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 Piqûre de rappel |PV Gabriel|

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James P. Campbell
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MessageSujet: Piqûre de rappel |PV Gabriel|   Ven 26 Jan - 12:51


❝ Piqûre de rappel ❞

   
La guerre faisait rage. Des explosions grondaient au loin, le sol tremblait sous ses pieds. Des coups de feu résonnaient, toujours de plus en plus près de lui. Des cris, des hurlements, des pleurs. Cette cacophonie était insupportable, presque autant que cette odeur et ce goût de fer trop prononcés qui l’envahissaient. Il devait fuir, et pourtant, ses jambes ne voulaient plus répondre. Il restait figé, en plein cœur du champ de bataille. Soudainement, le silence tomba. Plus aucun bruit, si ce n’était cette légère brise qui soulevait ses cheveux ébène et caressait son visage. Cette douce brise qui fut suivie d’une douleur lancinante. Une douleur si vive au niveau de son épaule qu’il s’entendit hurler alors que ses genoux fléchissaient et sa main se plaçait au niveau de l’impact pour essayer d’arrêter ce liquide rouge et chaud qui ne cessait de s’écouler de cette plaie béante. Cette douleur le fit se réveiller. James venait de se redresser vivement dans son lit, essoufflé, en sueur, la main crispée sur la cicatrice au niveau de son épaule, vestige de son année passée sur le front et de cette blessure par balle qui lui avait valu d’être rapatrié au Japon, loin de ce tumulte de cris, de pleurs et de coups de feu.

L’Américain dut prendre plusieurs minutes pour se calmer, inspirant et expirant lentement et profondément pour chasser cette douleur invisible de sa tête. Il n’avait plus mal depuis longtemps, cette blessure avait cicatrisé et pourtant, il avait toujours l’impression que la plaie était ouverte. Se laissant finalement retomber sur son matelas, James attrapa son réveil. 5h00. Soupirant bruyamment, le brun reposa son réveil et envoya valser ses draps. Ça ne servait à rien d’essayer de se rendormir, il savait qu’il n’y arriverait pas de toute façon. Il commençait à travailler 3 heures plus tard alors autant se lever maintenant. La première chose qu’il fit fut de prendre une bonne douche, essayant de chasser ces pensées de sa tête. C’était dur tous les jours, mais il tenait bon. Des gens avaient besoin de lui, il ne devait pas se laisser aller de la sorte. Après être resté plus que de raison sous l’eau chaude de sa douche, le médecin attrapa son costume composé d’un pantalon noir près du corps et d’une chemise de la même couleur. Ébouriffant ses cheveux, il leur laissa le soin de sécher par eux-mêmes. Ça ne servait à rien d’essayer de les coiffer, ils n’en faisaient qu’à leur tête de toute façon.

James se fit un bon café bien noir et bien corsé, s’installant sur son balcon après s’être couvert d’une veste. Il aimait admirer la vue sur ce parc paisible. Il n’y avait pas encore grand-monde dehors, et le ciel était encore un peu sombre, mais une belle journée se profilait. L’Américain resta de longues minutes à siroter son café, le regard perdu un peu dans le vague, avant de finalement rentrer. Il lui restait encore un peu de temps avant d’aller travailler donc plutôt que de regarder ce parc, pourquoi ne pas tout simplement aller s’y promener ? Le médecin enfila ses chaussures de ville noires et attrapa un bon gros manteau bien chaud bleu foncé à capuche. Il attrapa sa sacoche avec ses papiers et son portefeuille, la passa autour de son cou, mit son portable dans une des poches de son pantalon et sortit. Son appartement était vraiment très modeste au vu de ses moyens financiers, mais il n’avait pas besoin de plus. Il se satisfaisait de ce petit confort. Il avait été habitué à tellement moins l’année précédente qu’il devait se réhabituer au confort petit à petit. Il était à Nara depuis peu après tout, et il n’arrivait pas encore à s’habituer au calme de cette petite ville.

Après une longue balade dans le parc aux daims, les mains dans les poches, James prit le chemin de l’hôpital. Son service commençait dans un moment, mais il n’avait rien d’autre à faire alors arriver en avance lui permettrait de prendre quelques patients supplémentaires. On était bien loin des blessures béantes à soigner, à recoudre ou même des opérations très lourdes. Là, James avait bien souvent à traiter les petits bobos de tous ces braves habitants de Nara. Rhumes, contrôles de santé, vaccins… Rien de bien folichon, mais il fallait reprendre en douceur. James salua ses collègues en arrivant, se dirigeant vers son cabinet. Il retira son manteau qu’il suspendit au portemanteau pour le troquer contre sa blouse blanche. Il alluma son ordinateur et consulta son planning. Bien, pas une minute de repos, c’était ce genre de journée qu’il préférait. Il n’avait le temps de penser à rien d’autre. L’Américain attrapa ses lunettes pour les mettre sur son nez. Il n’avait pas de gros défaut de vue, simplement que rester sur son ordinateur le fatiguait assez vite s’il ne les portait pas. Et puis, il semblerait que ça le rendait encore plus craquant selon ses collègues féminines.

La journée passa à toute vitesse, les patients s’enchaînant dans son cabinet. James avait très peu dormi et pourtant, il n’était pas plus fatigué que ça. Son endurance était vraiment à toute épreuve, sans aucun doute renforcée par les litres de café corsé qu’il ingurgitait chaque jour. C’était presque devenu une drogue. Le médecin ne prit qu’une petite pause pour le déjeuner, attrapant un sandwich pour aller le manger dans la petite cour réservée aux membres du personnel de l’hôpital. Il avait bien sûr attendu une heure où il ne serait pas dérangé. Pas qu’il n’aimait pas les gens, juste qu’il avait besoin de calme. C’était ce qu’il pensait, mais au fond il avait terriblement besoin de discuter avec quelqu’un, de contact, d’un peu de chaleur humaine. Ses échanges avec ses collègues se résumaient à des politesses, certaines ayant malgré tout tâté le terrain pour savoir s’il avait quelqu’un dans sa vie. Mais il n’était déjà pas prêt à avoir un chien alors quelqu’un dans sa vie…

Soupirant en s’adossant contre son siège derrière son bureau, James joignit ses mains pour étirer ses bras au-dessus de sa tête dans une petite grimace. Il avait besoin de se dégourdir un peu les jambes, et tout le reste du corps en fait, mais il lui restait encore un dernier patient pour pouvoir raccrocher sa blouse et filer à la piscine. L’entraînement, encore, toujours. S’occuper pour ne pas penser. Le médecin ne regarda même pas son ordinateur pour voir le nom de son dernier patient, se levant finalement pour aller le chercher dans la salle d’attente. Il avait même gardé ses lunettes sans faire attention tellement il était concentré sur ce qu’il faisait. Appuyant sa main contre l’encadrement de la salle d’attente, il fixa son dernier patient de son air impassible. C’était certain que niveau accueil, on avait vu beaucoup mieux ! Mais James était là pour faire son boulot, pas pour se faire des amis. Et tout le monde s’accordait sur le fait qu’il le faisait très bien.

   
« Dr Campbell, vous devez être mon dernier patient. Si vous voulez bien me suivre, mon cabinet est juste là. »

   
Le regard émeraude de James se posa sur le jeune homme qui venait consulter. Hum, il devait avoir à peu près son âge, sans doute plus jeune. Ses yeux bleus et les traits de son visage… Il ne devait pas être japonais. Ou du moins, ses origines ne l’étaient pas. Il était au Japon depuis bien assez longtemps pour reconnaître un étranger. Pourquoi est-ce qu’il venait consulter ? L’Américain n’avait même pas pris le temps de regarder ni son nom, ni la raison de sa venue. Heureusement que c’était son dernier patient… Il continua de le détailler, restant toujours aussi impassible après sa petite tirade de présentation assez froide, son regard se fixant alors sur ce grain de beauté sous sa lèvre. Et là, James eut un moment de flottement, son cœur semblant avoir loupé un battement. Ce… Ce n’était pas possible hein ? Plissant les yeux, il préféra tourner le dos à son patient pour lui montrer le chemin, l’invitant à entrer dans son cabinet pour refermer la porte derrière lui. Il avait tourné la page alors pourquoi il pensait à lui ? Et puis, sérieusement, combien y’avait-il de chances pour que ce soit lui ? Après tout ce temps, à l’autre bout du monde, dans une ville aussi paisible ?

   
« Alors, qu’est-ce qui vous amène ici ? »

   
James essaya de chasser toutes ces pensées, ne regardant pas son écran de peur d’y découvrir une vérité qui lui ferait peut-être mal. Il n’en savait rien en fait. Il avait lutté de toutes ses forces pour oublier… Son passé qu’il essayait d’enfouir au plus profond de lui serait-il en train de lui revenir en plein figure juste maintenant ?


   ©️ Halloween

   
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Gabriel C. Jefferson
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MessageSujet: Re: Piqûre de rappel |PV Gabriel|   Sam 27 Jan - 15:37

Piqûre de rappel
Petit à petit, son monde changeait. Les asiatiques croisés partout n'étaient plus des étrangers ou des touristes mais bien de simples habitants, les restaurants n'avaient plus rien à voir avec ceux en Amérique, les émissions de télé étaient d'une culture différente et la vie paraissait tout simplement recommencer à zéro. On avait prévenu Gabriel que le Japon restait un monde à part, que certains les trouvaient ridicules alors que d'autres les mettaient carrément sur un piédestal mais quand il avait décidé de partir là-bas professionnellement, jamais il n'avait pensé à tout ça même s'il avait conscience que sa vie ne serait plus comme avant.

Fermant la porte de son vestiaire, Gaby se dirigea vers le miroir commun où sa tête fatiguée lui apparue brutalement. Le décalage horaire lui faisait beaucoup de mal et travailler en journée ne l'enchantait pas particulièrement mais parce qu'il était nouveau et de surcroît étranger, il n'avait pas eu son mot à dire. Il savait qu'il allait devoir faire ses preuves avant de pouvoir demander des choses et il respectait ça.
Il avait été plutôt bien accueilli par le patron tout comme les employés, ne recevant que des compliments sur ses beaux yeux bleus, un avantage "réel" non négligeable quand il voyait que les autres devaient jongler avec les lentilles pour appâter. Dès sa première journée, il avait remarqué la différence très nette entre les hôtes américains et les hôtes asiatiques. Ici, tout se basait presque sur la coiffure et le style visuel alors qu'en Amérique, c'était plus sur le physique en général. Les corps bien sculptés, la virilité exacerbée et le charisme à outrance. Un peu comme s'il allait devoir tout reprendre depuis le début ici aussi. Jusque-là, il s'en sortait pas mal malgré les horaires de journée qui annonçaient forcément moins de clients.
Le top s'appelait Hiroyuki, il avait les cheveux oranges, les yeux lentillés verts et dépassait à peine les 1m70. De vue, il avait l'air cool mais après quelques échanges, Gabe avait remarqué cette prétention qui se dégageait de lui et qui faisaient fuir les autres. Beaucoup d'autres hôtes le critiquaient dans les vestiaires mais Gabriel préférait se taire, et faire sa place sans marcher sur les autres.
Se donnant deux petites tapes sur les joues pour se motiver, il releva le col de sa chemise noire et souffla sur sa mèche de cheveux avant de quitter le vestiaire. Il ne devait pas faire d'heures supplémentaires aujourd'hui, son patron avait été clair "tes vaccins ne sont pas à jour, je ne veux pas prendre de risques pour quoique ce soit" et même si Gabriel ne faisait rien de mal pendant le travail, il n'avait pu qu'appuyer la décision de son patron. Bilan, il avait un vaccin à faire ce soir ...

La journée fut rythmée et peu ennuyeuse. Les petits soucis (provisoires espérons) de langage faisaient rire certaines clientes qui s'amusaient à le corriger et à demander une bouteille gratuite au bout de plusieurs fautes. Si ça pouvait l'aider à faire des efforts, pourquoi pas ... Jusque-là, il s'en était sorti avec des sourires et des caresses ajustées.
Mais ce client, le dernier de la journée n'était pas comme les autres. Déjà, c'était un homme. Le seul qu'il avait dans ses clients pour le moment, un visage fermé et ridé, il devait approcher de la 60aine, son crâne était dégarni depuis longtemps et sa bedaine ne pouvait plus être cachée malgré des vêtements sûrement larges volontairement. Ça faisait 2 fois qu'il venait demander Gabriel, 2 fois qu'ils discutaient de choses peu intéressantes et 2 fois qu'il réclamait un baiser en fin de rencontre. En tant qu'hôte, Gabriel avait déjà eu de tout car les américains ne sont pas différents niveau manières. L'argent permettait aux moches d'espérer le temps d'une soirée d'être comme les autres. Mais ce mec le dégoûtait plus que tout, il croyait réellement qu'un portefeuille bien rempli lui ouvrirait les meilleures portes? Mais il gardait conscience que s'il satisfaisait ce client, le patron allait le remarquer ...

"Bonjour Shioka-san. Je suis tout à vous."

Et après avoir fait une petite courbette, les deux hommes s'installèrent sur une banquette peu à l'écart. Il n'y avait que les clients VIP qui avaient le droit à une pièce privée pour y faire ce qu'ils voulaient. Ni Gabriel, ni Shioka-san n'étaient là depuis suffisamment de temps pour se le permettre. Alors Gabe devait faire face aux sourires peu discrets de ses collègues qui se moquaient de ce vieux grincheux qui espérait se taper le nouveau. Ils en avaient déjà parlé dans les vestiaires, certaines espéraient juste que "l'américain se plante" mais les autres priaient sincèrement pour que ce client fasse une erreur et soit rayé de la liste. Après tout, Gabriel pouvait très bien lui déplaire lors d'un rendez-vous et le suivant pouvait être l'un d'entre eux.

Ce soir-là, à la fin de la rencontre, Gabriel du encore l'embrasser et préféra même fermer les yeux pour se concentrer et ne pas tout gâcher. Même le baiser n'était pas agréable, à n'en pas douter il n'en n'avait pas l'habitude. Cette main posée sur le haut de son postérieur lui fit rompre le baiser et, avec un sourire calculé, Gaby pu enfin s'en séparer. Il avait bu bien plus que de raison alors qu'il travaillait et ce stress de le revoir toutes les semaines lui minait le moral. Il devait être plus fort et se concentrer sur les autres clientes, ces jolies (ou presque) jeunes femmes dont les rires gênés le mettaient de bonne humeur ...
Retournant dans le vestiaire alors que l'heure de son rendez-vous approchait, Gabriel surprit une petite conversation alors que la porte était mal fermée. Il ne comprit pas tout car ils parlaient plutôt rapidement mais il entendit son nom, le mot "mérite" ainsi que celui de "dommage" aussi. Il ne su quoi penser de ça et rentra dedans en baissant les yeux. Sans ami ni connaissance ici, ça n'allait pas être simple.

Le jeune américain se changea en silence et quitta le bâtiment sans attendre. Il ne faisait pas spécialement froid mais il avait sorti tout l'attirail quand même car il ne pouvait pas se permettre de tomber malade dès les premiers jours. Vêtu d'une doudoune noire lui arrivant aux hanches et d'une écharpe blanche assez fine quoique longue, il glissa les mains dans les poches de son jean bleu foncé et en sorti son téléphone pour revérifier l'heure de son rendez-vous et l'adresse du cabinet du médecin en question. Il s'engouffra dans le métro dès qu'il le pu.
Il arriva sur place 3 minutes avant l'heure annoncée et s'installa dans la salle d'attente après avoir donné son nom. Il se demandait comment il allait devoir expliquer en japonais qu'il était venu pour un vaccin (vaccin qu'il avait récupéré dans le frigo des employés de son bâtiment juste avant de partir). Son patron lui avait fait une fleur en prenant le rendez-vous pour lui ...

Une voix le sortit de ses rêveries et le fit tourner la tête alors qu'il se redressait.
...
Est-ce qu'il était si fatigué que ça? Gabriel savait qu'il avait du sommeil en retard, que sa journée avait été rude et que le froid le rendait susceptible mais est-ce que son cerveau lui jouait aussi des tours? Il avait entendu le nom "Campbell" et maintenant qu'il le voyait ce médecin, il était persuadé que c'était James qu'il avait sous ses yeux. Plus viril, plus mature aussi et ses lunettes le changeaient un peu mais il en était sûr à 99%. C'était James.
Silencieux, Gaby s'attendit à une petite remarque du style "oh merde, c'est toi? Genre vraiment?" mais ... rien. Le visage de ce médecin inconnu restait impassible et Gabe n'osa rien dire de peur de se tromper. Le docteur tourna le dos rapidement et l'instant qui aurait du être magique comme il l'avait été dans ses multiples rêves de retrouvailles fut juste ... à chier. Est-ce qu'il avait rêvé?

S'avançant dans la pièce, ne prenant même pas le temps de regarder la décoration, il s'installa sur le truc froid et peu confortable des médecins et sorti le vaccin de sa poche alors qu'il enlevait écharpe et doudoune.

"Je dois me faire vacciner pour pouvoir continuer à travailler ... Mais je couve peut-être quelque chose, j'ai l'impression que j'ai des hallucinations."

C'était un peu grossier de balancer ça comme ça de but en blanc car il risquait d'être pris pour un drogué ou de mettre en avant le fait qu'il avait bu suffisamment d'alcool pour ne plus trop savoir comment parler sagement mais ... pouvait-il réellement laisser passer cette chance? Si ce docteur n'était pas son James, alors il lui prescrirait des somnifères ou un petit séjour en HP mais ... et si c'était lui? Est-ce qu'il avait l'intention de l'ignorer? Gabriel ne pensait pas avoir tant changé que ça après tout même si plusieurs années avaient passé depuis leur "rupture" kilométrique.
En attendant, il était beau son docteur avec sa blouse blanche et ses yeux verts. C'était la plus belle hallucination de toute sa vie.

"Jimbo ..."

Parce que c'était qu'un surnom que sa famille lui donnait, parce que c'était une révélation qu'il lui avait fait à l'époque, parce que Gabriel l'avait toujours appelé comme ça quand il souhaitait attirer son attention ... Si ce mot ne le faisait pas réagir ou ouvrir les yeux, alors sûrement devrait-il demander des médicaments puissants pour combattre ce qui lui arrivait. Quoiqu'une telle hallucination avec Shioka-san pouvait arranger les choses après tout ...
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