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 Une pomme, ça ne remplace pas un putain de snickers ! [Mandy x Mathi – Opus 2]

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Mathi H. Matsushita
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MessageSujet: Une pomme, ça ne remplace pas un putain de snickers ! [Mandy x Mathi – Opus 2]   Mar 11 Sep - 20:16

Une pomme, ça ne remplace pas un putain de snickers !
[Mandy x Mathi – Opus 2]
Finalement quand on compte le temps qui passe ça fait presque deux mois que Mandy et moi jouons à ce jeu du « couple médiatique ». Je crois que c’est la première fois que je tiens aussi longtemps. Surtout sans une seule friandise à me mettre sous la main. Nada ! Je ne peux même pas ploter ses seins. Pourtant ils sont des plus appétissants ! Et ces jambes ! Pouah m’en parlez pas ! Je vais finir frustré, si elle ne se décide pas à m’en donner plus. Même pas une photo intime en privé. Je vous jure pour la décoincer du cul celle-là, c’est du sport !

Pourquoi je garde cette fille ? Hum…. Bah la liberté d’agir sans une nuée de groupies gloussantes qui me collent aux trousses. Et puis mater du regard reste un plaisir savoureux ! Et soyons honnête ça ne m’empêche pas d’aller prendre mon pied ailleurs non plus ! ça fait parti de notre accord. Quoiqu’il est vrai que j’ai un peu ralenti mon activité sexuelle ces dernières semaines. N’y voyez aucun signe, pas comme mes potes qui m’ont saoulé tout l’été, non c’est juste que ça pompait (ouais ouais le jeu de mots est pourrave mais digne de moi non ?) toute mon énergie créative. Un gros coup de fatigue. Besoin de me ressourcer. C’est d’ailleurs pour ça que je me suis offert deux semaines aux Seychelles avec mes deux meilleures potes de US. C’était vraiment génial de les retrouver, de profiter du soleil, de farnienter, de se la couler douce sans contrainte. Des nanas à la pelle. Mâter sans complexe ou m’assurer que personne ne me voit en train de draguer une autre ! Le hic c’est qu’il n’y avait pas tant de nanas bandantes que ça. Jolies oui. Intéressantes pas trop. Pas beaucoup de cerveau en général. C’est bien pour satisfaire un besoin sexuel, mais franchement à terme c’est pas très satisfaisant, ni même bandant ! Mes potes y trouvaient leur compte avec une fille minimum chaque jour. Moi j’ai passé mon tour plus d’une fois, et c’est ce qui m’a valu leur raillerie. Pour eux, que je préfère discuter avec Mandy le soir plutôt que baiser, signifie forcément que je suis amoureux. Sérieux les gars ! Je ne dis pas qu’elle ne me touche pas. Disons que je me suis attaché à son côté petite fille. Je ne veux juste pas qu’elle se jette dans la gueule du loup avec le nombre de mecs pas fiables qui rodent. Mais de là à ce qu’elle m’est fait tomber dans ses filets, faut pas exagéré !! Je ne tombe pas amoureux moi ! D’accord on a beaucoup parlé. Mais c’est une passionnée. De sa petite personne, mais passionnée. Tous ces trucs de femme me dépassent, mais elle a le don pour me montrer que ce n’est pas dénuée de sens. Et puis la mettre en boite, la titiller et la taquiner sur son sex appeal est un plaisir qui m’est réservé et dont j’abuse à souhait. C’est tellement jouissif de la voir rougir pour un rien. Il est vrai qu’on a parlé quasi chaque jour. Mais quelque part c’est comme si j’avais une petite sœur à surveiller. Ça me rappelle un peu mon grand frère qui me protégeait toujours. Il me manque toujours autant et je crois que ça ne disparaitra jamais. Mais Mandy elle a un tel sale caractère qu’elle ne peut être lui. Mais c’est une façade qu’elle entretient avec vivacité.

Bref je suis rentré. Les cours ont repris. Mandy m’a remis le grapin dessus en public. Et je me suis laissé faire avec plaisir et mes mains baladeuses. Elle a pris de l’assurance pour ce qui est des contacts physiques. Bon ce n’est pas le paradis, mais c’est déjà mieux.

Ah ! Et il y a aussi des bruits de couloirs qui me plaisent moi. Le fameux Dae-Hyun Jang, ouais le mec tout gentil ultra populaire que beaucoup adulent et qui me sort par les trous de nez juste par sa popularité, ferait ami-ami avec Mandy, MA Mandy. Et ça ne me plait pas ! Oh ! N’y voyez aucune jalousie. Ce qui me gêne c’est que ça remette en cause notre accord public et ma virilité. Et puis elle est comme moi elle ne se lie à personne, sauf si elle y trouve un intérêt pour sa popularité. Et là ça va la ternir plus qu’autre chose. Mandy n’est pas une chaudasse infidèle. C’est son honneur qui risque d’être bafoué ! Mais bon j’ai su faire taire les mauvaises langues en donnant des détails croustillants sur mes chaudes nuits avec Mandy. Oui bon je ne suis pas habitué à mentir, mais là c’était pour mon bien et celui de Mandy.
En deux semaines, plusieurs baisers langoureux en public les rumeurs se sont tues. Enfin j’espère ! Ce qui est étrange c’est qu’elle m’a parlé de ce gars comme un potentiel ami, un guide. C’est space comme concept ! Et ça ne me plait pas vraiment. J’ai beau la mettre en garde, elle est têtue comme une mule et répète pouvoir lui faire confiance. Je reste méfiant.

Aujourd’hui, samedi soir, il y a un match de foot amical entre l’académie et une autre de je ne sais plus quelle ville. J’aime bien ce genre d’ambiance. C’est chaud bouillant, même s’il y en a toujours pour abuser de la bière. C’est le côté ambiance de soutien et coopération qui me plait. Et puis il y a la bande de gazelles en jupettes qui lèvent leurs jambes à volonté. Ça c’est fun. Les moments les plus intéressants de la soirée ! Et voir Mandy dans cette tenue de cheerleader c’est bandant à souhait ! Et je sais qu’elle angoisse. Elle a beau être vice-présidente, elle assume beaucoup plus que son rang le demande. Et là elle stresse car c’est sa chorégraphie et son entraînement qui seront présentés dans ce match amical. Bon bien sûr notre conversation a été toute autre. Moi, montrer que je soutiens une amie
« J’aime le sport et l’ambiance des stades ! Et ces gonzesses à moitié zappé qui se tortillent devant le public c’est terriblement bandant ! Non, évidemment que ce n’est pas pour toi que je viens. Tu sais bien que c’est du vent notre « amour » ! Mais on fera croire que si ! »
Et Mandy est complètement d’accord. Bon moins pour le fait que j’aille mater son équipe, mais ça j’ai fait comme si je n’avais rien entendu de ses blablas. Ok, j’ai quand même dû promettre que je n’en toucherai aucune, sinon ça casserait trop le mythe « couple du siècle ». Ce n’était pas de bon cœur, mais soit ! J’aurai bien d’autres occasions !

Et ça valait le coup. Un bon match. Bien sûr notre équipe a gagné et les joyeux fêtards braillent partout dans le campus. Les cheerleaders ?  Un régal pour les yeux. J’avoue que Mandy est magnifique avec cette jupette et ce t-shirt moulant. Elle a vraiment la grâce, bien plus que les autres. Je n’en ai pas perdu une seule miette.
J’attend un petit moment avant de rejoindre les vestiaires. Il y a un monde de fou, je préfère laisser passer les énervés. Je vois trois cheerleaders sortir et rejoindre une bande de supporters. Je me dis que ça commence à devenir bon. Mon intention ? Charmer les demoiselles en petites tenues ! Bon d’accord, je voudrais bien surprendre Mandy en petite tenue surtout. Elle m’a vu deux ou trois fois en caleçon en Skype (et encore parce que je me retenais de ne pas lui faire avoir une crise cardiaque en me baladant nu). Mais je n’ai jamais pu obtenir de la voir ne serait-ce qu’en nuisette ! C’est un crime quoi ! Et puis j’ai dans l’idée de faire croire à tous qu’on s’est envoyé en l’air dans les vestiaires après le match. Histoire de rétablir l’équilibre ! Mandy ne va pas voir ailleurs ! Surtout ce Dae bidule truc !
Connaissant sa pudeur, je suis convaincu qu’elle doit se baigner en dernier. Je compte bien là-dessus.

Je frappe donc à la porte des vestiaires et m’annonce.

- Hello les filles, c’est Mathi Matsushita ! je peux entrer ?

Je n’ai pas crié assez fort pour qu’on m’entende des douches. Mais les filles qui finissent de se changer me répondent vite. Deux d’entre elles viennent même m’ouvrir la porte et me font entrer, alors qu’elles sont en soutien-gorge. Un paradis cet endroit. Je ne gâche pas mon plaisir ! Mais bon côté caractère ce n’est pas vraiment bandant. Elles sont toutes mielleuses à l’image de ces lycéennes groupies qui me fatiguent.

- Dites, les filles. Vous seriez chou si vous nous laissiez le vestiaire pour la soirée, à Mandy et moi ? On n’a pas eu trop de temps à nous ces deniers jours avec toutes vos répétitions. Si vous voyez ce que je veux dire ! Mandy est un peu pudique, elle préfère que je sois discret. Donc si vous pouviez ne pas ébruiter…

Même à toutes mes insinuations, elles gloussent. Et je sais pertinemment que malgré leurs promesses de se taire, le bruit va courir dès qu’elles auront franchi la porte. Mandy va hurler ? Oui, peut-être. Mais après elle verra que ça joue positivement sur notre notoriété. Jouer les couples amoureux, c’est bien ce qu’elle veut non ?

Je retire mes chaussures et chaussettes, ma veste et ma chemise, le temps que ces nanas finissent de se déshabiller et de me mâter. Je garde mon t-shirt et mon pantalon, restant dans la décence devant ces demoiselles, mais surtout pour Mandy. Je sais qu’elle va déjà être super mal à l’aise, donc je vais y aller par étape. OK, pour être honnête, je me réjouis d’avance de la tête qu’elle va faire ! C’est bon ! Pas besoin de moral. Je vais la forcer à rien. Et si elle est trop en panique, je me retirerais et m’excuserais. Mais quoi ! J’ai bien le droit à un petit plaisir après avoir entendu tous ces racontars de merde !

Les filles enfin partis, je verrouille toutes les portes de l’intérieur. Mandy pourra partir comme elle veut. Mais personne ne nous surprendra. Quoiqu’à part nous à poils, je ne pense qu’il y ait grand-chose à surprendre. Oui je suis un petit vicieux qui aime faire bouillir le sang de ma copine officielle. Elle est tellement réactive, que c’est trop drôle la plus part du temps.

Je vais donc dans la partie plus intimiste avant les douches : personne ! Je passe les douches sans plus de succès. Et là j’entends Mandy barboter dans le bain. Je jubile. Je n’en espérais pas tant. Elle est donc nue ! Je ramène deux serviettes à proximité des fois que ça me serve plus tard. A pas de loup, je m’approche. Elle ne m’a pas entendu. Sa peau est si blanche. Magnifique ! L’eau un peu trouble laisse quand même deviner ses formes, et cette poitrine qui me fait tant envie depuis des semaines. Voilà en deux secondes, Mandy me fait bander ! Elle a un don je vous jure ! J’inspire à fond calmant un peu l’étroitesse soudaine dans mon pantalon et l’interpelle.

- Bonsoir ma chérie ! Tu as été magnifique sur le terrain, mais rien ne vaut le spectacle que tu m’offres là !

Debout, au bord du bain, j’arbore forcément mon air mutin qui la fait toujours s’énerver.


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MessageSujet: Re: Une pomme, ça ne remplace pas un putain de snickers ! [Mandy x Mathi – Opus 2]   Mar 11 Sep - 21:40



La rentrée...
Après les vacances d'étés, on ne pouvait pas y couper même si je n'ai pas vu les jours défiler... J'avais une chorégraphie sur le dos à préparer pour un match amicale contre une autre fac'. Comme la capitaine était malade, c'est moi qui m'occupe des filles et de leurs niveaux catastrophique que je dois relever ! Heureusement, je sais faire des miracles et avec beaucoup de travail, de l'énergie.. Je pouvais changer ces vilaines petites canes, en magnifique cygnes. C'était mon devoir, mon job et heureusement, mon père qui a un des meilleurs coachs pour son entrainement de football, a su me conseiller pour les motiver. Je regrette que papa vive si loin... Donc la journée, c'était chorégraphie et le soir...

Mathi.
Il est partie en vacance avec des copains aux Seychelles. Je n'y suis jamais allée et c'est vrai que ça peut être sympa, un jour, quand je serais moins overbooké, pourquoi pas. En tout cas, j'avais droit à son appel, assidus chaque soir et, je dois dire qu'en plus de nos rendez vous, ce genre de contact par Skype, ça nous a rapproché. Parfois à l'écrit, on s'exprime plus facilement, différemment. Je me souviens de nos pseudos au revoir à l'aéroport. C'est pas qu'il m'a manqué ensuite car... Je savais qu'on se parlerais et mine de rien, je ne pensais pas qu'on aurait autant à se dire, se raconter. En fait, il m'appelait en visio' dès que ses potes partaient en chasse à la célibataire... Ou pas, je crois.

Croyez le ou non.
Il ne m'a jamais dérangé et je me suis même surprise à apprécier ce rendez vous du soir. On débriefais de nos journées, détendu. Moi, allongée sur mon lit avec mon mac et lui... Grr, il lui arrivait de mettre la cam' pour que je le vois en sous vêtement, plutôt moulant ! Même à distance, il arrive à m'exaspérer, me taquiner, c'est du talent à ce niveau et je pense qu'il est apte à proposer cette discipline aux Olympiades. Moi, il ne voyais que ma bouille démaquillée, naturelle et malheureusement cernés par mes séances d'entrainement. Pas plus, même si il me le demandait... Ah oui, même à distance, rien ne change, il est toujours aussi cash et direct. D'ailleurs je ne comprends même pas comment ça peut lui traverser l'esprit, qu'un de ces quatres, un soir "Oh oui Mathi, je vais te faire un strip devant mon écran"... C'est tellement pas moi. Parfois, je me demande si il ne me confond pas avec les filles de là bas. Ouverte pour une histoire d'un soir, le temps des vacances ou qui vende leurs corps. Brr, on peut pas me confondre avec ça, c'est impossible !

Bref.
J'étais super contente de lui parler le soir, de rire avec lui sur des bêtises. Je lui parle de mes futurs défilés et de mes interview pour magasine de jeunes adolescentes. Je lui ai même montré mes dessins de robe sur le thème du fantastique. Des robes de reine, imaginaire, bien plus extravagante, royale que ce que je porte en mode actuelle. Et... Bizarrement, j'ai pas trop l'impression de le saouler. De toute manière, je l'aurais vite su, il ne fait jamais de détour. Je lui ai aussi parlé de la chorégraphie que je prépare et de la musique choisie, de la K-pop ! En toute originalité et pour remercier Dae de sa play list, très riche et inspirante. Mathi, ne semble pas l'apprécier beaucoup, il trouve que c'est un genre de faux BCBG et que lui aussi, collectionnerait les filles.

Décidément.
C'est un concoure dans cette préfecture du Japon ou bien ? J'ai eu des amis qui collectionne les pokémons, soit... Mais par ici, c'est les filles et navré pour vous, messieurs, je ne me laisserais pas faire, si j'en avait seulement l'envie... J'ai eu beau rassurer Mathi, lui expliquer qu'il n'y avait rien entre Dae et moi, à part une passion commune pour la danse, et de l'amitié. Il est mature, plus calme et je peux lui parler de tout, me confier aussi, puisqu'il sait pour la rockstar et moi. Bref, un parfait sempaï, d'excellent conseils et j'ai beau lui dire un millier de fois, non, il n'a jamais rien tenté. Je comprends pas pourquoi Mathi joue les jaloux en intimité... J'veux dire, il n'y a pas d’intérêt, si ? Ça lui passera... Et puis, c'est avec lui que je parle chaque soir, pas avec Dae ! Dae, à part au club... C'est tout. Il est souvent occupé, hameçonné lui aussi par d'autres étudiantes. Ah, la popularité, c'est... Tout un art.

En tout cas.
Ces deux mois sans trop de groupie pour Mathi, ça lui a fais du bien, je crois. Il est moins sur les nerfs et je le trouve plus inspiré pour ses compositions qui sont de qualité. Parfois... Avant de dormir, je jongle entre un morceau de k-pop et une de ses chansons. Il m'en a aussi montrer qui n'ont pas encore été diffusé, je suis une VIP ! Je suis une privilégié, j'aime ça.  J'ai un peu hâte qu'il rentre quand même, car l'entendre jouer en vrai, c'est quand même plus agréable et... Même si il est toujours autant naturel, imprévisible et impulsif, avec moi, il fait toujours autant attention et je... M'avance peut-être mais j'ai l'impression qu'il n'a pas un si mauvais fond que ça, le rebelle. C'est comme une image de salaud qu'il entretiens, bha... Parfois, avec moi, c'est tout à fait différent. Enfin j'en ai l'impression, il lui arrive même d'être sérieux maintenant avec moi, c'est relativement flippant par moment mais... Ça change du pseudo connard habituel, le macho de service qui me trouve "bandante", gniagniagnia... Pervers. Comment un garçon comme lui peut me manquer ? C'est ... Sa présence envahissante, sans doute.

Bref !
Je dois me concentrer. J'agite mes pompons, je suis soulevé, et on enchaine les figures assez facilement et pourtant, Dieu sait que ça n'a pas été de tout repos. La foule est sous notre charme, on sait booster les équipes nous ! On est des pro' ! Et à la fin, quand l'équipe à gagner, quel soulagement ! j'étais à bout de souffle, j'avais qu'une envie, c'était d'embrasser mon inhalateur mais le capitaine de l'équipe a tenu à me remercier pour le travail de danse formidable. Un beau brun sportif, qui a eu une bourse pour son talent. Pour l'apparence, je maitrise ma respiration, j'arrive à la contrôler mais pfyuh, je ne ferais pas sans mon puff tous les jours. Après un tel effort physique et de stress... Appelez moi Wonder Woman !

Je suis contente.
Même si je reste exigeante, je suis sûre que j'aurais pu encore mieux faire. Mathi, m'avait dit qu'il serait là, pour "l'apparence de notre couple", mais je ne crois pas l'avoir vu... Il y avait tant de monde. Dans le vestiaire, ça glousse dans tout les coins et les filles me remercient aussi. Ce n'était pas des vacances de tout repos, mais ça a payé, on a dansé comme des divas ! Je m'occupe du matériel, le temps qu'elles se lavent et se détendent et c'est seulement lorsque les dernières quitte le bain, que je prend enfin ma douche.

Je soupire d'aise.
L'eau chaude me fait un bien fou, je pourrais passer ma vie là. Je prends mon temps, lave mes cheveux et rince le tout avant le summum du bien être... Le bain. C'est bien calme, c'est reposant et j'observe mon vernis qui a su résister au match. Nu, mais mon peignoir et une serviette juste derrière moi, je me prélasse en posant ma tête contre le rebord, je ferme les yeux... Je suis dans ma bulle, je suis bien.

A ce moment là.
J'étais à des kilomètres d'imaginer ce qui allait arriver, une tornade de retour et qui n'a peur de rien. De personne.

- Bonsoir ma chérie ! Tu as été magnifique sur le terrain, mais rien ne vaut le spectacle que tu m’offres là !

KYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!!

Hurlais-je.
Dans un aiguë qui me surprenait. Derechef, j'ai attrapé une serviette que j'ai plongé dans l'eau pour cacher un maximum, rouge, écarlate. Je lui fait face et je bouillonne.

_ Mathi !! Non mais argh !! T'es malade ou bien ?! Tu es dans le vestiaire des filles là !!

Mes yeux.
Lancent des éclairs, mais j'ai l'impression que ça lui passe au dessus, comme toujours. Je sais qu'il sait qu'il est chez les filles, mais c'était surtout pour la forme. En parlant de forme, il n'a pas perdu de muscle pendant ses vacances, je le vois à son t-shirt. Monsieur à prit la peine de se mettre à l'aise avant cette pseudo surprise.

_ Tu pouvais pas m'attendre ? Si on t'attrape ici, c'est l'exclusion je te signale !

Le prévenais-je.
Tout en observant autours de nous, inquiète. Je reculais au bord opposé du bassin, loin de lui. Merde, ça ne va pas du tout là. C'est quoi son problème ?! J'enroulais la serviette trempée autours de moi, du mieux que je pouvais. Bon sang, qu'est-ce qu'il a encore derrière la tête ? Ce n'est pas le genre de retrouvaille que j'imaginais... Mais c'est Mathi... Et comme à son habitude.

Il est imprévisible.

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MessageSujet: Re: Une pomme, ça ne remplace pas un putain de snickers ! [Mandy x Mathi – Opus 2]   Ven 14 Sep - 0:21

Une pomme, ça ne remplace pas un putain de snickers !
[Mandy x Mathi – Opus 2]
Je dois bien avouer quand scellant cet accord de « couple fictif » pour les médias, les groupies et la populace universitaire, avec Mandy, j’étais loin de me douter que ça m’amuserait autant. Au premier abord, elle m’a fait l’effet d’une nana bling bling, le genre qui ne s’attache qu’à sa parfaite apparence, n’a rien dans la cervelle et est d’un ennuyeux à mourir ! Mais cette nana est intelligente, elle sait ce qu’elle veut. Et c’est une putain de tête de mule obstinée quand elle s’y met ! Oui, elle a une capacité à m’agacer parfois ! Souvent !
Cette fille est surprenante. Mais c’est surtout qu’elle a un potentiel à satisfaire mon amusement au-delà de toute espérance, qui me plait le plus !
Le problème de Mandy c’est le contact physique et l’affection. Pas que je compte m’attacher à elle. Oh non ! Mais sous sa carapace de mannequin hautaine, elle est en manque d’affection, de câlins, de contacts physiques, de chaleur humaine. A croire que personne ne l’a jamais prise dans ses bras. Je n’ai pas réussi à tout savoir, mais je peux la comprendre. J’ai comme l’impression que sa mère japonaise ressemble fort à mon père, sans les coups. Et puis Mandy a beau avoir 18 ans, elle est loin d’être expérimentée en matière d’expérience amoureuse. Je ne vous parle pas d’être mielleux amoureux. Non juste déjà embrasser un mec. Il semble que c’est moi son premier. Surprenant, amusant et déroutant à la fois. Quant à coucher, on n’en parle même pas. Ce n’est pas mon premier accord du genre, mais c’est rare que la fille ne cède pas à mon charme et qu’on prenne du bon temps ensemble sans s’attacher. Mais ça ne me pose pas de problème tant qu’elle ne m’emmerde pas et que je peux m’amuser ailleurs en toute discrétion.
De toute façon, dès qu’il y a un semblant d’attache, j’interrompt tout. Bye bye ! je ne m’attache pas, je ne tombe pas amoureux, je ne m’engage pas dans une relation quelconque !

Enfin bref, juste pour dire que Mandy est un glaçon indécongelable. La toucher, ne serait-ce que mettre ma main sur sa hanche, est un effort pour elle. Je le sens. Elle a beau garder son masque impassible, je le détecte. J’ai une bonne faculté à cerner les personnes. Bien que je me foute royalement de qui elles sont et leur histoire.
Cette capacité je l’ai hérité de maman. J’ai juste appris à ne pas trop la révéler et surtout à ne pas tomber en empathie. Pas d’attache !
Mais bon Mandy joue le jeu que je veux. Pour sa propre notoriété, certes. Mais je lui concède qu’elle fait des efforts. Bon, j’avoue que la première fois où je lui ai mis la main aux fesses, j’ai bien failli me prendre une claque, voir un coup mal placé. Sauf que c’était en public, et qu’elle a bien dû se contenir, jouer le bécasse qui adore et je te lui ai offert un baiser langoureux qui l’a bien perturbée. J’avoue que c’était un baiser assez… agréable et transcendant.

Bref !

Donc, même si je ne lui dis pas, j’aime bien son coté petite fille fragile qu’elle masque. Et puis, je m’amuse drôlement. Elle rougit tellement facilement ou bien se met en colère, à la moindre de mes paroles déplacées. J’adore la taquiner et la titiller. Bien sûr, je ne la forcerais jamais à baiser avec moi. Mais j’admet qu’elle m’intrigue. Comment un mannequin aussi sexy peut-il être aussi prude ? Je la soupçonne même d’avoir pris ce poste de vice-présidente pour avoir à s’occuper du matos le temps que les filles se baignent et ainsi pouvoir se baigner à son tour seule sans être sous les regards de ses copines. Oh oui je sais, elle adore qu’on la regarde. Mais habillée ! Pourtant depuis un mois, on en a fait des skypes dans les 4 murs de nos chambres. Et je ne me suis pas gêné pour m’y montrer en caleçon. J’avoue même avoir plus d’une fois troquer le caleçon pour un boxer bien moulant histoire de la mettre mal à l’aise. Et je me suis retenu de ne pas me balader à poils. Mais elle : nada ! Bah même un bout de bretelle de soutien-gorge ! Pas un bout de dentelle de slip. Même ses robes jamais beaucoup plus hautes que mi-cuisses. C’est désespérant. Et ce n’est pas faute de lui avoir demandé !

Alors ce soir je profite de l’occasion pour aller la mâter, mais aussi pour poursuivre son apprentissage du corps humain masculin et de l’apprivoisement de sa pudeur.
Je suis ravi d’avoir un timing parfait. Elle beaucoup moins. Et ça en est jouissif !

J’adore l’appeler « ma chérie », même en privé. Ça lui hérisse les oreilles. Ça me fait trop rire ! Et encore elle a de la chance, j’aurai pu choisir un truc plus vulgaire. Mais j’ai fait dans le style mondain, rien que pour elle !
Bref, la trouver nue dans le bain : un moment magnifique ! Bien sûr je ne vois pas tout, mais rien que le spectacle de ses deux beaux seins me fait bander ! Depuis le temps que je les mâte. Même pas eu le droit de les toucher. Alors je ne gâche pas cet instant de les voir enfin nus et en profite quelques secondes avant de m’annoncer. Oui, parce que je ne suis pas non plus un voyeur salaud. Je n’ai pas non plus envie de casser cet accord qui continu à m’apporter tranquillité et surtout une sérénité qui décuple ma créativité pour composer et écrire. Ça faisait longtemps que je n’avais pas autant avancer. La maison de disque m’a même incité à proposer un single interprété par moi-même dans les prochaines semaines.

Lorsque je m’annonce à Mandy, sa réaction est encore plus géniale que ce à quoi je m’attendais. Je suis plié de rire alors qu’elle hurle. Mais ses reflexes sont bons. Elle réussit à prendre une serviette et la plonger dans l’eau pour se planquer. Enfin bon c’est vraiment un minimum et j’en prend plein les mirettes quand même. Par contre les oreilles souffrent. Sa voix est super aïgue.

- Descend d’un octave, veux-tu ! Evidemment que je sais que c’est le vestiaire des filles. T’inquiètes tes copines m’ont donné le feu vert et tout est verrouillé, on ne sera pas dérangé. Et tout le campus doit déjà savoir que notre couple est au beau fixe à s’envoyer en l’air dans les vestiaires !

Pervers ? Ouais, peut-être que la situation prête à confusion. Mais Mandy commence à me connaitre. Elle sait que je l’embête, la taquine, l’aide à grandir sur son côté prude. Jamais je n’irai la violer ! Même pas que ça me traverserait l’esprit. Ok, je ne dirais pas non qu’elle vienne d’elle-même me proposer un corps à corps, ou une simple gâterie. Mais je ne vis pas d’utopie. La réalité est que cette Mandy est un cas désespérant sur le plan sexuel, mais drôlement amusant. Et le pire c’est que ça m’excite ardemment. Va encore falloir que je me satisfasse seul dans ma douche après cette soirée !
Quoi ? Ce n’est pas glamour ? Oui, bah c’est la réalité de la vie !

Bref, je m’assois sur le banc sans la quitter des yeux.

- Allez ! Je ne suis pas chien. On va se mettre sur un pied d’égalité pour papoter !

Je lui adresse mon sourire le plus moqueur et taquin, qu’elle déteste tant (enfin je crois, ça la fout en rogne en tout cas !). Et commence à retirer mon t-shirt, puis mon pantalon. Le tout lentement, avec sensualité, la laissant profiter de chaque seconde. Je sais qu’elle me mate et ça ne fait que durcir mon entrejambe (ça craint quand même, non ?!).

- Dis-moi Choupette. As-tu déjà vu un mec entièrement nu ?

Choupette ? Oui, pas la peine de s’attarder ! C’est comme ça que je l’appelle en privé. Un peu comme si c’était ma petite sœur quoi ! AUCUN COMMENTAIRE SVP !

J’admets que nos skypes cet été m’ont fait apprécier un peu plus cette maniaque de la manucure. Elle est passionnée par le mannequinat et la mode. Bon, moi ça me dépasse totalement cet intérêt. Mais quand je l’écoute, elle arrive à m’accrocher au sujet. Et puis elle dessine du tonnerre ! Ok, ça je ne lui ai pas dit. Faudrait pas qu’elle croit que j’ai une quelconque admiration sincère à son encontre. Elle sait déjà que j’admire sa persévérance à ne pas succomber à mon charme ou son répondant si divertissant. C’est beaucoup comme aveu. Point trop n’en faut !

Je ne lui laisse pas vraiment le temps de me répondre, que je glisse mon boxer au sol. Je suis plié de rire devant son effarement.

- Allez ! Tu sais bien que je ne te ferais rien que tu ne veuilles ! Je veux juste me baigner et nous mettre sur un pied d’égalité pour te mettre à l’aise. Regarde. Profite du spectacle ! Il y en a un paquet qui paierait cher pour être à ta place, Mandy ! En plus, profite. Ce n’est pas toutes les nanas qui me font bander comme ça !

Je sais pertinemment que la comparer à toutes ces filles faciles va la rendre dingue. Et lui répéter encore qu’elle est bandante, va la mettre en rage. Avec un peu de chance, elle va laisser tomber cette serviette. Je ne la quitte pas du regard en tout cas. Finalement la serviette trempée plaquée à son corps a un côté ultra sexy. Ces petits tétons qui pointent, huuum ! Bordel ! Faut que je me calme où je vais devoir me masturber devant elle. Et là je pense qu’elle me ferait bien une crise d’asthme sévère, voire un malaise cardiaque.

Lentement, j’entre dans l’eau. Et la chaleur dégagée par l’eau détend mes muscles et m’apaise.

- Hum ! C’est le pied ! Dis-donc l’eau est bien plus chaude que dans les bains de la salle de Volley. Je vais en toucher un mot au coach. Ce n’est pas juste ça ! Ou alors je viendrais plus souvent te rendre visite ici !

Je la gratifie d’un clin d’œil, amusé mais affichant un air sérieux. Et elle sait bien que j’en suis capable. Me faire virer ? Non, je ne pense pas ! Entre argent que je verse à l’université et celui de ma maison de disque, sans parler de mon livret scolaire irréprochable, j’aurai peut-être une mise à pied de quelques jours au pire. Et ça ne ferait qu’augmenter ma popularité et le côté glamour de notre « faux couple médiatique ». Et puis, Mandy a beau être une peste, elle n’est pas vraiment méchante à aller me dénoncer. Tant que je ne dépasse pas les limites, évidemment ! J’aime être borderline, les règles je m’en contrefous la plupart du temps. Mais l’intimité d’une personne est une des rares lignes que je respecte. Enfin je peux être un peu bourrin, soyons honnête, et les filles faciles, ça me va bien la plupart du temps. Mais ça devient vite lassant. Mandy, c’est un vrai bon amusement, une bouffée d’air. Je suis content finalement de cette rencontre opportune.
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Mandy Akihara
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MessageSujet: Re: Une pomme, ça ne remplace pas un putain de snickers ! [Mandy x Mathi – Opus 2]   Ven 14 Sep - 10:42


Là...
C'est le mal aise ultime. Lui, moi, seuls la salle de bain des vestiaires. Mon cœur bat plus fort, je suis paniquée, terrorisée. Sur toute les possibilités et tous les hommes possibles... C'est avec lui, que je me retrouve face à face... Ici ! Je sais pas si je dois en être heureuse, ou alors, je crois que je meurs déjà à l'intérieur. Ca pourrait être pire, genre un psychopathe fan qui en veut à ma virginité ou qui ferait des photos malsaine... Ou ça pourrait être Mathi, qui en veut aussi à ma virginité et qui... C'est déjà bien assez. Je suis là, planté au milieu du bassin, le souffle chaud, réactive à tout ce qu'il pourrait faire ou dire. Je regrette de ne rien avoir sous la main, je lui jetterais au visage pour le repousser derechef. Et lui, qui a un sourire impérissable. C'est la grande éclate... Waw. On ne partage pas du tout la même vision des choses !

- Descend d’un octave, veux-tu ! Evidemment que je sais que c’est le vestiaire des filles. T’inquiètes tes copines m’ont donné le feu vert et tout est verrouillé, on ne sera pas dérangé. Et tout le campus doit déjà savoir que notre couple est au beau fixe à s’envoyer en l’air dans les vestiaires !


Je peste.
Et je jure solennellement de pourrir les filles au prochain entrainement. Je m'empourpre en imaginant les autres, qui nous vois s'envoyer en l'air... Crédible et à la fois impensable. Ma voie intérieur à les bras croisés, et me regarde avec dédains "Je te l'avais dis que ce marché était débile !". Oui, ça va... Deux mois que ça dure, moi qui aurait donné deux semaines. Aller savoir pourquoi, pour une raison qui m'échappe... On tient la route, lui et moi. Au moins, quand je le voyais, discutais avec lui sur Skype... Je me sentais invulnérable. Il était loin, ses fantasmes aussi... Mais là... Retour à la réalité et il est revenu plus chargé de testostérone que jamais. Damned, il a fait quoi pendant ses vacances ?? Il aurait pu s'envoyer la moitié de l'île ! Aurait-il dit la vérité ? Lorsqu'il me disait être étrangement sage pendant ces vacances ? ... Ridicule. Sagesse et Mathi, ça ne va pas ensemble... Lui, il est sans limite, gourmand et les règles il s'en contrefous, j'en ai encore la preuve maintenant.

Chien et chat.
On ne se quitte pas des yeux, moi je lui lance des éclairs et lui comme d'habitude, est plutôt lubrique. Je ne sais pas si c'est la nervosité ou la colère qui me fait trembler. Il tente quoi que ce soit, et je lui arrache la tête... Et je le noie. Ou l'inverse. Je plaque et maintient comme je peux la serviette contre moi. Il me dévore du regard. C'est tout ce qu'il aura, comme tout les autres.

- Allez ! Je ne suis pas chien. On va se mettre sur un pied d’égalité pour papoter !


Reprend t-il, assit sur un banc.
Mon visage se décrispe... De quoi il parle ? Quel égalité ? Je suis perplexe et ma conscience me hurle "C'est le début de la fin", comme si elle savait déjà ce qu'il allait faire. Quoi ? Il retire son t-shirt et je l'observe... Oh non non non !!

- Dis-moi Choupette. As-tu déjà vu un mec entièrement nu ?
_ Arrête ça !!

Exigeais-je.
Mais mon ordre glissait sur sa peau et son corps musclé, mes mots ne l'ayant jamais atteint, comme d'habitude. Je veux devenir aveugle, fermer les yeux, tourner la tête... Mais je n'y arrive pas !! Et soudain... J'observe des cicatrices ici et là sur le corps de mon sempaï rockstar. Qu'est-ce que c'est ? Et pourquoi ? Mon souffle s'accélère, il est VRAIMENT décidé à tout retirer ! Oh mon Dieu, oh mon DIEU !! Ma conscience me donne une gifle et j'ai à peine aperçu sa virilité que j'ai réussi à baisser mon visage. Ouf, juste à temps. Ca va me prendre des mois de psychothérapie pour me soigner de ce que j'ai vu... Mathi éclate de rire, bien sûre.

- Allez ! Tu sais bien que je ne te ferais rien que tu ne veuilles ! Je veux juste me baigner et nous mettre sur un pied d’égalité pour te mettre à l’aise. Regarde. Profite du spectacle ! Il y en a un paquet qui paierait cher pour être à ta place, Mandy ! En plus, profite. Ce n’est pas toutes les nanas qui me font bander comme ça !
_ J'imagine que je dois être honorée et pourtant, j'ai jamais eu autant envie de vomir.

Nah !
Voilà, je vais te refroidir, tu vas voir... Je serais plus violente qu'un seau d'eau froide.

_ Et je te l'ai déjà dit, je ne suis pas comme toute tes fangirls, mais si tu veux l'une d'elle pour calmer tes ardeurs, surtout, ne te prive pas pour moi. Fais toi toute la ville si ça te rend heureux.

Proposais-je.
Tout comme la première fois... Bon sang, je ne comprend pas pourquoi il s'attarde sur moi alors que c'est mort avant même qu'il n'y ai quoique ce soit. J'observe les vagues qui ondulent jusque moi, merde il rentre dans l'eau et derechef, je recule à l'autre bout du bassin. Que lui et son machin de satyre ne m'approche pas ou j'en ferais un mal aise.

- Hum ! C’est le pied ! Dis-donc l’eau est bien plus chaude que dans les bains de la salle de Volley. Je vais en toucher un mot au coach. Ce n’est pas juste ça ! Ou alors je viendrais plus souvent te rendre visite ici !

Pas de commentaire.
Il fait de la provoc' et moi comme d'habitude, je saute les deux pieds dans le plat. J'ai juste une énorme boule de feu coincé entre les lèvres. Je dois l'avaler mais mon estomac est tout serré. Soudain, le bassin me semble bien trop petit.

_ Il est d'usage de prendre une douche avant d'entrer dans l'eau, mal propre.

S'en est de trop.
Je lui tourne le dos et je me hisse difficilement hors de l'eau. Avec une main, c'est pas facile. Je m'approche du mur où il y a l'armoire à peignoir et j'en prend un nouveau. Pas question de me rapproché de lui, de près ou de loin. Et à mon tour de le provoquer. Dos à lui, je baisse ma serviette. Je sais qu'il me regarde et probablement qu'à peine, ma serviette à toucher terre qu'il a déjà ses yeux sur mes fesses... Il n'aura que ça à se mettre sous la dent car déjà, j'enfile le peignoir sec. Je suis bien mieux ainsi.

_ Tiens... Vu qu'on est en toute intimité, et que ça te tiens à cœur... C'est quoi tes cicatrices ?  Je les avais un peu apperçu sur Skype, mais... Là, je vois mieux. Enfin j'ai vu mieux.

Merde.
Ma voix intérieur se passe une main sur le visage, oui, je viens d'avouer que je l'ai mâté. En même temps ! Difficile de ne pas faire attention à ce prédateur. Je devais avoir un œil sur lui ! C'était pas pour le regarder, c'était pour le surveiller, surtout. J'attrape une serviette pour sécher une dernière fois mes cheveux, puis je la met dans le panier... Et par bienveillance, je dépose un autre peignoir près du bord de l'eau, pour lui. En fait, c'est surtout de la bienveillance pour moi, pourvu qu'il le prenne et le mette.

Je marche sur le carrelage.
Attentive à sa réponse et en prenant le chemin des casiers. Le mien, c'est le numéros 14, en lien avec mon anniversaire, le 14 février. La porte s'ouvre dans un bruit métallique et je prend mes vêtements, avant de m'enfermer dans un local pour me changer. Il est ouvert sur le dessus et le dessous, mais qu'il tente quoique ce soit et c'est mon pied dans la figure.

_ Bha alors, tu n'es plus très bavard tout d'un coup ! J'étais nu devant toi, vulnérable et toi, t'es pas fichu de me parler un peu de toi ? Hmm, pour un mec fier de sa virilité, je trouve que y'a pas de quoi en faire un plat...

Trouillard. Je reprend à voix haute, pendant que j'enfile mon tailleur.

_ J'ai entendu dire, que c'était des cicatrices d'accrobranche... Mais, tu sais, j'ai la peau très sensible et j'en ai déjà fait, ça fais des bleus, mais pas ce genre de marque.

Bha alors ?
J'ai l'impression qu'il fait bien moins le malin. A mon tour de rire. Je sort du local, habillé et je jette le peignoir dans un autre bac à linge. Puis, je récupère mon sac de cours et je m'assoit sur un banc en bois. Je suis encore pied nus, je mettrais mes escarpins en dernier. Là, je dois impérativement démêler mes cheveux, je m'y attèle avec ardeur mais c'est le silence de Mathi qui m'inquiète... Il passe avant mes cheveux, croyez le ou non. Je grimace en passant la brosse, ils font de la résistance ce soir, c'est pas mon jour ! L'ambiance est passé de chaude, à froide... Et c'est bien mieux comme ça. C'est mon vestiaire. C'est moi qui contrôle la situation. Je fais un chignon et je me redresse, avant de m'observer dans un miroir, tout en ré-ajustant ma veste.

Parfaite !

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MessageSujet: Re: Une pomme, ça ne remplace pas un putain de snickers ! [Mandy x Mathi – Opus 2]   Ven 14 Sep - 17:56

Une pomme, ça ne remplace pas un putain de snickers !
[Mandy x Mathi – Opus 2]
Impossible de cacher ma jubilation à la voir pester et s’énerver. Elle est encore plus canon comme ça, en plus. En fait, elle devrait me remercier, j’entretien son sex-appeal !
Evidemment son ordre d’arrêter n’a aucune prise sur moi. Au contraire ! Je ris de plus belle ! Et j’en rajoute. Vas-y mate ma choupette ! Montre-moi que tu sais laisser parler ton excitation ! Et je ne me trompe pas. Elle est essoufflée, et je sais que ce n’est pas que la panique ou l’énervement. Elle me mâte, et j’adore ça ! Et elle mâte bien ! J’aime voir son petit visage de poupon s’empourpré et briller en glissant sur chaque muscle de mon torse. J’avoue que j’ai renforcé mes pectoraux et abdominaux ces dernières semaines. Un besoin de me dépenser. J’ai fréquenté assidument les salles de sport. Bref ! L’apothéose vient quand je glisse mon dernier vêtement au sol et la provoque avec des propos un peu vulgaires comme elle déteste ! Et elle réagit ! aussi vivement que si je lui avais jeté un seau d’eau glacé ! Le glaçon s’étoffe ! Va-t-il implosé ?

La comparer à mes « fangirls », comme elle les appelle avec toute sa politesse hautaine, est le truc qui l’insupporte. Je sais que je fais mouche. Je hausse les épaules comme toute réponse en descendant les quelques marches pour me baigner à mon tour. Elle sait pertinemment que je ne me prive pas pour elle. Sauf qu’en fait, il est vrai que je n’ai pas tant que ça été voir ailleurs ces dernières semaines. Moins d’envie. Et puis ma créativité artistique est revenue en plein boom et ça fait un bien fou ! Pas besoin de me changer les idées ou évacuer une quelconque tension ou frustration. Titiller Miss Bling Bling me suffirait presque. Mais chut ! Hors de question que je lui avoue ça. A qui que ce soit d’ailleurs !

Alors que je commente la température du bain, Mandy fuit à l’autre bout du bassin. Je n’insiste pas. Je sais que j’ai déjà bien dépassé ses limites. Je n’ai pas envie de la rendre ultra furieuse, ni qu’elle me fasse un malaise dans le bain.
Evidemment elle ne peut se passer de me faire la leçon sur les usages de propreté. Même si elle sait que je n’en ai strictement rien à foutre. Les règles et moi… Deux univers parallèles !
Haussant une nouvelle fois les épaules, je lui souris et l’observe en m’attardant sur sa poitrine. Pouah ! Faut que j’arrête de les envier ceux-là ! ça n’aide pas à calmer mon excitation.
Mais Mandy ne m’aide pas ! Elle s’enfuit à nouveau en sortant du bain. La fuite, elle est maitre en la matière cette nana ! Mais je ne la provoque pas plus. Mon silence est d’or. Mes yeux se gavent de la vue qui m’est offerte. Ces petites fesses musclées qui me tentent tant depuis notre première rencontre. Parfaites ! Trop envie de croquer dedans ! Mais je n’ai pas le temps de baver plus, que Mandy les recouvre de son peignoir et ouvre la bouche.
Et là : douche froide ! Glaciale même !

« C'est quoi tes cicatrices ?  Je les avais un peu aperçus sur Skype, mais... Là, je vois mieux. Enfin j'ai vu mieux. »

Alors je t’entamais un pas pour la rejoindre, je m’arrête net. Mon regard est vide. Mais à l’intérieur je bouillonne. Je note dans un coin de ma tête qu’elle admet m’avoir mater. Faible satisfaction néanmoins, face à son intelligence d’observation. Elle ne va pas insister ! Non elle est intelligente. Elle ne va pas aller sur ce terrain glissant. Jusque maintenant nos conversations ont tourné autour de nos passions, nos envies, nos projets, un peu notre éducation et des moments heureux de notre passé. Pas ce qui nous blessent au plus profond de nous. Pas ça !

Je reste planté au milieu de l’eau et la suit du regard. Mon visage est impassible. Aucune émotion. Ce qui est rare en soit, car la plupart du temps on y voit de l’amusement. Mais masquer ma colère sourde, c’est le plus dur. L’indifférence et l’impassibilité sont mes armes. Mandy se rapproche et dépose un peignoir sur le banc. Comme si j’en avais quelque chose à faire de respecter sa pudeur. Je dépasserais encore ses limites si elle me cherche.

… Et elle ne se tait pas ! Elle insiste, me nargue, me met face à mes douleurs passées, face à mes secrets, face à mes faiblesses. Et je la déteste pour ça. Je suis en colère contre elle. Pourquoi elle ne peut pas se taire et continuer à jouer la comédie ? Pourquoi elle veut aller sur ce terrain-là ? Je l’aide à avancer en l’aidant à prendre ses aises avec le contact humain, et elle, elle me balance mon passé en pleine gueule ! Je la déteste et si ce n’était pas une nana, elle aurait déjà mon poing dans la gueule !
Mais Miss Bling Bling continue tranquillement à me provoquer tout en s’affairant à s’habiller. Elle ne doit même pas se rendre compte que mon visage a viré au rouge colère, et mon regard au noir intense. Du charbon ! Du charbon qui devient ardent !

« mais pas ce genre de marque »

Je boue. Je l’entends parfaitement de ma position. Je sors de l’eau, ignore ostensiblement ce fameux peignoir, avance à pas lent consumé par une furieuse envie de claquer Mandy contre un mur. Je ne sais pas trop si je la frappe ou la baise, mais elle dépasse les limites ! Et elle le sait cette peste !
Alors qu’elle se bat avec ses cheveux, habillée comme une véritable femme d’affaire (ce qui me ferait mourir de rire si je n’étais pas si en colère), j’avance vers elle, nu comme un ver. Elle se coiffe puis s’admire dans le miroir. Je l’attrape, la retourne face à moi et la plaque contre le miroir. En une demi-seconde, je la bloque, saisie sa cuisse droite et la plaque contre ma hanche remontant ainsi sa jupe. Je plaque mon bassin au sien. Alors que mon excitation avait baissé les armes face à ma colère, voilà que je suis à nouveau dur et gonflé, si proche du paradis. Mais mon regard est noir de colère. Ma voix est caverneuse, rauque, sèche et forte.

- Pour qui tu te prends ?

C’est bien la première fois que j’agis comme ça dans un état second envahi de colère. Ça m’est arrivé évidemment d’avoir ce genre d’attitude, mais la fille est toujours en mode aguicheuse et n’attend que ça. D’ailleurs il lui suffit de dire non ou avoir un geste de recul, pour m’arrêter.
Là, je sais très bien que je n’irai pas plus loin avec Mandy. Mais je suis en colère, hors de moi, et je veux qu’elle le sache. Je veux lui faire comprendre qu’elle dépasse les bornes. Ce n’est pas dans le deal ! On n’est pas en Skype, chacun isolé dans le confort de notre chez nous rassurant.
Mais la lueur de panique que je lis dans son regard suffit à me calmer. Je lâche sa cuisse, mais pas Mandy pour autant. Je tire ses épingles et défait son chignon. Elle est belle, archibelle, et ça me rend dingue. Elle a déclenché un volcan d’émotions insupportables en moi. Elle se doit de le calmer. Ma main possessive sur sa nuque, mes lèvres s’emparent des siennes et je l’embrasse comme une urgence. Ce baiser n’a rien de commun avec tout ceux que j’ai pu donner, voler, échanger. Ce baiser est une urgence d’assouvir un besoin. Lequel ? Je n’en sais rien. Un mélange de frustration avec un manque affectif, une nécessité d’être rassuré, calmé, enveloppé d’amour. Et cette nana impossible semble la seule en l’instant à pouvoir éteindre le feu explosif qu’elle a allumé en moi.

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MessageSujet: Re: Une pomme, ça ne remplace pas un putain de snickers ! [Mandy x Mathi – Opus 2]   Ven 14 Sep - 19:06


Ah...
Je me délecte de ce silence, pendant que je me fais une beauté. Il semblerait que j'ai enfin su faire taire, Mathi. Et franchement, ce n'est pas facile, lui qui fait toujours l'idiot... Je mérite un prix Nobel ! Une victoire pour moi ! A cette corde sensible que j'ai effleuré visiblement... Je fredonne tranquillement, alors que je passe les dernières mèches rebelles derrière mon oreille. C'est comme ça, rien ne me résiste. Ce tailleurs me donne un air un peu sévère je trouve, mais terriblement sérieux, et mature. J'aime bien ! Je savoure ma victoire tranquillement, un peu de silence, c'est si bon... On ne s'en rend pas assez compte je crois.

Et en fait...
C'était surtout le calme avant la tempête. Un cataclysme que j'avais déclenché à mon insu. Il semblerait que j'ai trouvé un sérieux rival en matière de colère. Par delà le miroir, je le vois... Furieux, plus sombre que les ténèbres. Son regard... Je ne l'ai jamais vu si noir et intense à la fois. En fait, c'est ce Mathi que je n'ai jamais vu en réalité. Il semblerait que le rigolo lubrique de service ce soit changé en un homme... Qui me fait froid dans le dos pour être honnête, mais mon regard émeraude, percute tout de même le sien. Il croit quoi là ? Je n'ai pas peur, de personne, et je continue mes affaires comme si de rien n'était. Je me permet juste un commentaire, plutôt acide en le regardant toujours via le miroir face à moi. C'est moi qui m'amuse maintenant.

_ Bha alors ? C'est qui le "cul coincé", tout d'un coup ? Aurais-je touché quelque chose de sensible ? Ah, pour faire des avances et dire des conneries, tu es le premier mais pour le reste... T'aime emmerder les autres, mais pas être une victime. Quel dommage.


Pathétique.
A mon tour d'hausser les épaules et de me foutre de lui, tout comme il s'est toujours foutue de moi. C'est sans doute ça, selon moi qui à fait coup de tonnerre dans les vestiaires. Car d'un seule coup, d'un seul. Il s'est retrouvé derrière moi. Il était comme le tonnerre, intense et imparable et... J'ai peur. Il m'a retourné comme si je n'étais rien, ses poings lacérants mes poignets. J'ai eu le souffle court, mon coeur ratait un battement. Avais-je signé mon arrêt de mort ? Aurais-je dû être comme toute ces autres filles, stupides ? A lui céder toute ces volontés plutôt que lutter contre plus fort ? Tant pis, il va me défigurer, je pourrais dire adieu à ma carrière. Il m'a plaqué si fort contre le miroir, je vais avoir des bleus car je marque si vite... Enfin si je m'en sort. J'ai peur, mon souffle s'accélère, qu'est-ce qu'il va me faire ?? Je panique, je tremble, j'ai envie d'hurler mais aucun son ne sort. Je veux lui dire d'arrêter, mais il me terrifie, il n'est plus le même garçon.

Nu.
Il plaque son bassin contre le mien et le sens sa main sur ma cuisse. Oh merde, oh merde, il est en colère ou excité ? Je ne comprend plus rien ! Ma conscience m'a lâchée, elle s'est planqué au fond de mon être ébranlée. Je suis seule face à cette tempête.

- Pour qui tu te prends ?

Dit quelque chose Mandy.
Mais tout se perd dans ma tête. En temps normal, j'ai des punchlines toute prête mais là... Rien. On s'échange un nouveau regard et je sais pas, je crois bien... Qu'il change d'attitude, lui qui est si agressif. Violent. Il va me démolir et pourtant ce n'est pas compliqué, un rien peut me briser physiquement. Pourtant, Mathi change et, je ne m'attendais pas à cette suite. Sa main sur sa cuisse remonte à mon chignon que j'avais si laborieusement préparé et il le défait, comme si ce n'était rien. Mes cheveux à peine sec descende en cascade sur mes épaules et au moment où je reprend assez de courage pour essayer de faire une phrase simple, sujet, verbe, complément.

Il m'embrasse.
Sans jamais me lâcher. Un baiser, comme jamais il ne m'en a donné. Je ne comprend plus rien ! C'est intense, fort et j'ai l'impression de sentir... Comme de la peur. De lui ? De moi ? Que je le l'abandonne ? Vu comment il me tiens, je m'arracherais le bras avant... Ma peur s'envole pendant ce baiser, je crois qu'il est à nouveau lui même et je suis si soulagée de ne plus être face à cette bête terrible qui m'aurait déchiqueté sur place que... Je répond à son baiser. Comme pour le remercier de ne pas m'avoir arraché la tête, je suis là, je suis pas toujours sympa, coincé, frigide mais... J'ai jamais voulu lui faire si mal, et pourtant, il semblerait que j'ai réussi. Quand je vous dis que je suis talentueuse dans le détestable. Il semblerait que Monsieur Mathi l'ai apprit à ses dépends. Ce baiser, j'ai l'impression qu'il a duré une poignée de minute, c'était chaud, je sentais son haleine et son besoin... Que je le calme ? Mais comment ? Maintenant c'est moi qui craque parce que je suis complétement perdu.

On reprend notre souffle.
Je suis rouge de gêne. La colère lui va si bien... Mais à moi aussi. Je profite de l'acalmie pour le repousser et enfin lui répondre, essoufflée par toutes ces émotions.

_ Je me prends pour celle qui a réussit à te mettre hors de toi.

Voilà.
C'est une phrase simple, pas trop cliché. Soudain, je manque d'air. C'était beaucoup trop de pression et, ma poitrine me fait mal. La panique me gagne et je virevolte vers mon casier qui est encore ouvert. Je tremble, c'était beaucoup trop fort ce que je viens de vivre, je n'étais clairement pas prête. Je ne l'ai jamais été pour ça en fait. Ma vision se trouble, oh bordel non, pas ici, pas maintenant ! Calme toi Mandy, ton inhalateur est là, et prestement j'inspire deux puffs alors qu'un silence s'installe.

Je m'assois.
Sur le bancde bois et mes escarpins sont encore là. Je récupère progressivement et je pose mon regard sur Mathi et ses cicatrices. A mon tour, je bouillis. Qu'est-ce qu'il vient de faire ?! Qu'est-ce que JE viens de faire ? Je viens de ruiner tout mes principes à cause de... CET ANDOUILLE !! J'attrape ma chaussure que je lui lance, en larme.

_ T'ES QU'UN CRETIN !! J'AI EU PEUR !!

L'incendiais-je.

_ J'ai cru que t'allais me tuer !! Alors que je t'ai juste demander pourquoi ces cicatrices ! Toi ! T'en a rien à foutre de mon intimité, mais moi je devrais respecter la tienne ? LA BELLE AFFAIRE !

Hop !
Deuxième escarpin de lancé, je le rate, comme la première fois mais je m'en moque, c'est surtout pour appuyer ma colère, ma peur.

_ TU SAIS QUOI ?! J'en ai plus rien à foutre de tes cicatrices !! ET DU RESTES AUSSI !! Je n'ai jamais demandé ça !!

Je me redresse.
Je prend mon sac et claque avec violence mon casier, ça résonne dans toute la pièce. Je me dirige vers la porte de sortie en sanglotant et je renverse le panier de linge sale. Arrivée à la porte, non loin de lui, je déverrouille le verrous intérieur qu'il avait fermé et je sors... Enfin..

_ Humpf.

Fermé.
J'enrage et j'insiste, tapant de mes pieds. Heureusement que je ne mettais pas maquillée, sinon mon mascara n'aurait pas tenu le coup.

_ ALLEZ BORDEL DE MERDE !!

Je frappe sur la porte.
Elle est vraiment fermé ! Le concierge à du croire qu'il n'y avait plus personne. C'est un cauchemar. Je me fais mal à mes mains à force de frapper. Puis j'abandonne, je succombe et laisse mon front contre la porte.

_ Je suis enfermé avec quelqu'un qui me déteste... C'est ça ma punition pour être ce que je suis ?

Je suis fatiguée.
Fatiguée de lutter pour sortir, d'être contre Mathi, de résister, d'être ce qu'on attend de moi. Dehors, la fête doit battre son plein suite à la victoire, mais moi, mon humeur n'est pas du tout à la fête. Je vais devoir passer la nuit ici ? Vraiment ? J'essaye de reprendre mon calme, au moins, arrêter de pleurer, ce serait déjà bien. Je me laisse tomber mollement au bas de la porte, ramenant mes genoux contre moi.

La nuit s'annonce horrible.

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MessageSujet: Re: Une pomme, ça ne remplace pas un putain de snickers ! [Mandy x Mathi – Opus 2]   Ven 14 Sep - 21:56

Une pomme, ça ne remplace pas un putain de snickers !
[Mandy x Mathi – Opus 2]
Elle me tue ! Mandy est une peste qui me tue ! Elle a un don pour m’amuser. Mais elle a un don certain pour m’exacerber. Et là elle a fait fort ! Elle m’a mise hors de moi. Et je n’aime pas du tout celui que j’ai vu dans ce miroir derrière elle. Encore moins la peur que j’ai lu dans son visage. Je me suis détesté. J’ai détesté mon géniteur encore plus. Et la seule chose qu’il me fallait c’est les bras et les lèvres de Mandy ! Pourquoi ? Je n’en sais rien ! Putain de bordel ! Elle a foutu un sacré boxon en moi en 10 secondes ! Comment fait-elle ça ? Il en faut pour me mettre en colère à ce point. C’est bien la première qui franchit ce cap. Et ça me terrorise ! Le pire c’est le désir intense qu’elle provoque en moi. Je ne sais plus comment gérer ça et ça craint puissance 1000 ! Faut que j’arrête de la fréquenter ! Faut que j’arrête tout ça !

Mais en suis-je capable ?

Ce baiser est brulant ! Torride et comme une bouée de sauvetage. Je ne l’explique pas. Je ne veux même pas y réfléchir. Encore moins au fait que Mandy se laisse emporter par l’instant également. Elle a répondu à mon baiser aussi vorace que moi. Son corps s’est détendu dans mes bras et je l’ai serré à moi, cette fois plus en douceur. La nécessité de reprendre notre souffle nous fait cesser cet élan fougueux. Je pose ma tête, dépité, sur l’épaule de Mandy. Mais l’anguille en difficulté avec les câlins s’échappe. Je soupire et me tourne, me plaque dos contre les casiers et la regarde agir. Je prends conscience qu’elle tremble comme une feuille, que j’ai déconné grave, plus que dépasser les limites. J’attrape une serviette laissé sur un banc et la met autour de ma taille. Un semblant de décence dans ce merdier ! Pour elle surtout.

Oui elle est la seule à réussir cet exploit ! Je ne peux lui retirer cet état de fait. Surtout pas après la démonstration de perte de sang froid que je viens de lui faire.
Je suis hébété, déboussolé. Comme inhibé de toute émotion ou réaction. Je la regarde bouger, j’entend ses mots, mais suis incapable d’y répondre. Elle est en colère. Et elle a toutes les raisons de l’être. Ce qui m’étonne c’est qu’elle ne me hurle pas dessus. Et puis elle semble mal. Son inhalateur. Oui, j’ai déconné grave ! Je me sens nul, con, débile, salaud… Ouais c’est le mot. Il n’y en a pas d’autres.
Je lève la main pour la poser sur l’épaule de Mandy, en réconfort, en excuse. Mais je m’arrête avant le contact. Elle ne supporte pas les contacts physiques, je viens de dépasser toutes ses limites, je ne vais pas en rajouter. Je repose ma main sur mon ventre.
J’ai froid soudain. Très froid.

« T'ES QU'UN CRETIN !! J'AI EU PEUR !! »

Un grand sourire traverse mon visage ! Ah la voilà ma peste !

Sauf que mon sourire s’éteint aussitôt, Mandy pleure. MANDY PLEURE !! Non ! Mandy ne pleure pas. Mandy est une peste colérique qui se défoule sur les gens. Mandy est forte et incassable, qui me fracasse dès que je la taquine. Mandy ne pleure pas ! J’ai vraiment déconné ! Mais merde ! Pourquoi est-ce qu’elle est partie sur ce terrain ? Pourquoi est-ce qu’elle a insisté, enfonçant le clou sournoisement ? Pourquoi est-ce qu’elle m’a poussé à bout ?

A force de jouer avec le feu, on se brule les ailes. Tous les deux !

Ses talons volent vers moi. Enfin loin quand même. Elle serait nullissime dans mon équipe de Volley. Mais elle aurait l’intérêt de détourner l’attention des mecs en face... Hum ! surement aussi ceux de mon équipe. Mauvaise idée ! Reviens Mathi, tu t’égares !

Je m’éloigne la laissant hurler et gesticuler. Je me rhabille en entendant ces mots qui me heurte. Ça fait mal. Pourquoi ? C’est quoi mon problème ?

Mais ces mots sont bizarres : « ALLEZ BORDEL DE MERDE !! » et le boucan ! je reviens dans la pièce et je la vois tambouriner de rage la porte. A quoi elle joue ? J’ai verrouillé de l’intérieur. Elle n’a qu’à pousser le loquet et sortir. Je l’ai tellement malmenée qu’elle n’é plus l’esprit clair. Et la boule qui se formait dans mon ventre, monte à la gorge. La culpabilité ? Sûrement ! Je me sens mal. Elle ne méritait pas ça. J’ai forcé ses barrages. Elle n’a fait qu’utiliser mes propres armes contre moi. Elle se laisse tomber au sol, telle une pomme trop mure qui tombe de l’arbre et choit en décomposition sur le sol. Elle se recroqueville et ça ce n’est vraiment pas ma Mandy… Ma Mandy ? Je n’ai pas pensé ça ! Non ! On zappe !
N’empêche que je n’ai pas le droit de la laisser dans cet état. J’ai pété un câble il y a deux minutes et elle m’a rendu ce baiser dont j’avais besoin. Elle craque maintenant, de ma faute, alors il est hors de question que je la lâche.

Je m’approche et l’enlace en douceur. Dans son dos, je m’assois et passe mes jambes autour d’elle, glissant mes bras protecteurs autour d’elle, je la ramène contre mon torse. D’une voix douce, j’essaie de la rassurer.

- Je te demande pardon, Chipette ! Je suis sincèrement désolé. Je ne t’aurais jamais fait de mal. Tu le sais hein ? Je ne t’aurais jamais touchée… Je suis qu’un con ! J’ai pas supporter… Je ne te déteste pas ! Et jt’ai pas enfermé Mandy. C’est verouillé de l’intérieur, tu sors comme tu veux !

Je me retiens de ne pas la serrer plus fort. J’ai peur. Je ne comprends pas cette peur qui m’envahit. Un double nœud dans l’estomac. J’angoisse à mort. Va-t-elle vraiment partir en colère et tout arrêter là ?
Je la berce en murmurant une chanson douce. Une chanson qui parle d’amour, de tendresse, de calin tel l’amour d’une mère, l’amour d’un frère, l’amour d’un ami sur qui compter.

- Chut ! Calmes-toi. Tout va bien. Personne ne te fera de mal. Je te demande vraiment pardon. Plus jamais ça ne se reproduira. Plus jamais

Ma voix se teinte de larme. Je niche ma tête dans son cou pour masquer les larmes qui me montent aux yeux. J’ai mal. Mal de tout ce qu’elle a réveillé avec ses foutues questions. Mal d’avoir été une bribe de celui que je hais. Encore plus mal d’avoir blessé Mandy. Mal de la sentir si fragile comme une poupée de cristal qui se briserait en un seul coup et de me sentir impuissant à la protéger…
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MessageSujet: Re: Une pomme, ça ne remplace pas un putain de snickers ! [Mandy x Mathi – Opus 2]   Sam 15 Sep - 14:07



J'ai mal.
Tellement mal. Faisons un petit état des lieux, ça me semble primordiale. D'abord, mes yeux me brûlent, parce que j'ai pleuré, ensuite, ma poitrine, enfin... Mes poumons se remettent de cet épisode de panique, de stress. Mes mains, j'ai frappée si fort sur la porte que ma paume est un peu rougit. Ensuite... Ensuite c'est ma tête qui ne va pas bien, j'ai l'impression qu'elle est énorme, comme si c'était la crise là haut. Et puis, pour finir j'ai mal au coeur quand je pense à Mathi. Enfin, il y a lui et cet aspect de sa personnalité, dangereuse, violente que je n'aurais jamais soupçonnée.

D'accord...
J'ai fais fort, comme d'habitude, cependant je ne pensais pas à ce que mes questions indiscrètes (pour une fois que c'est moi qui le suit), déclencherais cet assaut nucléaire envers ma personne. On ne m'a jamais fais de mal physiquement, alors... J'ai eu si peur, surtout venant de lui, qui est bien plus charmeur la plupart du temps, que fou furieux contre ma personne. Qu'ais-je fais ?

Heureusement...
Il s'est calmé, in extremis. Pour une raison que j'ignore, il a préféré m'embrasser fougueusement plutôt que de me réduire en bouillit et que je finisse tétraplégique. Visiblement, j'ai encore beaucoup à découvrir sur lui, une partie noir qui le rend méchamment dingue. Ce qu'ils s'est passé, je suis aussi responsable. Mes genoux contre moi, je redresse doucement mon visage et je le vois qui revient, calme, aussi penaud que moi... Sauf que lui ne pleure pas. Il s'est habillé... Bha... Au vu de la crise, ça n'aurais pas changé grand chose mais j'apprécie.

On a perdu le contrôle.
Quelque chose de phénoménale. Moi surtout... Il a dépassé les bornes et j'ai mal réagit, j'ai aussi fait un scandale et il l'a bien vu. Vu ma colère, mes larmes... Mon Dieu, que pense t-il de moi maintenant ? Que je ne suis qu'une toute petite fille qui à vite peur ? Je sais pas... Et puis, je n'oublie pas que j'ai répondu à son baiser, moi qui en temps normal, le laisse juste se servir et voilà, je fais acte de présence si on veut mais là... Je sais pas, j'ai sentie au fond de lui, qu'il avait besoin de moi, là, tout de suite alors j'ai répondu présente et je l'ai moi aussi embrassée, de mon plein grès. Ma conscience me chuchote "Tu l'as embrassée parce que tu as eu la trouille ! Tu préfères un baiser plutôt qu'un poing dans la figure". Hmm... Ça se défend.

Je dois faire pitié.
Décoiffée, le visage rougit par les larmes. Ah ça, pour ceux qui pensent qu'on est en train de s'envoyer en l'air... Ils n'ont pas idée à quel point ils sont à côté de la plaque. Aurais-je préférée ? Pas vraiment non...  Pendant que je me perds dans mes états d'âme, Mathi est revenu contre moi, doucement et je sens sa présence derrière moi. Il m'enlace avec beaucoup de précaution, moi qui lui ai lancé mes chaussures un peu plus tôt... Quel étrange tableau. Pantoise, il me ramène contre lui... Je suis trop fatiguée pour allez contre et... Je suis bien. Il a chaud, et en posant ma tête contre lui, j'entends son cœur battre. C'est comme de la musique.

- Je te demande pardon, Chipette ! Je suis sincèrement désolé. Je ne t’aurais jamais fait de mal. Tu le sais hein ? Je ne t’aurais jamais touchée… Je suis qu’un con ! J’ai pas supporter… Je ne te déteste pas ! Et jt’ai pas enfermé Mandy. C’est verouillé de l’intérieur, tu sors comme tu veux !

Reprend t-il.
Sur un ton qui se veut sincère. Je grimace à son nouveau surnom, que je trouve digne d'une enfant de 10 ans. Je découvre ensuite une nouvelle facette... Il culpabilise ? Lui ? Première nouvelle. Je passe vite ce détail, j'y reviendrais plus tard car, je suis si rassurée d'entendre qu'il ne me déteste pas. Je retrouve un timide sourire. J'étais pourtant persuadée, qu'après la scène, cette partie de moi qu'il a vu... Cet aspect de ma personnalité que beaucoup détestent, il m'aurait abandonné, comme beaucoup. Enfin, on est pas encore sortie, peut-être qu'il prendra ses jambes à ses cou, après.

_ C'est fermé à clé. Le concierge à du passer pendant qu'on...

Se disputait comme des chiffonniers ? Un couple ? Erk !

_ Regarde, j'ai déverrouillé de l'intérieur, mais rien n'y fait.

Et oui...
Même si c'est la crise, je sais quand même ouvrir une porte. C'est alors que j'entends Mathi fredonner, puis chanter et... Franchement, c'est apaisant. Ça chasse ma colère, mes idées noirs et je le laisse faire, attentive à sa tendresse. Pour une fois qu'il n'y a rien de malsain ou de déplacé dans ses gestes... C'est délicieux, agréable et j'en oublierais presque ce qu'il s'est passé.

- Chut ! Calmes-toi. Tout va bien. Personne ne te fera de mal. Je te demande vraiment pardon. Plus jamais ça ne se reproduira. Plus jamais.

Assure t-il.
D'une voix qui se dérobe et... Même un ahurie comprendrais qu'il craque lui aussi.  A mon tour, je le prend dans mes bras et je ne commente rien. Parce que... J'aurais trop peur de dire une bêtise, je n'ai jamais vraiment consolé qui que ce soit et j'avoue me sentir un peu maladroite dans mes gestes. Mes mains, mes bras sont fragiles à côté de sa silhouette masculine que je tente tout de même de réconforter à mon tour. Je caresse son dos, et mes mains, sensible sente l'irrégularité de ses mystérieuses plaies passés.

_ C'est bon... On... On a pas gérés, ça arrive. On a tous les deux beaucoup de pression.


Accusais-je, sans vraiment y croire.

_ Je tiens à m'excuser aussi, j'aurais pas dû m'attarder sur ce sujet... Tu racontes ce que tu veux, ou mieux, tu ne dis rien si tu ne veux rien dire. C'est pas mes affaires.

Moi qui m'excuse.
J'espère qu'il se rend compte de ça ! C'est qu'il n'est pas rien et... Oui, c'est vrai, il n'est pas rien. Je me sépare un peu de lui, pour attraper dans mon sac à main, par terre, un mouchoir de soi brodé de mes initiales M.H.A. Doucement, je relève son visage et j'essuie ses larmes avec douceur. Je reconnais son expression, il est à nouveau le garçon que je connais. Son regard est de velours, bien qu'un peu rouge lui aussi à cause des larmes. Tu parles d'un duo !

_ Voilà. Les gens disent que les "garçons ne pleurent pas"... C'est faux. Ceux qui ont un cœur, pleure et... Tu viens de me le prouver. Je ne t'en veut pas, okay ?

Alors..
Qu'il cesse de se torturer. Il n'est pas le premier à me faire du mal et ne sera pas le dernier. Je me racle la gorge et range mon mouchoir, j'effleure mon téléphone et là, j'ai une révélation !

_ Je vais essayer d'appeler quelqu'un ! Pour qu'on nous sorte de là !!

Je me tourne.
Et j'attrape mon Iphone, pleine d'espoir. Le gadget reconnait mon visage, mais moi, je ne me reconnais pas... Ohlàlà, la tête que je dois avoir... Brr !! J'appelle ma mère... Et, ça sonne bizarrement, je met le haut parleur, lorsqu'une voix synthétisé déclare.

"Désolé, il semblerait que vous ne soyez pas couvert par notre réseau"

Quoi ?!
Je regarde mon téléphone et... En effet, j'ai 0 barre. J'observe autours de nous, des murs de béton et je soupire. Zut, moi qui pensais avoir encore quelques neurones effectifs. Je passe une main sur mon visage, dégoutée.

_ Il va falloir attendre demain matin.

Me résignais-je.
Avant de me lever et de déplisser mon tailleur. Je ramène mes bras contre moi, il fait froid ici... Tss, l'école doit couper les chauffages pour la nuit et après notre excès de zèle, je me suis refroidis. Je retourne à mon casier et j'attrape une barre de céréal au chocolat et une pomme verte. Je reviens auprès de Mathi et lui tend la barre chocolaté.

_ Désolée, je n'ai que ça à te proposer... Si tu avais prévu quelque chose ce soir, c'est foutue.

De mon côté.
Je dormais à l'internat, alors... Si ma colloc' est trop épuisée, elle ne verra même pas mon absence même si franchement, bien sûre que si que ça se remarque ! Je suis quelqu'un d'important. Je m'assoit à côté de Mathi et je croque dans ma pomme, acide et délicieuse. Ca va être long...

Et inconfortable.

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MessageSujet: Re: Une pomme, ça ne remplace pas un putain de snickers ! [Mandy x Mathi – Opus 2]   Dim 16 Sep - 17:15

Une pomme, ça ne remplace pas un putain de snickers !
[Mandy x Mathi – Opus 2]
Je suis complètement défait de ce qui vient de se passer, de mon attitude violente et brutale. Et je craque. Voir Mandy dans cet état de douleur et panique me donne envie de vomir, et de la bercer à n’en plus finir. Je m’excuse. Mais est-ce que cela est suffisant ? Je la prends dans mes bras et la cajole, elle se laisse faire. Un bon point de départ pour me faire pardonner.
J’essaye de garder une respiration calme. Je suis doué habituellement pour rester calme, charmeur, amuseur, quelque soit la situation. Mais Mandy a passé des barrières. J’en prends conscience et ça me terrorise. Oh bien sûr, je ne la laisserai jamais entrer dans mon cœur au point de me blesser. Ça ! Jamais ! Mais je sens sa fragilité continue, celle qu’elle masque en continue. Et l’air de rien j’apprécie son caractère de ne pas se laisser faire et son esprit intelligent. Elle ressemble un peu à la petite sœur que j’aurai aimé avoir. Mais est-ce bon de lui accorder ce statut ? N’est-ce pas m’attacher l’air de rien ? Il faut que j’analyse tout ça. Que je prenne le temps de me poser et réfléchir. Mais l’instant est d’abord au pardon, à retrouver un équilibre dans nos échanges sans nous déchirer. Peut-être que cette soirée annonce la fin de notre pseudo couple. Elle est libre de ses choix. Ça a toujours été le deal. Mais un pincement au cœur s’insinue en moi. Etrange. J’en arrive à penser que même si on arrête la comédie ce soir, je serais content de continuer les skypes avec elle.
Je perds vraiment la tête ce soir ou quoi ? Sympathiser avec une nana ? Moi ? (et sympathiser dans le vrai sens du terme !).

Mandy m’octroie un faible sourire après mes excuses. Ça m’enlève un poids énorme. Comme si mon cœur avait été oppressé dans un étau jusqu’à ce sourire timide. Je respire un peu plus aisément. Mon cœur se calme doucement.

Et d’une toute petite voix elle me dit qu’on est réellement enfermé. Et elle craque encore. Je ne peux m’empêcher de la câliner, lui parler d’une voix douce, lui fredonner une chanson apaisante. Je n’aime pas la Mandy à bout de nerfs. Ça me fait mal. Et je suis vraiment paumé de ne pas comprendre pourquoi ça me touche à ce point. Parce qu’elle est sacrément casse-couille, faut le dire !

Mes derniers mots s’éteignent dans ma gorge nouée. Des larmes jaillissent malgré moi. Je perds pied pour la première fois depuis longtemps. Je ne comprends rien à cette angoisse sourde qui m’envahit. Rien à voir avec la colère de toute à l’heure. Rien à voir avec le mal être que j’ai vécu pendant cette période noire. Je ne cerne pas ces émotions, cette tornade en moi. Je sais juste que Mandy arrive à l’apaiser un peu et je ne veux pas la lâcher.
Et elle me surprend à nouveau en me prenant dans ces bras. Ces petits bras fins viennent m’enlacer comme ils peuvent. Sa main caresse doucement ma nuque. Chaque geste, chaque caresse, chaque mot me font un bien fou ! Indéfinissable ! Doucement j’arrive à chasser cette angoisse, à taire mes pleurs de gamin. J’ai honte de craquer ainsi, mais la honte de ma violence quelques minutes plus tôt est bien pire.

Et l’inattendu se produit : Mandy s’excuse. Je ne dis rien. Limite, je suis choqué. C’est possible ça ? En tout cas, elle a le mérite d’avoir compris ce qui m’a mis hors de moi.
Elle se met à essayer mon visage, et je la regarde hébété. Cette nana est surprenante. Deux visages. Et je commence à découvrir et apprécier la Mandy qui se cache. Apprécier ? Oui , bon vous emballez pas. Elle est quand même sacrément casse-couille !

« Voilà. Les gens disent que les "garçons ne pleurent pas"... C'est faux. Ceux qui ont un cœur, pleure et... Tu viens de me le prouver. Je ne t'en veux pas, okay ? »

Et sacrément perspicace ! Elle croyait vraiment que j’avais pas de cœur ? Je ne sais même pas quoi répondre. Je suis comme anesthésié, stupéfait, dépassé aussi…
Mais je retiens surtout qu’elle me pardonne. C’est une fille bien. Elle est compréhensive et pas si égoïste qu’elle veut le faire croire au final !

Pourquoi donc j’analyse chaque mot, geste, réaction de Mandy ? Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans ma tête ce soir !

La voilà qui s’active à vouloir contacter quelqu’un. J’avoue que je suis surpris qu’on nous ait enfermé ainsi, avec le boucan qu’on a fait. Mais je suis encore plus atterré de découvrir qu’elle a son portable sur elle. Bah oui ! elle attendait quoi pour appeler ?
Mon portable ? Heu… bah… je l’ai laissé chez moi… Pas malin ? Peut-être, mais surtout marre de tous ces appels, notifications, messages. Je voulais juste profiter de ma soirée sans me préoccuper de tout ça, et surtout emmerder Mandy ! Réussite totale !
Et bien sûr elle ne capte aucun réseau !

Elle vient se rassoir près de moi, me tend une barre de chocolat et croque dans sa pomme comme si c’était une des merveilles du monde.
C’est plus fort que moi. Je pars en fou rire. La situation est complète grotesque. Je ris comme un fou, tellement c’est du grand n’importe quoi ! Jamais je n’aurai imaginé (espéré ?) me retrouver coincer dans une pièce avec une nana sans l’avoir provoqué. Et bien sûr c’est avec la fille la plus frigide, la plus casse couille, la plus fausse en apparence, la plus douce quand elle se révèle. Tout ça après m’être comporté comme un vrai salaud avec elle. Et elle m’offre une barre de chocolat ! Oui, du grand n’importe quoi !

Je ris tellement que je me plie en deux, mains sur le ventre. J’ai sûrement l’air d’un con, mais je ne suis plus à ça près ce soir.

- Affligeants ! On est affligeants !

J’essaye de me calmer et me rassois devant elle en tailleur. Je la fixe dans les yeux.

- Mandy Akihara ! T’as un don pour être chiante ! T’as un don pour mettre le doigts où ça fait mal ! T’as un don aussi pour m’apaiser, même si je ne comprends pas comment tu fais ça… Parce que t’es quand même sacrément peste ! Bref !

J’inspire à fond et me lève.

- Vu qu’on est coincé là pour un moment, voyons voir ce qu’on peut trouver !

Je retourne dans la partie bain, et vide les armoires de serviettes. Les bras débordants de draps de bain, je rejoins Mandy et pose tout au sol.

- Tiens ! Fais-nous un lit moelleux ! Qu’on se tienne chaud. Et ne t’inquiètes pas, je ne toucherais pas ta virginité ! Je vais voir si je peux trouver à manger.

Je lui adresse un sourire narquois, des fois qu’elle croit que je me joue d’elle. Evidemment que je vais la taquiner, mais je ne la toucherais pas. Et puis j’ai bien trop déconné l’instant précédent, pour avoir une quelconque libido ce soir. Je ramasse une de ses pinces qui traine de son chignon que j’ai défait et m’attelle à crocheter les cadenas des casiers. J’entends déjà la chieuse protester, mais je l’ignore. Je me fous royalement des petites culottes de ses filles, je veux juste dégotter à manger. J’ai rien dans le ventre depuis 16h et sa barre chocolatée va pas me nourrir !

Je ramène 2 paquets de gâteaux, 4 sodas, deux pommes, 3 bouteilles d’eau, un gros paquet de chips.

- On dirait que tes filles ne suivent pas le même régime que toi ! je les adore.

Je ris et m’assois à côté de Mandy. J’ouvre un paquet de gâteau et lui en tend un.

- Allez ! Ne te fais pas prier ! ça ne va pas te tuer ! C’est bon pour les angoisses !



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MessageSujet: Re: Une pomme, ça ne remplace pas un putain de snickers ! [Mandy x Mathi – Opus 2]   Mar 18 Sep - 17:08



Qu'elle soirée...
Est-ce que je m'en remettrais ? Dois-je en parler à ma psy' ? Hmm... Ou peut-être, devrais-je tous simplement cesser de fréquenter Mathi ? C'est vrai quoi... Tout ça, ca n'était pas prévu et un tel débordement, se voir si énervé et vulnérable à la fois. Franchement, ça ne serais jamais arrivé autrement ! Ca m'inquiète aussi, car... Si il raconte, tout ça ou qu'il se pavane ? M'enfin, je lui déconseille vivement car moi aussi j'aurais des choses à dire et en plus, je joue très bien la victime. Ca mettrais un terme illico à notre arrangement... Ca serait dommage, mais ça serait sa faute.

En pleine réflexion.
Je suis alors sortie de mes pensées par son rire. Je le regarde, sceptique... Il craque, il cède à la folie ! Oh non ! J'ai pas de cachet moi contre ça !! Il déclare, en reprenant son souffle entre deux éclats.

- Affligeants ! On est affligeants !

Je plisse les yeux, "on" ? Comment ça, "ON" ?? Je l'invite à s'expliquer, moi je ne rigole pas du tout.

- Mandy Akihara ! T’as un don pour être chiante ! T’as un don pour mettre le doigts où ça fait mal ! T’as un don aussi pour m’apaiser, même si je ne comprends pas comment tu fais ça… Parce que t’es quand même sacrément peste ! Bref !

Explique t-il.
Assit en tailleur, ses yeux dans les miens. Il vient de me faire une flopée de compliment et pourtant, je ne suis pas aux anges et mon ego n'est pas tout à fait satisfait, car monsieur s'est aussi permit de me critiquer. Pour qui il se prend ? Je croise les bras, en désaccord, et je ne commente rien, vexée parce que lui, il est loin d'être un saint et je suis bien heureuse d'être chiante pour lui ! Une peste ! Une peste qui sait lui faire du bien aussi à voir... Damned, qu'elle genre de relation avons nous là ? Mathi se relève, à nouveau calme et sérieux et là, c'est flippant.

- Vu qu’on est coincé là pour un moment, voyons voir ce qu’on peut trouver !

Une initiative !
Oh ! Super !! Je finis de manger ma pomme, tout en méditant sur la nuit forcément affreuse que je vais passer. Les bras chargés de serviette, Mathi m'ordonne presque.

- Tiens ! Fais-nous un lit moelleux ! Qu’on se tienne chaud. Et ne t’inquiètes pas, je ne toucherais pas ta virginité ! Je vais voir si je peux trouver à manger.

_ Et le "S'il te plait" ? Je ne suis pas bobonne moi.

Tss...
Qu'il ne prenne pas sa douche avant d'entrer dans le bain, ok, de toute manière j'ai quasiment quitté l'eau au moment ou monsieur cracra est entré... MAIS, qu'il commence à me donner des ordres, alors là... Quitte à passer une nuit en enfer, je ne serais pas la seule à déguster, je le jure sur ma garde robe !

Et puis...
Pendant que j'installe un maximum de serviette qui serviront de pseudo matelas, je grommelle... Encore heureux qu'il n'a pas intérêt de me toucher, sinon, je lui broie la main. Je trouverais la force ! Ma conscience, me tape sur l'épaule et me désigne de la tête, Mathi, occupé de faire sa prochaine bêtise en forcant les casiers des filles. Je me redresse, mains sur les hanches et râle, sans doute en vain.

_ Mathi ! A moins que tu fasses des hypoglycémies, tu pourrais quand même tenir quelques heures sans manger et... C'est super perso' le casier d'une fille !!


Je soupire, je m'en doutais...
Il s'en fout et au contraire, il revient tout fier de ses trouvailles.

- On dirait que tes filles ne suivent pas le même régime que toi ! Je les adore.

C'est avec dégout.
Que j'observe tout ces aliments remplis de truc cancérigène. Non mais des chips, sérieusement ? Rien de tel pour s'engraisser et avoir des boutons ! Des biscuits, bien sucré ohlala, pas le soir sinon, je suis pas prête de dormir... Mathi s'installe sur notre lit de fortune et me tends cette cochonnerie.

- Allez ! Ne te fais pas prier ! ça ne va pas te tuer ! C’est bon pour les angoisses !

_ Non merci, mes angoisses vont bien.

Le rassurais-je.
Avant de m'assoir aussi à ses côtés. Je soupire, dépitée tout en l'observant.

_ Comment fais-tu pour avoir un corps d’Apollon en mangeant de la saloperie pareille ?

Demandais-je.
Avant d'attraper une bouteille d'eau. C'est le seul truc que je chiperais et avalerait. Je l'ouvre et boit quelques gorgées, après la crise de nerfs, ça me rafraichit et me fait du bien. Cependant, un cookie me fais de l'oeil. Mon estomac se serre... Tant pis, j'en prends un.

_ C'est parce que tu as ouvert le paquet, sinon, je n'y aurais pas touché, okay ?!

Justifiais-je.
Avant de le manger, mais à peine ais-je croqué dedans que le poids de la culpabilité me gagne. Non, je ne culpabilise pas de "voler" ce biscuit, mais des efforts que je devrais faire pour l'éliminer. Oh et puis, c'est un service que je rends... Si c'est moi qui le mange, ce n'est pas les autres. Hmm... Ça passe mieux ! Je m'allonge sur le dos, j'ai replié une serviette en guise d'oreiller... Brr, même un F1 passerait pour un cinq étoiles pour le coup.

_ Ahlala, je payerais cher pour un Hilton...


Me lamentais-je.

_ Mathi', pour ce qu'il s'est passé ce soir... On... Pas besoin de l'ébruiter, j'veux dire. Tes cicatrices, ma petite crise...

Je posais.
Mon regard émeraude sur ce dernier, j'avais besoin de l'entendre malgré tout. Ce qui est au vestiaires.

Reste au vestiaire.

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MessageSujet: Re: Une pomme, ça ne remplace pas un putain de snickers ! [Mandy x Mathi – Opus 2]   Jeu 20 Sep - 17:48

Une pomme, ça ne remplace pas un putain de snickers !
[Mandy x Mathi – Opus 2]
Ma crise de fou rire était incontrôlable. Sûrement une réaction instinctive après tant de tensions et d’angoisses. En tout cas, elle m’a fait du bien. J’ai repris mon calme face à cette bombe, dans tous les sens du terme. Elle a un don pour mettre le doigts sur les choses que j’ai laissés derrière moi. Et têtue comme une mule, elle ne lâche pas facilement le morceau. Mais ce qui est évident maintenant, c’est qu’elle a autant de blessures que moi, sauf qu’elle ne les a pas encore enterrées. Remarquez bien, à 18 ans je commençais seulement à m’émanciper de l’autorité de mon paternel. Je ne peux la juger. De toute façon, je ne juge jamais. Je prends les gens comme ils sont. Et elle, elle est chiante à souhait sous beaucoup d’aspect, mais elle a le mérité d’être franche et de me divertir. D’accord, j’avoue qu’elle me touche un peu avec ses soucis de santé et de se dépatouiller dans son incapacité à gérer un contact physique. Je crois qu’elle a cruellement manqué d’affection depuis longtemps, autant que moi. Ça serait simple de se réconforter l’un l’autre par des séances de sport en chambre. Sauf qu’elle n’est pas prête, et c’est le genre de filles qu’on n’amadoue pas. Et ça me plait. Oui, bon ! ne vous emballez pas ! C’est juste la première personne que je pourrais considérer comme « ami » et de « confiance », depuis un bail ! un peu comme une petite sœur. Elle a besoin de confiance et repères aussi. Peut-être qu’on peut se guider un peu ensemble. Et je dois avouer que la situation avec les fans s’est tellement apaisée que je me sens plus serein, plus créatif, plus confiant. Et je n’ai pas envie de mettre cela en péril pour ma musique.

Alors que ma crise de rires passe et que je lui dis mon ressenti sur la situation, elle ne semble pas apprécier. Je le vois à ses réactions, son corps tendu, bras croisé. Je continue pensant détendre l’atmosphère. Mais c’est plus fort que moi, je la taquine en insistant sur notre point de vie de désaccord. D’ailleurs quand elle ouvre la bouche, c’est pour me faire comprendre que je suis un peu trop directif pour elle. Oui, bon je l’ai un peu fait exprès. Je suis toujours poli, hormis mon vocabulaire un peu cru parfois. Mais je savais que ça la ferait réagir. Et j’ai tout bon !
Mais elle s’exécute quand même et je jubile en allant fouiller les casiers en quête de bouffe ! Oui parce que j’ai la dalle et si on est coincé pour la nuit c’est soit elle nourrit mon corps du sien, soit je trouve à manger ! Oui, bon, d’accord je saurais patienter s’il le fallait, sans la toucher. Mais avouer quand même que y a de quoi être frustrer ! Cette nana est canon, le sait, s’en sert pour sa notoriété et rendre jalouse toutes les filles, et ne se donne aucun plaisir sexuel. Ça me dépasse totalement ! Elle ne connait pas les bonnes choses ! D’ailleurs il n’y a qu’à voir le contenu de ses repas. Je ne vous dis pas ça tête quand je lui propose un gâteau. Oui je suis un petit vicieux qui s’amuse à ses dépens. Mais je n’ai pas non plus envie qu’elle fasse une hypo après s’être dépensé sur le terrain sans manger derrière.

« Comment fais-tu pour avoir un corps d’Apollon en mangeant de la saloperie pareille ? »

Et sa question me rend encore plus jovial !

- Le sport, chérie ! J’entretiens mon corps tous les jours. Et ne crois pas que je ne mange que de la malbouffe. D’accord je suis incapable de cuisiner, mais le traiteur en bas de chez moi, fais tout un tas de petits plats sympa !

Il est vrai que je ne me prive pas de burger ou pizza non plus. Mais je pratique beaucoup de sport l’air de rien. Entre les entrainements et matchs de Volley, la salle de sport ou je travaille mes muscles régulièrement, mon footing presque quotidien, et le sport en chambre, je pense que j’ai un bon ratio de dépense énergétique pour me permettre cette malbouffe.

J’insiste en laissant le paquet présenté sous son nez. Mon visage s’illumine quand elle saisit un gâteau. Bien sûr elle me sert une excuse bidon, mais je suis content de l’avoir vu céder à un petit plaisir sucré. Elle le savoure ? Hum pas sûr. Je crains que cette nana soit obnubilée par son alimentation. Ça craint ! Elle est parfaite. Pourquoi ne s’accorde-t-elle aucun vrai plaisir de la vie ?
Perdu dans ma réflexion, Mandy me réveille à coup de 5 étoiles.

« Ahlala, je payerais cher pour un Hilton... »

Je souris. Elle est si prévisible pour ce qui est du confort ! Je ne relève pas. Mais je me promets intérieurement de lui offrir une nuit au Hilton, avec moi bien sûr, prochainement. Même s’il y a grande chose que j’en vois encore moins de son corps parfait que je n’en ai vu aujourd’hui.

Finissant mes gâteaux, une longue gorgée d’eau, et je m’allonge à ses côtés en appui sur mon coude replié je la fixe prêt à lui sortir une invitation totalement déplacée, comme elle les « aime » tant.  Sauf qu’elle me devance et revient sur ce qui s’est passé dans ces vestiaires. Je soupire et me couche complètement sur le dos. Fixant le plafond, je lui réponds.  

- Mandy, tout ce qui se passe entre nous deux, reste entre nous deux. C’est notre deal du départ et après tout ce qu’on a pu partager depuis des semaines je pensais que tu avais un peu plus confiance en moi…

Des semaines à partager nos passions et nos projets, à discuter et se découvrir. Beaucoup par skype, il est vrai. C’est peut-être même la première fois qu’on est aussi intime en présence l’un de l’autre. Peut-être qu’il est temps de laisser tomber les écrans intermédiaires. Des amis c’est ça non ? Je ne sais pas. Je ne sais plus. Cette fille a le donc pour me paumer dans mes bonnes résolutions.

Et puis zut ! Si je ne fais pas le premier pas, elle ne le fera pas non plus. Je le sais. Et soyons honnête, avoir une personne de confiance avec qui parler ça fait du bien. Un bien fou qu’il me serait dur de perdre maintenant.

- Mandy, je suis vraiment désolé de t’avoir fait peur, d’avoir pêté un câble ! T’es la première, depuis très longtemps, à forcer mes barrières ainsi. En général, personne ne cherche plus loin que le profil superficiel que j’affiche en public…  

Une boule d’angoisse se forme dans ma gorge et me rend la conversation difficile. J’essaie de maintenir une voix atone, mais pas sûr d’y arriver.

- J’ai tatoué ce Phoenix dans mon dos pour tirer un trait sur une période de ma vie difficile… et pour masquer les marques de ceinturon de mon père… Les marques sur mes cuisses et bras sont en parties de ces coups, une grosse partie de ma vie d’enfant et d’adolescent qui se tailladait pour se sentir apaiser. Et oui, derrière la star qui attise la convoitise et affole les groupies, la vie n’était pas tout rose. La seule chose qui ne m’a jamais laché, c’est la musique. Et ça m’en a valu des coups de ceinture ! Mais il n’y a que ça qui m’apporte un peu de bien dans ce monde de merde ! Tu vois, c’est pour ça que je comprends ton problème avec l’affection et le contact physique. On a juste pas les mêmes façons de gérer. Je ne m’attache pas, mais je profite de ce qui est bon dans la vie : la malbouffe et le sexe !

Je crois que c’est la première fois que je parle de tout ça, depuis des lustres. Les seuls qui connaissent la face cachée de Mathi sont mes deux potes des USA et ma mère, grande dépressive. Mandy en voit un peu plus maintenant. Et ça m’effraie autant que ça me m’envahit d’un étrange soulagement. Je ne comprends pas tout. Mais je saisis toujours les instants comme ça vient. Je lui fais confiance. C’est déjà une énorme concession pour moi. J’espère qu’elle en a conscience et ne me décevra pas.
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MessageSujet: Re: Une pomme, ça ne remplace pas un putain de snickers ! [Mandy x Mathi – Opus 2]   Sam 22 Sep - 10:37



Le sport.
C'est vrai... Même si il prône sa musique, j'oublie qu'il est aussi dans le club de volley. Lorsqu'il évoque son traiteur, ma conscience ne peut d’empêché d'être attentive... Visiblement, on partage un autre point commun. On ne cuisine pas. En tout cas, je suis plutôt fier de nous, ce n'est pas un gros carnage malgré l'ambiance précédente et au contraire, ça s'est bien calmé. On discute, paisiblement et en personne civilisé et adulte. Je ne pensais pas ça possible avec lui, mais ce garçon est réelement plein de surprise, parfois bonne ou mauvaise, ça fais partie de son "charme" on dira.

Mathi.
Allait se rapprocher de moi, puis il changea d'avis pour une raison que j'ignore et il s'installa sur le dos. Pourquoi ce besoin d'être toujours si près ? J'veux dire... On ne peut pas faire pire là ! Il est dans le vestiaire des filles, à côté de moi et on va passer la nuit ensemble. Pas besoin de me grimper dessus en bonus, si ?

- Mandy, tout ce qui se passe entre nous deux, reste entre nous deux. C’est notre deal du départ et après tout ce qu’on a pu partager depuis des semaines je pensais que tu avais un peu plus confiance en moi…


Déclare t-il.
Sur un ton qui respire la déception, je me trompe ? J'ai confiance, sauf quand... Je perds le contrôle et qu'il devient complétement imprévisible. Là, monsieur est carrément dangereux.

_ Ca va, ca va, c'était pour être certaine. Entre ce qu'il se dit sur un écran et en vrai... Y'a une marge, non ?

Expliquais-je.
On a vraiment beaucoup, beaucoup parlé... Ça ne me ressemble pas d'ailleurs, enfin si, parler de moi j'adore ! Cependant, écoutez les autres... Je m'en fiche plus en général. Pourtant, chaque soir, j'ai vraiment écouté Mathi, le récit de ses journées, ses projets musicaux et tout un tas de connerie. Le pire, c'est que j'ai tout retenue ! Dehors, je n'entendais plus la fête de la victoire... C'est déjà finit ? Je me demande bien l'heure qu'il est mais je n'ai pas le courage de prendre mon téléphone. A quoi il me sert ? Pas de réseau, pas internet... Grr ! Je suis contrariée, mais la rockstar reprend sur le ton de la confidence, dirais-je.

- Mandy, je suis vraiment désolé de t’avoir fait peur, d’avoir pêté un câble ! T’es la première, depuis très longtemps, à forcer mes barrières ainsi. En général, personne ne cherche plus loin que le profil superficiel que j’affiche en public…


Oh.
Je... Pourrais lui retourner ce drôle de compliment. Sa voix est étrange, je tourne mon visage vers lui, intriguée. Je le regarde et si il semble vivre une torture, je m'interdit un commentaire... Je crois comprendre ce qu'il essaye de faire, de dire mais franchement, je ne sais pas si je suis la plus indiquée pour entendre ce genre de chose. Cependant, son effort pour s'ouvrir me touche vraiment, du courage à l'état brute.

- J’ai tatoué ce Phoenix dans mon dos pour tirer un trait sur une période de ma vie difficile… et pour masquer les marques de ceinturon de mon père… Les marques sur mes cuisses et bras sont en parties de ces coups, une grosse partie de ma vie d’enfant et d’adolescent qui se tailladait pour se sentir apaiser. Et oui, derrière la star qui attise la convoitise et affole les groupies, la vie n’était pas tout rose. La seule chose qui ne m’a jamais laché, c’est la musique. Et ça m’en a valu des coups de ceinture ! Mais il n’y a que ça qui m’apporte un peu de bien dans ce monde de merde ! Tu vois, c’est pour ça que je comprends ton problème avec l’affection et le contact physique. On a juste pas les mêmes façons de gérer. Je ne m’attache pas, mais je profite de ce qui est bon dans la vie : la malbouffe et le sexe !

Oh-la-vache.
Damned, je ne me serais jamais attendu à ça. Alors entre coup de ceinture et scarification, il y a là, devant moi, un sempaï torturé en réalité. Je déglutie, c'est une sacré révélation... Okay, faut que je gère j'imagine. J'essaye de me mettre dans la tête de ma psychologue... ... .... Bha je n'y arrive pas, parce que je ne me met jamais à la place des autres. Pas besoin. Dans ma tête c'est le bordel, comment réagir ? Que dire ? Que faire ? Mes sentiments et mes actes, sont à une table ronde et ils se prennent la tête sur "que faire" ? Le rassurer, oui, mais comment ? Je ne peux pas prétendre le comprendre, on a jamais levé la main sur moi...

Un silence s'installe.
C'est mauvais, mauvais... Il va croire que je m'en fout. Mais non ! POURQUOI JE SUIS UNE HANDICAPÉE DE L'EMPATHIE ?! Ah oui, je sais... Parce que je n'ai jamais eu personne d'assez proche pour donner, ou recevoir ce genre d'information ultra personnel. Allez Mandy, inspire, expire, dit quelque chose, n'importe quoi, je ne dois pas le perdre... Enfin je crois.

_ J'espère que c'était au moins des coups de ceinture de luxe. Quitte à se faire frapper...

...
..... Oh putain. Dé-pi-tée... Je suis lamentable. Tout mon être est en parfaite consternation, nous sommes toute d'accord, intérieurement pour dire que, c'est catastrophique. Je me redresse et porte une main à mes lèvres. Je devrais les coudre. Elles ne sont bonne qu'à dire des méchancetés, ou des remarques acides. J'essaye de me rattraper.

_ Je suis désolée... Je... C'est la première fois que quelqu'un me fait part de quelque chose de si, personnel. Alors, je ne sais pas trop comment réagir. C'est vrai qu'on s'est rapprochée, mais je ne pensais pas que tu me confierais quelque chose de si fort.


Il a raison.
Je suis vraiment sous douée avec les gens, en matière de réconfort, de contact. Je pense qu'en échange, il mérite une explication. Voilà, donnant-donnant !

_ Tu l'as remarqué... Je suis l'Elite de la peste, me faire détester rapidement, ou au contraire apprécié, jalousé de façon superficielle, c'est très facile pour moi. Cependant, dès que ça devient plus sérieux, je...

Merde.
Y'a pas d'autre terme. Je joins mes mains, moitent et nerveuse et j'inspire profondément avant de lui expliquer à mon tour.

_ D'après ma psychologue, ça remonte à l'enfance. Au divorce de mes parents. A voir, ça ma traumatisée de voir une chose si magnifique, éternelle que l'amour... Se déchirer. Moi, dans tout ça... J'étais comme un prix à gagner et forcément, c'est ma mère avocate qui a remporté la mise. Je suis à elle, jusqu'à mes vingt ans, ma majorité. Je ne vois mon père que pendant les vacances.

Voilààà, le décore est planté.

_ Je devais avoir deux ans quand ça s'est passé. Mon père, a trompé ma mère. Oui, de nos jours c'est monnaie courante, mais au Japon c'est plutôt mal perçu l’échec d'un mariage. La honte et le chagrin, on noyé ma mère dans une dépression qui l'ont enfermée dans le travail. Elle est devenue glaciale, lointaine... Froide. Moi, j'étais baladé de gardienne en gardienne, d'activité en activité. Je crois encore actuellement, qu'elle ne supporte pas de me voir car je ressemble plus à mon père physiquement qu'à elle. Je la dégoute... Je crois.

Mon cœur se serre.
C'est dommage de dégouter sa mère, lorsqu'on fait "bander" la moitié d'un pays, comme dirait quelqu'un.

_ Donc... Elle ne m'a jamais donné de l'amour, des câlins, de la tendresse à profusion. Au contraire, elle m'a gâtée matériellement, ça c'est sûre... J'ai tout ce que je veux, du moment que je suis parfaite à l'école et ailleurs aussi, car elle ne supporterait pas de me voir mal tourner. Alooors... Selon ma psy', je suis devenue quelqu'un de très indépendante, voir trop au point de ne pas m'attacher à qui que ce soit. Par traumatisme, par peur de finir comme elle... Chagrinée, seule... Un peu moche quand même, car elle ne sourit plus depuis ce temps.

Voilà.
Voilà pourquoi, Mandy n'est pas douée avec les gens, dans le privé. J'étire mes bras devant moi. Peut-être qu'avec mon histoire, il comprend un peu mieux mon comportement... Ou pas ?

_ Ne sois pas triste, son affection ne me manque pas, puisque je ne l'ai jamais eu... Mais apparemment, c'est ce manque qui me rend si... Acide ? Frigide ? Froussarde avec les autres ? Je ne sais pas... Bref, l'amour, c'est dangereux, ça rend vraiment, vraiment triste... Je n'ai pas besoin de ça.

Quel histoire !
J'essaye de terminer sur un note positive, sinon on va se suicider tous les deux ! Alors, j'essaye de sourire malgré les confidences donnés.

_ Ne t'en fais pas, mon père s'occupe très bien de moi par contre ! Il m'adore, me vénère. Lui, il me câline, je crois que c'est le seul homme à le faire en vrai et... J'adore ça ! Avec lui, c'est bien plus différent, bien moins stricte. Et il comprend de quoi a besoin une femme... D'une garde robe bien remplit !

Déclarais-je.
Avec des étoiles dans les yeux. Ah, mon petite papa ricain... Lui, zéro tabou, par rapport à ma mère. Il m'expliquait, qu'avant tout ça, ma mère était la plus belle de toute la fac', la pus brillante aussi. Bref, une perle nippone. Ce que je ne comprends pas, alors... C'est que si elle était si parfaite à ses yeux, au point de l'épouser... Pourquoi il l'a trompé ? Comme quoi, la perfection, ça ne préserve pas de tout.

Mais se couper des autres, si !

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Mathi H. Matsushita
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MessageSujet: Re: Une pomme, ça ne remplace pas un putain de snickers ! [Mandy x Mathi – Opus 2]   Sam 22 Sep - 17:51

Une pomme, ça ne remplace pas un putain de snickers !
[Mandy x Mathi – Opus 2]
Comment en est-on arriver à parler de nos vies pourries ? Bien sûr elles sont pas si mal au final, et c’est ces aspects là qu’on livre en pâture aux média et au public, à tout le monde même ! Je pense qu’aujourd’hui, hormis mes parents et mes deux meilleurs potes des USA, personne ne sait tout ce que j’ai encaissé. Que ça soit ces douleurs physiques, mais aussi les douleurs psychologiques de la perte de mon frère à la dépression de ma mère, en passant par la trop grande médiatisation de mon groupe aux USA, sans oublier l’éducation de mon père. Mais point trop n’en faut. Une chose à la fois ! Ce que je viens d’apprendre à Mandy sur moi est déjà énorme. Pour moi, comme surement pour elle, car je ne pense pas qu’elle me voyait comme un être autant torturé. Mais je ne me considère pas si torturé aujourd’hui, j’ai trouvé mon équilibre, sans aide de psy. Juste la coupure avec mon paternel a été la vraie bouffée d’oxygène dont j’avais besoin pour être moi. Et puis ma meilleure psychothérapie reste ma musique, et le fait que mes compétences dans le domaine sont recherchées et appréciées par beaucoup dans le monde. C’est une vraie fierté pour moi.

Exercice difficile. Unique, même en l’espèce. Me livrer ! Et j’ai vraiment du mal à sortir les mots. L’angoisse coince tout dans ma gorge. Je fixe le plafond comme si tout allait se révéler simple en restant accroché à cette peinture. Le silence prend toute la place dans notre espace. Je sais que j’ai du surprendre Miss Bling Bling, peut-être même choquée car je ne pense pas qu’elle ait déjà été confronté à ce genre de violence. Mais je crois au fond de moi qu’elle peut comprendre, sinon je n’aurais pas révélé les raisons véritables de mes marques.
J’aime bien le silence. Il n’est pas pesant. Enfin je ne le ressens pas ainsi. Suis-je dénué de sensations ? Peut-être après tout ! Mais je pense que ce temps de pause est bénéfique à chacun de nous. Moi je n’ai pas envie de m’étaler sur le sujet. Elle, elle doit avoir besoin d’assimiler tout. Et puis c’est elle qui a voulu savoir à tout prix, non ?

Je hausse un sourcil, et glisse un œil vers elle quand je l’entends respirer plus fort. Elle ne va pas paniquer, hein ? Elle parle enfin !

« J'espère que c'était au moins des coups de ceinture de luxe. Quitte à se faire frapper... »

J’écarquille les yeux de stupeur ! Je ne m’attendais vraiment pas à ça ! C’est quoi d’ailleurs ? Une tentative d’humour à la con ? Elle se moque de moi ?
Quand elle se redresse en portant ses mains sur sa bouche, je comprends qu’elle s’est encore son humour cinglant pour se protéger des émotions qui a frappée. Je souris, ne bougeant pas d’un cil. La laisser s’empêtrer dans sa honte est une juste punition. Oui, je suis un peu sadique là. Mais bon quand même. Elle a fait fort quoi !

Mandy s’excuse ! J’en reste bouche bée ! Je n’espérais pas autant de considération. Je pose ma main dans son dos. Simple contact… de réconfort ? Peut-être. J’en ai besoin. La toucher a souvent un effet apaisant sur moi, bien que je n’arrive pas à comprendre pourquoi, vu comment elle n’aime pas ça. Mais bon, je prends, je dispose, je ne me pose pas des questions existentielles. Donc là j’applique la même politique, éprouvée depuis des mois ! Et puis c’est comme lui dire que je lui pardonne sa réaction, que je la comprends.

Mais Mandy n’a pas fini de me surprendre ce soir. Voilà qu’elle essaie d’expliquer qui elle est. Elle aborde la face superficielle qu’elle affiche continuellement, surtout en public. En soi, e la connais bien cette face. Je n’attends pas autre chose. C’est difficile de se révéler. Je viens d’en faire l’expérience. Et pourtant, Mandy me prouve à nouveau sa force de caractère en me parlant des raisons de cette façade. Je me redresse, me retrouvant assis à ses côtés. Ma main toujours dans son dos, j’essais de ne pas créer plus de contacts. Pour elle. Car je n’ai qu’une envie : la prendre dans mes bras pour la réconforter, et me réconforter aussi. Mais ça serait sûrement trop pour elle. Alors je la laisse parler, sans un commentaire, sans un geste, sans que mon visage ne fasse le moindre rictus. Neutralité, pour la rassurer.
Et j’avoue que quand Mandy décide de se lâcher et livrer ses névroses, elle ne le fait pas à moitié.

Elle s’étire comme un chat, surement que ses muscles se tétanisent de tant de douleurs psychiques évoquées. Comme d’habitude, Mandy bascule sur la taquinerie. Elle sourit. Mais je garde mon visage impassible. J’attends la chute de son discours. Evidemment ça tourne autour de ces trucs de filles ! D’habitude j’aurais soupiré de dépit. Mais ce besoin de nous réconforter est tellement fort qu’à la fin de son discours, je ne résiste plus. Je l’enlace et la serre contre mon torse, posant ma tête sur la sienne.

- L’amour, ça rend faible, ça fait mal et ça t’empêche d’avancer ! On est au moins d’accord sur une chose ! Qui l’aurait cru ?

Un grand soupire s’échappe de mes poumons. Soulagement ? Je ne sais pas. Content de mieux cerné cette Mandy affolée au moindre contact physique ? Oui, assez. Je peux bien l’avouer. J’aime bien cerner les gens, savoir à qui j’ai affaire, ne pas me laisser surprendre par les actions des personnes. Et je ne suis pas mauvais en général. Sauf avec Mandy, je ne me trompais pas sur son côté torturé et Bling Bling de façade, mais je n’arrivais pas déterminer si elle le faisait en pleine conscience et à bon escient. Il y a beaucoup de gens comme ça, qui ne sont que manipulation. Mandy en joue, certes. Mais elle se protège avant tout. Et se protéger de l’amour et l’affection d’autrui, ça je comprends totalement, et ses raisons me semblent justes. En tout cas, ces évènements l’ont marqué. Ça se sent. JE le sens. Et ne doute absolument de la sincérité de ses propos.
.
- C’est étrange… Finalement nous sommes deux enfants d’handicapés de l’amour. Normal qu’on s’en protège ! mon père est un gros connard avec qui j’ai coupé tout lien. Pour moi, il est comme mort. Maman, elle est en maison de repos, dépressive depuis leur divorce. Et elle ne veut pas que je m’occupe d’elle. Elle veut que je profite de ma passion. C’est vraiment la seule personne que j’aime inconditionnellement.  

Je soupire à nouveau, puis dépose un baiser sur la tête de Mandy.

- On est fêlé en fait ! C’est notre génétique américaine qui nous rend le plus heureux et on est venu se cloitrer dans une ville lambda au Japon ! Ok, je l’ai choisi contrairement à toi. Et moi c’était pour avoir la paix. Mais bon quand j’y pense, j’aurai très bien pu aller au Canada.

Je saisis le visage de la demoiselle entre mes grandes mains et la fixe yeux dans les yeux.

- Mandy, à chaque fois que ça ne va pas, que c’est trop dur avec ta mère, que tu te sens mal, appelles-moi. Je serais là ! Même si ce petit deal prend fin, ça ne sera qu’une fin publique. Rien ne nous empêche de continuer à nous parler. Je ne sais pas comment t’arrive à me mettre autant hors de moi et à m’amadouer aussi facilement à l’inverse. Mais je me dis que c’est peut-être un signe. Ma mère refuse que je l’aide. Peut-être que toi je peux t’aider, en étant ton punching bull préféré. Je sais écouter quand il le faut. Et je ne voudrais pas te voir sombrer dans la dépression ou dans une façade qui finisse par ternir la belle jeune femme qu’il y a au fond de toi.

D’où je sors tout ça ? Je suis complètement déphasé, comme transporter dans la 4ème dimension. Qui puis-je ? Cette nana me touche ! Trop, sûrement. Mais je n’arrive plus à le masquer. Et puis au point où on en est, autant être honnête l’un envers l’autre, autant être un soutien l’un pour l’autre. Ça n’engage à rien du tout sur le plan physique comme sur le plan émotionnel. Juste une écoute, une porte de secours pour évacuer la pression.

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MessageSujet: Re: Une pomme, ça ne remplace pas un putain de snickers ! [Mandy x Mathi – Opus 2]   Dim 23 Sep - 17:37


Incroyable.
Il a tout écouté, du début à la fin. Je vous le promet. Il n'a rien dit, rien commenté... Il a vraiment écouté mon histoire, autobiographique et sincère. Tout comme je l'ai fais pour lui, remarque, cependant, Mathi' est un cheval fou qui n'en fait qu'à sa tête et ce n'est pas parce que je fais quelque chose pour lui, qu'il me rendra la pareil. Je ne compte pas trop là dessus... Je ne compte sur pas grand chose, en tout honnêteté. Il n'a même rien dit sur ma note d'humour, combler un manque psychologique par des biens matériel... Bha quoi, tout le monde fait ça, il n'y a qu'à regarder les hommes qui achètent des énormes 4x4 bien inutile. C'est sûrement pour compenser quelque chose !

Cependant.
J'oubliais la 9 ème règle de "Fréquenter Mathi", c'est quand il ne dit rien, qu'il faut se méfier de tout. Je savais bien qu'il y avait un truc qui clochait, qu'il se retenait de quelque chose... Et puis, bim. Il m'a prit dans ses bras et moi, je n'ai pas lutté. trop fatiguée et j'ai froid aussi, alors... Ça va, et puis même, je dirais que cet étreinte est la bienvenue. C'est relativement sécurisant, si j'oublie le fait qu'il a un côté pervers... C'est doux et chaud. Sa tête contre la mienne, il reprend, sur un ton calme.

- L’amour, ça rend faible, ça fait mal et ça t’empêche d’avancer ! On est au moins d’accord sur une chose ! Qui l’aurait cru ?

Ouais.
Pour le coup, je ne peux qu'être d'accord. L'amour, quand ça merde, ça rend moche et triste. Je n'ai pas besoin dans ma carrière d'illustre mannequin. En tout cas, je ne sais pas car je ne suis pas médecin, mais je me sens un peu mieux maintenant qu'il est un peu au courant de ma vie. Plus intime. Plus légère ? Quelque chose comme ça.

- C’est étrange… Finalement nous sommes deux enfants d’handicapés de l’amour. Normal qu’on s’en protège ! mon père est un gros connard avec qui j’ai coupé tout lien. Pour moi, il est comme mort. Maman, elle est en maison de repos, dépressive depuis leur divorce. Et elle ne veut pas que je m’occupe d’elle. Elle veut que je profite de ma passion. C’est vraiment la seule personne que j’aime inconditionnellement.
 

Oh.
C'est encore délicat chez lui. Je précise.

_ J'aime mes deux parents, même si ils sont très opposés dans leurs manières de m'élever... Je ne pourrais pas laisser ma mère vraiment toute seule. Peut-être que c'est un syndrome de Stockholme, je sais pas...  Elle reste ma mère et même si elle ne me montre rien, une partie naïve de moi me dit qu'elle doit quand même m'aimer.

Parce que...
On offre pas tout ce luxe, à une fille qu'on n'aime pas, si ? Alors là, ça serait elle qui a un problème, mais c'est vrai... Pouah ! Bienvenue dans la complexité de l'esprit féminin. Le baiser que Mathi dépose sur mon front, me sort de mes pensées.

- On est fêlé en fait ! C’est notre génétique américaine qui nous rend le plus heureux et on est venu se cloitrer dans une ville lambda au Japon ! Ok, je l’ai choisi contrairement à toi. Et moi c’était pour avoir la paix. Mais bon quand j’y pense, j’aurai très bien pu aller au Canada.

Le Canada...
C'est vrai que c'est jolie, mais trop trop froid ! Je préfère la Floride. C'est chaud... Comme le fait qu'il prenne mon doux visage entre ses mains. Mince, elles sont si grande et loin d'être douce, sans doute à cause de la guitare. Je n'ose plus bouger, trop stupéfaite et mon regard se perds dans la sombre galaxie de ses yeux, où deux étoiles brillent. Très sérieusement, il promet.

- Mandy, à chaque fois que ça ne va pas, que c’est trop dur avec ta mère, que tu te sens mal, appelles-moi. Je serais là ! Même si ce petit deal prend fin, ça ne sera qu’une fin publique. Rien ne nous empêche de continuer à nous parler. Je ne sais pas comment t’arrive à me mettre autant hors de moi et à m’amadouer aussi facilement à l’inverse. Mais je me dis que c’est peut-être un signe. Ma mère refuse que je l’aide. Peut-être que toi je peux t’aider, en étant ton punching bull préféré. Je sais écouter quand il le faut. Et je ne voudrais pas te voir sombrer dans la dépression ou dans une façade qui finisse par ternir la belle jeune femme qu’il y a au fond de toi.
_ ...

DIT QUELQUE CHOSE !! CA DEVIENT GÊNANT !!

_ .... .... Uh... Okay.

Ouf.
C'est pas grand chose, mais c'est mieux que rien. Pourquoi se la joue t-il chevalier servant d'un coup ? Il n'a jamais été comme ça, avec qui que ce soit et me l'a bien dit. Il est devenue proche, un peu trop proche, beaucoup trop proche. Je reprend doucement le contrôle et pose mes mains sur ses poignets. Damned, c'est tout musclé, fort à coté de mes mains, ont dirait de la soie qui rencontre de l'acier.

_ C'est comme un nouveau deal alors.

Introduisais-je.
Avant d'à peine reculer pour que mon visage soit libre, mais mes mains, restèrent accrochés aux siennes... MAIS VOUS AVEZ VU CES DOIGTS ?? C'est vrais que j'avais souvent l'impression de faire fragile à côté de lui, à cause de notre différence de taille, je lui arrive au pectoraux, même avec mes escarpins ! Cependant, là... Je suis vraiment comme une brindille à côté de lui. Il pourrait me porter, me briser en deux. Bref ! Les comparaisons, c'est pas maintenant, alors je me racle la gorge et lui présente entre nous, ma main droite avec mon petit doigt levé.

_ Je ne veux plus que tu te fasses du mal, qu'importe la raison. Un phénix, c'est magnifique, alors, tâche de garder tes plumes. Il n'y a que les beaux qui peuvent se pavaner autours de moi. Si toi aussi, ça ne vas pas... Tu peux m'écrire, quand tu veux ou venir me voir. Après, je ne suis pas fine psychologue mais ... Mais je promet de t'aider, qu'importe la façon. Je ne te laisserais pas tomber.


Naniiii.
Mais qu'est-ce que je sort comme niaiserie, là ?? C'est IMPOSSIBLE, c'est pas comme si on était h24 ensemble ou qu'on avait prévu de faire notre vie ensemble, alors... C'est vraiment un drôle d'endroit, de contexte pour ce genre de promesse et d'aveux.

_ Je serais ta peste, tu seras mon défouloir... Nouveau deal, gagnant/gagnant.


Un sourire.
Sincère et chaleureux se dessine sur mon visage. Finalement, c'est peut-être pas une si mauvaise idée. Il n'y a que nous, qui savons nos secrets. J'espère qu'il acceptera, et maintenant que je me sens bien plus légère, je sens le sommeil qui me fait de l'oeil.

Oui oui, j'arrive bientôt Morphée.

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MessageSujet: Re: Une pomme, ça ne remplace pas un putain de snickers ! [Mandy x Mathi – Opus 2]   Mer 26 Sep - 0:07

Une pomme, ça ne remplace pas un putain de snickers !
[Mandy x Mathi – Opus 2]
J’ai conscience que je me dévoile plus que la normale. Mais pour surprendre Mandy il en faut beaucoup. La choquer, ça c’est facile ! Quelques mots crus à propos du sexe et elle devient pivoine pour ensuite virer à la colère. Mais la surprendre vraiment, émotionnellement au plus profond de son être, c’est compliqué. Elle a développé l’art du paraitre à un niveau très élevé. Bien plus que toutes les pin-up que j’ai pu croiser. Et puis, je ne la trouve pas si pin-up que ça. Elle a un vrai projet créatif derrière ce mannequinat et sa façade de Miss Bling Bling.

Depuis le premier jour, je la travaille « au corps à corps » pour apprécier le contact physique. Le vrai dilemme entre nous. Moi, qui suis super tactile, comme une évidence, comme une obligation d’être. Elle, qui fuit chaque contact, comme une protection, comme une obligation de survie. Mais là, tout de suite, en ce moment particulier, je suis heureux qu’elle n’est pas de mouvement de recul. Aucun sursaut, aucun recul, aucune résistance lorsque je l’enlace et l’attire contre moi. J’en ai besoin de ce contact. C’est comme un rechargement de pile. Et je dois bien avouer qu’en l’instant je suis à plat. Emotionnellement vidé. Et je sens qu’elle aussi. Finalement, apprendrait-elle que les étreintes peuvent lui apporter sécurité et réconfort ? Bon je mets tout de suite au diapason sur l’essentiel. Notre rare point d’accord, semble-t-il ? L’amour, ce n’est pas pour nous ! Trop de risque de souffrir et se percuter un mur. Autant le garder à distance !
Et j’en arrive à lui avouer même que j’ai un vrai cœur, et qu’il n’est empli que d’un seul être vivant : maman. Maman qui a subi pendant des années les coups de mon père autant que moi. Plus verbal sur elle que physique. Mais plus meurtrier dans son âme aussi.
Et Mandy me répond sur le même plan. Je me tais. Je peux comprendre qu’elle aime ses deux parents. Sa mère est stricte et dirigiste, mais finalement Mandy poursuit son chemin vers quelque chose qu’elle aime. Et puis sa mère ne l’a jamais démoli physiquement parce qu’un de ses clients n’a pas signé le contrat…
Est-ce que Mandy se raccroche à un rêve d’une mère aimante ? Peut-être… Je ne l’en blâmerais sûrement, après avoir passé des années à rechercher l’amour paternel en m’extirpant cette douleur sous coup de lames de rasoir…

Je sais que je suis l’image même du mec égoïste. Pourtant les filles reviennent toujours vers moi, c’est bien que je ne pense pas qu’à moi. Bon d’accord, j’aime voir le visage d’une nana jouir sous mes caresses. Mais pas que… Comme dis maman, je suis un être profondément gentil qui aime faire le bien autour de moi. (Mais ne le répétez à personne ou je vous fais la misère !)

Alors je prends mon courage à deux mains, pour dire à Mandy que, quelque part je tiens à elle. Non ! pas d’affolement ! Jamais de la vie, je lui dirais comme ça !
Je me contente de lui dire à quel point elle peut compter sur moi, quels que soient ses soucis.

… et incroyable mais vrai…
J’ai réussi à clouer le bec à Miss « j’ai toujours réponse à tout » ! Je lui offre un sourire sincère en réponse à son « okay » hésitant. Mais une étincelle de doute s’instille en moi quand elle saisit mes poignets. Veut-elle se détacher de moi ? Croit-elle que ce sont des paroles en l’air ? Va-t-elle encore faire 10 pas de recul après ce pas en avant ?

Je suis figé sur place. Comme si j’attendais que l’enclume, qu’elle a surement confectionné exprès pour moi de tonnes de béton armé, me tombe sur la tête.

« C'est comme un nouveau deal alors. »

Mandy… Mandy… Mandy… Femme d’affaire jusqu’au bout des doigts !
Et là voilà qui s’amuse avec les miens, accrochant son mini-petit doigt au mien.

Ok ! Je lui accorde qu’elle a de l’idée. Je ne peux m’empêcher de laisser échapper un peu rire-gémissement. Mais je n’ai pas le temps de me moquer d’elle, qu’elle lâche mes mains pour me présenter officiellement son mini-petit doigt. Et le discours qui l’accompagne m’abasourdit ! Il est certes empreint de sa légendaire « magnifiscence à ne s’entourer que de ce qui sera bénéfique à son image », mais je sais que c’est pour me faire comprendre qu’elle est sincère. Et à mon grand désarroi, elle fait encore plus fort que moi dans le genre niais et mielleux. A croire que les cookies étaient une variante des Space Cake !

N’empêche que je saisi son doigt avec le mon petit doigt qui doit bien faire le double du sien, avec un grand sourire barrant mon visage.

- Deal alors ! Mais interdit de taper les parties sensibles !

Mon regard est on ne peut plus sérieux ! J’assure mes arrières !
Mais je ne peux m’empêcher de rire de notre situation. Oh ce n’est pas un grand éclat de rire ou un fou rire comme tout à l’heure. Non plus un rire de soulagement et dépit. Comme si ce rire me permettait d’évacuer mes doutes et cette tension sur les épaules qui s’est installé depuis tout à l’heure.

Je vois bien que Mandy retient un bâillement. Il n’est pas bien tard à mon avis. Une ou deux heures du matin, pas plus. Mais entre l’effort physique de la démonstration sur le terrain et toutes les émotions qu’on a remué depuis, je dois avouer que la fatigue me gagne aussi.

- Allez, viens ma peste ! Il est l’heure de dormir.

Je la reprends dans mes bras et nous allonge en doucement. La serrant contre moi, je pose ma tête sur la sienne. Evidemment le taquin en moi ne peut s’empêcher de lui murmurer.

- Et ne profites pas de mon lourd sommeil pour me ploter sans mon accord. Ou alors réveilles moi que je puisse te voir faire ! Je sais bien que c’est ta première nuit avec un homme, mais retiens un peu tes ardeurs.

Je ris comme un débile et l’embrasse sur la joue.

- Bonne nuit ma peste !

Il ne m’aura pas fallu longtemps pour partir aux pays des songes. Pour les yeux chastes, je tairais leur contenu…

-----------------------------------------------------------------------

Le lendemain 6h30
Le concierge déverouille et entre. Trouvant le couple, heureusement en tenues visibles, endormi il les réveille sans ménagement en les secouant aux bras


- Hey ! vous deux ! Réveillez-vous !

Je sursaute et écrase Mandy avant de me redresser.

- Hein ? Quoi ?

J’ouvre un œil et vois un gars bien en chair pencher sur nous. Je lui sers mon plus beau sourire à la vue de sa grosse gueule pas ravie.

- Bonjour, Monsieur. Il serait bien de revoir vos procédures de sécurité pour ce qui est de vérifier que plus personne n’est dans le vestiaire… Histoire de ne plus enfermer toute une nuit de braves étudiants comme nous, qui rangions le matériel des cheerleaders !

Le mec me regarde d’un air peu heureux. Mais je vois dans ses yeux que mes propos l’ont interpelés.

- Toi tu n’as rien à faire dans ce vestiaire ! C’est celui des filles ! me grogne-t-il au visage.

Indémontable, malgré mon besoin urgent de café, je réponds avec toute mon assurance habituelle.

- Je ne faisais que prêter main forte, et surtout mes biceps, à ma petite amie Mandy Akihara. Après la démonstration physique que les filles ont faites hier soir, elle avait bien le droit à un bon coup de mains pour tout ranger !

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MessageSujet: Re: Une pomme, ça ne remplace pas un putain de snickers ! [Mandy x Mathi – Opus 2]   Jeu 27 Sep - 11:27

Spoiler:
 

Alors ?
Est-ce que ma nouvelle proposition lui plaira ? Je pense que c'est une chouette occasion et que ça serait bête de refuser, mais après... Je ne suis pas dans sa tête et parfois, ses gestes, sa logique me dépasse complétement alors ! Heureusement, il réfléchit vite et bien, puisqu'il accepte, joignant son petit doigt au mien. Mon sourire s'élargit, génial !

- Deal alors ! Mais interdit de taper les parties sensibles !
_ Oui oui, ça va !

Approuvais-je.
Même si au final, je n'ai jamais levé la main sur qui que ce soit, mes paroles suffisent la plupart du temps à bien faire mal. Si j'en viens au geste c'est que vraiment, c'est intolérable ! En tout cas, mon estomac et mon cœur, se vantent d'être plus léger. Entre nous, tout est redevenu normal je dirais. Je commence à tomber de fatigue, et je me retiens de bailler. Mathi' l'a vu, raté ! Il m'attrape doucement contre lui et je grimace, okay on a fait la paix, mais je ne suis pas une peluche.

- Allez, viens ma peste ! Il est l’heure de dormir.

Je souris.
Oh oui, dormir. Cependant, mon corps se raidit car Monsieur Mathi' a, semble t-il décidé de me border et de veiller sur moi. Il me pot de colle encore et... Je le laisse faire, il en a besoin, je le sens et moi, je suis trop fatiguée pour lutter.

- Et ne profites pas de mon lourd sommeil pour me ploter sans mon accord. Ou alors réveilles moi que je puisse te voir faire ! Je sais bien que c’est ta première nuit avec un homme, mais retiens un peu tes ardeurs.
_ MATHI' !

L'engueulais-je.
Avant de voir son visage, amusée. Oui, il me taquine et moi, je fonce toujours les deux pieds dedans. Je fais la moue puis finit par sourire, avant de déclarer.

_ En es-tu sûre que c'est ma première nuit avec un homme ? Je ne me souviens pas de t'avoir fait ce genre de confidence.

Et toc.
Je me la joue mystérieuse un peu, pour chatouiller son ego. En vrai ? Il a raison, je n'ai jamais dormit avec un garçon... Et pour cause, mes ex, me raccompagnait gentiment chez moi et c'est tout. Pas question de pénétrer dans leurs garçonnière non plus. Il rit, m'embrasse sur la joue bien chastement et sans plus de cérémonie, je m'en dors contre lui.

C'est...
Chaud, sécurisant. Je ne me souviens pas d'avoir trouvé le sommeil si facilement depuis longtemps et pourtant, notre lit de fortune est tout à fait abominable ! Des serviettes empilés ! Sans doute la fatigue physique et moral qui font qu'un rien me comblera, pour cette nuit du moins.

~~~~~~~~~~

- Hey ! vous deux ! Réveillez-vous !

Une voix lointaine.
Plus ou moins connu. J'ai du mal à émerger, alors je grimace et je rabat la couverture sur moi, tout en me tournant. Fichez moi la paix, vous n'êtes pas digne de me réveiller, qui que vous soyez. Je veux encore dormir un peu... Repassez plus tard.

- Bonjour, Monsieur. Il serait bien de revoir vos procédures de sécurité pour ce qui est de vérifier que plus personne n’est dans le vestiaire… Histoire de ne plus enfermer toute une nuit de braves étudiants comme nous, qui rangions le matériel des cheerleaders !

Mathi ?!
Sa voix, je la reconnaitrais entre mille ! Je me redresse, yeux verts, grand ouvert et complétement perdu. Ce n'est pas ma chambre, ni l'internat. C'est le vestiaire et... Des serviettes ? Je suis habillée... Ah ouiii, je me souviens ! Mon Dieu, je suis partie si loin dans le pays des rêves que j'en ai oublié la veille. Je reprend mon calme et observe les deux hommes qui se chamaillent... Dès le matin... Grr...

_ Oui oui oui, il m'a aidé.

Déclarais-je.
D'une voix ensommeillée avant de me lever pour m'approcher du miroir.

_ Mettez les serviettes utilisés au sale !

Exigeait le concierge.
Avant de repartir, laissant cette fois-ci la porte bien ouverte. Après tout c'est de sa faute si on a dormit là. Je regarde mon visage au travers du miroir... Hmm... C'est moche. Comme quoi, rien ne vaut un bon lit. Avec mes doigts, j'essaye d'arranger mes cheveux. Je ne quitterais pas les vestiaires, tant que je ne serais pas un minimum présentable ! Tant pis pour mon maquillage, de toute façon, j'irais à ma chambre avant d'aller en cours. Et je vais devoir tcheker tout les messages que je n'ai pas pu lire la veille. Ohlala...

_ On est enfin libéré...

Commentais-je.
Avant de me faire une natte sur le côté. C'est pratique, simple et sa suffira le temps de rentrer. J'essaye de défroisser mes affaires, mais c'est peine perdu... Je soupire, désemparée. Je me changerais après ma douche. Ah, il me tarde de retrouver ma chambre ! Je me tourne vers Mathi, puis met notre pseudo lit au sale linge.

_ On se retrouve plus tard peut-être ? Je dois réelement me refaire une beauté... C'est pas ma journée la plus light en cours. Sinon, on se capte par message.

Je m'approche de lui, et dépose un baiser sur sa joue.

_ Merci d'avoir été sage cette nuit. J'ai très bien dormit, figure toi.

Le félicitais-je.
Avant de poursuivre mon chemin, sac à l'épaule. Il est encore très tôt, avec de la chance, je ne croiserais encore personne jusqu'à ma chambre d'internat. J'ai à peine quitter le vestiaire, que mon téléphone jouit enfin du réseau, il n'a de cesse de vibrer pour me notifier de nombreux messages. Ouf, il y en a qui se sont inquiétés pour moi et de cet étrange silence radio. Je m'empresserais de leurs répondre et de leurs dires...

Que je vais bien.



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MessageSujet: Re: Une pomme, ça ne remplace pas un putain de snickers ! [Mandy x Mathi – Opus 2]   Ven 28 Sep - 21:16

Une pomme, ça ne remplace pas un putain de snickers !
[Mandy x Mathi – Opus 2]
Je pense que Mandy sera une femme d’affaire redoutable si elle continue sur ce chemin. Elle me fait rire à ne penser qu’en deal. Mais donnant/donnant finalement ce n’est pas un mauvais mantra, ça évite des déconvenues. Donc je la comprends.

Conclure ce nouveau « contrat » pour garder nos petits secrets entre nous n’est finalement qu’un moyen de protection supplémentaire. Et puis j’avoue que je n’ai pas envie de me passer de ces petits moments à la taquiner. Elle fonce tellement tête baissée la majorité du temps, que ça en est limite jouissif ! J’adore la provoquer. Et parler sexe, la fait toujours réagir. Quant à sa petite réplique provoquante sur le fait de sa première nuit avec un homme, elle ne me leurre pas. Et elle le sait pertinemment. Je ne lui dirais pas, mais j’ai aimé cette nuit. La sentir en confiance contre moi. Après toutes ces émotions et ce remue-ménage de notre passé douloureux, j’ai dormi comme un bébé. L’odeur de Mandy devient un calmant. Ça me terrifie un peu, mais j’enterre bien au fond de moi cette peur. Profiter de l’instant présent, c’est tout ce qui a de l’importance. Et savoir que je suis sa première nuit dans les bras d’un homme me plait, même s’il est hors de question que je lui dise également !

Le sommeil nous prend rapidement. Le réveil est beaucoup moins facile. Ce concierge n’a aucune pitié pour nous. Mais j’arrive à le baratiner sans soucis. Mandy suit mon mensonge avec sa force de conviction habituelle.
Bon j’aurais bien aimé avoir le temps de foutre d’elle. Je suis sûr qu’elle est en mode « oh mon dieu ! Il m’a vu au réveil, pas lavée ni maquillée ». J’avoue que sa coiffure était assez épouvantail. Mais ça lui donne un air plus humain, plus fille normale. Je la vois déjà bondir si je lui dis ça. Mais jamais je n’admettrais devant elle que je ne la considère certainement pas comme une fille normale. Elle est hors norme, dans le bon sens du terme, pour beaucoup de choses.

Le concierge nous congédie sans demi-mesure. Je suis un peu triste, mélancolique… je ne sais pas trop définir cette sensation. J’aurai aimé que la journée continue sur le même feeling. Ce n’est pas rien ce qu’on s’est confié hier soir. Et je crois que j’ai besoin d’un peu de temps pour digérer tout ça. Les mauvais souvenirs m’assaillent et j’ai besoin d’expurger.

J’émet peu de mots. Juste des sourires pour acquiesser, un peu de muscles pour l’aider à ranger, un baiser sur la joue pour lui dire « à tout à l’heure » . Je n’ai même pas fait une remarque déplacée sur son aveu d’avoir bien dormi avec moi. Juste un regard tendre et intense, essayant un peu de télépathie pour lui avouer que « moi aussi » . Il y a des aveux que je ne suis pas prêt à prononcer de vive voix. Mais je lui souris, avec sincérité et sans arrière-pensée. Je la regarde partir vers chez elle, rapidement pendue à son téléphone. Sûrement en train d’actualiser ses réseaux sociaux pour rassurer ses fans de son black-out de 6h.
J’en souris, amusé, et prend le chemin de mon propre appartement.

J’ai décidé qu’aujourd’hui je sècherais les cours. J’enverrai un message pour dire que je suis malade. Ça passera bien. Ce n’est pas comme si j’abusais sur les absences. Mais aujourd’hui j’ai besoin de calme et solitude. J’ai besoin de ma guitare et mes feuilles pour composer. J’ai besoin de laisser ce mauvais sortir de mes veines, avant d’avoir l’envie irrépressible de ressaisir une lame de rasoir. Il y a des souvenirs qui sont difficiles à refaire émerger de la surface. J’ai trop déconné hier soir. Je m’en veux encore terriblement de ma réaction face à Mandy. Elle ne méritait pas ça. Et j’ai tellement envie de me flageller que si je n’ai pas rapidement ma guitare entre les doigts, je sais que je risque de sombrer…

J’espère juste que se livrer à moi a eu un effet bénéfique sur Mandy.
Parce que j’ai vraiment apprécié son honnêteté et ses confidences.
Mais faudrait pas qu’elle croit que je m’attache à elle… Impossible ! Pas Mathi !


------------------- FIN pour le moment -------------------


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MessageSujet: Re: Une pomme, ça ne remplace pas un putain de snickers ! [Mandy x Mathi – Opus 2]   

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Une pomme, ça ne remplace pas un putain de snickers ! [Mandy x Mathi – Opus 2]
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