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 Ne me laisseras-tu jamais ? [PV Kagome]

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Asuka Tsuno
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MessageSujet: Ne me laisseras-tu jamais ? [PV Kagome]   Dim 1 Juil - 18:43



Ne me laisseras-tu jamais ?

Avec Kagome Yasei

Quand Saya-chan m’avait rejointe dans la chambre, la veille, son inquiétude m’avait frappée comme un coup de poignard. J’avais donc fait un effort pour me relever et répondre au mieux à ses questions tout en gardant secret la vérité. Heureusement, contrairement à l’infirmier, elle m’avait crue lorsque je lui répondis être tombée. Puis, sans plus me poser des questions, elle prit soin de moi. Et sans mauvais jeu de mots ! Aux petits soins, elle n’alla sans doute pas se coucher tant que je ne fus pas au chaud sous mes couvertures. Voire même pas avant que je me sois endormie. Mais je fus dans l’incapacité de le vérifier tant je m’étais sentie épuisée. Mon petit coeur m’avait fait mal toute la nuit. Autant que mon doigt blessé à vrai dire, m’empêchant de me reposer correctement. Me donnant également terriblement envie de pleurer. Mais je me retins pour ne pas inquiéter mes colocataires. Certes, cela aurait pu être prit pour de la douleur pure. Mais même cela me paraissait trop honteux. J’étais plus forte que cela. … N’est-ce pas ?

Le lendemain matin, je ne me sentais toujours pas mieux. Mon petit doigt était immobilisé pour que la fracture puisse guérir correctement. A cause de cela, il me fut compliqué de m’habiller. Saya me fut d’une grande aide malgré le refus que j’avais fait au début. Je me sentais tellement inutile… Et, en plus de cela, je ne pouvais ni écrire, ni dessiner et encore moins peindre. Je commençais donc à regretter d’avoir refusé de subir, tout simplement, le chantage de cette fille. Certes, mon intégrité était en jeu, mais valait-elle la vie que je voulais me destiner ?Je n’en étais plus vraiment sûre…

Puisque je n’avais pas la possibilité d’écrire, je pus réfléchir à ma situation au moins toute la matinée. Malheureusement, je ne parvins pas à trouver de réponse pouvant m’aider. Même en repensant au bibliothécaire qui m’avait aidée quelques temps plus tôt, je ne parvins pas à savoir que faire. J’étais vraiment dans la merde jusqu’au cou. Il n’y avait clairement pas d’autres mots et cela alourdissait mon pauvre coeur. Peut-être même plus que les paroles qu’on avait pu me servir à propos de ma couleur de peau. C’était sans doute le plus horrible. Jamais je n’aurais pu croire que cela aurait pu être un jour possible…

Les professeurs me pardonnèrent pour la matinée mon manque d’attention, surtout quand je leur fit part que j’avais encore très mal. Ce n’était pas totalement faux, malheureusement… Mais bien vite arriva l’heure du déjeuner. Je n’avais pas très faim, à vrai dire, mais je savais qu’il était important que je mange un peu. On disait que cela accélérait la guérison. Mais plutôt que demander une confirmation auprès de l’infirmier ou d’un médecin, je préférais vérifier cette “rumeur” par moi-même.

Assise à une table, seule parce que je m’étais volontairement isolée. Je n’avais vraiment pas le coeur à rire et je ne souhaitais pas que mes amis me voient ainsi. Surtout qu’elle allait peut-être venir me trouver. L’idée me déplaisait énormément mais avais-je le choix ? Je ne voulais pas lui obéir. Je ne voulais pas faire ses devoirs et encore moins lui donner de l’argent. Mais quel autre choix avais-je à part me faire frapper comme la veille ? Je savais que je ne le supporterais pas… Pas maintenant que je ne pouvais même pas peindre…

En regardant par la fenêtre à côté de laquelle je m’étais installée, je pus voir qu’une petite pluie commençait à tomber. Les gouttes brillaient sous le soleil qui passait à travers les nuages. Cela me fit penser que c’était comme si le ciel changeait en fonction de mon humeur. Certes, c’était impossible. Totalement impossible. Mais cette idée farfelue me tira un petit sourire. Si je pouvais encore penser positivement, c’était que tout n’était pas perdu, n’est-ce pas ?
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Kagome Yasei
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MessageSujet: Re: Ne me laisseras-tu jamais ? [PV Kagome]   Mer 4 Juil - 21:06

Nous étions le lendemain de l'agression de la pauvre petite artiste Asuka Tsuno. La petite peste était pleinement satisfaite de ce qu'elle lui avais fait. Kagome ne pensait vraiment pas qu'elle devait en arriver jusque là pour bien lui faire comprendre à quel point elle était sérieuse. La jeune fille s'était empressée de raconter tout ceci à ses amis d'enfance.


Pour la petite délinquante, la pauvre artiste était en réalité un moyen de se lâcher un peu, même dans cette école où elle savait pertinemment qu'elle devait faire profil bas pour ne pas gâcher les efforts de sa mère. Mais c'étais plus fort qu'elle. De base, Kagome n'avait vraiment rien contre sa camarade, elle s'en foutait même. Mais de pouvoir déverser sa frustration sur quelqu'un la libérait. La veille de l'agression de la jeune Asuka, le père de la tigresse lui avait encore pincé les fesses et glissé ses mains rugueuses sur son ventre en essayant de remonter jusqu’à sa poitrine. Cela n'était jamais arrivé, l'adolescente était rentrée dans une colère noire. La jeune fille lui avait assigné d'un violent coup de poing. La pauvre camarade de la teigne était une balle anti-stress.


L'heure du déjeuner approchait et le ciel commençait à se voiler, quelques gouttes se mirent à tomber. Kagome entra dans la cafétéria et vit isolée Asuka. Parfait. La jeune fille se servit puis rejoignit sa victime qui était dans ses pensées avec un petit sourire aux lèvres. Pour lui faire remarquer sa présence, l'adolescente mit un petit coup dans sa chaise et lui fit un immense sourire narquois, c'étais comme de voir une tigresse montrer les crocs.


Salut ma pote ! Tiens il n'y a que ton doigt qui est pété, pas ton piffe.

La petite brute s'installa à côté de sa camarde.

Alors je t'ai manqué ? Bien dormi au fait ? Pas trop dur avec ce machin sur ton bras ? Oh et puis la douleur n'en parlons même pas. T'as la thune ?


La petite teigne fit genre d'être la nouvelle amie d'Asuka en lui passant la main dans le dos de haut en bas pour la réconforter. L’illusion était parfaite. Pour continuer dans la fausse amie qu'elle était de loin, l'adolescente lui coupa son poisson dans son assiette. Étrangement, cela était bien fait, propre et de manière régulière. En réalité, sans vraiment s'en rendre compte, Kagome avait agi comme avec son petit frère lorsqu'il était plus jeune et qu'elle s'occupait de lui couper sa nourriture.


Hier tu as déconné, tu m'aurais écoutée de suite, tu n'en serais pas là. Pour mes devoirs je vais être obligée de poiroter avec tes conneries ! Tu vas quand même les faire. Tu vas juste me dire ce que je dois écrire pour avoir des bonnes notes, puis quand ton fragile petit doigt ira mieux là ça sera toi qui les feras. C'est bien compris ?


La jeune artiste blessée allait-elle encore s'opposer aux ordres de la tigresse ?

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Asuka Tsuno
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MessageSujet: Re: Ne me laisseras-tu jamais ? [PV Kagome]   Sam 7 Juil - 15:13



Ne me laisseras-tu jamais ?

Avec Kagome Yasei

Dire que je passais un bon moment aurait été vraiment trop. Ce n’était pas le cas. En réalité, je me détendais juste un peu, ce que je n’avais pas réussis à faire plus de quelques minutes depuis que ma rencontre avec cette brute. Dire que si je venais à raconter que c’était une personne plus jeune que moi, aux allures à peine plus costaud que moi qui m’avait cassé le doigt et mis le nez en sang, j’étais persuadée que personne ne m’aurait cru. Personne ! Alors, en tous les cas, mieux valait garder le silence sur toute cette histoire. Peut-être pourrais-je la raisonner ? Quoique… ce n’était peut-être pas si sûr…

J’essayais de ne plus y penser quand une simple voix féminine me fit autant sursauter que crisper. Jamais encore cela n’était arrivé de me sentir aussi tendue juste à cause d’une personne. Cela commençait mal. Très mal. Mais, surtout, j’avais horreur de sa façon de faire comme si j’étais son amie. Sa proximité en passant un bras autour de mes épaules m’horripilait. Autant que la voir faire semblant de me plaindre ou compatir. Elle était la seule fautive !! N’était-il pas normal de refuser d’être aussi soumis qu’un esclave ? Pourtant, c’était ce que j’étais devenue au prix de ma passion pour plusieurs semaines. Au prochain refus, qu’allait-il m’arriver ?

- Je n’ai pas l’argent que tu me demandes, lui répondis-je en tremblant en regardant mon assiette. L’infirmier a voulu me garder à l’infirmerie, puis il m’a ramenée au dortoir pour que je me repose. Je n’ai donc pas pu aller au distributeur pour retirer…

Qu’allait-elle me faire ? La peur me coupait totalement l’appétit. A moins que cela soit sa présence qui me dégoûte à ce point ? Je ne parvenais pas à faire la différence. Et lorsqu’elle reprit la parole, ce fut presque pire. Elle me prenait de haut, me pointant du doigt comme si j’étais la seule fautive de ma situation actuelle. Mais ce n’était pas le cas. J’en étais persuadée. Et pourtant… Après tout, j’avais été plus raisonnable qu’avec la CPE, et je me retrouvais dans une situation plus défavorable que trois malheureuses heures de colle.

Une fois que cette histoire d’argent fut remise à plus tard, puisque je ne pouvais pas inventer 1300 Yens juste pour ses beaux yeux, elle me fit part que j’aurais dû être plus obéissante la veille. Ses paroles montraient très bien que le fait qu’elle doive recopier elle-même ses devoirs l’énervait au plus haut point. Bon sang… S’il s’agissait de l’aider, je l’aurais fait. Mais là elle voulait que je lui donne les réponses toutes faites, sans compter qu’une fois guérie il faudrait que je les lui écrive moi-même…

Je sentais bien que je n’avais pas le choix. Le moral bas, je ne parvenais même pas à lui tenir tête. De toute façon, que m’aurait-elle fait ? Me casser plus encore ma main droite ? Ou se défouler sur la gauche ? Pire ? Je ne pouvais déjà plus dessiner… Ma punition n’était-elle pas déjà assez cruelle comme ça ?
Ne pouvant pas prendre de risques, je hochai simplement de la tête pour lui répondre. Ma voix était, de toute façon, comme cassée. Brisée. Incapable d’émettre le moindre son potable.

Autour de nous, il était évident que personne ne se doutait de la douleur que j’éprouvais. On devait nous voir comme deux potes. Pourtant, j’étais loin de vouloir rire et nos paroles n’avaient rien d’innocent. Comment cela pouvait-il être possible ? Quoique je ne voulais clairement pas que mes amis, ou d’autres, aient des problèmes par ma faute. Cela me serait intolérable...
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