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 Chez la lilliputienne [ft. Lutecya Landa]

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Meri Mittal
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MessageSujet: Chez la lilliputienne [ft. Lutecya Landa]   Jeu 4 Jan - 22:41

ft. Lutecya Landa

Un What c'est la prof

Chez la lilliputienne
( sorry )

William Blake. S’il y avait bien un artiste que Meri admirait, c’était bien William Blake. Admirait et enviait,  même. Il était indépendant et auto-suffisant, écrivait des poèmes, les illustrait, peignait à côté, et était lui même imprimeur de son travail. Ses peintures étaient sombres et torturées et de son goût personnel, il adorait. Elles étaient aussi extrêmement intéressantes à étudier avec ses élèves de lycée, comme introduction au romantisme européen.

Durant ce début de mois de janvier, le professeur gesticulait donc en face d’un des œuvres du peintre, projetée au tableau, affiché en trop grand, avec les couleurs erronés du projecteur – mais c’était mieux que rien – la puissance de l’Ancien des jours, ce qui laissait la salle dans une demi-obscurité dont certains élèves profitaient pour faire une petite sieste sur leur table. Trop occupé à être passionné pour les réprimander, le métisse s’exprimait rapidement et avec enthousiasme, notant de temps en temps au tableau les termes importants du concept de l’œuvre avec un vieux marqueur rouge fatigué.  

Il y avait tellement de termes importants, que très vite le marqueur commença à mourir, malgré l’acharnement du professeur pour appuyer sur la mine et faire couler les dernières gouttes d’encre. Le stylo venait de rendre l’âme. Agacé, le professeur demanda à ses élèves d’attendre l’espace d’une minute pour qu’il cherche dans son cartable de professeur ses crayons de professeur à utiliser sur son tableau de professeur, mais même en vidant sur sa table, il semblait être à court de matériel.

Maintenant, soit il devait laisser ses élèves dans la galère la plus totale pour deviner l’orthographe des mots qu’il disait, tous plus vite les uns que les autres, soit il devait aller chercher de quoi le dépanner dans une classe voisine, ou : se confronter aux remarques désagréables et désapprobatrices d’un autre prof. De tous ceux qu’il avait, pour le moment, à Yokuboo, ils avaient tous presque eu la même réaction, et il ne s’attendait pas spécialement à du changement.

Sa pause de changement de stylo allait devoir un peu plus de temps que prévu. Reposant sa trousse à moitié vidée sur le bureau, il s’excusa un moment auprès des enfants, mais laissa la porte ouverte en sortant, pour pouvoir entendre le bruit qu’ils feraient s’ils se mettaient soudainement à s’exciter. Parcourant le couloir avec des pas rapides, il se dirigea vers la porte de la salle de classe voisine. Avant d’y frapper quelques coups brièvement, il eut le temps d’entendre la voix d’un élève visiblement en train de réciter un texte de théâtre, peut être.

Excusez-moi du dérangement… ? Demanda-t-il en ouvrant la porte, et en constatant que plusieurs rangées d’élèves avaient maintenant les yeux rivés sur lui. »

Son regard dévia vers l’estrade à l’avant de la pièce, où il ne vit qu’un élève, visiblement en train de jouer quelque chose.En tout cas, il n’en voyait pas le professeur, et il s’aventura un peu plus dans la salle, histoire de mieux voir le fond. Il ne le trouvait pas. Il s’adressa à l’élève à l’avant de la salle :

Votre professeur n’est pas là ? »

Cela lui semblait bizarre, d’autant plus que la salle n’avait pas l’air plus bruyante que ça auparavant, et qu’ils étaient en train de travailler. Sans professeur, et sans vouloir être pessimiste, c’était très peu probable.  

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Lutecya Landa
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MessageSujet: Re: Chez la lilliputienne [ft. Lutecya Landa]   Sam 6 Jan - 4:26


Lutecya

Meri

Chez la liliputienne


Journée de cours banale, j’avais vu avec mes élèves le Kabuki, genre de théâtre typiquement japonais que j’appréciais plutôt bien. Ce dernier datait de l’époque Edo, et les élèves semblaient en apprécier le courant. Cela faisait maintenant plusieurs cours que l’on travaillait dessus et aujourd’hui, l’un d’entre eux devait présenter une partie d’une pièce. Il avait choisi Shuzenji monogatar, pièce plutôt contemporaine qui avit été réalisée en France. Car oui, ce style avait été présenté en dehors de nos contrées et trouver quelques adhérents. C’était un choix intéressant.

« Bien, je vais m’asseoir avec les autres, tu as tout ton temps. » m’exclamai-je une fois qu’il eut présenté son choix. Je me glissais donc parmi les rangées et je m’installais aux côtés de l’élève le moins concentré et plutôt bavard en règle général. Oui, bon, c’est pas cool pour lui mais je ne voulais pas que mon élève soit dérangé pendant sa représentation. Certes, il n’avait pas penser à la possibilité de se costumer, mais ce n’était pas bien grave. Le principal, c’était sa façon d’interprêter le tout.

Après à peine quelques minutes de présentations, deux ou trois tout au plus, un professeur pénétra dans la salle. Je l’avais déjà aperçut quelques fois mais sans plus et la réaction de mes élèves me fit sourire. J’avais la sensation de voir une troupe de suricates fixant un prédateur pour voir ce qu’il comptait leur faire. Ce dernier demanda simplement où était passé leur professeur et l’effet fut… amusant. Eclat de rire général, avant que les élèves ne se tournent cette fois dans ma direction pour voir ma propre réaction. Avec un sourire amusé, je me redressais et me dirigeais donc vers mon collègue.

« Salut, elle est absente pour le moment. » commençai-je, faisant un clin d’œil au jeune homme devant le tableau tandis que ma classe se pâmait de nouveau. « Non, en fait, c’est moi la professeure. Que puis-je pour vous ? » Qu’on se le dise, ils avaient l’art de rire pour des conneries quand même, surtout que ma fausse blague sur mon absence, finalement, je la trouvais pas si drôle que ça. M’enfin, je me demande quand est ce que les gens arrêteront de me prendre pour une enfant. Ou bien, il serait peut-être temps que je porte des talons pour jouer un peu en ma faveur.

 
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Meri Mittal
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MessageSujet: Re: Chez la lilliputienne [ft. Lutecya Landa]   Sam 6 Jan - 22:12

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Meri était complètement paumé face à l’hilarité des élèves. Est-ce qu’il avait quelque chose sur le visage ? Ou est-ce que son intervention tombait à un moment complètement inopiné ? Il était perdu et ça se sentait sur son visage, puisque ses sourcils s’arquèrent et que ses yeux cherchaient en vain une réponse sur le visage du jeune homme.

Puis sur le visage de la jeune femme vers laquelle ils s’étaient tous retournés et et qui maintenant se dirigeait vers lui avec un air amusé. Oh. Il venait de comprendre. Si cette petite personne avançait avec tant d’aise dans cette classe, c’était sûrement parce que c’était elle qui donnait les consignes. Donc en soit, la prof.

La petite blague qu’elle fit, et qui fit encore plus rire les élèves, après cette erreur, rajouta à la culpabilité et l’impression d’avoir fait une grosse boulette de Meri. Même si techniquement, ce n’était pas sa faute si cette fille était beaucoup trop petite pour être une professeur. En plus, elle était au milieu des élèves, on ne pouvait pas lui en vouloir, si ? Dans toute sa confusion, les seuls mots qui purent passer la bouche de Meri furent :

Hein… Euh… Oh… »

Des mots d’une incroyable poésie et d’une rhétorique à couper le souffle. Il dut rapidement se reprendre avant de perdre toute sa crédibilité et de s’enfoncer encore plus :

Euh, bonjour. »

Il était prêt à énoncer la raison de sa venue, sauf qu’il y avait un petit problème. Il avait complètement zappé, à cause de tout ce bordel. Fichue liliputienne.

C’était stupide, mais c’était comme cette sensation quand on entre dans une pièce ou qu’on ouvre le frigo et qu’on sait plus ce qu’on doit y faire. Sauf que Meri, lui, il ne pouvait pas refermer la porte ou quitter la pièce. Même s’il en avait très envie, là, maintenant tout de suite. Son moment d’hésitation laisse un grand silence. Un grand silence, alors qu’il se tenait droit, avec un visage complètement inexpressif sur le visage. Comme une panne générale, en soit. Il devait parler, dire quelque chose, sinon le silence allait être suffisamment long pour en être gênant.

Euh… J’étais venu chercher quelque chose. »

Il y avait des progrès, mais ce n’était pas tout à fait ça.

Maintenant, quelque chose. Je ne sais pas ce que c’est. »

Son regard restait maintenant posé sur la mini-prof en face de lui, qui était quand même extrêmement basse.

Ca aurait été un bon sujet d’improvisation si j’étais en théâtre, je suppose. »

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Lutecya Landa
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MessageSujet: Re: Chez la lilliputienne [ft. Lutecya Landa]   Dim 7 Jan - 4:06


Lutecya

Meri

Chez la liliputienne


Je fais un petit signe de la main à mes élèves pour qu'ils se calment un peu. C'est vrai que ce genre de situation est cocasse, surtout à une période aussi tardive de l'année, mais bon, pas la peine d'en rire trois heures. Quoi que, c'est quand même drôle. En tout cas, du haut de mon mètre cinquante et des poussières, j'attends patiemment de savoir ce qu'il désire. Et je ne peux m'empêcher d'avoir un sourire quand il avoue avoir oublié. Oui, ça a dû le perturber le pauvre petit que je sois de la même taille que la majorité de mes élèves. Ca en perturbe plus d'un après tout.

« Pas de souci, le mieux, c'est de refaire le chemin inverse, ça aide à retrouver ce que l'on voulait demander. Vous faisiez quoi avant de venir me rendre cette petite visite ?  » lui dis-je alors, tentant d'une manière ou d'une autre de l'aider. Dans tous les cas, c'était plus simple de réfléchir à deux que seul, non ?

Bref, en attendant, je me rends compte que je ne me suis pas présentée à ce dernier. Et ça, ce n'est tout de même pas très poli de ma part. Il faut que j'y remédie, et cela, rapidement. « Je suis Landa au fait. Et vous ? »  et m'approchant un peu plus, pour lui chuchoter mon prénom, afin de conserver le mystère auprès de mes élèves, que j'avais mis au défi d'ici la fin de l'année de trouver mon prénom en échange d'une sortie au théâtre. « Lutecya Landa, mais chut, ne le répétez pas tout haut. S'ils l'entendent, vous leur rendez service.» Comment ça c'est bizarre de faire ce genre de défis dans sa classe ? Bah, oui, ça les pousse à réfléchir et puis, c'est toujours marrant quand à chaque début de cours, je lis les prénoms qu'ils ont mis dans la boite en pensant que ce soit possible que je le porte. Non mais vraiment, j'ai pas une tête à m'appelle Marie-Hélène, et pourtant... mais, j'avoue, je compte bien leur donner l'information s'il ne trouve pas d'ici là. J'ai envie de les emmener voire une vraie pièce moi après tout !

Quand même, je dois bien avouer qu'en voyant des profs aussi grand, je me sens ridiculement petite. Est-ce grave si j'ai envie de me cacher dans un trou de souris ? Non, je ne dois pas montrer que la taille m'intimide. Et puis, c'est pas la taille qui fait qu'on est bon ou pas ? N'est-ce pas ?



 
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MessageSujet: Re: Chez la lilliputienne [ft. Lutecya Landa]   Lun 8 Jan - 22:09

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Meri poussa un soupir de soulagement intérieur en voyant que la prof ne s’énervait pas sur lui et ne se mettait pas non plus à rire de lui. En fait, il aurait du s’en douter, elle balançait blague sur blague depuis le début de son intervention et partageait même une certaine complicité avec ses élèves. Peut être était-ce parce qu’elle se mettait à leur hauteur. Et non pas forcément de taille. Les élèves aimaient bien plaisanter avec les professeurs, et dans un cours aussi vivant que le théâtre, où ils pouvaient enfin bouger et donner entièrement du leur, ils devaient vraiment l’apprécier. Au moins, elle n’avait pas le problème de faire peur à ses élèves, ce qui était plutôt positif.

Il était toujours pas très à l’aise, se balançant d’un pied à l’autre, discrètement, en essayant de se souvenir de la raison de sa venue. Déjà, ce  qu’il faisait avant était simple.

Je faisais cours, dit-il simplement.”

Il s’était rendu compte que cette simple affirmation n’allait pas aider à faire avancer le schmilblick. Alors, il en ajouta une qui n’aidait encore pas, mais qui lui semblait nécessaire:

Sur William Blake.

La prof s’était ensuite avancée pour se présenter, quelque chose qu’il avait complètement oublié de faire avec tout ça. Non, mais déjà, il était venu là rapidement, juste histoire de l’embêter deux minutes... Il ne s’attendait pas à rester suffisament longtemps pour perturber autant son cours. Il ne peut s’empêcher de pouffer légèrement en entendant qu’elle cachait son nom aux élèves.

Vous n’avez pas peur que qu’ils cherchent à acheter ma parole ? Je suis faible face à la nourriture, plaisanta-t-il. Je suis Meri Mittal, j’enseigne les arts appliqués dans la salle d’à côté.”

Il passa une main dans sa nuque, toujours aussi embarrassé, même après ce petit moment de plaisanterie.

Pardon de déranger votre cours aussi longtemps...

Son regard se tourna pensivement vers la porte de la salle, qui donnait sur le couloir, alors qu’il se souvenait d’ailleurs qu’il manquait quelque chose dans cette dite salle qui l’avait poussé à en sortir et à venir demander à sa voisine de cours de quoi l e dépanner. Quelque chose de particulièrement simple. Mais, ça lui échappait. Il se retourna vers la professeure, afin de lui demander:

Qu’est-ce qui est le plus à même de manquer dans une classe ? Je suis presque sûr qu’il me manquait quelque chose d’important pour  le cours.

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MessageSujet: Re: Chez la lilliputienne [ft. Lutecya Landa]   Mar 16 Jan - 2:11


Lutecya

Meri

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" William Blake ? Ca ne me dit absolument rien... il faudra que j'aille voir ce que c'est dès que possible." m'exclamai-je, assez intéressée à l'idée de découvrir quelque chose de nouveau. Après tout, j'appréciai encore apprendre des choses, malgré la récente fin de mes études. Bref, donc, je réfléchissais à ce qui avait pu l'amener au sein de ma classe tout en me présentant discrètement. Je rigole légèrement à sa blague avant de lui faire un clin d'oeil.

"J'ai confiance, ne dit-on pas qu'entre professeurs, on est solidaire ?" lui demandai-je alors avec un petit sourire tandis que je regarde mes élèves. Ses derniers sont relativement calme, patientant et chuchotant entre eux pendant que je discute avec mon collègue. Je suis plutôt contente d'avoir une classe relativement sage. Je pense que depuis le début de l'année, je n'avais pas vraiment eu de soucis avec eux malgré ma taille et mon jeune âge. Ils étaient même très sérieux, voir trop parfois.

Il me demande finalement ce qui pourrait bien manquer dans une classe. Pour le coup, j'observe la mienne pour voir ce qui est nécessaire dans cette dernière. Je suis sûre que cela doit être quelque chose de tout simple en plus. Après tout, dans une classe, il y a en général que des choses simples. Du papier, des crayons, des bics, de la craie..

"De la craie ? C'est peut être de ça que vous êtes venu ? Ce n'est qu'une supposition après tout. En tout cas, vous ne dérangez absolument pas, je pense que ça leur fait du bien une petite pause. Je ne me rappelais pas travailler aussi dur à leur âge." OK, je suis pas beaucoup plus vieille qu'eux mais tout de même, c'est particulièrement gênant de voir à quel point ils sont sous pression. j'essayais du coup de faire en sorte que mes élèves puissent, au moins pendant ce cours, se sentir un peu plus libre et moins stressé.

" Au fait, j'y pense, c'est bizarre qu'on ne se soit jamais croisé. Comment cela se fait-il ?" demandai-je finalement, oubliant complètement de ce dont il était question au début. De toute façon, une pause, ça ne fait de tort à personne, non ? Enfin, bon, en tout cas, je trouvais vraiment étrange de ne pas avoir eu la chance de le rencontrer. Il faut dire que j'avais encore quelques difficultés à trainer en salle des professeurs, lieu qui m'était encore interdit il y a moins d'un an. Du coup, je ne croisais que rarement mes collègues. Je mangeais même à la cantine, c'est pour dire. Un jour, j'en suis sûre, j'arriverai à m'habituer à ce local, enfin.. j'espère.
 
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MessageSujet: Re: Chez la lilliputienne [ft. Lutecya Landa]   Jeu 1 Fév - 22:12

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La réponse de la petite professeure provoqua une réaction intérieure puissante chez son collègue. Quelle ignorance ! Comment pouvait-on ne pas connaître William Blake ! Enfin,William Blake ! En tout cas, et cela sauvait la situation et l’estime qu’il avait pour elle, elle avait l’air de vouloir en savoir plus sur l’artiste, et l’idée de discuter avec quelqu’un d’à peu près égal à égal,  et de ne pas délivrer un discours à une foule de personnes, à propos d’un de ses modèles le réjouissait.

Si vous voulez, je pourrais vous en dire plus. Plus tard, bien sûr, autour d’un café.  Même si tout le monde ici mérite d’en savoir plus sur lui.

Si pour certains élèves cette proposition avait pu sonner comme une invitation à se revoir et à boire un verre non platoniquement, pour notre enfant, la seule chose qui importait, c’était d’éclairer quelqu’un sur son idole, petit fanboy et obsédé d’art qu’il était. Même s’ils se chuchotaient des choses, et qu’elle lui avait même fait un clin d’oeil, et que ça avait l’air un peu louche. Meri n’était intéressé que par les gens de plus d’un mètre soixante, de toutes façons.

Il fut assez fier de lui lorsqu’il l’entendit rire à sa blague puis ricana à son tour à sa réponse. Il confirma silencieusement ses dires en hochant la tête, un sourire amusé cloué sur le visage. Il commençait à bien aimer la jeune femme. Il était rare qu’il réussisse à blaguer en mode professeur, mais elle semblait avoir naturellement réussi cet exploit, ce qui était en soit vraiment quelque chose. Et ça le libérait un peu.
Son regard suivit le sien alors qu’il parcourait sa salle de classe, cherchant en même temps qu’elle quelque chose qui pourrait faire revenir sa mémoire de professeur distrait. La supposition qu’elle émit ensuite lui fit lâcher un “ Ah ! “ de révélation. Les feutres ! Bien sûr que c’étaient les feutres, ça semblait ridiculement simple maintenant qu’il s’en souvenait.

“ Je me souviens maintenant, j’avais besoin de feutres pour mon tableau. Ma question de base était doonnc: Est-ce que vous auriez des marqueurs pour le tableau à me prêter ? Bien sûr je vous en repayerai. Enfin, si vous n’avez pas que de la craie.

En tout cas, le professeur était plutôt soulagé que son interruption ne dérange pas trop le cours de sa collègue. Il jeta un regard aux élèves assis dans la classe, histoire de constater leur état de fatigue de lui-même. Et en effet, ils n’avaient pas l’air très énergiques, même s’ils avaient l’air de s’amuser lors de ce cours. Il repensa un instant à ses élèves.  Peut être qu’il était bon pour eux aussi de faire une pause. En fait, il n’avait pas trop fait attention à leur état mental, trop passionné par son sujet.

Je comprends. Je crois qu’une pause devrait soulager les miens aussi, même si ce n’est que quelques minutes.

Ses sourcils se levèrent seulement le temps de quelques instants, dû à la surprise de voir la professeure changer du tout au tout de sujet. Elle avait l’air de vouloir discuter, ce qui ne le gênait pas car, encore une fois, il commençait à l’apprécier.

Eh bien, bonne question. Travaillez-vous ici depuis longtemps? Demanda-t-il avec curiosité. Je ne vais pas trop en salle des profs, non plus, c’est peut être pour cette raison.

Meri évitait vraiment la salle des profs comme la peste, il était très rare qu’il y pose ne serait-ce qu’un seul pied, à part peut être pour vérifier son casier quand ses élèves devaient rendre un devoir maison. Il préférait largement garder papiers et copies dans l’intimité de sa voiture qu’il jugeait être son havre de paix au sein de l’académie.  

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MessageSujet: Re: Chez la lilliputienne [ft. Lutecya Landa]   Mer 14 Fév - 2:13


Lutecya

Meri

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Quand il me proposa un café pour discuter de ce fameux William Blake et j'acquiesçai fébrilement, un sourire aux lèvres. " Oui sans doute, mais je pense qu'ils en auront l'occasion le jour où ils passeront dans votre cours, non ?" demandai-je alors, observant toujours mes élèves avant de lui lancer un nouveau regard. Décidément, il était bien grand et puis... mais qu'est-ce que c'est que ces murmures ? Comment, moi avec lui ? Je le connais à peine ! Ils sont rapides pour ship leur prof ceux-là quand même ! J'en sens mes joues chauffées. Elles doivent être un peu roses maintenant, bravo les enfants ! Je frotte du coup le sol avec le bout de mon pied, les mains derrière le dos avant de gonfler légèrement mes bajoues pour reprendre contenance après avoir entendu les remarques. D'ailleurs mes pensées sont stoppées par le jeune homme qui vient de se rappeler ce dont il avait besoin. Oui bon, je l'avais guidé en parlant des craies mais bon, j'ai la mémoire courte il parait.

" HA ! OUII ! J'en ai... heu... dans le tiroir, attendez ! " m'exclamai-je alors en me retournant d'un coup vif et m'avançant en direction de ce qui est sensé me servir de bureau. J'ouvre donc la fameuse partie où je range mon matériel et sors une boite de feutres de différents coloris avant de lui tendre. " Voilà, je pense que ça fera l'affaire. Vous n'aurez qu'à me les ramener à la fin du cours !" déclarai-je presque solennellement. Non, je ne veux pas des rumeurs entre élèves. C'est moche, et puis... je sais comment ça pense après tout ! Je ne fais que sortir de ce côté du miroir, il faut encore mon temps d'adaptation.

En parlant d'adaptation, je lui faisais remarquer que je n'avais pas encore eu l'occasion de le remarquer. Avouant même ne pas oser m'approcher de trop près de la salle des professeurs : elle a toujours ce côté impressionnant malgré que j'ai enfin l'âge et le métier pour y pénétrer. Galère ? Ou mauviette ? un peu les deux j'imagine.

" Heu, depuis Avril de cette année. J'ai vraiment eu de la chance de trouver un emploi aussi rapidement, je sors à peine de l'université." lui expliquai-je alors, murmurant la fin. Je tiens tout de même à conserver une certaine autorité, même si franchement... ma taille, hein, on sait tous qu'elle me met à mal ! "Il faudra que l'on arrive tous les deux à remédier à ce soucis, je suis sûre que la salle des professeurs ne doit pas être aussi terrible. Mais voilà... je vous retiens, ce n'est pas très gentil de ma part. Je suppose que vous devez donner encore cours non ? " me rendis-je compte alors, tout en regardant ma montre et faisant des gros yeux. Le temps courrait bien trop vite à mon goût.

 
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