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 Aie, j'ai mal ! [PV James P. Campbell]

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Roy Fanélia
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MessageSujet: Aie, j'ai mal ! [PV James P. Campbell]   Lun 7 Mai - 11:06

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Aie, j'ai mal !
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James P. Campbell

Eh voilà, la jeune demoiselle dont il ignorait tout était partie en trombe, visiblement très fâchée alors qu'il n'avait pourtant rien fait de mal. Pourquoi avait-elle réagi aussi violemment ? Plus il y pensait, moins il arrivait à comprendre. Aurait-il l'occasion de connaître le fin mot de l'histoire un jour ? Qui vivra, verra ! Pour le moment, il y avait plus urgent : soigner la blessure qu'il avait à la tête. Il avait beau avoir fait un bandage improvisé, ce n'était qu'une solution temporaire. Le mal était toujours là et ne disparaîtrait pas tant que les soins appropriés n'auraient pas été effectués. Ce que Roy redoutait le plus, c'était que le médecin lui fasse des points de suture...Non parce que lui et les aiguilles, ça faisait deux ! Il détestait vraiment ça ! Roy avait la tête qui tournait et pour cette raison, il trouva raisonnable d'appeler un taxi pour le reconduire jusqu'à l'académie Yokuboo. Pourquoi est-ce qu'il n'allait pas directement à l'hôpital ? Eh bien tout simplement parce qu'il avait entendu dire que le médecin scolaire était très bon dans son domaine et qu'en plus de ça, c'était un canon ! N'était-ce pas suffisant pour aller voir ? Etant curieux de nature, il était impensable qu'il n'y aille pas de toute façon ! En plus de ça, il gagnerait un temps considérable. S'il avait dû se rendre aux urgences de l'hôpital, il aurait très certainement poireauté de longues heures avant de pouvoir être pris en charge. C'était donc tout bénéfique !

Le taxi arriva à bon port au bout d'une vingtaine de minutes et il déposa Roy à quelques mètres de l'entrée de l'académie Yokuboo. Réglant ce dernier, le blondinet se mit en route pour l'infirmerie. Ne sachant pas trop où elle se trouvait - car n'étant quasiment jamais malade ou blessé - il tourna un petit moment en rond avant d'apercevoir un élève qui lui indiqua gentiment le chemin. Il déambula encore quelques minutes dans les couloirs et arriva devant la fameuse porte où il était écrit : Infirmerie. Par politesse, il frappa pour indiquer sa présence et entra, n'ayant reçu aucune réponse. Tiens ? Il n'y avait personne ? Il vérifia sur la porte s'il n'y avait pas un mot, mais rien du tout. De toute évidence, l'absence ne devrait pas être très longue, donc il n'avait qu'à patienter encore un peu. Il n'était plus à cinq minutes près maintenant ! Roy s'assit sur l'un des deux sièges, le regard fixé sur la porte, ne souhaitant qu'une chose : qu'elle s'ouvre et qu'on lui soigne cette blessure. Ceci dit, il ne regrettait rien et était très heureux d'avoir pu sauver le chaton. Qui sait ? Peut-être que s'il s'était pris un caillou supplémentaire, il n'aurait alors pas survécu. Se balançant sur la chaise histoire d'avoir l'impression que le temps passe plus vite, Roy entendit alors la porte de l'infirmerie s'ouvrir. S'ayé ! Le médecin faisait son entrée !

"Oh, bonjour monsieur. Désolé de vous déranger, mais il m'est arrivé une petite mésaventure..."Dit-il avec un sourire mystérieux.

Roy ne changerait pas, même dans une situation comme celle-ci où il était blessé, il trouvait toujours le moyen de faire un minimum le clown. Il était plutôt fort quand il s'agissait de dédramatiser les choses !


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James P. Campbell
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MessageSujet: Re: Aie, j'ai mal ! [PV James P. Campbell]   Mar 15 Mai - 15:20


❝ Aïe, j'ai mal ! ❞

Cela faisait déjà un mois que James était officiellement devenu le nouveau médecin scolaire de l’Académie Yokuboo. L’Américain commençait doucement à prendre ses marques, aussi bien dans son infirmerie que dans le bâtiment administratif où il passait le plus clair de son temps lorsqu’il était sur le campus. Le directeur lui avait déjà fait visiter un peu l’ensemble de l’établissement, même si ça avait été fait très sommairement. James n’avait donc jamais eu l’occasion d’entrer dans les autres bâtiments, se contentant simplement d’aller à la cafétéria pour sa pause du midi. Le médecin scolaire appréciait grandement cet environnement qui semblait à mille lieues de son précédent lieu de travail trop aseptisé. Là, il y avait de la vie, beaucoup de vie avec tous ces élèves, ça parlait des tonnes de langues différentes à chaque détour d’un couloir, ça riait, ça bougeait… Ça n’avait vraiment rien à voir avec l’hôpital de la ville ! Et ses collègues étaient tous très gentils ici aussi, ce qui l’aidait à encore mieux s’intégrer.

Et puisqu’il commençait à prendre ses marques, James se permettait un peu plus souvent de quitter l’infirmerie sans mettre de mot quand il devait s’absenter quelques instants, le temps d’aller aux toilettes ou de se rendre à la salle de repos réservée aux membres du personnel pour se prendre un bon café bien noir. Ce fameux café qu’il buvait tellement fort qu’il était le seul à pouvoir le savourer, tous ses collègues le trouvant infâme. Ça les avait beaucoup fait rire d’ailleurs, de voir qu’il buvait une telle chose comme du petit lait ! Résultat, James s’était acheté plusieurs thermos et les avait tous ramenés à l’infirmerie. Comme ça, dès qu’il préparait une cafetière entière du café qu’il aimait tant, il pouvait tout mettre dans ses thermos afin de laisser la cafetière vide pour ses collègues. Ils pouvaient y préparer le café qu’ils aimaient comme ça ! L’Américain avait donc quitté son bureau l’espace de quelques minutes, le temps que son café soit prêt dans la salle de repos. Il profita de l’attente pour regarder avec un léger sourire par la fenêtre. Le soleil brillait haut dans le ciel et les élèves profitaient de plus en plus du temps pour rester à l’extérieur quand ils n’avaient pas cours.

Une fois son café prêt, James s’empara aussitôt de la cafetière pour remplir un premier thermos, puis un deuxième. Prenant bien soin de laver la cafetière avant de la remettre en place pour sa prochaine utilisation, le médecin scolaire quitta enfin la salle de repos avec ses deux thermos dans les mains, afin de retourner à l’infirmerie. Il allait pouvoir se boire un boooon café bien chaud ! Cette perspective le réjouissait vraiment, en gros accro qu’il était ! Et c’est finalement avec ses lunettes sur le nez, un petit sourire sur les lèvres, vêtu entièrement de noir sous sa blouse blanche, qu’il poussa la porte. Et quelle ne fut pas sa surprise de tomber sur un élève qui le saluait avec un grand sourire et… un bandage autour de la tête ? James manqua d’en lâcher ses thermos sous la surprise, s’empressant de les poser sur son bureau pour s’approcher de l’élève en question.

« Qu’est-ce qu’il vous est arrivé ? Ça fait longtemps que vous m’attendez ? »

James culpabilisait à mort là ! Et si ça faisait plusieurs minutes qu’il l’attendait ? Et s’il avait pu le prendre en charge plus tôt s’il avait été présent ? Mon dieu, le médecin s’en voulait vraiment d’avoir laissé l’infirmerie vide sans mettre un petit mot qui précisait qu’il se trouvait dans la salle de repos du personnel ! Le regard émeraude de l’Américain détailla un peu plus le bandage, avant que celui-ci ne prenne délicatement la main de son patient dans la sienne, se penchant vers lui pour l’aider à se lever si jamais il en avait besoin.

« Ça va aller ? Vous pouvez marcher ? On va aller tout de suite s’installer sur le lit d’examen pour regarder ça. Vous êtes venu tout seul jusqu’ici ? »

C’était plutôt surprenant de voir que personne n’avait pris la peine de l’accompagner en attendant qu’il reçoive des soins, mais soit. Maintenant qu’il était là, il ne craignait plus rien. James allait bien s’occuper de lui et il ressortirait de son infirmerie comme neuf ! Le médecin scolaire aida le jeune homme à prendre place sur le lit d’examen, avant de dérouler doucement le bandage qu’il avait autour de son front pour découvrir une plaie qui était assez ouverte. James tendit une compresse à son patient avant de filer se laver les mains.

« Appuyez sur la plaie avec la compresse, on va commencer par nettoyer tout ça. A priori, ça n’a pas l’air trop profond, vous devriez éviter les points de suture. Quand est-ce que c’est arrivé ? »

Jusque-là, James n’avait eu que des petits bobos à traiter. Ce n’était pas qu’il aimait le sang, mais ça lui faisait se sentir vraiment utile de pouvoir soigner des blessures un peu plus importantes mine de rien !


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MessageSujet: Re: Aie, j'ai mal ! [PV James P. Campbell]   Jeu 24 Mai - 11:46

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Visiblement, le médecin scolaire ne s'attendait absolument pas à ce que quelqu'un l'attende. Il avait l'air tout guilleret avec ses deux thermos et Roy espérait qu'il n'avait pas trop gâché sa journée. Peu importe, il finirait bien par l'égayer d'une manière ou d'une autre ! Pourquoi est-ce qu'il pensait à ça d'abord ? C'était complètement stupide ! En quoi son arrivée à l'infirmerie pourrait lui plomber sa journée ? D'autant plus que bon, c'était son boulot ! Après, il pouvait comprendre que ce dernier pouvait espérer de temps en temps, un peu de tranquillité. Non, vraiment, ce qui lui passait actuellement par la tête n'avait aucun sens. C'était sans aucun doute la faute de cette vilaine blessure ! Quoi qu'il en soit, le blondinet se contenta de sourire. Un peu de gaieté dans ce monde de barbares, ça ne fait mal à personne, n'est-ce pas ?

"Ce qui m'est arrivé ? Oh, c'est une très longue histoire, vous savez...Je vais donc faire la version courte. Je me promenais pour chercher un endroit où dessiner quand j'ai vu des imbéciles jeter des cailloux sur un chaton, je me suis interposé et...j'ai malencontreusement reçu l'un de ces projectiles. Ne prenez pas cet air si inquiet, comparé au temps que j'ai mis à venir vous voir, les quelques minutes que j'ai attendues ici ne représentent pas grand-chose."

Il avait vraiment l'air de s'en vouloir dit donc ! Au moins, il devait être dévoué à son travail et aimait aider les gens. À cette pensée, Roy esquissa un sourire. Il appréciait énormément ce genre de personne. Il y avait tellement de gens qui devenaient médecins, non pas parce que sauver des vies c'était leur truc, mais plutôt parce qu'ils pouvaient gagner beaucoup d'argent. Or, le médecin qui se tenait devant lui dégageait quelque chose de différent. Roy fut surpris quand ce dernier lui prit délicatement la main et se pencha vers lui, de toute évidence pour l'aider. Quelle prévenance ! Roy avait un peu la tête qui tournait donc il accepta volontiers cette aide chaleureuse.

"Oui, tout va bien, je peux marcher. Même si je dois bien vous avouer que j'ai cru voir des étoiles à un moment."Ria-t-il."D'accord. J'ai hâte que vous me soigniez, ce n'est vraiment pas agréable tout ce sang. Eh bien, oui...je suis venu seul. Je vous avais bien dit que c'était une longue histoire !" Ajouta-t-il avec un clin d'oeil. "Vous voulez savoir la suite ?" L'interrogea-t-il du regard.

S'il souhaitait connaître la suite de l'histoire, il lui raconterait volontiers. Mais il ne voulait surtout pas l'ennuyer avec ça, donc mieux valait demander son assentiment, juste au cas où. Après tout, il avait peut-être d'autres chats à fouetter ! Roy s'installa donc sur le lit d'examen pour que son interlocuteur puisse l'examiner plus en détails. Dit comme ça, ça paraissait assez tendancieux...Il sentit qu'il lui ôtait son bandage, mais se laissa faire sans broncher et prit la compresse qu'il posa contre la plaie. Qu'est-ce qu'il avait hâte d'être complètement soigné !

“Reçu cinq sur cinq !” S'exclama-t-il avec un sourire.”Je suis bien content d'éviter les points de suture...J'ai horreur des aiguilles...Pour vous répondre, s'est arrivé il y a au moins...plus de deux heures. Je n'ai pas pu venir immédiatement après être blessé d'où le bandage improvisé.”

Roy appuya sur la plaie avec la compresse qu'il lui avait tendue un peu plus tôt, se demandant comment le médecin allait le soigner. Mine de rien, il avait bien envie de savoir !

“Vous allez me soigner ça comment du coup si je n'ai pas besoin de points de suture ?”

Il n'ajouta rien de plus, attendant patiemment la suite des évènements. En tout cas, il avait l'air plutôt sympathique ce médecin. Il ne ressemblait cependant en rien à un Japonais et il se demandait bien pourquoi il était venu exercer ici tout particulièrement. Finalement, c'était plus fort que lui et il décida de lui demander. On peut dire que le jeune homme n'avait pas la langue dans sa poche !

“Vous n'êtes pas Japonais, n'est-ce pas ? Si c'est le cas...pourquoi avoir choisi le Japon pour exercer votre métier ? Oh...je ne demande cela que par simple curiosité, mais rien ne vous oblige à me répondre. Et puis...je suis aussi un incorrigible bavard !”

Il laissa échapper un petit rire, se contentant de continuer à appuyer sur la plaie avec la compresse, tout en posant son doux regard émeraude sur son interlocuteur.


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James P. Campbell
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MessageSujet: Re: Aie, j'ai mal ! [PV James P. Campbell]   Ven 1 Juin - 12:41


❝ Aïe, j'ai mal ! ❞

James commençait vraiment bien son nouveau travail de médecin scolaire officiel ! Il avait toujours fait en sorte de ne s’absenter que rarement afin d’éviter de louper des élèves qui avaient vraiment besoin d’aide ou de les faire trop attendre, et alors qu’il s’était permis un moment de relâchement, tout ça pour remplir ses deux thermos de café, il se retrouvait à l’infirmerie avec un élève visiblement assez mal en point et qui, en plus, l’attendait. Et la réponse de l’étudiant ne permit absolument pas à James de se détendre et de se sentir moins coupable. Ce n’était rien comparé au temps qu’il avait mis pour venir jusque-là ? Le blond ne devait pas bien se rendre compte de ce qu’il disait, c’était souvent ces quelques minutes qui lui paraissaient insignifiantes qui permettaient de sauver des vies ! L’Américain en avait fait plusieurs fois l’expérience, il ne fallait pas rigoler avec le temps qui passait ! Bon, l’étudiant semblait souriant et plaisantin, sa blessure ne devait pas être si grave, mais quand même ! James était d’un très grand professionnalisme et il sentait qu’il avait fait une faute très grave là.

« D’accord, donc vous vous êtes pris un caillou au niveau du front alors que essayiez de sauver un chat c’est bien ça ? C’est assez rare de voir des gens donner autant de leur personne pour d’autres, mais ça l’est encore plus pour des animaux, vous avez beaucoup de mérite. Et je serais curieux d’entendre la version longue de cette histoire. »

James aida l’étudiant à se lever en lui donnant la main, le soutenant aussitôt au niveau de son dos pour qu’il vienne s’appuyer contre lui si jamais il sentait que ses jambes n’arrivaient plus à le porter. Il fallait dire que la silhouette de l’Américain était bien plus massive que celle de ce jeune homme. Il n’aurait aucun mal à le porter si jamais il venait à s’évanouir ! En tout cas, son patient semblait prendre les choses un peu trop à la légère. Mais c’était agréable de voir des gens avec cet état d’esprit plutôt que d’autres qui voyaient déjà leur fin arriver avec seulement quelques gouttes de sang. Le médecin avait gardé son air assez impassible, mais il avait essayé de se détendre un peu, son regard se faisant légèrement plus doux, comme le ton de sa voix. Il aida l’étudiant à prendre place sur le lit d’examen, déroulant son bandage avant de lui donner une compresse et filer se laver les mains. Avant toute chose, il fallait attendre que le saignement cesse, et ça semblait être en bonne voie.

« Deux heures ? Pourquoi est-ce que vous avez autant tardé ? C’est arrivé en ville je suppose ? Vous auriez dû directement aller aux urgences plutôt que de revenir ici… Mais bon, maintenant que vous êtes là, je vais m’occuper de cette blessure. On va commencer par attendre que le saignement s’arrête pour que je puisse évaluer la profondeur de la plaie, la nettoyer et voir comment la traiter ensuite. »

James tendit sa main pour que l’étudiant lui rende la compresse qui était un peu imbibée de sang, en sortant une nouvelle d’un emballage avant de se hisser à ses côtés sur le lit d’examen. Assis juste à côté de lui, l’Américain garda sa main sur la compresse qu’il appuya à nouveau sur la plaie qui saignait déjà beaucoup moins.

« Ne vous emballez pas trop ! La blessure semble peu profonde, mais je ne peux pas bien voir tant qu’elle n’est pas complètement nettoyée alors il est toujours possible que je doive vous faire des points de suture. Mais sinon, j’utiliserai des stéri-strip, c’est un peu comme du scotch qui permet de rapprocher les deux côtés de la plaie pour l’aider à se refermer. »

James restait toujours aussi professionnel, restant très concentré sur ce qu’il faisait. Résultat, son visage restait toujours un peu fermé. Ses collègues et patients à l’hôpital en centre-ville lui avaient souvent reproché de ne pas plus sourire, mais qu’y pouvait-il ? Il avait toujours été comme ça, ne se déridant vraiment que quand il était en dehors du cadre professionnel. Et encore… Ce n’était pas chose aisée de lui décrocher un sourire même quand il ne portait pas sa blouse ! Restant proche du blond, James fixait la compresse toujours aussi intensément, comme s’il espérait que ça aiderait la plaie à arrêter de saigner. A la question de l’étudiant, ses yeux se plantèrent dans ceux de ce dernier.

« Ne vous excusez pas, je suis curieux moi aussi et ça ne me dérange pas de parler de ça. Je suis américain effectivement, et je suis venu au Japon pour la fin de mes études et j’ai finalement décidé d’y rester plutôt que de retourner à Miami, là où je vivais. Je vais d’ailleurs vous poser quelques questions un peu plus personnelles à mon tour. Comment vous vous appelez ? Vous êtes étudiant ? Vous êtes déjà venu à l’infirmerie depuis votre arrivée ici ? »

James ne posait pas toutes ces questions pour satisfaire une curiosité personnelle, mais simplement pour pouvoir remplir le dossier de cet étudiant et y consigner les moindres détails du pourquoi du comment il était venu lui rendre visite aujourd’hui. Bon, par contre, il n’avait pas été tout à fait sincère sur les raisons qui l’avaient vraiment poussé à venir au Japon, et plus particulièrement à Nara, mais il se voyait mal raconter à un parfait inconnu, un élève qui plus est, que ses parents l’avaient envoyé au Japon pour finir ses études dès lors qu’ils avaient appris qu’il entretenait une relation amoureuse avec un autre homme.


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MessageSujet: Re: Aie, j'ai mal ! [PV James P. Campbell]   Sam 9 Juin - 10:15

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Étrangement, Roy avait toujours l'impression que le médecin était inquiet ou plutôt qu'il se sentait coupable de ne pas avoir été là dès son arrivée. Au moins, il prenait son travail très à coeur, ce qui était en soi, une bonne chose. Mais bon, ce n'était pas la peine qu'il s'en veuille pour les quelques minutes où il avait été absent, ce n'était pas comme s'il avait été l'agonie. La voix de son interlocuteur le tira de ses pensées et il était plutôt d'accord avec ce qu'il disait. C'est vrai que peu de personnes se seraient interposés pour sauver un chaton, mais Roy estimait que si l'on avait un tant soit peu de coeur, on ne pouvait pas laisser les choses en l'état. Comment pouvait-on rester les bras croisés lorsque quelqu'un avait besoin de nous ? Que ce soit un être humain ou un animal, ne changeait rien.

"Oui, vous avez bien résumé la situation ! J'ai seulement fait ce que je considérais comme étant juste. Il n'y a aucun mérite à avoir ! J'ose aussi espérer que si une autre personne que moi était passée à ce moment-là, elle aurait fait de même. Vous voulez donc la version longue de l'histoire ? Très bien ! Ouvrez bien grands vos oreilles ! Eh bien, je cherchais un endroit où dessiner, je me suis alors mis à déambuler au hasard dans les rues et je suis tombé sur un temple isolé. C'est là que j'ai vu ces deux imbéciles jeter des cailloux à un chaton déjà assez affaibli. Je me suis donc interposé et j'ai malencontreusement reçu l'un des cailloux au niveau du front. Les deux jeunes se sont enfuis en courant après cela. Ils avaient sans doute peur d'avoir des ennuis."

Roy marqua une pause, préférant laisser le temps à son interlocuteur de tout bien digérer. Mine de rien, cela faisait pas mal d'informations d'un coup et puis il fallait bien un peu de suspens, non ? Le beau médecin l'aida ensuite à se lever, le soutenant afin qu'il ne tombe pas ou tout du moins ne s'évanouisse pas. Il était vraiment très imposant ! C'est sûr que sa carrure était bien plus massive que la sienne...Roy n'aurait pas aimé se frotter à lui ! À cette pensée, il esquissa un sourire amusé. Afin que les soins puissent être prodigués, Roy dû s'installer sur le lit d'examen. Il apposa donc la compresse donnée par ce dernier au niveau de la plaie, se rendant compte que ça commençait enfin à ne plus trop saigner. Ouf ! Visiblement intrigué par son histoire et surtout se demandant comment il était possible qu'il ait mis autant de temps à venir, Roy décida de lui raconter la suite.

"Eh bien...Une demoiselle, pas très bavarde, est également passée à ce temple. Elle a enroulé le chaton dans son écharpe et l'avait gardé contre elle. Elle a beaucoup pleuré devant l'état du chaton, se demandant s'il allait s'en sortir. J'ai fait appeler un taxi et nous sommes allés chez le vétérinaire. On a dû attendre quelques instants le temps que la secrétaire aille chercher ce dernier, mais la jeune fille, paniquée, a commencé à se mettre à courir et je l'ai arrêté...De cette manière elle n'aurait fait que transmettre son anxiété au chaton et aurait empiré ses blessures. Le vétérinaire est ensuite arrivé et s'est occupé en urgence du chaton. Je me suis ensuite assis, l'invitant à en faire de même et là...Je n'ai pas vraiment compris ce qui se passait, elle a essayé de me donner un coup de pied dans plein dans la tête...Je suis parvenu à esquiver, c'était limite, mais je suis tombé par terre. Elle est ensuite partie en courant de chez le vétérinaire. Une rencontre bien étrange, je dois dire...Vous vous demandez pour les deux heures ? J'ai attendu des nouvelles du chaton, je me suis occupé de régler les frais et je me suis ensuite rendue en taxi jusqu'à l'académie. En effet, cette histoire est bien arrivée en ville ! Je ne suis pas allé aux urgences car je me suis dit que j'allais devoir attendre deux heures de plus avant de pouvoir être pris en charge...d'où mon choix de venir ici. Je compte sur vous pour que vous vous occupiez bien de cette blessure !"

Son histoire terminée, Roy redonna la compresse au médecin. Il se laissa faire bien sagement. Oh...il allait peut-être devoir avoir des points de suture ? Il s'était réjoui un peu trop tôt...

"Je vois...Si possible, je préfèrerais éviter les points de suture...Je n'aime pas trop les aiguilles...Du stéri-strip ? Je ne connaissais pas du tout. C'est bien la première fois que j'entends ce mot. C'est fou ce qu'est capable de faire quelque chose comme du scotch...La médecine évolue vraiment beaucoup !"

Roy observa un peu plus ce dernier, se rendant compte que son visage était fermé, qu'il n'affichait aucun sourire. Il était vraiment concentré sur sa tâche, mais n'était-ce pas du gâchis qu'aucun sourire n'apparaisse sur un si beau visage ? Le blondinet était persuadé que s'il souriait plus, il ferait craquer tout un tas de personnes ! Au moment où les yeux de celui-ci se plantèrent dans les siens, Roy fut intimidé, l'espace d'un instant. Il avait un charisme fou, y a pas à dire, tout ce qui émanait de lui, pour les quelques minutes qu'il l'avait côtoyé, lui inspirait le respect. Il fut rassuré quand il lui répondit qu'il était lui aussi curieux et que bavardait ne le dérangeait donc pas. Tant mieux ! C'était tout de même plus agréable de discuter que de rester silencieux et attendre que ça se passe.

"Je vois, vous êtes en quelque sorte tombé amoureux du Japon et avez donc décidé d'y rester." Répondit-il avec un sourire."Pour répondre à vos questions, je m'appelle Roy Fanelia et je suis en effet étudiant ici. C'est bien la première fois que je viens à l'infirmerie depuis mon arrivée. Je ne suis que très rarement malade donc ce n'est pas un endroit que je fréquente beaucoup. Cela dit...vu comme le médecin est très sympathique, je pourrais sûrement venir taper la discussion de temps en temps ! Et vous ? Comment vous vous appelez ?" Demanda-t-il à son tour en le fixant.

Ce serait bien plus pratique de savoir son nom, même s'il n'était pas certain de pouvoir se montrer trop familier avec ce dernier en l'appelant autrement que par "monsieur". Après, qui sait ? S'ils finissaient par bien s'entendre, il le deviendrait peut-être un peu plus. Une chose était sûre, Roy l'appréciait déjà !



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MessageSujet: Re: Aie, j'ai mal ! [PV James P. Campbell]   Lun 18 Juin - 15:15


❝ Aïe, j'ai mal ! ❞

James était vraiment agréablement surpris d’entendre cet étudiant lui raconter la version longue de cette histoire qui lui avait valu une blessure un peu ouverte au niveau du front. L’Américain avait toujours cru que chaque être humain avait une part de bon en lui, la raison pour laquelle il s’était jeté corps et âme dans ce métier, afin de pouvoir sauver ou même juste soulager les personnes qui avaient déjà développé ce côté de leur personnalité, ou qui cherchaient encore à le faire. L’être humain était imparfait, incapable de vivre une vie sans faire d’erreurs et si James pouvait réussir à donner à certains l’occasion de se rattraper ou de devenir meilleurs en les aidant à aller mieux, physiquement du moins, il en était ravi. Cependant, même s’il tendait à croire que toute personne était foncièrement bonne au fond de lui, la guerre lui avait aussi montré que d’autres pouvaient être totalement dépourvues de toute forme de bonté. L’être humain pouvait être bon, mais il pouvait aussi être tellement cruel… Alors savoir que cet étudiant n’avait pas hésité à donner de sa personne pour sauver un pauvre petit chaton, ça réchauffait un peu le cœur de James.

« Les bonnes actions méritent toujours d’être soulignées à leur juste valeur. Surtout que vous avez clairement donné de votre personne en vous interposant de la sorte et en écopant d’une telle blessure. N’avez-vous pas pensé à appeler le commissariat pour signaler la présence de ces deux jeunes ? Qui sait, ils auraient pu malencontreusement blesser quelqu’un d’autre et puis… Les animaux ne méritent pas d’être traités de la sorte. »

L’Américain adorait les bestioles, aussi bien à poils qu’à plumes ou même à écailles. Cependant, son travail et le fait qu’il ne soit pas encore tout à fait stable mentalement depuis son retour du front l’empêchaient de pouvoir adopter un animal de compagnie. Ça ne pourrait certes que lui faire du bien, mais il avait peur de réussir à blesser le petit animal sur lequel il aurait jeté son dévolu, comme il l’avait fait avec ses parents, ou même avec Gabriel. Le médecin avait déjà bien du mal à s’occuper de lui-même alors d’un animal… Quoi qu’il en soit, il écouta attentivement la suite de l’histoire de cet étudiant qui appuyait sa compresse au niveau de sa blessure au front. James ne put s’empêcher d’afficher une mine un peu surprise en entendant la suite du récit. Waw… Il y avait vraiment des gens étranges et assez instables dans cette ville en apparence paisible ! En tout cas, il comprenait mieux pourquoi le blond avait tant tardé à venir jusqu’à l’infirmerie, réprimant de justesse un petit soupir face au côté rocambolesque de l’histoire qu’il venait de lui raconter.

« Eh bien… Il semblerait que vous ayez été frappé d’une sacrée malchance aujourd’hui entre ces deux jeunes et cette autre demoiselle. Quoi qu’il en soit, maintenant que je comprends mieux la situation, je peux vous dire que vous avez bien fait de venir ici. Toutefois, même si je comprends que vous vous soyez autant inquiété pour ce chaton, vous ne devez pas pour autant oublier votre propre santé. »

C’était un médecin, il ne fallait pas l’oublier ! Les gens altruistes, il admirait ça, mais il ne voulait pas voir des personnes dénigrer leur santé au détriment d’autres personnes ! Enfin, il disait ça, mais c’était parfaitement ce qu’il faisait, s’usant à son travail sans se préoccuper de son propre bien-être. Pour lui, pour qu’il puisse aller mieux, il fallait qu’il s’occupe l’esprit. Dès lors qu’il relâchait un peu la pression, il avait l’impression de se retrouver au bord d’un gouffre sans fond. Un sourire presque imperceptible étira ensuite doucement les lèvres du médecin aux mots de son patient. Il essaya de prendre une voix un peu moins froide, qui se voulait rassurante.

« Je prends note. Je n’utiliserai les points qu’en ultime recours, si c’est vraiment nécessaire alors. Mais de ce que j’ai pu voir, le stéri-strip devrait amplement suffire. Il faudra juste que vous fassiez attention pour ne pas que la blessure se rouvre et s’infecte en faisant n’importe quoi. Comme ce n’est que du « scotch », il est plus facile que la plaie se rouvre de cette façon qu’avec des points. Dans quels clubs êtes-vous inscrit ? »

Non parce que si le jeune homme se trouvait être un sportif, James préférait lui écrire une dispense pour quelques jours, le temps que la blessure se referme complètement, plutôt que de risquer que cet étudiant se prenne un coup quelconque qui provoquerait un nouveau traumatisme. Les paroles se firent un peu plus légères et les questions un peu plus personnelles alors que le saignement commençait doucement à s’arrêter. Tombé amoureux du Japon ? Est-ce que c’était vraiment le cas au final ou n’était-ce tout simplement pas devenu ce lieu qui lui permettait de fuir tous les problèmes auxquels il ne voulait plus être confrontés ?

« On peut dire ça oui. Et qu’est-ce que vous étudiez Fanélia-san ? En tout cas, même si vous me semblez bien sympathique vous aussi, j’espère ne pas avoir à vous croiser plus que de raison sur mon lieu de travail, ce serait vraiment mauvais signe pour vous. »

James n’avait rien contre le fait de pouvoir discuter à nouveau avec cet étudiant, mais ce serait quand même bien plus agréable de se retrouver ailleurs que dans cet environnement trop aseptisé pour parler non ? Le médecin n’était pas vraiment timide, il parlait juste assez peu de lui et était plus du genre à écouter les autres, et Roy semblait être un vrai moulin à paroles alors s’ils se revoyaient en dehors de l’infirmerie, nul doute que ces retrouvailles ne se feraient pas dans un silence gênant.

« Je m’appelle James Campbell. Je suis ravi de faire votre connaissance, même si j’aurais préféré ne jamais avoir à vous rencontrer ici et dans de telles circonstances, mais bon, le destin en a visiblement décidé autrement. Quoi qu’il en soit, maintenant que la plaie ne saigne plus, je vais pouvoir la nettoyer. N’hésitez pas à me dire si je vous fais mal. »

James se leva pour jeter la compresse et il revint ensuite avec une petite bassine qu’il avait rempli d’eau froide et dans laquelle il avait versé un peu de savon. Avec toute la délicatesse du monde, il entreprit de nettoyer d’abord le contour de la plaie, histoire de retirer le sang qui avait séché, puis, toujours du bout des doigts, il s’attarda un peu sur la plaie. Ça pouvait paraître dégoûtant, mais s’il nettoyait la plaie avec un tissu, il aurait plus de chances d’y laisser des fibres qu’avec ses doigts. Et pour détourner l’attention de Roy, l’Américain préféra lui poser une nouvelle question.

« Qu’est-il arrivé au chaton en fin de compte ? »


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MessageSujet: Re: Aie, j'ai mal ! [PV James P. Campbell]   Mar 19 Juin - 13:31

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Aie, j'ai mal !
Avec
James P. Campbell

Chaque mot que prononçait le médecin était ponctué de gentillesse...Tout du moins, c'était ce que ressentait le blondinet. Il était vraiment content d'être venu ici pour se faire soigner plutôt que d'aller aux urgences. La plupart du temps, les médecins aux urgences étaient débordés, certains infirmiers se tourner les pousses alors que des personnes en sang attendaient qu'on les prenne en charge...Il avait entendu de nombreux échos à ce sujet dans son pays d'origine, mais peut-être que les urgences étaient bien différentes au Japon ? Il ne pouvait pas le savoir puisqu'il n'y avait pas été, mais au final, n'avait-il pas fait le meilleur choix possible ? Quoi qu'il en soit, ça lui faisait plaisir que le médecin le félicite pour son acte, même s'il n'avait fait que ce qu'il pensait être juste. Quand il évoqua le commissariat, Roy afficha une petite moue. Il n'avait vraiment pas pensé à signaler ces deux individus ! Il était tellement préoccupé par la vie du chaton que ça ne lui était pas venu un seul instant à l'esprit.

"Je vous remercie pour vos compliments. Si on peut dire ça comme ça ! Pour répondre à votre question, je n'ai pas du tout pensé à appeler le commissariat pour signaler ces deux individus. Je dois dire que j'étais tellement inquiet pour la vie du chaton que...ça ne m'est pas venu à l'esprit. Ah...!"S'exclama-t-il d'une voix un peu plus forte."Je viens de me rendre compte que j'ai laissé mon sac à l'entrée du temple...Je peux vraiment être tête en l'air parfois...Vous croyez que...vous pourriez venir le chercher avec moi après ? On est au Japon, alors normalement, je ne devrais pas me l'être fait voler, n'est-ce pas ?" Demanda-t-il en faisant une bouille adorable.

Il le savait bien qu'il avait oublié quelque chose ! Décidément, il enchaînait les boulettes aujourd'hui ! Roy soupira légèrement avant de raconter toute l'histoire au médecin. Celui-ci devait être assez surpris, notamment concernant la demoiselle qui n'était pas très stable mentalement parlant...Heureusement, il avait pu éviter le coup de pied ! Sinon, dans quel état serait-il actuellement ? Il préférait ne pas y penser...En effet, cette journée n'avait pas été des plus tendres avec lui.

"Oui, en effet ! Mais bon, demain est un autre jour ! Je ne pense pas pouvoir être frappé davantage par la malchance. Très bien ! Je prends vos conseils en note. Je ferais attention à ne pas négliger ma santé. Même si c'est plus fort que moi...J'ai cette fâcheuse manie de faire passer les autres avant moi."

Lorsque son interlocuteur évoqua la possibilité qu'il puisse avoir besoin de fils, Roy afficha une mine déconfite. Heureusement pour lui, le médecin scolaire n'était pas un tyran et il fut soulagé quand il lui avoua qu'il ne les utiliserait qu'en ultime recours. Si jamais il devait effectivement en utiliser, Roy était tout de même plutôt rassuré. Il était gentil et nul doute qu'il ferait en sorte qu'il ne sente pas grand-chose.

"D'accord. Dans ce cas, je ferais attention à ne pas faire n'importe quoi jusqu'à ce que la plaie soit suffisamment guérie. Eh bien, je suis inscrit dans les clubs de danse, art et théâtre. Vous croyez que le club de danse posera problème dans le cas de cette blessure ?"

Il espérait pouvoir continuer à danser malgré sa blessure. C'est qu'il avait très envie de pouvoir redanser avec Dae-Hyun ! Ils continuèrent donc de discuter, Roy ne faisant presque plus attention à sa blessure. Il aimait vraiment beaucoup discuter avec ce gentil médecin ! Mauvais signe pour lui s'il revenait ici ? Il avait intérêt à faire gaffe alors !

"Je vois. Eh bien, pour vous répondre, j'étudie les arts plastiques avec la peinture en spécialité. J'adore peindre ! Haha, j'espère bien ne plus avoir besoin de revenir à l'infirmerie pour ce genre de blessures...Non, la prochaine fois que je passerais, ce sera pour vous faire un petit coucou et vous montrer que la plaie est bien guérie !"

Il comprenait parfaitement où le médecin voulait en venir. Ce serait tout de même plus agréable de se retrouver pour discuter autour d'un café par exemple, que de se faire soigner de gros bobos. Quand le médecin lui donna enfin son nom, Roy esquissa un sourire. James Campbell. Plus de doute possible, il n'était pas Japonais !

"Le plaisir est partagé. C'est vrai que ça aurait été mieux de se rencontrer dans d'autres circonstances, mais bon...Peut-être qu'on ne serait jamais adressés la parole finalement. D'accord, je vous laisse faire. Sachez que vous avez mon entière confiance !"Ajouta-t-il avec un clin d'oeil.

Roy ne sentit presque rien qu'en James s'occupa de nettoyer sa plaie. Il faisait vraiment attention à ce qu'il n'ait pas mal, il était très prévenant. Il sentit juste la plaie picoter à un moment, mais la voix de James lui fit immédiatement oublier.

"Eh bien, le chaton est sorti d'affaire et il est actuellement chez l'un des vétérinaires en ville. Je me suis chargé de régler les soins et...j'ai décidé de le garder ! Je vis tout seul dans mon appartement, il me tiendra compagnie. Et puis comme ça, il aura un toit et beaucoup d'amour ! Je devrais pouvoir aller le chercher d'ici une à deux semaines. Ça me fait penser que je ne lui pas encore trouvé de nom..." Répondit-il, pensif."Si vous avez des suggestions n'hésitez pas ! On pourrait même aller lui rendre une petite visite ensemble si vous le souhaitez !"

Roy avait dit ça de manière très spontanée, sans arrière-pensée. Il ne savait pas si James accepterait ou non, mais bon...ça ne lui coûtait rien de demander au moins.


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James P. Campbell
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MessageSujet: Re: Aie, j'ai mal ! [PV James P. Campbell]   Lun 25 Juin - 16:01


❝ Aïe, j'ai mal ! ❞

James hocha doucement la tête aux mots de Roy. C’étaient effectivement des compliments qu’il lui avait faits en le félicitant pour son acte. L’Américain était comme ça, il disait toujours ce qu’il pensait sans forcément prendre de détours, ce qui lui valait parfois de se retrouver dans des situations assez peu accommodantes. Il n’était jamais vraiment mauvais dans ce qu’il disait, sauf quand on le poussait vraiment à bout forcément, mais il lui était déjà arrivé plusieurs fois de dire quelque chose en toute sincérité que son interlocuteur avait fini par interpréter comme étant une attaque personnelle. James était maladroit avec les gens, il ne savait pas toujours par quel bout les prendre pour dire les choses en douceur. On ne lui avait jamais appris à le faire après tout. Il n’y avait que quand il travaillait qu’il essayait de faire des efforts, surtout quand il annonçait des verdicts assez graves. Le médecin scolaire était donc franc et n’hésitait pas à dire ce qu’il pensait, encore plus quand il s’agissait de compliments. Les mauvaises choses méritaient d’être soulignées, mais les bonnes le méritaient d’autant plus !

« Oui, je comprends que vous n’ayez pas forcément pensé à alerter les autorités vu la situation. Et je… »

James eut un moment de flottement à la suite des mots du blond. Il était en train de lui demander de l’accompagner pour aller récupérer son sac ? Comme ça ? Comme s’ils étaient amis ? L’Américain resta à le fixer sans vraiment savoir quoi répondre, les sourcils légèrement froncés tant il était surpris par un tel comportement. Et puis, d’un coup, comme si un éclair venait de le frapper, le médecin cligna plusieurs fois des yeux en sursautant légèrement. Evidemment, il lui avait demandé de l’accompagner parce qu’il n’avait personne d’autre sur qui compter visiblement, vu qu’il était venu ici par ses propres moyens, et il préférait sans doute qu’un médecin soit à ses côtés au cas où il se sentirait mal. Oui, ça devait être ça. Le brun jeta quand même un coup d’œil à son horloge accrochée au mur.

« Je pourrai vous accompagner oui, mais ma journée de travail n’est pas encore terminée. Comme vous l’avez si bien dit, je pense que votre sac se trouvera toujours au temple ou, dans le pire des cas, il se trouvera peut-être au poste le plus proche dans leurs objets trouvés. Si vous voulez bien attendre deux petites heures, nous pourrons aller le chercher ensemble. Ça vous laissera un peu de temps pour vous reposer sur un des lits de l’infirmerie comme ça. »

James ne pouvait pas se permettre de sécher ses heures de boulot alors que ça ne faisait même pas encore un mois qu’il était là ! Il préférait rester bien droit dans ses baskets et, de toute façon, ce n’était pas son genre de partir plus tôt du boulot, sauf s’il y avait urgence. Le brun était plutôt de ceux qui pouvaient faire des heures et des heures supplémentaires, simplement par envie, et aussi pour éviter de trop penser à des choses qui le déprimaient un peu. En tout cas, Roy semblait être quelqu’un de vraiment optimiste et généreux. Il était le reflet de James mais en beaucoup plus souriant et extraverti !

« C’est vrai, mais la journée est encore loin d’être terminée. Concernant le club de danse, je pense qu’il serait plus sage d’éviter de pratiquer pendant une petite semaine. C’est un peu moins violent qu’un sport en équipe avec des balles ou autre, mais il suffit d’un mauvais mouvement ou d’une chute pour que vous repartiez à zéro avec votre blessure. »

James préférait être prudent. S’ils dansaient à plusieurs dans ce club, rien n’empêchait que Roy se prenne malencontreusement un coup de coude ou de pied ! Le blond continua à se dévoiler doucement à son médecin, l’informant alors de son parcours scolaire. Il fallait s’en douter, avec de tels clubs, l’étudiant ne pouvait être qu’un artiste. Un futur peintre alors ? C’était une chouette vision d’avenir, même si James n’aurait jamais imaginé une seconde pouvoir se lancer là-dedans. Il n’avait pas vraiment d’imagination ni de créativité, il se contentait de suivre des procédures qu’il avait apprises par cœur.

« Vous souhaitez en faire votre métier par la suite ? Et effectivement, nous serons amenés à nous revoir un peu au cours de la semaine qui va suivre afin que je puisse m’assurer que votre blessure cicatrise bien et ne s’infecte pas. Je vous noterai tout ça sur un papier, mais j’aimerais déjà vous revoir demain pour voir ce que ça donne après une nuit de sommeil, puis après d’ici 3 jours pour continuer mon suivi. Après, rien ne vous empêchera de passer plus régulièrement si vous souhaitez vous assurer que tout se passe bien. »

Et Roy avait certainement raison, nul doute que s’ils ne s’étaient pas rencontrés aujourd’hui dans ces circonstances précises, ils ne se seraient jamais adressés la parole. Il fallait dire que James était loin d’être une personne avenante, vers qui on souhaitait se tourner pour discuter quand les événements ne vous poussaient pas à le faire. Le médecin continua donc de nettoyer en douceur la plaie avec son eau et son savon, finissant finalement par se lever pour se sécher les mains et attraper une pommade antibiotique. Il ne fallait pas essuyer la plaie avec un tissu, sous peine de risquer d’y glisser quelques fibres. Il leur fallait donc attendre quelques instants, que la blessure sèche, pour poursuivre les soins. James reprit place à côté de Roy sur le lit, examinant très attentivement la plaie.

« Je pense que ce chaton n’aurait pas pu rêver de meilleur maître. Pour les idées de noms… Je dois avouer ne pas être très doué avec tout ça, je n’ai jamais eu d’animaux domestiques alors à part les noms bateau du genre « Le chat » ou encore « Mistigri »… Et puis, il vaut mieux que ce soit quelque chose que vous aurez choisi vous-même non ? »

Aller lui rendre visite ensemble ? Est-ce qu’il parlait d’y aller aujourd’hui parce qu’il était mal en point et pour, en même temps, récupérer son sac à dos ou est-ce qu’il parlait d’y aller un autre jour ? Rhaaaa… Ce que les relations sociales étaient compliquées ! Il était vraiment très bavard cet étudiant en tout cas, et il arrivait à mettre James mal à l’aise à lui proposer comme ça de se revoir à plusieurs reprises. Ça ne le dérangeait pas, sa compagnie était agréable, mais est-ce que c’était seulement autorisé qu’il discute comme ça avec un élève ?

« Si vous souhaitez y aller aujourd’hui, je pourrai vous accompagner pour m’assurer qu’il ne vous arrive rien oui. En tout cas, la plaie n’est pas si profonde que ça. Elle est bien propre maintenant, et je vous annonce que je vais pouvoir me contenter de vous poser des stéri-strips. Maintenant que tout est bien sec, je vais apposer une pommade antibiotique. »

James était assez perturbé par tout ça, mais il préférait ne pas le montrer et se contenter de faire son travail, étalant un peu de pommade sur son index avant de l’appliquer sur la plaie, toujours avec la plus grande délicatesse du monde.


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