La cerise (PV Daisuke)

Aki Hotaba
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La cerise (PV Daisuke) EmptyMer 2 Jan - 22:10



La cerise ! (PV Daisuke)


Jeudi.

La journée s’était déroulée de façon plutôt normale, voire même légèrement ennuyeuse. Non, en fait, elle avait paru longue ! Aki avait survécu aux cours de sciences par miracle, en baillant à s’en décrocher la mâchoire, avait survolé les maths, séché le cours d’anglais pour ne pas se retrouver face à la prof après ce qu’il avait apprit sur son compte, et au final, il n’avait fait qu’attendre l’heure de se rendre au gymnase pour jouer au basket. Jouer, dribbler, s’élancer, courir, sauter, shooter, tout donner, donner jusqu’à s’écrouler de fatigue sur le parquet et profiter de la délicieuse extase de se sentir tout puissant. C’était en tout cas ce qui libérait Aki de toutes les tensions accumulées dans une journée, dans une semaine.

Mais ce soir-là, ça ne se passait pas très bien au club. Aki cumulait les grosses fautes personnelles sur ses adversaires. Ses mouvements étaient brusques, désorganisés, agressifs… Lors d’un passage en force, il donna malencontreusement un coup de coude à un gars du club qui tomba sur les fesses, le nez en sang. Rien de cassé, heureusement, mais un vilain coup qui le laissait un peu sonné. Aki eut beau dire au coach qu’il ne l’avait pas fait exprès, il se prenait reproche sur reproche de la part de l’encadrant qui disait, à juste titre, que s’il se concentrait davantage cela n’arriverait pas, qu’il ne fallait pas confondre brutalité et efficacité. Enervé par de tels échecs, et par tant de sermons, Aki prit le coach au mot lorsque ce dernier lui jeta à la face qu’il n’avait qu’à sortir s’il ne supportait pas de se faire rappeler à l’ordre. Il claqua la porte du vestiaire, se doucha, resta un moment sous l’eau chaude à se traiter de tous les noms, et sortit. Il ne s’était entrainé que 35 mn… Quelle frustration ! Il eut une pensée pour son camarade qui avait dû partir à l’infirmerie par sa faute, et qui n’avait pas manqué d’en rajouter un maximum pour bien enfoncer le clou. Aki et lui ne s’entendaient pas très bien, ni sur le parquet, ni en général. Et pourtant, bien que ce type lui tapait copieusement sur les nerfs, Aki avait dit la vérité lorsqu’il avait affirmé qu’il ne l’avait pas fait exprès de lui coller son coude dans le nez.

Après la douche, Aki se dirigea vers la cafet. Il se mit dans la file, c’était l’heure de pointe. Tout ce monde eut raison de sa patience et agacé, il battit en retraite vers le distributeur, se contentant d’une canette de jus de pomme et de deux onigiris au thon. Pas de quoi se remplir, mais au moins de quoi survivre jusqu’au petit déjeuner du lendemain matin.

Afin d'abréger sa journée au sein de la communauté du pensionnat, Aki préféra se retirer dans sa chambre, où il pourrait profiter de sa musique, de ses bouquins, et de sa si précieuse solitude. Quel luxe ! Il était l’un des rares pensionnaires à bénéficier d’une chambre pour lui seul. Il y avait plusieurs lits, mais lui seul occupait les lieux. Et cela durait depuis la rentrée. De ce fait, Aki en avait déduit qu’il y serait tranquille jusqu’à la fin de l’année scolaire. Il avait prit ses aises, étalé ses affaires, et avait entreposé plusieurs toiles d’Asuka afin de les protéger de ce mystérieux et hypothétique maître chanteur qui la terrifiait tant. Hypothétique, oui, car malgré quelques recherches, Aki n’avait encore trouvé personne du nom de Mana.

Une boule de riz calée dans la bouche, Aki ouvrit la porte de sa chambre. De SA chambre ?... Sur le pas de la porte, il observait l'intérieur. Quelque chose n’allait pas. Là, et là, et encore là, … partout, il y avait des affaires qu’il ne connaissait pas, qui n’étaient pas les siennes. Des sacs, des fringues, des cintres sur un des lits… ses affaires à lui qui stagnaient habituellement dans cette partie de la chambre avait été décalées, posées à côté du lit qu’il occupait. Mais sur son lit à lui, il y avait un sac de voyage qui ne lui appartenait pas.

*C’est quoi ce bordel ??

Lentement, Aki entra dans la chambre et referma la porte. Il était seul, mais la désagréable sensation que cela n’allait pas durer commençait à l’oppresser. Il jeta un coup d’oeil à ces objets qui ne lui appartenaient pas, se demandant qui pouvait en être le propriétaire. Ainsi, il allait avoir un coloc ? Quel genre de lascar allait débarquer dans sa piaule ?

Aki soupira, vaincu par cette cerise sur le gâteau. Un gâteau bien amer… Il s’installa sur son lit, allongeant ses jambes et croisant ses chevilles tandis qu’il appuyait son dos sur l'oreiller. Il termina son maigre repas, attendant la suite des évènements. Il ouvrit un bouquin et se plongea dans la suite d’un roman de Robin Hobb en sirotant le fond de sa canette lorsqu’il entendit marcher dans le couloirs. Les pas s’amplifiaient. On se rapprochait de la porte de sa chambre...


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La cerise (PV Daisuke) EmptyJeu 3 Jan - 21:48

 

 

 
J’arrivais devant les dortoirs des garçons grâce à l’aide de Zelda-senpai. On venait de faire la visite des lieux pour que je m’y retrouve plus rapidement, pas comme le premier jour où je me suis perdu. Enfin bref, grâce à elle, je saurais me retrouver à partir de demain et éviter d’être en retard au cours. Ce qui était bien, c’était que j’étais déjà venu déposer ma valise plus tôt. Et je me souviens encore de la scène quand j’ai ouvert la porte. J’avais l’impression de rentrer en enfer. Si, si, en enfer, j’ai bien dit ce mot.  Enfin, je ne pouvais rien dire car, j’arrivais en plein milieu de la scolarité alors celui avec qui je partageais la chambre devait croire qu’il n’aurait personne avec lui jusque la fin de l’année. Et ben raté mon vieux, j’arrive te tenir compagnie.

Non mais franchement j’aurais jamais cru voir une chambre aussi bordélique. Je dis ça car, moi, j’aime quand tout est rangé et que la chambre soit «propre ». Alors vous imaginez la tête que j’ai faite quand j’ai ouvert pour la première fois la porte de la pièce qui me servirait de chambre. Au premier abord, elle ressemblait plus à un dépotoir qu’à autre chose. Enfin, quand je suis arrivé déposer mes affaires, j’avais fait un minimum de rangement pour savoir placer mes affaires quand même. Me disant que je rangerais quand je reviendrais et surtout, quand je rencontrerais mon colocataire pour voir avec lui un peu comment on arrangeait celle-ci à deux.

C’est vrai qu’en y repensant, je ne savais même pas qui était avec moi dans la chambre. Ah si, le concierge en me montrant ma chambre m’avait parlé un peu de la personne avec qui je logerais. Il se nommait Aki Hotaba, un 2eme année basketteur. Après il avait dit d’autre point sur lui, mais je vais avouer que je n’avais pas compris hormis que d’après le concierge, il avait un sacré caractère en résumant. Bon après, je suis du genre à faire mon propre avis que d’écouter ceux des autres.

Bon, je m’avançais doucement vers la chambre et espérait que mon colocataire allait m’accepter. Déjà, j’allais devoir« ranger » mes affaires car j’avais tout mis comme ça rapidement pour aller vite rejoindre Zelda-senpai et qu’elle n’attende pas trop longtemps. Seulement, je pouvais pas tout laisser comme ça dans la valise au risque que ça se chiffonne de trop. J’aavais déjà repéré aussi les douches pour les garçons, surtout pour pas confondre avec ceux des filles sinon là, je me fais pendre direct. J’arrivais devant la porte et je vis que la lumière était allumé donc « il » était là. Je pris un grand souffle avant de pousser la porte pour rentrer dans la chambre où je le vis installé sur le lit.

Alors la première chose que je fis fut d’aller vers lui calmement pour aller me présenter comme il se doit. Je le salua donc poliment, comme on me l’avait appris, surtout que c’était un senpai donc je devais montrer tout mon respect à celui-ci.

« Bonjour, je suis Daisuke Kô, je suis en 1er année et je serais votre colocataire à partir d’aujourd’hui. »

Comment allait-il réagir ? Bien, neutre, mal ? Je ne savais pas du tout que faire et, j’espérais qu’il ne m’en voudrait pas si j’ai bougé à certaines de ses affaires sans sa permission. Bien sûr, je venais de remarquer qu’il était sur le lit où j’avais posé mes affaires. Cela voulait dire que je m’étais trompé et que c’était son lit et que je me devrais d’en prendre un autre. Je voulais vraiment bien paraître devant lui parce qu’on allait quand même passer pas mal de temps dans la même pièce.

« Je vous prie de m’excuser si j’ai déplacé vos affaires et occupé votre lit, ce n’était pas volontaire. Je suis venu, plus tôt, déposer ceux-ci et je ne savais pas quel lit était déjà occupé. J’espère que vous me pardonnerez cette maladresse. »

Je préférais rester penché jusqu’à savoir s’il me pardonnait de cette intrusion. Je pensais qu’il aurait été au courant de ma visite. En fait, je ne sais même pas s’il avait été tenu au courant qu’il aurait un nouveau locataire. S’il ne le savait pas, j’imaginais que cette nouvelle ne devait peut-être pas lui plaire. Enfin, j’étais un peu embêté, mais moi, je n’avais pas le choix. On m’a dit « tu vas dans tel chambre » ok ok, j’obéis moi.

Y a quand même une chose que j’espérais, c’est qu’il serait un bon senpai quand même. J’avais vu pas mal de film, et ça m’avait quand même horrifié de voir que beaucoup profiter des petits. Enfin d’un côté, j’étais un karateka et ma force était à un bon niveau, mais je n’étais pas du genre à « attaquer » pour rien ni à riposter pour des broutilles. Enfin, je vais arrêter de me faire des films et attendre une réaction de sa part. Toute façon, ça passait ou ça cassait, y a vait pas d’autres solutions.
 

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La cerise (PV Daisuke) EmptySam 5 Jan - 17:35



La cerise ! (PV Daisuke)

La porte s’ouvre, et un garçon entre. Un garçon ? Il faut croire. Il a un visage fin, des mains blanches, une peau aussi lisse que celle d’un bébé, et des cheveux interminablement longs. Il n’est pas très grand, pas très épais, mais sa démarche est dynamique, ses gestes précis. Aki l’observe sans bouger, sans rien dire malgré leurs regards qui se croisent. Il le suit des yeux. Il s’est arrêté devant son lit, droit comme un i, puis le salue dans les règles de l’art, un art qu’Aki n’a que très rarement pratiqué avec les gens de son âge.
Au premier abord, ce Daisuke Kô à l’air distingué, poli, à la limite de la sévérité. Son côté formel lui donne un air stricte. Arrivent alors des excuses inattendues pour les affaires déposées à la va-vite dans la chambre et le déplacements des objets que le premier locataire des lieux avait laissé un peu partout. Cette politesse et cette prévenance cueillent totalement le plus âgé des deux qui avait prévu de mettre les choses au point directement pour lui faire comprendre les bases de la colocation sur ce territoire. Aki observe ce nouveau visage sans bouger, son livre toujours ouvert entre ses mains. À le voir courbé comme ça devant lui, Aki n’a même pas envie de lui gueuler dessus pour avoir osé toucher à son linge, à ses livres, à son maillot de basket. Parce qu’après tout, tout à été rangé dans un côté de la pièce avec le plus grand soin. L’aîné soupire intérieurement :

*Merde. Un maniaque !*

La cerise, encore et toujours. Au final, Aki se demande s’il n’aurait pas préféré un gros bordélique comme lui. Mais non non, en fait, c’est très bien. Il va juste devoir faire attention à tenir la chambre rangée un minimum et à ne pas laisser trainer trop longtemps ses emballages de bouffe. Okay, très bien. Pourquoi pas. Un peu d’ordre dans sa vie ne pourrait pas lui faire de mal. Aki hoche la tête tranquillement. Pour le coup, Aki ne sait pas s’il doit se montrer aussi formel ou rester naturel. Il n’hésite pas longtemps et décide de rester lui-même. Il ne saurait pas s’y prendre autrement de toute façon.

”Relève toi, tu vas rester coincé. Et t’inquiètes pas pour si peu, t’as fait comme tu as pu… je suppose.”

Les deux garçons se regardent un court instant dans les yeux, s’évaluant l’un et l’autre en silence. Puis Aki décide de fermer son livre, trop prestement, oubliant de mémoriser le numéro de page. Il marque un temps d’arrêt à cause de cette étourderie qui lui coûtera quelques minutes de recherches la prochaine fois. Tant pis. Il se lève enfin pour se présenter à son tour, un minimum de courtoisie qui ne lui coûte pas trop d'effort. Toutefois, il ne s’incline pas. Non pas par provocation, mais juste parce qu’il n’en estime pas la nécessité :

”Aki Hotaba, troisième année.” dit-il en estimant que le nouveau n’avait pas besoin d’en savoir plus pour le moment. Ils auront bien le temps d’apprendre à se connaître si l’envie se fait sentir. Aki n’est pas du genre à assommer les gens d’informations le concernant. Daisuke lui-même a été succinct lors de sa présentation. Juste ce qu’il faut pour que Aki se fasse une première idée sur cet envahisseur. ”Bienvenue Daisuke… Kô.” ajoute t-il, presque fataliste.

Non, ça ne lui plait pas d’avoir un coloc alors qu’il ne s’y attendait plus, que le seul espace où il pouvait encore goûter sereinement à sa solitude vient de disparaître, et qu’il n’a pas d’autre choix que d’accepter la situation, mais malgré tout, à en croire par la physionomie de ce gars-là, il aurait pu tomber plus mal. Tout ce qu’il espère, c’est qu’il ne viendra pas lui chier dans les bottes dès qu’un grain de poussière effleurera sa garde-robe si soignée.

Aki préfère garder ses distances tant qu’il ne sait pas exactement qui est ce Daisuke. Le troisième année parvient généralement à se faire une opinion fiable lorsqu’il regarde quelqu’un dans les yeux. Dans le cas de Daisuke, c’est assez difficile. Il semble trop bien élevé pour laisser transparaître le moindre indice dans son regard. Sa bonne éducation a stoppé l’envie d’Aki de lui faire un topo brutal de la délimitation de territoire. Alors l’aîné décide de ravaler son énervement puisque Daisuke n’y ait pas pour grand chose dans le fait qu’on lui ait attribué cette chambre. Aki n’est ni amical, ni agressif, juste neutre.

”Fais comme chez toi, du moment que tu touches pas aux tableaux qui sont signés.” dit-il en désignant les tableaux d’Asuka.

Puis Aki ouvre la fenêtre pour faire entrer un peu d’air frais. Il inspire profondément, regrettant déjà sa précieuse solitude. Lorsque ses poumons ont fait le plein et qu’il se sent prêt à encaisser cette situation nouvelle, Aki se tourne les bras croisés vers le garçon et ne peut s’empêcher d’ajouter quelque chose qui lui paraît fondamental :

”T’as pas de soucis à te faire avec moi, du moment que tu respectes une base simple : J’aime ma tranquillité. C’est la seule chose précieuse ici. ça et les tableaux. Maintenant, si tu as besoin d’aide pour… quelque chose, pas pour ranger hein, j’y arrive déjà pas avec mes affaires...” dit-il en esquissant enfin un sourire. Une manière de s’excuser de l’état de la chambre pour l’arrivée du nouveau. Une manière bien à lui. Comprenne qui pourra. ”Mais pour le reste, vu qu’on va plus ou moins vivre ensemble pour les prochains mois, hésites pas..”

Il reste comme ça, debout, les bras croisés et la tête penchée, les yeux plantés dans ceux du plus jeune.


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La cerise (PV Daisuke) EmptyVen 11 Jan - 19:50

 

 

 
Au fond de moi, j’espérais que mon senpai me pardonnerait d’avoir bougé ses affaires. Si non, ben notre début de colocation allait bien débuter. Enfin, je n’avais pas fait grand-chose d’un côté, juste fait un peu le passage sur ce qui traînait au sol, déplacer sur un coin de lit plié les affaires dans le lit croyant que je pourrais utiliser celui là. D’un côté s’il tenait un minimum rangé, je n’aurais pas dû chipoter à ses affaires, mais je ne pouvais que le penser. J’étais toujours penché vers l’avant, cela aurait malpoli de me relever sans son autorisation où avant qu’il ne parle qui serait une preuve qu’il accepte mes excuses. C’est vrai quel idée avais-je eu de venir en plein milieu de la scolarité. Ben, d’un côté, on a dit que je devais venir et donc, me voici. On ne fait pas toujours ce qu’on veut dans la vie. On lui avait déjà dit aussi qu’il était trop formel, trop courtois, trop poli et j’en passe. Seulement, ça faisait parti de son caractère, de sa façon d’être, c’était ce qui restait du Majordome. Il lui avait toujours dit – mieux valait l’être de trop que pas assez – et bon, parfois c’était vrai, mais pas tout le temps.

« Relève toi, tu vas rester coincé. Et t’inquiètes pas pour si peu, t’as fait comme tu as pu… je suppose. »

Ah, j’étais ravi qu’il accepte que je me relève, j’avais cru que j’allais me taper un lumbago à rester pencher. Donc me revoilà droit à remettre mes vêtements droits en passant mes mains sur ceux-ci et en observant poliment mon aîné devant moi installé sur le lit avec un livre en main. En clair, je m’étais trompé de lit, ce serait un autre que je devrais prendre et bon, y en avait assez pour pas faire le difficile.

« Aki Hotaba, troisième année »

Aki Hotaba, bon je le savais déjà, mais faisons comme si c’était pas le cas, c’était mieux. Alors dans cette phrase, il fallait noter un point important. D’après ce que je sais et peut-être que je me trompe, mais ce serait la dernière année dans ce pensionnat donc je devrais me sentir ravi de ne pas devoir l’avoir tout le reste de ma scolarité. Enfin ici, allez savoir qui avait le plus de chance : lui ou moi ? Il me souhaita la bienvenue et j’entendais un peu d’obligation dans sa voix, cela me fit un minimum sourire. Mais bon, tout comme moi, il avait pas le choix que de me supporter. C’était pas comme si j’avais décidé de moi-même venir perturber sa tranquillité. Si ça ne tenait qu’à moi, une chambre vide aurait été nickel, car c’est vrai que je pouvais être un tantinet maniaque. D’un côté, je ne savais pas comment il pouvait vivre dans le bordel quand même et même, comment retrouvait-il ses affaires ?

”Fais comme chez toi, du moment que tu touches pas aux tableaux qui sont signés.”

A cette phrase, je regardais les murs et je me posais une questions : c’était qui ?
Si ça ne touchait pas au karaté, je ne connaissais rien du reste des sports, ni la façon de jouer ni les personnes populaires etc.. Je me devais donc de faire attention au tableau, un petit signe de tête pour confirmer que je n’y toucherais pas. D’un côté, je pense que je serais rarement dans cette chambre, je suis pas quelqu’un qui aime être enfermé entre quatre murs, c’est juste un endroit pour dormir.

La fenêtre s’ouvre, Aki s’y pose et me regarde en faisant un petit speech de début. Bah les dires du concierge semble fortement faussé et comme j’ai dit, encore heureux que je ne les écoute pas vraiment. Cela me convenait assez bien, il semblait sympathique et on voulait tout les deux notre tranquillité, ce sera aisé alors.

« Merci pour ton acceptation et saches que je ne comptes pas m’imposer en ces lieux et que je prendrais grand soin de ne pas toucher tes affaires. J’aime aussi ma tranquillité car, si je viens dans ma chambre, c’est pour me reposer vu que mes journées sont souvent très chargés que ce soit par les cours ou par le karaté. » Disais-je en souriant à mon tour envers mon senpai « Je te remercie aussi de ta proposition pour m’aider, j’en prends note même si je pense que je ne te dérangerais pas souvent »

Je n’avais pas trop envie de l’ennuyer avec mes soucis alors qu’il avait autre chose à penser qu’à m’aider. Je saurais me débrouiller et au pire, il y aura la bibliothèque pour m’aider à trouver les réponses à mes questions ou problème. Mais une question restait en suspens et ma curiosité fut trop forte pour que je ne lui pose pas.

« Mais si tu permets, j’aurais une question à te poser à l’ignorant que je suis, mais...c’est qui sur les tableaux ? »

Peut-être la question  àne pas poser, mais si je devais vivre ici autant ne pas rester inculte sur cette question. Et peut être que s’il vient à parler de ce sujet, je saurais de quoi il parle.
 

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La cerise (PV Daisuke) EmptySam 12 Jan - 22:12



La cerise ! (PV Daisuke)

Même si Aki n’avait vraiment pas envie de voir se finir sa solitude si sacrée, le premier avis sur son colocataire était plutôt bon. Bonne gueule, regard franc, courtoisie acérée et apparemment, respectueux des autres et de leur vie privée. Que demander de plus ? Qu’il aime le sport et qu’il ait le sens de l’humour peut-être
Rapidement, Aki fut ravi d’apprendre qu’en effet, ce gars là était un sportif. Bon, pas un basketteur malheureusement, mais personne n’est parfait. Le karaté, c’est plutôt pas mal comme discipline. Et Aki sait de quoi il parle puisqu’il a tenté l'expérience dans son enfance. Mais à l’inverse de Daisuke, lui n’avait pas assez de discipline, de rigueur ni de respect de l'adversaire pour pouvoir évoluer correctement dans ce sport. C’est la raison pour laquelle son apprentissage n’a duré que six mois.

”Ah tu fais du karaté ? … cool. J'ai essayé d'en faire quand j'étais petit... J'étais tellement bon qu'on m'a conseillé de dégager vite fait ! Du coup je fais du basket” dit-il en souriant.

Aki était réellement intéressé par l’information. Qui de mieux qu’un karatéka rigoureux comme lui pourrait défendre les tableaux entreposés ici ? Et surtout celui que Aki aimait tellement qu’il l’avait accroché au mur ? Et puis ça pourrait être marrant de se planquer derrière la porte et lui tendre des pièges pour voir s'il est prêt en toutes circonstances...

En tout cas, la mise au point pour un bon départ dans la colocation paraissait avoir été entendue. Tant mieux. d’autant plus que ce Daisuke semblait plutôt du genre à bouger qu’à venir s’isoler dans sa chambre. Un point intéressant pour Aki, qui n’était pas du tout casanier d’ordinaire mais qui avait du mal à supporter la vie en communauté 24H/24. Ce havre de paix que représentait sa chambre lui permettait de débrancher un peu et de se détendre. Car étant très irritable par la promiscuité des autres élèves, il lui arrivait trop souvent de se montrer énervé, agressif, associable. Aki savait qu’il s’était forgé une réputation de gueulard au sein du lycée, mais ces coups de gueules n’étaient toujours que pour le respect de son territoire, de son espace, et de sa personne. Du respect bordel ! Trop de lycéens en manquaient ici. Mais ce type-là, Daisuke Kô, avait l’air plutôt réglo. Une bonne nouvelle donc !

Toutefois, il s’accorda une question. Aki fit un hochement de tête pour l’inviter à poursuivre. Sa curiosité n’avait rien de déplacé. Le nouveau voulait juste savoir qui était représenté sur le tableau accroché au mur. Là, Aki fut légèrement gêné. S’il lui donnait l’identité de la fille, quelle idée se ferait-il d'Asuka avant même de la rencontrer ? et qu'allait-il penser du fait qu'Aki tienne autant à ses toiles ? Car ce tableau était celui qu’Asuka avait peint dans la salle d’arts, le jour où elle et lui s’était adressé la parole pour la première fois. Il représentait Asuka elle-même, couchée dans la neige, du sang écarlate s’échappant de ses poignets. Une triste représentation d’elle-même mettant fin à son actuel supplice. Aki aurait dû le décrocher aussitôt qu’il avait comprit qu’il devrait dorénavant partager la chambre. Mais la nouvelle l’avait tellement contrarié qu’il n’y avait même pas pensé.

”C’est… ça représente une jeune femme qui...” commença t-il en ayant le plus grand mal à cacher son embarras. ”...est allongée dans un paysage de neige.”

Aki hésitait à lui donner l’identité du modèle, et donc de la personne qui l’avait peint. Il marcha vers le mur et décrocha la toile pour la ranger avec les autres, retournées contre un mur dans un coin inoccupé de la chambre.

”Voilà comme ça je ne t'impose pas mes goûts dans l'espace commun. En fait je garde les toiles d’une copine qui a quelques soucis en ce moment. ça t'intéresse la peinture ? Tu as prit quoi comme club culturel ?”

Loin d’être hostile à son nouveau compagnon de chambre, Aki s’étonnait lui-même de poser cette question par réel intérêt plutôt que par simple échange de politesse. Ce garçon, tout en politesse et en droiture, lui faisait décidément une bonne impression.



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La cerise (PV Daisuke) EmptySam 19 Jan - 0:12

 

 

 
C’est vrai que le tableau était, comment dire, magnifique. Quand il me dit ce que ça représentait, c’est vrai que je voyais beaucoup mieux maintenant. C’était vraiment pas dans tout ce qui touchait l’art, mais quand je comprenais, ça me plaisait à observer. Je vis aussi que j’avais embarrassé mon senpai et ce n’était pas du tout mon intention. En regardant le tableau avec plus d’attention avec ma main sur mon menton tel un penseur, je pensais à la signature de celui-ci et mon regard stoppa sur « Asuka Tsuno » qui se trouvait discrètement inscrit sur la toile. Et, je fus troublé quand celui-ci rangea le tableau avec les autres en le cachant, j’ai failli lui attraper le bras pour le stopper dans sa manœuvre, mais cela aurait été impoli de ma part.

« Oh, il ne fallait pas l’enlever à cause de moi. Cela ne me dérange aucunement que vous mettiez des tableaux dans la chambre. Au contraire, je trouve que ça mettra un peu de vie en ce lieu. »

Je poussa un soupir de tristesse ne voulant pas déranger les habitudes que mon senpai avait pris pendant sa solitude dans la chambre. Et dire que j’étais venu cassé sa routine. Je devrais me faire pardonner de détruire son endroit de tranquillité. D’un côté, je me disais que j’y serais rarement donc, ma présence ne sera pas envahissante.

« Alors, j’aime assez bien l’art quand j’arrive à comprendre l’intention du créateur. Parfois, j’avoue que quand je comprends pas, ça me frustre parce que ça m’énerve et comme je ne suis pas de nature patient, je passe souvent à autre chose. Et pour mon club…. » Je pris un moment pour respirer profondément parce que ce que j’allais dire allait être très difficile pour moi « c’est l’informatique. »

Informatique, un mot qui sortait très très difficilement de ma bouche. Je le disais souvent et je le rediraais encore très souvent, c’était vraiment le pire cours qu’on pouvait m’imposer.

« C’est, malheureusement pour moi, mon père qui le choisit parce que c’est ma plus grosse faiblesse. Il ne veut pas que je puisse ne pas être doué partout alors cela le frustre et il m’a inscrit à ce cours horrible. Je n’arrive tout simplement pas à comprendre ces personnes qui restent des heures devant un écran alors qu’il y a tellement de chose à faire dehors avec de vrai personne. »

Disait-il en souriant. C’était un karatéka et le pc ne faisait pas parti de son dictionnaire. C’est vrai que je venais de tilter que mon senpai m’avait dit plus tôt en avoir fait, ça devait être bien à voir. Mais c’est vrai que vu sa grandeur, le basket semblait mieux lui convenir et bon chacun son truc comme je disais.

«  Si j’avais du choisir, j’aurais peut-être pris la cuisine, même si cela semble bizarre de la part d’un homme. Mais, je suis un bon mangeur donc j’aime faire de bonne chose et chipoter dans la cuisine est amusant et passionnant pour moi. Et même si je suis pas un pro’, je me débrouille pas trop mal. Je te ferais tester quelques uns de mes œuvres d’art si tu veux. »

Œuvre d’art, ne parlons pas trop vite. Même si j’aimais la cuisine, je restais un amateur dans le domaine et j’avais beaucoup de travail à faire pour « créer » quelque chose de délicieux. Pour le moment, ce que je faisais été « mangeable », mais encore personne n’avait fait « Waooo ch’est chuper booon » ou comme un manga où quand il mange quelque chose de bon, il se déshabillait direct. Ce serait le top quand même pour mater, hop tiens mange un onigiri délicieux et paf à poil. Bon, à vrai dire, je cherchais plutôt des « cobayes » pour tester ce que je faisais avant de le présenter aux autres.
Bon bref, revenons à la réalité.

Après cela, je me demandais quel lit j’allais prendre car, je devais quand même installer mes affaires. J’avais tout mis comme ça à la va-vite, mais l’heure de pointe allait bientôt arriver et fallait pas tarder à tout ranger. C’était pour bien dormir car, ça risquait de me perturber pendant la nuit à me réveiller pour le faire. Je ne pense pas que ça plairait à mon colocataire d’être réveillé en plein milieu de la nuit par des bruits de rangement. Enfin, d’un côté, je me stressais toujours inutilement, car j’avais encore le temps. Le soucis, c’est que j’ai toujours peur de ne pas en avoir assez...de temps. Si seulement le bouton stop existait, ça me faciliterait pas mal ma tâche.

 

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La cerise (PV Daisuke) EmptyMer 23 Jan - 22:38



La cerise ! (PV Daisuke)

En peu de temps, Aki apprend énormément de chose sur son colocataire. Son attrait pour l’art tout d’abord et sa sensibilité pour la peinture même s’il avoue lui-même ne pas toujours en saisir le sens. Aki comprend tout à fait ce qu’il veut dire puisqu’il ressent la même chose, et cette même frustration de sentir que la compréhension nous échappe parfois face à des subtilités qu’on voudrait décoder, mais que nous n’avons pas les clés, les références culturelles pour ça. Dans la foulée, Aki apprend que Daisuke est inscrit au club d’informatique contre sa volonté, parce que son père veut combler ses faiblesses. Aki a eut la chance de pouvoir choisir librement ses clubs. À voir la tête de Daisuke lorsqu’il évoque ce club, il se dit qu’il a beaucoup de chance qu’on ne l’ai forcé à rien. S’il avait dû aller dans un club de sport aquatique, il aurait prit la fuite dans un pays étranger, probablement. Voire même sur une autre planète.
Aki continue de collecter les informations sur ce nouveau venu, sans le moindre effort. Il apprend donc que le père de ce garçon n’a pas l’air facile, que Daisuke n’a rien d’un geek, et que sa véritable passion serait les arts culinaires. Comme Daisuke à l’air de penser qu’il sort de la “norme” si norme il y a dans ce domaine, qui serait, selon lui, plutôt réservé à la gente féminine. Ce à quoi Aki répond pensivement, tout en terminant de ranger le tableau :

”La majorité des plus grands chefs cuisiniers sont des hommes.”

Il se posa sur son lit attitré et s’y allongea, les mains croisées sous la nuque :

”J’veux bien être ton goûteur si tu veux. On se complète bien sur ce terrain-là. Tu aimes cuisiner, et j’ai un bon coup de fourchette. Mon palais aimes de tout, mais attention, je ne suis pas une poubelle de table pour autant. J’aime ce qui est bon.”

Bon okay, il aime aussi la junk food, mais la bonne ! Si c’est raté, si le cuistot se fout de la gueule du monde, Aki ne le supporte pas. Tout en discutant, Aki voit Daisuke tourner sur lui-même en regardant les lits disponibles. Il est évident qu’il cherche où s’installer.

”Prends celui que tu veux, il n’y a que nous ici. Ceux-là sont libres alors fais-toi plaisir.” dit-il en désignant ceux qu’il n’occupe pas.

Aki sourit. Ce garçon aux bonnes manières semble si méticuleux ! Il espère qu’il ne fera pas de syncope en voyant que son colocataire ne l’est pas tellement. Mais Aki espère surtout que ça ne sera pas une source de conflit entre eux. Ils partagent les murs, mais à chacun son territoire. À priori, tout parait clair et bien compris pour tous les deux. Et comme Daisuke à l’air d’être un mec plutôt réglo, il semble que Aki n’est pas de souci à se faire. Tandis que le nouveau s’affaire à ranger, plier, organiser, Aki l’observe. C’est un bishônen qui doit, à coup sûr, plaire à beaucoup de filles. Il est jeune, bien élevé, mais Aki le décrirait aussi comme discret et réservé. Alors puisqu’ils vont partager beaucoup de choses, Aki ose demander avec son sourire en coin :

”Tu vas faire tomber les nanas ici toi. T’as une copine toi ?”

Aki se montre rarement curieux, mais disons que faire la conversation lui vient naturellement avec ce petit nouveau de seconde année. Qu’en est-il de ce garçon dans ce domaine là ? Timide ou tombeur ? Difficile à dire.



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La cerise (PV Daisuke) EmptyLun 28 Jan - 18:03

 

 

 
Il acceptait à être mon goûteur, et j’en étais plus que ravi. J’appréciais cuisiner, mais je ne savais pas vraiment si les autres aimeraient vraiment ce que je fais. Moi, d’office, j’aime bien ce que je fais et l’odeur m’ouvre souvent l’appétit. Sa phrase comme quoi, il serait pas ma poubelle de table me fit un peu rire. J’imaginais déjà lui présenter tous mes plats de test que je foire souvent parce que je mélange tout pour voir ce que ça donne. Mais, j’imagine qu’avec lui, il serait préférable d’éviter sinon je me ferais pendre.

Bref, j’avais trouvé le lit que j’allais prendre qui se trouvait un peu plus loin de celui d’Aki. Pourquoi ? Ben pour pas empiéter trop sur son terrain et aussi pour avoir ma bulle « propre » et pas être mélangés au bordel plus loin. Loin que cela me dérange tant que c’était pas sur mon territoire donc dans mon armoire ou sur mon lit sinon ailleurs cela ne me dérangeait pas. Enfin fallait quand même que je puisse aller à la sortie sans devoir marcher ou les éviter aussi. Bref, je commençais à ranger mes affaires convenablement pour m’y retrouver et que l’endroit devienne plus présentable.

Après, je me demandais ce que j’allais faire, rester ici et me reposer ou sortir et visiter. Je ne savais pas, j’hésitais beaucoup, mais ce sera plus tard. Aki me posa soudainement une question qui me vit rater un battement. Je ne savais pas du tout quoi lui répondre.

« Alors...euh...non, je n’ai personne actuellement. Venant d’arriver, je n’ai pas vraiment cherché et... » disait-il en posant son doigt sur son menton « je ne pense pas être aussi attirant que tu laisses entendre ».

Bah non, j’étais un mec banal qui se colorait parfois les cheveux et mettait de temps en temps des lentilles pour changer de couleur d’yeux, mais je n’avais rien de normal en fait. A vrai dire, je ne savais même pas ce que pouvait penser les filles de moi et je devais aussi avouer que j’étais pas fermé que sur les filles, non plus. Je m’étais dit qu’il fallait garder les portes ouvertes, qui sait sur qui on allait tomber.

Je regardais Aki et sa question éveilla aussi ma curiosité.

« Et toi, depuis le temps que t’es ici, tu dois bien avoir une petite amie ? »

Il a du avoir le temps de faire connaissance avec pas mal de fille depuis le temps qu’il était à l’école. Et j’imaginais qu’un basketteur devait en faire fondre pas mal de fille. Je les imaginais déjà au bord du terrain avec leur yeux brillant et jetant plein de cœur, enfin c’est ce qu’on voyait dans les films. Moi, j’en ai eu quelques unes quand même quand je faisais du karaté, surtout quand on réussissait à ouvrir mon karatégi. Bien sûr, je semblais plat, mais mon torse était bien musclé pour un jeune homme de 15ans et donc normal que ça fasse baver certaines filles.

Enfin je ne faisais pas attention à ce genre de détail à vrai dire, et ça, c’était avant. Ici, j’avais dit de faire plus attention à ce qui m’entourait et un peu mettre de côté le karaté pour aller vers les autres, mais c’était plus facile à dire qu’à faire. Bien que, pour le moment, j’y arrivais grâce à Aki. J’arrivais à parler d’autre chose que du karaté, miracle, j’allais fêter ça en ouvrant une bouteille d’eau.

« Je suis sûr qu’en tant que basketteur, tu dois en avoir pas mal au bord du terrain qui crie ton nom à s’en tuer la voix. »

Disais-je avec le sourire. Je me demandais s’il prêtait attention ou s’il les ignorait. Ca vaudrait peut être la peine d’aller y jeter un œil à l’un de ses prochains matchs, juste pour voir son nombre de fan qui le suivent. En fait, il a sûrement même des groupies qui le suivent partout, là dessus, je le plaignais mais il avait la carrure qui disait « me faites pas chier ».

 

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Aki Hotaba
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La cerise (PV Daisuke) EmptyMar 29 Jan - 11:00



La cerise ! (PV Daisuke)

Aki suit d’un regard amusé ce petit nouveau qui choisi le lit le plus éloigné du sien. Intérieurement, il se demande si sa question au sujet d’une éventuelle petite amie l’a inquiété.

*Il a peur que je lui saute dessus ou quoi ?*

Daisuke se met à ranger méticuleusement ses affaires dans les armoires, tiroirs et autres espaces vides prévus à cet effet. Dire que lors de son arrivée, Aki avait mis au moins deux mois à vider son sac, et avait finalement bazardé ça rapidement un jour, lassé et énervé de perdre un temps précieux à se trouver des chaussettes propres. Cela ne lui avait prit que trois ou quatre minutes pour trasferrer le contenu du sac dans le bas d’un petit meuble qui lui était attribué. Depuis, il s’est organisé un peu mieux et trouve plus rapidement ses affaires, mais il n’en est toujours pas au niveau de Daisuke et n’y sera probablement jamais.
Sa question sur sa vie amoureuse du nouveau a manifestement surpris ce dernier. Apparemment, Daisuke est un jeune célibataire peu convaincu de son propre charisme. Aki hoche la tête comme pour dire “ah, okay…” car finalement cela ne l'intéresse pas plus que ça. Mais il s’étonne de cette petite dévalorisation, qui n’est surement que de la modestie, ou de l’humilité. Bref, Aki n’insiste pas, sans préciser qu’il ne parlait pas des filles d’ici, évidemment puisqu’il n’a surement pas eu le temps d’en croiser beaucoup, mais plutôt de celles qui constituaient son entourage avant d’arriver là. Et au moment où Aki allait changer de sujet, sa curiosité lui revint en pleine face comme un retour de bâton. Car c’est au tour de Daisuke de s’interroger sur la vie amoureuse de son nouveau colocataire. Aki hausse un sourcil, surpris à son tour, et pris au dépourvu. Il réfléchit un court instant. Des filles, il y en a beaucoup de très jolies sur lesquelles il s’est retourné, mais pour qui son coeur a t-il déjà sonné l’alerte ici ? il y en a, en effet, mais comme il n’y a rien de concret à dire pour le moment et qu’Aki ne sait pas lui-même s’il a raison d'espérer quelque chose, il préfère répondre d’un ton détaché :

”Non. Pas vraiment. Enfin, j’ai pas le temps de m’occuper de ça en ce moment.”

Comme s’il était un homme d’affaires débordé… Tss ! Mais Daisuke argumente :

« Je suis sûr qu’en tant que basketteur, tu dois en avoir pas mal au bord du terrain qui crie ton nom à s’en tuer la voix. »

Un bref éclat de rire résonne dans la pièce. Aki a été surpris par cette remarque. D’un autre côté, il est vrai que son nom retentit parfois lors de rencontres sportives, et que cela à le don de le galvaniser. Mais il est tellement concentré et passionné par ce qui se passe sur le terrain qu’il n'a jamais joué les tombeurs en se retournant vers les gradins pour envoyer un sourire enjôleur vers le public.

”Dis donc, tu regardes un peu trop d’animés toi ! dit-il en riant toujours. Son sentiment sur Daisuke se précise de minute en minute. *Tu me plais bien toi ! T’es un bon mec !*

Il reprend à haute voix : ”Disons qu’à une ou deux exceptions près, je ne remarque pas grand monde. C’est vrai que certaines ont éveillé un intérêt chez moi. Mais de là à dire que ça va changer ma vie de célibataire… j’en sais rien du tout. Je ne m’étais même pas posé la question avant aujourd’hui.”

Les pensées d’Aki se dirigent alors vers des visages et des prénoms qui lui sont doux à l’esprit. Surtout un en particulier. Un sourire transperce même son visage pensif. Puis il revient dans la conversation avec un ton très encourageant pour son nouvel ami :

”Tu verras, il y a de belles nanas ici. Mais le plus importants c’est quand elles sont futées. On a de la chance d’en avoir quelques unes à Yokuboo. Et comme partout, y’en a aussi qui n’ont pas inventé l’eau chaude ! C’est quoi ton style à peu près ? ”

Aki n’avait plus qu’à espérer qu’ils n’aient pas les mêmes goûts en matière de femme, car là non plus, là surtout, Aki n’apprécierait pas qu’on marche sur ses plates-bandes. Surtout si le piétineur en question est un beau gosse. Mais encore faudrait-il qu’il ait lui-même des projets de concrétisation en la matière. Et puis s’ils deviennent des amis, Aki serait bien capable de privilégier ce lien-là plutôt que de s’entêter égoïstement dans un aveuglement amoureux.



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La cerise (PV Daisuke) EmptyMar 5 Fév - 18:09

 

 

 
Aki avait lancé le sujet des copines/filles et bah, j’avais continué pour savoir aussi ce qu’il en pensait. Mon rangement terminé, je n’avais plus vraiment de chose à faire hormis discuter avec mon coloc’ et de tester le lit. Je m’asseyais sur mon lit en direction d’Aki’ pour l’écouter parler. Alors, il disait presque comme moi même après 3 ans dans cette école, c’était bien triste. Je le vis rire à ma phrase de groupie, avais-je osé dire une bêtise. Et par la suite, ce fut mon tour de rire à la sienne.

°Dis donc, tu regardes un peu trop d’animés toi°

Euh non, pas du tout. Enfin peut être un peu juste pour passer le temps. Mais, ça devait être un minimum le cas pour ses groupies, je ne savais pas ce qu’il valait au basket, mais, à moins d’être nul -ce qui ne devait sûrement pas être le cas-, il devait avoir un petit fan club. Mais, avant d’en parler, c’est vrai qu’on y pense pas beaucoup. Je ne réfléchissais pas à cela non plus, car je me disais que ça arrivera quand ça arrivera et je ne tentais pas de déjouer les plans du destin, si cela existait. C’est vrai que pour moi, tout était lié. Chaque personne qui entrait dans nos vies avait un sens à y jouer qu’il soit positive ou négative.

J’écoutais la suite de la phrase d’Aki et c’est vrai que vu la renommée de l’école, on, avait de la chance de tomber sur une crème de possibilité ici. Bon certes, il y aurait quelques exceptions, mais c’est ce qui fait qu’on ne s’ennuie pas. Et là, encore LA question qui me mit dans l’embarras, car je n’en savais strictement rien.

« Question difficile, car je n’y ai pas vraiment pensé à ce qui me plairait chez une fille. » ou un mec, me disais-je dans ma tête avant de reprendre « une personne aimable, drôle, honnête, fidèle, car si c’est pour aller voir ailleurs, ça ne m’intéresse pas et compréhensible. »

Des points qu’on pourrait nommer de banales vu que c’est sûrement ce que tout le monde espérait. C’est vrai, quel genre de fille me branchait ? Je ne savais pas vraiment car, le choix était difficile. On pouvait espérer qu’elle ait quelques qualités qu’on apprécie, mais parfois, on choisit tout le contraire car le feeling passe mieux. Moi, je pense être du genre à apprécier plus le caractère de ma partenaire que le physique qu’elle pourrait avoir. Certes, une fille jolie serait préférable, mais cela dépend de la définition de « jolie ».

« Enfin, c’est ce que je me dis, mais on me dit toujours que quand celle que j’aimerais sera devant moi, ces points disparaîtront rapidement »

Enfin le point le plus crucial pour moi était la fidélité, mais ça, c’est un point qui ne peut être vérifié qu’après un certains moments. L’autre point serait l’honnêteté, c’était un point que j’appréciais chez l’autre et être drôle était un bonus pour mettre un peu de bonne humeur. Après tant qu’on passait de bons moments ensemble, c’était le plus important. J’aimerais croire ne jamais me lasser, mais je n’avais encore pas connu le vrai ‘amour », alors tout était mystérieux pour moi. Et comme je n’aimais pas les livres à l’eau de rose et romantique, je n’avais pas vraiment d’idée de ce qu’était vraiment « aimer » quelqu’un. Bon, j’étais déjà sorti une fois, mais ce fut tellement court que cela ne pouvait être pris comme exemple.

« Tu as peut-être plus d'expérience que moi dans ce domaine, mais penses-tu qu'on doit rester fixe à un type de partenaire ? Ne vaudrait-il pas mieux rester ouvert d'esprit pour ne pas rater LA personne qui collerait le mieux à notre façon de vivre ?  »

J’étais assez étonné du fait qu’il soit célibataire. C’est vrai que je m’étais dit qu’il avait sûrement une copine et qu’il serait rarement au dortoir pour être à ses côtés. Oui, je sais, je lisais trop de manga, c’était possible. Enfin quoi, faire autant d’années sans avoir une copine, je trouvais cela légèrement triste d’un côté. Moi, j’espérais en trouver avant de finir l’école quand même. Après c’est sûr qu’il valait mieux être seul que mal accompagné. Si c’était pour ne pas profiter, ça servait à rien d’être deux.

 

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La cerise (PV Daisuke) EmptyMer 13 Fév - 23:00



La cerise ! (PV Daisuke)

À philosopher ainsi sur les filles et l’amour en général, Aki se sent légèrement nostalgique de n’avoir personne auprès de qui passer du temps pour avoir simplement le bonheur d’être à côté de quelqu’un qu’on fait un peu plus qu’admirer, quelqu’un qui fait se sentir vivant. Il n’a pas encore la chance de connaître la réciprocité des intérêts qu’il peut porter à certains sujets de la gente féminine. Ou disons plutôt qu’il est tellement maladroit en matière de relation humaine qu’il envoie des messages contraires au véritable fond de sa pensée. Par exemple, pour manifester son intérêt à une fille, il a plutôt tendance à être agressif et hargneux plutôt que souriant, aimable et chaleureux. Il n’arrive jamais à se résoudre de baisser les armes le premier, des fois qu’il se heurte à un refus catégorique. Un blindage qui ressemble davantage à une épée tranchante qu’à une carapace.

Daisuke évoquait une personnalité avec de l’humour, et ayant principalement la qualité d’être fidèle. Bien sûr, tout être vivant subissant les foudres de l’amour possède ce désir d’être l’élu ultime qui fera oublier que le monde est rempli d’individus et de tentations partout. Mais Aki s’est toujours demandé si cela est possible que deux personne se choisissent pour la vie et en soient mutuellement heureux. Le triste constat de l’union de ses parents lui a apprit que rien n’est jamais gagné d’avance et que si certains sont prêts à livrer leur âme en entier à l’être aimé, ce n’est pas souvent réciproque. Doit-on, au nom de l’amour, enfermer l’autre dans son égoïsme ? Epineuse question.

« Tu as peut-être plus d'expérience que moi dans ce domaine, mais penses-tu qu'on doit rester fixe à un type de partenaire ? Ne vaudrait-il pas mieux rester ouvert d'esprit pour ne pas rater LA personne qui collerait le mieux à notre façon de vivre ? »

”Si, totalement. Il ne devrait pas y avoir de catégories de personne, et encore moins en matière de sentiments. Ma mère a aimé passionnément un homme qui était à l’opposé de ses principes, et cet homme, mon père, a aimé deux femmes qui ne se ressemblaient en rien. Depuis, je sais qu’on ne peut pas pas dire “telles sont mes préférences” parce qu’on ne sait pas qui ont va rencontrer, et qui va nous marquer au fer blanc comme on dit.”

C’est bien la première fois qu’Aki parle de ses parents à quelqu’un depuis qu’il est à Yokuboo. Et voilà qu’il en parle à un mec qu’il ne connaissait pas il y a dix minutes. Comme quoi, là encore, les grands principes sont à revoir.

”Ce sont les gens qu’on rencontre qui font qu’on est comme on est, qui nous changent, en bien ou en mal. Qu’on le veuille ou non, on est une espèce grégaire, on a besoin de s’adapter aux autres pour notre survie. Qu’on veuille plaire ou déplaire, c’est un principe d’échange.”

Aki se met à éclater de rire d’un seul coup :

”Bordel je me fait mal au crâne tout seul avec toutes ces pensées profondes. Tu vois, avant de te rencontrer, j’imaginais pas parler comme ça un jour.”

Juste à cet instant, il a une pensée pour Asuka, et se dit qu’elle a beaucoup changé son parcours depuis qu’ils se sont parlé en salle d’arts. Il se demande s’il va réussir à changer le sien. Il reprend plus sérieusement :

Les gens qu’on rencontre sont la clé de ce qu’on devient et de ce qu’on ressent. Donc ouais, c’est pas le genre de la fille sur lequel il faut s’attarder, mais plutôt sur la fille elle-même.”

Là, il pense à une fille en particulier, mais la chasse vite de ses pensées pour ne pas se laisser trop distraire. Il offre un sourire très amical à Daisuke.

”T’es surement en train de me prendre pour un débile qui débite des conneries incohérentes et incompréhensibles, mais je sais que cette conversation me fait réfléchir. Te rencontrer aura au moins eu ce mérite là.”

Aki se met à se déshabiller car l’extinction des feux ne va plus tarder. De plus, il est fatigué de cette journée compliquée, qui se termine quand même sur une note positive puisque son colocataire est un mec plaisant. Après avoir enfilé son t-shirt pour la nuit au motif des personnages du manga slam dunk, il se tourne simplement face au mur pour terminer d’enfiler le bas.

”Tu ronfles pas j’espère ?! Traîne pas trop pour te pieuter ok ? J’suis vanné.” ajoute t-il en baillant à s’en décrocher la mâchoire.



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La cerise (PV Daisuke) EmptyVen 22 Fév - 21:14

 

 

 
C’est vrai qu’à peine ils se sont rencontrés qu’ils s’étaient déjà lancés sur un débat des plus intéressant. J’étais très attentif aux paroles d’Aki que je trouvais très intéressant. Il me parlait de son point de vue en prenant ses parents comme exemple. C’est vrai que tout était relatif et rien de fixe. T’avait beau avoir une idée fixe, la vie fait que tu devras modifier ta pensé au vu des rencontres que tu faisais au fur et à mesure. Et j’étais ravi de voir que je n’étais pas le seul à penser de cette façon, cela confirmer ce que j’avais déjà en tête en fait. Et j’étais d’accord sur ce qu’il disait et là, je me disais qu’on allait bien s’entendre lui et moi.

Quand il se mit à rire soudainement, je ne compris pas la raison de suite avant qu’il reprennes parole.

°Bordel je me fait mal au crâne tout seul avec toutes ces pensées profondes. Tu vois, avant de te rencontrer, j’imaginais pas parler comme ça un jour.°

«  Il faut bien une première fois à tout. »

Disais-je en rigolant envers le lycéen. Je devais me sentir honoré d’être sa première fois enfin dans le sens à réfléchir à ce genre de penser, je n’ai pas d’idée sous entendu dans ma phrase. Et ce qu’il dit après était vraiment logique quand on y pensait. J’aimais bien la phrase

°….c’est pas le genre de la fille sur lequel il faut s’attarder, mais plutôt sur la fille elle-même.°

C’était profond cette phrase et j’applaudissais dans ma tête. Franchement, j’étais content d’avoir posé la question à Aki car, il en avait dans le ciboulot quand même. Comme quoi, un sportif pouvait parfois être un pensif. Et puis, il pensait que je comprenais pas ce qu’il disait ou que ce qu’il disait était des bêtises, mais pas du tout.

«  Alors là, je te stoppe, car j’ai absorbé avec grand attention chacune de tes paroles que j’ai trouvé très intéressante et dont j’approuve totalement. Franchement, je suis surpris que tu penses le même style que moi, enfin je devrais plutôt dire l’inverse vu que t’es plus âgé que moi. » Dis-je avec un petit sourire. « Et je suis ravi aussi que mon existence ait pu t’être un minimum utile »

Ah ah j’en rigolais presque de ma dernière phrase tellement qu’elle était idiote. Enfin bref, autant en rire qu’en pleurer, non ? Et voilà, l’heure passait et je ne m’en rendis même pas compte avant qu’Aki me le fit remarquer. C’est vrai qu’il y avait le couvre feu et qu’on avait jusqu’à une certaine heure avant de devoir dormir obligatoirement. J’avais en core du mal avec cette règle vu que c’est la première fois que je suis touché par « à cet heure là tu dois dormir ». Et dire que chez moi, j’étais un couche tard.

Je me mis en mode pyjama, c’est à dire juste un caleçon suffisait pour dormir car je détestais dormir avec un t-shirt ou pantalon. Mais qu’Aki’ soit rassuré, je gardais mon caleçon quand même.

« T’inquiète, je vais te suivre aussi, car demain va être une longue journée alors autant bien se reposer ce soir. En tout cas, je te remercie pour cette soirée qui fut très agréable. J’ai vraiment apprécié cette discussion. »

Et hop, me voilà installé sous la couette prêt à dormir une fois qu’Aki aura éteins la lumière. Et la journée se termina sur une belle note de fin. Je mettais inquiéter inutilement sur mon coloc’, c’était vraiment un chic type.
 

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