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 Un adieu en famille - RP One Shot [Solo]

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Yutsuki Yuuki
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MessageSujet: Un adieu en famille - RP One Shot [Solo]   Sam 12 Mai - 22:51

Un adieu en famille.SOLOIl fallait bien que ça arrive à un moment, après tout je m'y attendais, mais la vérité est toujours plus difficile à accepter.(Canon in D major – Johann Pachelbel)


12 mai 2018 … Une date qui restera gravé dans ma mémoire. Cela faisait deux semaines qu'on m'avait laissé partir de l'académie Yokuboo, en vue des circonstances. Ma mère était au plus mal depuis quelques semaines, et cela faisait un mois que mes parents m'avaient appelé. J'avais fini par obtenir gain de cause et pouvoir rentrer quelques temps. Cela aurait du durer juste une semaine, pour que je puisse voir ma mère un peu et que je discute avec elle. Mais les événements en avait décidé autrement.

Déjà, ma sœur était venue nous rejoindre, aussi loin qu'elle était. On était resté tous les deux le soir à discuter, mon père étant très distant avec nous. Je savais qu'il n'avait pas voulu son retour, mais que ma mère l'y avait forcé, en le suppliant. Mon père ne supportait pas que sa fille soit dans la maison, et il aurait été capable de lui dire de dormir à l'hôtel. Mais sa conscience vis à vis de sa femme faisait qu'il la laissait être à la maison. Je pouvais donc discuter verbalement avec elle, ce qui n'était pas arrivé depuis longtemps. Elle ne vivait pas dans le même pays, donc ça n'aidait pas. Contrairement à moi, elle savait ce qu'avait ma mère, un cancer fulgurant. On ne savait pas pourquoi, on ne savait rien d'autre, elle avait eu l'info de mon père, mais ne m'avait rien dit avant de me voir. Apparemment, mon père n'avait pas voulu en dire plus. Il lui avait sorti cash « Ta mère a un cancer fulgurant et quelques semaines à vivre ». Bref, rien de très agréable aux oreilles de la jeune femme de 27 ans. Hana en avait été blessée et ses termes avec notre père en étaient que plus froid que d'ordinaire, si c'était possible. Elle m'avait dit qu'elle comptait couper complètement les ponts avec lui après cette épreuve. Et elle me conseillait de me détacher de lui, pour qu'il ne m'envahisse pas, sans pour autant couper le contact, parce que j'avais besoin de lui et qu'elle le savait.

Enfin, nous discutions de choses et d'autres mais surtout de l'état de ma mère. Elle allait de mal en pire. J'avais peur, mais elle semblait vouloir nous dire quelque chose. Mais à chaque fois, dans la salle d'hôpital, notre père était avec nous. Jusqu'à la veille de mon départ, à l'origine. Les médecins devaient parler à mon père et ça risquait d'être long. Il sortit donc de la pièce et elle nous raconta tout, leur rencontre, comment ils étaient devenus maris et femmes. Ce n'était pas un mariage voulu, mais un mariage arrangé. Elle disait que mon père avait l'intention d'en faire de même avec moi, que je ne devais pas me laisser faire, que je devais vivre ma vie, qu'elle avait compris une chose, c'était que vivre comme les autres l'entendaient n’entraînaient que des regrets. Elle félicita pour la première fois ma sœur de son parcours, qu'elle deviendrait quelqu'un d'admirable, avec son futur mari. Hana resta silencieuse, je compris dans son regard qu'elle ne lui dirait pas quelque chose d'important. Quand à moi, elle me rappela que mon père ne voulait que mon bien, mais que c'était à moi de choisir mon destin. Ma sœur et moi, on lui serrait la main, chacun une d'elle. Puis, après ces propos, elle ferma les yeux. Je cru que mon cœur allait s'arrêter quand je sentis sa main se relâcher. Je m'entendis crier et pleurer tout ce que j'avais. Comme si tout s'était arrêté, ou plutôt que tout allait au ralenti. Je sentis une main se poser sur mon bras, quelqu'un me tirer en arrière pour me serrer dans ses bras, je ne compris pas sur le coup que c'était ma sœur et mon père qui m'éloignaient du corps sans vie de ma mère. Je ne voyais que son visage calme et apaisé, mais que je ne verrais peut être plus jamais après. Cette image, elle resterait dans ma mémoire. Elle souriait, elle avait dit ce qu'elle voulait dire. On me tira hors de la pièce. Je ne me souviens plus de la fin de la journée, j'étais complètement vide. On appela l'école pour dire que je resterais un peu plus longtemps.

Et le 12 mai 2018, c'était le jour de son enterrement. J'étais habillé en noir, et je remarquais tout le monde qui était venu auprès d'elle. En même temps, elle était respectée dans son domaine, et elle était bien entourée. Cette maladie était survenue si subitement que personne ne s'attendait vraiment à sa mort si rapide. En deux mois, m'avait on dit, elle était partie. Elle avait 52 ans. Elle avait eu ma sœur à 25 ans. C'était jeune, et à la base, je n'étais pas prévu au programme, mais on ne m'avait pas refusé. En même temps, mon père avait tant été déçu par ma sœur dès son plus jeune âge qu'il mettait de grands espoirs en moi.

L'enterrement était émouvant. Je n'étais pas vraiment parmi ceux qui l'avaient organisés. J'étais tellement passif pendant ces derniers jours qu'on me laissa tranquille. Ma sœur parla, sans évoquer les derniers propos qu'elle avait dit. Mon père ne fit que retracer sa vie, sans mettre la moindre émotion. Quand aux autres qui avaient parlé, il y avait le frère de ma mère, qui était venu pour parler de son enfance. Quand à ses collègues, ils laissèrent un émouvant hommage. Tout le monde venait près de nous, nous parler, nous encourager. Je gardais mes yeux baissés, ne répondant même pas à leurs phrases. Ma sœur me pris dans ses bras plus d'une fois. J'étais brisé, Je n'avais plus envie de rester à Hokkaido, je voulais retourner à l'académie, je voulais m'en aller, partir de tout ce qui me rappelait elle. Je n'avais pas été comme ça au décès de ma grand mère. Peut être qu'avoir dix ans de plus me permettait de prendre toute la conscience des choses, et surtout c'était ma mère.

Elle fut enterrée dans un cimetière près de son lieu d'enfance, qui se trouvait aussi être près de notre maison. Encore une fois, on nous soutenu dans cette épreuve. Mais je n'étais pas attentif à quoi que se soit. Un vide s'était intégré en moi. Et à la fin de l'enterrement, quand on rentra dans la maison, mon père me pris à part. Il voulait que je rentre, que je quitte l'académie de Nara pour revenir plus près. Pour la première fois depuis le décès de ma mère, je pris la parole, d'une voix rauque pour refuser catégoriquement. Il insista, et je refusais encore plus fermement. Il voulu me forcer, je pris un vase avec l'envie de lui envoyer au visage, lui criant que je voulais vivre ma vie, ma sœur entra dans la pièce pour arrêter la querelle. Elle prit le vase et me tira vers ma chambre où je m'effondrais sur mon lit pour pleurer. Une autre chose que je ne savais pas, c'était que mes parents faisaient comptes à part. Ma sœur m'annonça ça, et que ma mère léguait tous ses biens à ses enfants. Je devenais donc quelqu'un de riche, de très riche, mais je ne répondis pas, je m'en moquais. L'argent ne me rendrait pas ma mère. Je n'avais pas envisagé l un seul instant une vie sans une personne de ma famille proche. Alors ma mère … Même si on avait jamais été vraiment proche, maintenant je comprenais qu'elle avait finalement fuit mon père. Qu'elle avait travaillé pour ne pas le voir au quotidien, pour nous éviter des relations tendues.

Jusqu'au jour de mon départ pour l'école, je ne dis rien. Mon père avait compris que je devais m'éloigner, mais il continuait de penser que je rentrerais plus tard. Ce n'était pas mon intention. Dans l'avion qui me ramenait vers Nara, je restais impassible. Je voulais en parler avec quelqu'un de proche, mais je ne savais pas qui. Ma sœur était repartie en même temps que moi. J'avais bien Mizuki, mon cousin, mais il n'était pas objectif là dessus … Et je ne voulais embêter personne avec mes histoires. Je verrais bien ce que me réserverait l'avenir maintenant … En arrivant à Nara, je posais mes affaires dans la chambre, où il n'y avait personne, vu que c'était en pleine journée, et j'allais faire une chose que je n’avais pas fait depuis un moment : du basket. Par chance, il n'y avait personne dans le gymnase, je passais toutes mes émotions dans les paniers que je faisais, dans les enchaînements que je faisais. Avant de m'effondrer en larme, complètement, et pour la première fois depuis un moment, je criais pour évacuer mes émotions. Un simple cri, me moquant qu'on m'entende ou non.

Ma nouvelle vie commençait.


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