poignets. Une triste représentation d’elle-même mettant fin à son actuel supplice. Aki aurait dû le décrocher aussitôt qu’il avait comprit qu’il devrait dorénavant partager la chambre. Mais la nouvelle l’avait tellement contrarié qu’il n’y avait même pas pensé.

”C’est… ça représente une jeune femme qui...” commença t-il en ayant le plus grand mal à cacher son embarras. ”...est allongée dans un paysage de neige.”

Aki hésitait à lui donner l’identité du modèle, et donc de la personne qui l’avait peint. Il marcha vers le mur et décrocha la toile pour la ranger avec les autres, retournées contre un mur dans un coin inoccupé de la chambre.

”Voilà comme ça je ne t'impose pas mes goûts dans l'espace commun. En fait je garde les toiles d’une copine qui a quelques soucis en ce moment. ça t'intéresse la peinture ? Tu as prit quoi comme club culturel ?”

Loin d’être hostile à son nouveau compagnon de chambre, Aki s’étonnait lui-même de poser cette question par réel intérêt plutôt que par simple échange de politesse. Ce garçon, tout en politesse et en droiture, lui faisait décidément une bonne impression.


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Daisuke Kô
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MessageSujet: Re: La cerise (PV Daisuke)   Sam 19 Jan - 0:12


 

 

 
C’est vrai que le tableau était, comment dire, magnifique. Quand il me dit ce que ça représentait, c’est vrai que je voyais beaucoup mieux maintenant. C’était vraiment pas dans tout ce qui touchait l’art, mais quand je comprenais, ça me plaisait à observer. Je vis aussi que j’avais embarrassé mon senpai et ce n’était pas du tout mon intention. En regardant le tableau avec plus d’attention avec ma main sur mon menton tel un penseur, je pensais à la signature de celui-ci et mon regard stoppa sur « Asuka Tsuno » qui se trouvait discrètement inscrit sur la toile. Et, je fus troublé quand celui-ci rangea le tableau avec les autres en le cachant, j’ai failli lui attraper le bras pour le stopper dans sa manœuvre, mais cela aurait été impoli de ma part.

« Oh, il ne fallait pas l’enlever à cause de moi. Cela ne me dérange aucunement que vous mettiez des tableaux dans la chambre. Au contraire, je trouve que ça mettra un peu de vie en ce lieu. »

Je poussa un soupir de tristesse ne voulant pas déranger les habitudes que mon senpai avait pris pendant sa solitude dans la chambre. Et dire que j’étais venu cassé sa routine. Je devrais me faire pardonner de détruire son endroit de tranquillité. D’un côté, je me disais que j’y serais rarement donc, ma présence ne sera pas envahissante.

« Alors, j’aime assez bien l’art quand j’arrive à comprendre l’intention du créateur. Parfois, j’avoue que quand je comprends pas, ça me frustre parce que ça m’énerve et comme je ne suis pas de nature patient, je passe souvent à autre chose. Et pour mon club…. » Je pris un moment pour respirer profondément parce que ce que j’allais dire allait être très difficile pour moi « c’est l’informatique. »

Informatique, un mot qui sortait très très difficilement de ma bouche. Je le disais souvent et je le rediraais encore très souvent, c’était vraiment le pire cours qu’on pouvait m’imposer.

« C’est, malheureusement pour moi, mon père qui le choisit parce que c’est ma plus grosse faiblesse. Il ne veut pas que je puisse ne pas être doué partout alors cela le frustre et il m’a inscrit à ce cours horrible. Je n’arrive tout simplement pas à comprendre ces personnes qui restent des heures devant un écran alors qu’il y a tellement de chose à faire dehors avec de vrai personne. »

Disait-il en souriant. C’était un karatéka et le pc ne faisait pas parti de son dictionnaire. C’est vrai que je venais de tilter que mon senpai m’avait dit plus tôt en avoir fait, ça devait être bien à voir. Mais c’est vrai que vu sa grandeur, le basket semblait mieux lui convenir et bon chacun son truc comme je disais.

«  Si j’avais du choisir, j’aurais peut-être pris la cuisine, même si cela semble bizarre de la part d’un homme. Mais, je suis un bon mangeur donc j’aime faire de bonne chose et chipoter dans la cuisine est amusant et passionnant pour moi. Et même si je suis pas un pro’, je me débrouille pas trop mal. Je te ferais tester quelques uns de mes œuvres d’art si tu veux. »

Œuvre d’art, ne parlons pas trop vite. Même si j’aimais la cuisine, je restais un amateur dans le domaine et j’avais beaucoup de travail à faire pour « créer » quelque chose de délicieux. Pour le moment, ce que je faisais été « mangeable », mais encore personne n’avait fait « Waooo ch’est chuper booon » ou comme un manga où quand il mange quelque chose de bon, il se déshabillait direct. Ce serait le top quand même pour mater, hop tiens mange un onigiri délicieux et paf à poil. Bon, à vrai dire, je cherchais plutôt des « cobayes » pour tester ce que je faisais avant de le présenter aux autres.
Bon bref, revenons à la réalité.

Après cela, je me demandais quel lit j’allais prendre car, je devais quand même installer mes affaires. J’avais tout mis comme ça à la va-vite, mais l’heure de pointe allait bientôt arriver et fallait pas tarder à tout ranger. C’était pour bien dormir car, ça risquait de me perturber pendant la nuit à me réveiller pour le faire. Je ne pense pas que ça plairait à mon colocataire d’être réveillé en plein milieu de la nuit par des bruits de rangement. Enfin, d’un côté, je me stressais toujours inutilement, car j’avais encore le temps. Le soucis, c’est que j’ai toujours peur de ne pas en avoir assez...de temps. Si seulement le bouton stop existait, ça me faciliterait pas mal ma tâche.

 

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