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 Qui veut chasser une migraine ~ Ft. Amelia McClenahan

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Jóna Hulda
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MessageSujet: Qui veut chasser une migraine ~ Ft. Amelia McClenahan   Mar 27 Nov - 19:08

ft. Amelia McClenahan

L'eau ne fait rien, que pourrir le poumon...

Qui veut chasser une migraine... Ft. Amelia McClenahan

Il n’est pas dix-huit heure quand je commence à me rend compte du brouahaha qui envahit peu à peu cet endroit. Pour un samedi à jouer comme une connasse dans ma chambre, notamment dû au fait qu’il n’y a personne, le week-end, dans cet établissement, je me permet de sortir avec l’argent que j’arrive à récolter à droite à gauche. Parfois ma mère m’en envoie, mais je me demande si elle imagine vraiment ce que j’en fais, parfois. Si elle se rend compte que je n’ai pas besoin de cela pour vivre, en soi. Peut-être n’est-elle pas dupe, mais imagine t-elle que je vais boire avec des copains, que j’essaye d’avoir un petit ami ? Ou peut-être pense t-elle que mon évolution sociale peut se faire en achetant ses proches, ses amis et un mari, comme elle sait si bien le faire elle, de son côté. Je me pose à une table où l’on ne me demande pas mon âge, et pourtant, je ne suis pas proche de la majorité. On me demande ce que je bois, et j’ai déjà oublié ce que j’ai commandé comme bière. Trop de choix dans ce genre d’endroit. Mon cerveau ne réfléchis plus et prend machinalement ce qui a le meilleur nom. Ou la valeur la plus sûre, c’est au choix.

Et ça passe de la musique moyenne de bar moyen, se faisant passer auprès des purs pubs irlandais pour des repères à tafioles en string, buvant un mojito. De mon côté, je suis simplement enthousiaste à l’idée de me dire que je vais siroter une divine boisson méritée dans cette ambiance bruyante où les gens ne me calculent pas trop, où l’on me matte mais où l’on ne s’approche pas. Je fais peur, apparemment, même quand j’essaye de me faire belle. Je ne sais plus quelle fille de ma chambre me l’a dit, mais l’une d’entre elle avait tenté de faire quelque chose pour moi. J’en suis encore désolée pour elle… Ses yeux ont dû saigner plusieurs jours au vu de l’immondice qu’elle devait corriger… Cela étant dit, me voici donc avec un breuvage servi par un japonais tout fin et pas bien grand, du genre taille de lycéen de première année, mais à la carrure d’un bodybuildeur vietnamien. C’en est flippant de voir ce genre de personnage, atypique, certes, mais étrange.

Les premières gouttes sont les meilleurs : elles sont l’extrait d’une mousse fraîchement exposées à la pression que peut procurer une tireuse, laisse le goût mi(amer mi-âpre s’imprégnait d’une gorge si sèche, lui redonnant vigueur et douceur de par cette candeur divine, si subtile et agréable, j’en palperai l’intimité d’un dieu olympique que des sensations similaire ne viendraient à me faire grâce de la sensation de cette bière si bonne. Car bien bien plus que les premières gouttes, c’est la boisson en elle-même qui ravive mes sens, et fait s’emporter, chavirer mon cœur comme ça ! Quelle bière si bonne a -on pu me donner ? Le japon n’est pourtant pas tant réputé pour sa bière que ça, il faut au moins qu’elle soit importé d’un autre pays ! Quel pays a eut l’audace de faire une bière aussi délicieuse ? Ce nectar divin, cet arrière goût mielleux, cette sensation d’en vouloir encore, malgré cette amertume, en soi, si peu prononcée, mais suffisamment douce pour venir chatouiller la glotte d’une sensation plus douce qu’une caresse aux plumes.

Déjà un peu assommée par la journée, je me lève en me dirigeant vers le comptoir, bière à la main, posant fermement mon verre sur le comptoir et fixant le barman, amusé de me voir si réactive. Se pose t-il ainsi face à moi, coude contre le comptoir, poing contre poing, l’air de me défier, il me regarde avec un air un tantinet amusé. Se questionnant simplement sur ce que je souhaitais, je me permet de lui répondre sans vraiment écouter la formulation qu’il a tenu à mon égard.

« - Ta bière est superbe, je veux que tu me marques le nom sur un bout de papier. Et j’aimerai un saucisson, avec. Un qui irait bien avec celle-ci, qui soit fort, qui ait un caractère bien à lui ! »

Il ne lui a pas fallu trois secondes pour se retourner et avec son couteau et sa planche en bois, couper la ficelle d’un des saucissons pour m’y déposer finalement devant le nez. Un couteau avec un bout de poivre, se tenait devant moi, mais il ne sentait pas le saucisson au poivre classique. Il semble bien plus sec et gustatif, il semble avoir bien plus de caractère (et semblait un brin plus cher aussi). Il hoche la tête avant de me diriger vers la carte le saucisson que c’était : un pur sanglier sec, poivré et aromatisé avec des herbes. Ma foi. Je tendis mon pouce en signe d’approbation, et me remit à la dégustation de mon nectar divin, découpant la première tranche. J’admire les gens au comptoir se moquer l’un et l’autre de ceux qui ne tiennent pas l’alcool. Un peu fort je me permet ainsi de m’exprimer rapidement.

« - De toute façon, les japonais ne tiennent pas l’alcool, ce sont des chiffe molles, c’est de notoriété publique. »

Le barman semble amusé, mais j’attends de voir qui autour va réagir. Qui sait, ça animera peut-être un peu cette soirée.



Dernière édition par Jóna Hulda le Dim 2 Déc - 13:52, édité 1 fois
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Amelia McClenahan
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MessageSujet: Re: Qui veut chasser une migraine ~ Ft. Amelia McClenahan   Sam 1 Déc - 22:19

Qui veut chasser une migraine
feat. Jóna Hulda
Amelia soupira de soulagement quand elle sortit enfin du garage du quartier historique où elle bossait à mi-temps. Un soupir qui venait vraiment du fond du cœur alors qu’elle posait ses mains sur ses hanches, fermait les yeux et penchait la tête vers l’arrière. Elle n’en pouvait plus ! Elle avait beau être du genre hyperactive, aimer être constamment occupée, ça ne l’empêchait pas d’avoir de sacrés coups de mou ! Et aujourd’hui était visiblement un jour sans. On lui avait toujours dit qu’elle en faisait trop, qu’elle se surmenait et ne se détendait pas assez, mais il avait fallu attendre ce jour précis pour qu’elle se rende compte qu’effectivement, elle avait besoin de s’aérer un peu la tête. Ce n’était pas en se surmenant et en mettant sa santé à mal qu’elle pourrait réussir à continuer à payer ses loyers ! Résultat, l’Australienne avait pris la bonne résolution de rentrer pour se doucher et se changer, avant de profiter de sa première soirée de libre depuis des lustres pour penser un peu à elle. Une virée dans un bar semblait être le compromis idéal ! Elle pourrait boire et s’amuser avec de parfaits inconnus !

La jeune femme ne perdit donc pas de temps et rentra chez elle pour se doucher et retirer tout le cambouis qui recouvrait son corps. Chose faite, elle se posta devant son micro-dressing, se demandant ce qu’elle allait bien pouvoir porter pour sa soirée détente. Habituellement, en tant qu’hôtesse, Amelia portait toujours des tenues très sexy qui la mettaient parfaitement en valeur. Elle aimait plaire et séduire, mais ce soir, elle ne travaillait pas et n’avait pas la tête à faire les yeux doux au premier mec ou à la première fille venue pour avoir un peu de compagnie pour la nuit. Tant pis, elle aurait d’autres occasions ! L’Australienne haussa finalement les épaules et attrapa un jean noir slim on ne peut plus banal, ainsi qu’un débardeur, d’une couleur qui rappelait le bleu de ses yeux, qu’elle surmonta d’une veste elle aussi de couleur noire. Ce n’était pas sa tenue en mode « rien à foutre de plaire, je veux juste être à l’aise dans mes fringues », mais ça n’avait déjà rien à voir avec les jolies robes de soirée qu’elle portait habituellement au bar ! C’était le juste milieu idéal ! Un peu de noir autour de ses yeux pour les faire ressortir et un peu de rouge sur ses lèvres, Amelia attacha ensuite ses longs cheveux flamboyants en un chignon assez éphémère et pas du tout soigné, avec plein de cheveux partant dans tous les sens pour faire leur vie.

Chaussant des bottines noires, Amelia attrapa son petit sac à main avec son téléphone portable et son portefeuille, et elle quitta son appartement pour filer jusqu’au centre-ville. L’Australienne n’avait pas vraiment de bar attitré, elle aimait vraiment papillonner un peu partout dans la ville, peut-être dans l’espoir de découvrir un jour celui dans lequel elle voudrait poser définitivement ses fesses lors de ses soirées. Il était déjà près de 19h00 quand l’hôtesse passa finalement les portes d’un bar qu’elle avait choisi complètement au pif. Il y avait déjà quelques personnes dans la salle, puis d’autres au bar. Amelia ne s’attarda pas trop sur eux, retirant le manteau d’hiver qu’elle avait enfilé par-dessus sa veste pour ne pas finir par mourir de chaud une fois à l’intérieur. Mais alors qu’elle cherchait des yeux un endroit où se poser, une voix féminine attira son attention du côté du bar. Un sourire étira ses lèvres à l’entente de ces mots, avant qu’un pouffement ne franchisse ces dernières. Décidément, cette demoiselle semblait bien sûr d’elle ! Ni une, ni deux, l’Australienne marcha d’un pas décidé vers elle et s’installa, sans lui demander son avis, sur le tabouret à côté du sien.

« Je sais pas vraiment quelle réputation ont les Australiens avec l’alcool, mais je peux te prouver qu’on vaut mieux que les Japonais, ça c’est sûr ! »

Amelia lui lança un petit regard plein de défi alors que son sourire taquin étirait toujours ses lèvres. Cette soirée de détente commençait vraiment bien ! L’hôtesse avait eu l’impression que cette demoiselle lui avait lancé un défi, et elle adorait relever tous ceux qu’on lui lançait ! Et puis, en même temps, elle avait pu lancer elle aussi une petite pique à ces Japonais qui étaient bien trop sages pour elle. Faisant finalement un petit signe de la main au barman pour qu’il approche, Amelia lui fit un petit clin d’œil.

« J’vais prendre la même chose que la demoiselle ! Histoire qu’on soit sur un pied d’égalité ! »

Le barman semblait vraiment amusé de la situation, avec ces deux femmes qui semblaient avoir un caractère bien plus fougueux que beaucoup d’hommes passant leurs soirées ici. Trop sages ces Japonais ! Retournant son regard azur vers sa voisine de bar, Amelia ne se départit pas de son sourire taquin alors qu’elle reprenait la parole.

« Alors ? Je suppose que t’es pas japonaise vu ce que t’as sorti à l’instant. A quelle nationalité est-ce que je vais devoir me frotter pour ce concours ? »

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MessageSujet: Re: Qui veut chasser une migraine ~ Ft. Amelia McClenahan   Sam 1 Déc - 23:11

ft. Amelia McClenahan

L'eau ne fait rien, que pourrir le poumon...

Qui veut chasser une migraine... Ft. Amelia McClenahan

Non-japonaise. Clairement, non-japonaise. Une rouquine, ou plus ou moins. Ai-je déjà trop bu pour ne pas me rendre compte de ce dont j'ai en face de moi ? Clairement, je ne sais réellement me rendre compte de la valeur de la personne en face, et je ne vois ni les yeux bridés, ni les yeux plissés. Certes cela peut paraître cliché, mais quant on se retrouve face à une personne à l'apparence contraire au pays présentement d'origine, clairement, cela laisse pantois, surtout quant le défi mis en question est remis en cause par une personne bien trop prétentieuse.

« - Je sais pas vraiment quelle réputation ont les Australiens avec l’alcool, mais je peux te prouver qu’on vaut mieux que les Japonais, ça c’est sûr ! »

En même temps, on parle des japonais.

Non, je n'ai rien contre eux, ils ont apportés une culture indépendante intéressante, novatrice par rapport à la plupart des pays, et aux normes bien plus nobles que la plupart des contrés où ils ont pu être exportés, et en soi, il est bien rare de voir des mangas traduit en scandinave (histoire de rassemblait tous les pays de l'Europe du nord, traduit de manière à ne pas être censuré. Toutes les histoires incestueuses ne sont pas mauvaises, bien loin de là. Elles remettent en cause tant de choses, d'un point de vue affecte et sentimental, et je suis en train de penser que je suis en train de défendre des relations dégueulasses entre frère et sœur sous prétextes que les japonais, ces tordus, l'ont écrites. Putain.

C'est que l'alcool tape. Et il tape autant que cette nana peut commencer à taper quelque chose dont elle ne sait les conséquences. S'embarquer dans un concours de bites en terme d'alcool face à moi. La king, la vraie, en terme d'alcool. Ce n'est pas moi, clairement pas, qui vais me dégonfler face à une faiblarde pareille. Patoche, sans doute semi irlandaise. C'est ce qui lui donne cette pseudo confiance ? Mais celle ne sait pas à quel point mes gènes sont solides, hardies. Je ne suis pas de ce genre, à laisser les choses couler, quand on me dit que l'on tient l'alcool, c'est simple:  on me le prouve !

« Je sais pas vraiment quelle réputation ont les Australiens avec l’alcool, mais je peux te prouver qu’on vaut mieux que les Japonais, ça c’est sûr ! » Cette même phrase résonnait. Encore et toujours. Je dois et je vaux mieux que les japonais. Car je ne suis pas japonaise. Le raisonnement peut paraître stupide, certes. Mais il me correspond.

Judas. Le nom du traître des treize qui a pourrit celui qui aujourd'hui l'on considère comme bien plus qu'un saint : un dieu. Et pourtant, voilà bien le nom d'un breuvage qui me sert  de référence pour me rappeler la divinité gustative. Cette même divinité qui en une gorgée m'a rappelé que je n'étais pas prête. Prête à encaisser, mais pas prête à assumer. Mais face à elle, je ne pouvais perdre. ils avaient vu une rasé, contraire à l'idéologie bancale de leur bar, et ils ne pensaient en rien à la réputation de leur bar en me laissant entrer. Mais je gagnerai. Je me retiendrai jusqu'à la dernière seconde. Publiquement, je suis la meilleure, et ce n'est pas cette rouquine, pourtant si délicieuse visuellement, qui me prouvera le contraire. Que me prouve t-elle ? Qu'elle est australienne ? Et pourtant cela ne m'évoque qu'une seule et unique chose.

AC/DC.

C'est tout ce que cela m'évoque. Et ce n'est pas glorieux. Un groupe d'homosexuels refoulés qui s'habillent en écolier pour faire bander les premières pucelles malgré les soixante ans assumés... Je ne perdrai pas face à "ça".

« - Alors ? Je suppose que t’es pas japonaise vu ce que t’as sorti à l’instant. A quelle nationalité est-ce que je vais devoir me frotter pour ce concours ?

- En quoi cela est-ce important ? Je n'ai bu qu'une bière, ne pense surtout pas me tenir sur la longueur. Je suis plus endurante que toi. Ma nationalité importe peu : je ne suis pas japonaise, donc je ne perdrai pas. Je n'ai pas des gênes de fragile. C'est tout ce qui compte. »  


Un japonais s'est ramené à l'écoute de cette phrase. Il m'a un peu trop approché. J'ai senti sa malaisante présence qui me perturbait. Un mec en manque d'affection un peu trop prononcé qui, malgré sa sensation de supériorité de par son sexe dégueulasse a bien compris au bout de ma commande, n'était pas de taille. Il s'est un peu trop collé en faisant mine au patron qu'il jouait. Ma bière entière dans sa gorge signifiait qu'il n'avait pas l'occasion de s'occuper de moi : j'étais au dessus de ses moyens.

Il s'en est retourné, et est parti de précipitation. Ma main dans ses cheveux et sa bouche ouverte pour renverser la moitié de ma bière, pour que tout finisse dans SA bouche en moins de trente secondes - *quel gâchis, d'ailleurs...* - lui ayant clairement fait comprendre qu'il n'était pas du tout de la partie. Par la même occasion, je fixais le barman, fière encore de mon acte, lui acclamant haut et fort :

« - Une australienne ne me fait pas peur, bel homme. Met nous un mètre. La bière précédente est sur mon compte, et fin de l'histoire. Je veux des couleurs différentes, de la vodka et de la tequila. Je l'avance, et je veux de l'aléatoire. Je ne veux me douter de quoique ce soit. Si c'est sorti en moins d'une minute, je te laisse un beau pourboire. »

Il ne le fera pas en une minute, mais les quelques Yens en plus étaient déjà prévus de ma poche. Désormais, c'était elle mon ennemie. Une femme magnifique, au regard semi-perçant, à l'allure plus solide qu'une bucheronne. Une guerrière. Elle est belle, vraiment, et si je devais ressembler à une top modèle, elle serait une de mes inspirations. Mais ce soir, face à moi, elle me suppliera d'arrêter. J'en ai la putain de conviction. Je ne peux perdre face à l'alcool, encore moins face à une telle prétentieuse.

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Amelia McClenahan
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MessageSujet: Re: Qui veut chasser une migraine ~ Ft. Amelia McClenahan   Ven 7 Déc - 12:11

Qui veut chasser une migraine
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Amelia se doutait bien que cette demoiselle assise à côté d’elle au bar avait une personnalité assez forte. Ça se sentait rien que par cette espèce d’aura qu’elle dégageait, impression d’autant plus renforcée par le défi qu’elle venait ouvertement de lancer à toutes les personnes présentes dans cet établissement. Et forcément, l’Australienne en manque d’amusement s’était aussitôt approchée pour relever ce défi. Elle adorait ça, de base, n’ayant absolument pas froid aux yeux, et puis, ça lui permettrait de passer un moment en compagnie intéressante ! La réplique de sa voisine surprit un peu Amelia, qui la fixa avec un sourire amusé avant de se mettre à rire franchement. Waw… Elle s’y croyait ! L’hôtesse n’arrivait pas à estimer son âge, mais elle était presque certaine qu’elle était plus jeune qu’elle. Alors quoi ? Elle pensait vraiment pouvoir la battre alors qu’elle avait avec elle l’expérience des années ? Elle avait très certainement commencé à savourer de l’alcool bien avant elle ! Mais ce n’était pas grave, au contraire, elles se provoquaient mutuellement et ça n’en renforçait que davantage la volonté d’Amelia de remporter ce concours. Elle haussa finalement les épaules.

« Non, t’as raison, j’m’en fous de ta nationalité, ça m’empêchera pas de t’écraser ! Et comme t’as déjà bu une bière, je vais commencer par me mettre à niveau avec toi, histoire que tu viennes pas chouiner à la fin parce que j’aurais triché parce que tu avais commencé avant moi. »

Puisque la demoiselle semblait vraiment très tranchante dans ses propos, Amelia en avait un peu oublié la politesse. Si elle voulait jouer les dures, elle allait bien vite déchanter et découvrir qui était le patron ici ! L’Australienne attrapa la bière qu’on lui servait, la buvant tranquillement avant que son regard ne soit attiré par la scène qui suivit, la jeune femme affichant un air un peu perplexe. Okay, le mec l’avait bien cherché, mais est-ce qu’elle n’en faisait pas un peu trop ? Amelia aurait pu s’amuser de la situation, mais en vint presque à plaindre ce pauvre gars. Est-ce que la demoiselle agissait constamment comme ça dans sa vie de tous les jours ? Si déjà elle était difficile à aborder dans un bar… Ça devait sans doute être pire en dehors non ? Bouaf, au pire, Amelia s’en fichait. Elle voulait s’amuser et elle ne comptait pas perdre ce défi, même si elle aurait sans doute pu s’amuser bien plus avec quelqu’un d’un peu moins incisif. Inutile de chercher à en apprendre plus sur sa voisine… Elle ne voudrait sans doute pas lui dévoiler des informations la concernant étant donné qu’elle avait déjà rechigné à lui dire quelle était sa nationalité. Et voilà que sa voisine commandait un mètre. Ah ouais ? Carrément ? Elle voulait commencer direct avec ça sans prendre le temps de déguster et de discuter ? Soit…

« Je vais payer la moitié parce que ça m’embêterait quand même de te laisser payer celui-là et de ne pas pouvoir te rendre la pareille parce que tu ne seras pas capable de boire la moitié du suivant ! »

Bon, okay, Amelia s’enflammait un peu. Mais elle aimait provoquer et comme sa voisine semblait tellement sûre d’elle… Ça n’en était que plus drôle ! Et puis, okay, même si elle semblait plus massive qu’elle, ça n’empêchait pas l’Australienne de ne pas avoir peur d’elle. Avec le boulot qu’elle faisait en soirée, elle avait dû apprendre à se défendre un minimum. Alors même si ses ongles étaient parfaitement manucurés, elle savait aussi s’en servir et frapper aux endroits où ça faisait mal. Mais bon… Elles n’en arriveraient pas là non ? C’était juste un concours pour savoir qui finirait par vomir ou rouler sous le comptoir du bar, rien de plus. Le seul problème, qui rendait le tout un peu moins amusant, c’était qu’Amelia avait beau être sociable à l’extrême, si l’autre n’avait pas envie de discuter… L’hôtesse profita donc de ce moment de répit avant qu’elles ne soient servies pour regarder le barman se tuer à l’ouvrage, finissant par leur apporter leurs shooters. Amelia lui tendit de l’argent pour payer la moitié, comme prévu, ne laissant de toute façon pas le choix à sa voisine, avant de contempler les petits verres aux jolies couleurs.

« Bon, chacune à une extrémité, ça fait 5 verres au total. T’as envie d’instaurer des règles en particulier ? »

Amelia posa son index sur son premier verre et le fit glisser sur tout le contour alors qu’elle daignait enfin accorder un regard à sa voisine. Ce n’était pas le premier concours qu’elle faisait, mais elle devait avouer que le dernier commençait à dater un peu. Alors peut-être qu’il y avait des règles maintenant ? Ou peut-être que la demoiselle à ses côtés avait envie de pimenter un peu les choses ? En tout cas, l’Australienne était prête. Prête à en découdre et surtout prête à gagner.

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MessageSujet: Re: Qui veut chasser une migraine ~ Ft. Amelia McClenahan   Jeu 13 Déc - 13:40

ft. Amelia McClenahan

L'eau ne fait rien, que pourrir le poumon...

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« - Non, t’as raison, j’m’en fous de ta nationalité, ça m’empêchera pas de t’écraser ! Et comme t’as déjà bu une bière, je vais commencer par me mettre à niveau avec toi, histoire que tu viennes pas chouiner à la fin parce que j’aurais triché parce que tu avais commencé avant moi. »

Provocatrice. Ça me plaît, mais a t-elle autant de gueule et de prétention que ce qu’elle pourrait laisser penser ? Elle fait exprès, c’est certain, elle ne veut pas se dégonfler, et montrer qui de nous deux sera la plus endurante, la plus robuste à ce petit jeu. Parce qu’elle est persuadée que c’est elle, au même titre que je pense être la plus apte à encaisser l’alcool : je suis née de la liqueur de pharmacie en intraveineuse, je ne peux me permettre de perdre face à une australienne de bas étage. L’australienne. Ce surnom lui va bien. Son allure de demoiselle un peu distinguée me fait doucement rigoler, mais c’est aussi dans ce genre de moment que je me dis que la méfiance est de mise, et où je dois être plus à même de faire gaffe à ce que je peux voir, ou mieux, à ce que je peux boire. Ceci dit, je la laisse prendre une partie des choses en main, malgré mon achat en cours de remplissage, pendant qu’elle se permet une nouvelle remarque allant à la fois dans le sympathique, l’attentionné, et la provocation pure et simple.

« - Je vais payer la moitié parce que ça m’embêterait quand même de te laisser payer celui-là et de ne pas pouvoir te rendre la pareille parce que tu ne seras pas capable de boire la moitié du suivant ! »

La pression monte, elle monte. J’ai l’impression d’être face à quelqu’un de beaucoup trop sûr de soi, c’est frustrant. Je me donnerai à fond pour cela, même si cela fait pitié de se raccrocher à quelque chose d’aussi futile que l’alcool. Mais qu’importe, j’avais mis mon honneur en jeu, je ne peux pas me permettre de le laisser de côté. Ça me fera défaut, quelque chose me le hurle dans l’oreille, mon âge, ma résistance encore pas assez suffisante pour encaisser autant d’alcool d’un coup, mais suffisant pour continuer à essayer d’être sobre, en bref, tant de choses qui font qu’aujourd’hui, mes chances de gagner ne seront qu’aléatoire. Je n’ai pas vraiment bu depuis quelques jours, et ça va me faire défaut, on me le répète, dans ma tête, on me le martèle, on insiste tant sur ce point. Point que j’ignore, car je ne me dégonflerai pas, j’ai beaucoup trop d’égo pour ça.

Mes vieux démons continuent de me sermonner, à croire que ce que je buvais avant ne suffisait déjà plus, il faut qu’un début de soirée j’attaque fort comme ça. Je dois vraiment avoir un problème en fait. Nos verres colorés à portée, désormais, je me retrouve dans une situation où, même si l’on peut se douter quel bout prendre, on ne se permettra pas pour autant que de les prendre chacune d’entre nous de la façon la plus malpolie qui soit. Ainsi, alors qu’une envie de clope me démange les doigts et la gorge, je met ma main dans la poche, et récupère ainsi une simple pièce, parmi les sous qu’elle aura daigné me rendre. Je relève un bref instant la tête, alors qu’elle s’adresse de nouveau à moi :

« -  Bon, chacune à une extrémité, ça fait 5 verres au total. T’as envie d’instaurer des règles en particulier ? »

Elle la jouait réglo, mais elle ne semblait pas si jeune que ça, dans le fond. Elle faisait un peu vieille à avoir des manière de manucurée et de politesse alors que n’importe quel merdeux de quinze ans en manque de virilité serait déjà en train de descendre la dixième bouteilles de Vodka, sans classe et sans poésie, la poésie de l’alcool qui se dénote par une douceur amère inégalée. Il faut boire avec classe, l’alcool se goutte et se déguste, et ce malgré le fait que l’on ait du mal à apprécier un shooter cul sec. Mais on peut, et c’est aussi ça qui est beau. Et c’est ce que je veux dans un premier temps. Une règle… Réfléchis à une règle, même bateau… Tiens, l’idée vient !

« - Ok, alors instaurons un truc, chacun notre tour, on choisit cinq shooter. Celle qui a la main sent à l’odeur, et choisit ceux qu’elle veut. »

Parmi ma mitraille, quelques pièces épaisses en ressortaient, des pièces à une valeur un peu plus importante qui me permettrait de déterminer qui a la main cette fois-ci. De toute façon, partie comme on est partie, le bar peut passer en formule à volonté s’il en a une. Après, on est au Japon, ce serait étonnant qu’il n’en est pas, mais sait-on jamais. Certains barmans peuvent être de vrais rapace, en témoigne n’importe quel client qui aurait pu un jour se faire douiller pour une raison X ou Y. La pièce adéquate en main, je la pose en équilibre sur mon poing, au niveau de mon pouce, prête à la lancer de manière à effectuer un de ces merveilleux jeux de hasard où l’on estime la probabilité globale de cinquante pourcent.

« - Pile je commence, Face tu commences. On alternera chaque mètre ou chaque boisson à tour de rôle, si ça te dit. »

J’ai beau paraître un peu maligne, je ne sais pas forcément exprimer ma joie pour ce genre de jeux, car je ne les apprécie que rarement, prenons en exemple les rares que j’apprécie, un bon vingt-et-un est un exemple de jeux que je trouve divertissant. Néanmoins, là, on va parler de goût. Je n’aime pas ce qui est sucré, ou du moins trop sucré. En revanche, j’aime ce qui est acre, qui agresse la gorge, avec du caractère. On m’apprécie pour ça en général, car les fragiles aiment ce qui est sucré. J’ai ma pièce dans la main, et je m’exprime en même temps que cette dernière commence son décollage.

« - Bon. Je ne joue que rarement, et je préfère quand ce n’est pas du bête jeu... Attrape….alors commençons sur de la dégustation. Si on est trop bourrée… Pose… On se murgera comme il faut. Retourne. Pile. Je commence. Ton challenger de ce soir se nomme Jóna [Yeuna]. Je sais que c’est pas habituel d’entendre de telles consonances, dans le coin. Ton nom à toi c’est ? »

Je commence à sentir les verres pour voir quelles couleurs semblait un peu plus sucrée que l’autre, afin de les lui refourguer. Je n’ai pas dans l’intention de la bourrer d’entrée de jeux. Je veux déguster un peu, avant. Je souris à l’idée de passer une si bonne soirée, sincèrement.

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