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 In your world |PV Félicia|

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Matthew Bradford
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MessageSujet: In your world |PV Félicia|   Mer 13 Déc - 12:22

I'll comfort you my friend
16 décembre. Quelques jours avant cette grande fête qu’est Noël. Matthew avait toujours passé les fêtes de fin d’année avec sa famille, et cette année ne ferait pas exception, même s'il étudiait à l'autre bout du monde. Il lui restait une semaine avant de pouvoir rentrer chez lui pour pouvoir enfin revoir sa grand-mère et le reste de sa famille. Cette fête n’avait pas la même signification à Londres qu’à Nara. Ici, au Pays du Soleil Levant, il ne s’agissait que d’une fête pour les amoureux, une fête surtout commerciale. C’était aussi en partie pour cela que Matthew préférait passer ses vacances à Londres, parce qu'il n'avait personne avec qui passer cette fête en amoureux au Japon (Rose aurait tellement apprécié passer cette fête au Japon avec lui, il en était certain). Et avant de repartir pour l'Angleterre, il lui restait encore un week-end à passer à Nara, idéal pour faire ses derniers achats de Noël et pour ramener quelques souvenirs typiques à sa famille. Mais il ne voulait pas faire les magasins tout seul. Aussitôt ses pensées se tournèrent vers Félicia, sa présidente au club de musique, sa camarade de classe mais aussi une personne qu’il considérait comme une amie. Ils passaient beaucoup de temps ensemble depuis leur rencontre 2 mois auparavant, que ce soit en cours, pendant les heures de club ou même en dehors. Ils étaient presque toujours fourrés ensemble à jouer, à partager. Il adorait passer du temps en sa compagnie !

Et puis… Si Noël approchait, l’anniversaire de Félicia aussi ! Il l’avait noté sur son téléphone dès qu’il l’avait su afin de ne pas l’oublier à cause de sa tête de linotte, et il avait même ajouté son numéro de téléphone peu de temps après. D’ailleurs, même s’ils avaient tous les deux le numéro de l’autre, ils ne s’étaient jamais vraiment appelés ou ne s’étaient jamais trop envoyé de messages. Ils arrivaient toujours à se croiser, quel que soit le jour de la semaine en même temps… Sauf que là, c’était samedi. Matthew savait que les boutiques allaient être ouvertes toute la journée avec tout plein d'articles à l’occasion de Noël et en plus de vouloir un peu de compagnie pour cette journée, il avait envie de faire une petite surprise à son amie. A peine réveillé, il envoya un message à Félicia, n’osant pas l’appeler au cas où elle dormirait encore.

« Salut Féli ! J’espère que je te réveille pas ! Je voulais savoir si ça te disait de faire un tour en ville avec moi ? C’est bientôt Noël et j’aimerais acheter quelques cadeaux pour les ramener à ma famille le week-end prochain. N’hésites pas à me dire ta réponse, qu’elle soit positive ou négative (mais j’espère qu’elle sera positive, vraiment ! :) ). Bisous ! »

Voilà, comme ça, le temps qu’elle lui donne sa réponse, il avait le temps de filer sous la douche. Il revint bien vite dans sa chambre, s’affublant de son costume bleu foncé surmontant une chemise blanche et une cravate bordeaux, il attrapa ses Converses d’un rouge flashy, tranchant totalement avec son style plutôt classe donné par son costume. Il espérait vraiment que la demoiselle répondrait favorablement à son invitation. Elle devait avoir oublié que Matthew connaissait sa date d’anniversaire, et elle ne devait pas non plus se douter une seconde qu’il lui réservait plusieurs surprises ! Matthew adorait faire plaisir aux gens qu’il appréciait et Félicia en faisait partie depuis leur première rencontre. Ébouriffant ses cheveux, qui de toute façon se mettaient toujours en pagaille, l’Anglais attrapa ses lunettes de vue. En vérité, il n’en avait pas vraiment besoin, mais il avait toujours préféré les mettre pour éviter qu’on ne le remarque trop. Rose lui avait toujours dit que son visage attirait irrémédiablement l’œil tant il était beau. Enfin, Matthew s’était toujours dit qu’elle n’était pas très objective vu qu’elle était sa petite-amie…

Après de longues minutes, Matthew entendit enfin son portable sonner, un grand sourire venant étirer ses lèvres en voyant que la réponse de Félicia était positive. Super ! Ils allaient pouvoir passer une bonne journée ensemble ! L’Anglais attrapa son portefeuille ainsi que son grand manteau marron qui lui tombait à la moitié des mollets. Il avait une sacrée dégaine comme ça, mais il adorait ce style si particulier qui était bien à lui. Tout content, il quitta sa chambre pour vite descendre les escaliers et se rendre à la sortie de l’académie, là où il avait donné rendez-vous à la demoiselle dans son deuxième message. Il avait prévu de l’emmener au centre commercial, mais il espérait qu’elle serait d’accord pour se balader un peu dans les rues avec lui ! C’était encore le matin, ils pourraient déjeuner ensemble et attendre que le soir tombe pour se promener sous les illuminations de la ville qui avaient été installées pour l’occasion. Il ne manquerait plus qu’un peu de neige pour rendre cette journée vraiment magique pour les deux amoureux de musique. L’Anglais avait tellement hâte qu’il s’était précipité et était arrivé le premier au grand portail. Il n’avait plus qu’à attendre sa présidente maintenant !

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Félicia Dubos
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MessageSujet: Re: In your world |PV Félicia|   Mar 26 Déc - 13:39

In my world
[avec Matthew]

Décembre, mois de fêtes dans mon pays. Au Japon aussi, mais surtout pour l’anniversaire de l’empereur. Noël n’a pas la même symbolique ici, et c’est encore plus commercial qu’en Europe. C’est une fête des amoureux. En soi, c’est pire pour mon état d’âme actuel. Dans les couloirs de l’école, les attentions oscillent entre les « joyeux Noel » et les déclarations d’amour. Il me reste une semaine à tenir mais je n’en peux déjà plus.
Kiara sent bien que je ne suis pas aussi enthousiaste qu’elle. Je lui ai dit que décembre est en passe d’être le mois le pire pour moi. Incapable d’en dire plus, j’ai fait ce que j’ai pu pour ne pas fondre en larmes. Mon amie a bien senti ma fragilité. Mais au lieu d’insister lourdement, elle m’a changé les idées. On a passé la soirée à se goinfrer de sucreries et à regarder des Disney. Je sais on a passé l’âge, mais bon… ne dit-on pas que Mickey est pour les enfants de 7 à 77 ans. C’est pareil pour le reste, non ?
Et j’avoue que ça m’a fait du bien. Ça m’a replongé dans mon enfance, seule période où j’ai vraiment vécu de bon Noël, où mon anniversaire ne devenait pas un jour ordinaire, où mes vœux n’étaient pas emplis de mascarade.
Non pas que j’attende des cadeaux. Franchement les biens matériels je m’en fous royalement, hormis mes guitares et mon violon. D’accord je ne suis pas pauvre financièrement parlant, donc je n’ai pas vraiment d’attache aux biens physiques. Mais en termes d’affection, c’est tellement le cas. Désert arctique.
Mais surtout, c’est le manque et les souvenirs douloureux qui me mettent si mal aujourd’hui. D’abord la douleur du souvenir de Miwa, mon unique et vraie amie de tous les temps, partie bien trop tôt, une fin novembre. En suivi, un décembre plongée inexorable vers la dépresionn. Ça fait 3 ans cette année.
Et bientôt 4 que mon cœur a explosé. Rien n’y fait, je ne l’oublie pas et je n’arrive pas à pardonner à ma mère. D’ailleurs, elle m’a écrit cette semaine. Elle me demande de lui accorder quelques jours quand je reviens au pays pour les vacances de Noël. Elle se moque de moi ! Hors de question.
Je ferai bonne figure chez mon père, pour Amélie, pour lui donner l’amour et l’attention que je n’ai jamais eu, pour qu’elle continue à croire au père noël, aux étoiles, aux princesses et aux princes le plus longtemps possible. Pour lui éviter d’avoir autant de souffrance en elle que j’en ai à l’aube de mes 20 ans.
Je n’ai plus de nouvelles d’Antonin. Il a abandonné son groupe et la musique, en tout cas la notoriété qui va avec. Aucune information ne perce dans les médias ou sur le net. Je sais juste qu’il est toujours avec celle pour qui il m’a quitté. Non, je suis injuste, la faute de la fin de notre histoire c’est nos mères. Tant qu’il est heureux, je suis satisfaite.

Mélancolie, peine et appréhension, sont mon humeur du jour. De la nuit, même. J’ai à peine dormi trois heures. Kiara dort comme une bienheureuse. Je suis restée tranquille sous ma couette, écouteur sur les oreilles.

chanson qu'écoute Féli sous la couette:
 

Un sombre tunnel sans fin et sans lumière d’espoir au bout…
… ou presque.
Un message si tôt un samedi ?

Je ne peux m’empêcher de sourire en découvrant un mot de Matthew. C’est bien le seul en qui j’ai une confiance absolu. Je ne sais pas l’expliqué. Ça ne fait que 2 mois qu’on se connait, mais on passe notre temps ensemble. D’accord on a cours ensemble, on est au même club, mais notre lien s’est vraiment fait naturellement depuis notre première rencontre. Tous les travaux de groupe, nous les faisons ensemble. Presque tous nos repas à la cafét’, nous les faisons ensemble. J’en avais oublié qu’on avait échangé nos numéros de téléphone. On l’utilise tellement peu pour se parler.

D’ailleurs, même si je suis heureuse de retourner chez mon père pour passer du temps avec ma petite sœur, et avec Laurence, ma belle-mère, qui est une des rares femmes en laquelle j’ai un semblant de confiance aujourd’hui, je suis vraiment triste de quitter Kia et Matthew pour deux semaines. Ça va être long. J’espère que pendant cette période on s’appellera. Je ne suis pas sûre que Matt soit du genre pipelette du téléphone, mais il m’a écrit ce matin, alors peut-être que je peux garder espoir d’avoir des messages. Je l’aurai bien invité quelques jours à Paris avec moi, mais j’ai bien compris qu’évoquer mon pays le rend malheureux. Je suis sûre que c’est lié à la femme qui est ancrée dans son cœur. Il ne m’en parle pas, ses chansons et son interprétation le fait pour lui. J’espère qu’un jour il le fera.
En attendant, il m’invite à passer la journée avec lui, c’est tout ce qui m’importe. Inconsciemment, ou consciemment, j’élude la partie « Noël », « cadeaux », « famille ». Tout ce que je retiens c’est « faire un tour en ville avec moi » « j’espère qu’elle sera positive, vraiment ! » et « Bisous ! ». Je réponds aussitôt en sautant de mon lit.

- Hey Matthew ! Partante à 100 %. Dans une heure au grand portail. Bisous !

J’ai dû me retenir pour ne pas exploser le compteur de smiley bisous et cœur. Du coup après avoir mis et effacé une bonne dizaine de fois, je décide de n’en mettre aucun. J’espère qu’il ne va pas s’y attarder. Je suis tellement contente de passer ce samedi avec lui. Je ne veux pas qu’il l’interprète mal, bien que ce ne soit pas trop son genre d’avoir des interprétations farfelues. Je ne sais pas si je réussirai à paraître enjouée dans cette ambiance, mais la présence de mon ami a le don de m’apaiser et égayer mon cœur, alors la journée devrait être plus sympa que ma nuit de mélancolie. Et puis j’en profiterai pour acheter des souvenirs et un vrai cadeau de Noël pour Amélie. D’ailleurs je devrais penser à en acheter un pour Matt et Kia en France.

Je file à pas de loup dans mon armoire. Je mets un temps certain pour choisir ma tenue. Il fait froid et je dois me couvrir. Mais en même temps je n’ai pas envie d’être habillée comme un bonhomme de neige, surtout en présence de Matt. Je déballe tout sur mon lit. Tant pis je rangerai demain. Je finis par trouver la tenue parfaite pour cette journée et me dépêche d’aller me doucher. Pas de maquillage, ça ne tiendra jamais avec le froid et la chaleur des climatisations des magasins. Ok, je n’ai pas envie de me prendre la tête aujourd’hui. Je brosse mes cheveux mais les laisse libre, ils me tiendront chaud telle une écharpe de laine. J’attrape un petit sac gris et y glisse mon téléphone et mon portefeuille. Je laisse un mot à Kia qui dort toujours comme une marmotte et file comme l’éclair.

Tenue (sans le foulard):
 

1h10 après le message de Matt, je le rejoins en courant à la grande grille d’entrée. Evidemment mon ami est déjà là, impeccablement sapé comme d’habitude avec son costard. Il dénote totalement dans la foule et j’adore ça. C’est tout lui dans tout son flegme et humour britannique. Pas besoin de guirlande ou d’étoile. Rien que le voir ainsi illumine ma journée et mon visage. Il a l’air inspiré par l’agitation de la rue, alors je lui saute dans le dos en riant.
Impressionnant l’effet que sa vue a sur mon humeur. Oubliés les mauvais souvenirs et la mélancolie. Je suis heureuse de passer ma journée avec mon ami, même si c’est pour Noël.

- Saaaluuuuut !!!

Je l’embrasse sur la joue en m’accrochant à son cou. Son contact est toujours aussi électrisant. Je ne sais pas définir ce qui nous lie, peut-être une douleur sourde au sein de notre cœur qui semble commune, même si chacun la garde pour lui, la présence de l’autre semble toujours l’apaiser. Et ça fait vraiment du bien.

Je le lâche rapidement. Les contacts prolongés, ça nous met vite mal à l’aise. Lui faisant face, je découvre qu’il a une nouvelle fois sa cravate autour du cou. Je ris en la prenant et jouant avec.

- Même pour aller flanner et acheter tes cadeaux ? Y-a-t-il des moments où tu ne la portes pas ?

Je finis par me dire qu’elle a sûrement une valeur particulière pour lui. Mon regard est interrogatif et a envie de le sonder bien plus sérieusement qu’au-delà d’un simple amusement. Lui a-t-elle été offerte par celle dont il ne me parle pas ? Lui rappelle-t-elle son pays ou sa famille ? Mais ma bouche se retient. Il est hors de question que je le force à me parler. Je lui fais confiance, enfin je crois. C’est le premier humain à qui j’offre ma confiance aussi facilement depuis longtemps. Mais je ne forcerais pas la sienne. L’amitié c’est dans les deux sens, non ?!

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Matthew Bradford
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MessageSujet: Re: In your world |PV Félicia|   Mar 26 Déc - 15:05

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Matthew avait vraiment espéré que Félicia répondrait favorablement à son invitation à passer la journée ensemble. C’était leur dernier week-end avant de prendre chacun leur avion pour retourner fêter Noël dans leurs familles respectives, il fallait donc en profiter à fond ! Alors, quand son portable sonna finalement après de longues minutes d’attente qui semblaient interminables, l’Anglais ne put s’empêcher d’étirer ses lèvres en un grand sourire. Il était tellement content ! Et surtout, il avait tellement hâte de pouvoir lui faire tout un tas de surprises pour son anniversaire et pour Noël ! Elle comptait parmi les personnes qui étaient les plus chères à ses yeux ici, au Japon, après tout ! Le guitariste s’empressa donc de prendre ses dernières affaires pour se rendre au grand portail de l’entrée de l’Académie pour attendre la demoiselle. Il faisait un peu froid, mais ça ne le gênait pas. Il était habitué au mauvais temps chez lui et il avait les mains bien au chaud dans les poches de son manteau.

Complètement passionné par les gens qui marchaient dans la rue, il avait le dos tourné à l’entrée de l’Académie, chantonnant une petite chanson du groupe Franz Ferdinand. Il était tout content et pensait déjà au programme de la journée. Ils allaient bien s’amuser, il en était certain ! Et alors qu’il était perdu dans ses pensées, son sourire disparut pour laisser place à la surprise, un petit bruit étouffé franchissant ses lèvres en sentant un poids soudain sur son dos. Qu’est-ce que… ? Il ne lui fallut pas bien longtemps pour reconnaître cette voix qui le saluait gaiement, son sourire revenant bien vite alors qu’il se tournait vers Félicia. Dieu ce qu’elle était jolie habillée comme ça ! Matthew ne la détailla presque pas, trop occupé à la regarder dans les yeux. Il ne prêtait pas grande importance au physique de toute façon et peut-être aussi qu’il avait peur de la trouver bien trop belle s’il la regardait avec un peu trop d’insistance. Surtout qu’elle était devenue bien plus tactile depuis quelques temps, n’hésitant pas une seule seconde à passer ses bras autour de son cou pour déposer un baiser sur sa joue. Le contact fut quand même assez bref, fort heureusement. L’Anglais aussi été tactile, mais il ne pouvait s’empêcher de se dire qu’il ne devait pas être trop proche d’une autre femme, que ce n’était pas une bonne idée.

« Coucou Féli ! Je suis vraiment super content que tu aies bien voulu venir avec moi aujourd’hui ! Il faut bien qu’on en profite un peu, c’est le dernier week-end avant les vacances et j’ai acheté zéro cadeau pour le moment… Tu en as déjà acheté toi ? Peut-être que j’en prendrai un aussi pour Mathi d’ailleurs… En souvenir de notre escapade par la fenêtre de ma chambre ! »

Le brun savait qu’ils n’étaient pas très amis tous les deux, même s’il n’en connaissait pas la raison. D’ailleurs, il n’avait pas encore raconté à Félicia cette histoire de corde faite de draps qui leur avait servi pour fuir de sa chambre au premier étage parce que Mathi était poursuivi par des collégiennes en furie. Son sourire laissa place à une petite moue quand la demoiselle attrapa sa cravate pour jouer avec.

« Oh ? Pourquoi ? T’aimes pas quand je porte une cravate ? Je l’aime bien pourtant moi… Ça complète ma tenue ! Ou alors… Est-ce que ça serait mieux avec un nœud papillon ? Hum… Je pourrai toujours essayer si on en trouve un dans une boutique ! Ou alors c’est la couleur qui me va pas ? Pourtant, elle est presque assortie à mes chaussures, regarde ! »

Matthew agita ses Converses pour appuyer ses dires avant de se mettre à sourire de nouveau. Il n’avait pas mal pris la remarque de la demoiselle et même si cette cravate n’avait pas de signification particulière pour lui, il aimait juste bien en porter avec son costume. Se retournant, dos à l’Académie, il jeta un petit coup d’œil en coin à la demoiselle en lui tendant son bras avec un sourire pour qu’elle s’en saisisse et marche à ses côtés.

« On y va ? Ça te dérange pas si on y va à pied ? J’ai envie de profiter un peu des rues de Nara et des décorations avant de retourner à Londres ! Et au pire, si t’as trop mal aux pieds, je te porterai sur mon dos ! Au fait, c’est quoi ton plat préféré ? Je t’ai proposé de sortir avec moi aujourd’hui alors il faut absolument que j’arrive à te faire plaisir du début à la fin ! »

Le déjeuner n’était pas encore pour tout de suite, mais il fallait déjà commencer à y penser ! Ils pourraient se balader pour le reste de la matinée, ou commencer à faire quelques magasins, et après, il faudrait qu’ils reprennent des forces. La journée venait de commencer et elle allait sans doute leur réserver plein de surprises !

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MessageSujet: Re: In your world |PV Félicia|   Mar 26 Déc - 15:59

In my world
[avec Matthew]

C’est incroyable comment rien que voir Matthew me redonne le sourire. C’est pas comme si on ne s’était pas vu depuis longtemps, puisqu’on était en cours ensemble encore hier après-midi. Mais c’est un fait, le voir égaye chaque seconde de ma vie ici.

Alors que je le surprends en lui sautant dessus, il ne s’offusque pas. Oui, je sais, des fois je suis une vraie gamine. C’est l’effet du Japon sur moi, bon de mes nouveaux amis aussi. Je n’en ai pas des milliers, et il y a aussi des admirateurs, mais je sais que ceux que je me fais depuis quelques semaines, comme Matthew, sont sincères et se fichent royalement de mon passé, ma notoriété, et ma réputation. Ils me prennent comme je suis, sans aprioris, sans jugement. Et je leur retourne le compliment. Je pense que depuis mes 10 ans ce sont les premières relations normales que j’ai avec d’autres humains de mon âge.

Et j’adore la façon dont Matthew me regarde. Il n’a jamais de regard insistant mal placé. Je n’ai jamais l’impression d’être un bout de viande ou de notoriété à exploiter dans ses yeux. Et sa façon de toujours se plonger dans mon regard, franche et tendre à la fois, me met de plus en plus en émoi. C’est tellement devenu rare qu’on me regarde aussi franchement et sincèrement sans chercher à me soutirer une faveur quelle qu’elle soit.

Mais sa question me met immédiatement mal à l’aise. Je baisse les yeux et me détache complètement de lui en reculant d’un pas. Je sais qu’il n’est pas friand des contacts. Moi non plus à vrai dire. Mais je ne sais pas l’expliquer, avec lui j’ai retrouvé mon attitude de petite fille qui adorait faire des câlins à tout le monde. Peut-être que c’est l’influence de Kiara, ma colocataire encore plus expressive que moi, qui me fait des câlins « remonte moral » très souvent. Alors j’ai vite retiré mes bras d’autour de son cou. Ça n’avait aucune intention de drague ou je ne sais quoi, c’était juste un geste d’affection. Il le sait très bien. Mais je respecte sa difficulté avec les contacts physiques, alors je fais ce genre de geste toujours de manière très fugace. Mais qu’il me parle de ‘mes achats de Noël » puis de Mathi, me rebascule instantanément dans ma peine. Je recule pour mettre une vraie distance entre nous.

- Heu non, pas de cadeaux. Je verrai si je trouve quelques trucs dans notre ballade. Sinon je trouverai bien plus tard.

Je ne relève pas cette histoire d’escapade avec Mathi. J’ai besoin de digérer et faire la part des choses. Je sais que Matt ne comprend pas l’antagonisme que j’ai vis-à-vis de ce dragueur invétéré. Je n’ai pas encore réussi à lui expliquer. Peut-être ne comprendra-t-il pas ma réaction, surtout qu’ils ont l’air de devenir amis…

Afin d’éviter toute situation malaisante qui persiste, j’attrape sa cravate avec amusement pour le questionner. Un moyen comme un autre de détourner l’attention, mais aussi d’en apprendre un peu plus sur lui. Un nœud papillon ? Oh non ! Sa cravate lui va parfaitement.

- Mais non ! Ne change rien.

Alors qu’il me montre ses chaussures pour souligner l’harmonie de sa tenue. Harmonie qui lui est propre et me fait rire. Harmonie qui lui va parfaitement quoiqu’il en soit. Je suis à nouveau envahi d’une bouffée de chaleur incompréhensible, qui me donne envie de le prendre dans mes bras. Mais je me retiens. Je croise les bras sur mon ventre pour me contenir et lui souris pour approuver sa tenue.

- T’as l’art de l’harmonie ! Mais un jour j’arriverai à te retirer cette cravate pour te donner un air moins sérieux. Parce que tu ne me la fera pas avec ton air de costard toujours tiré à quatre épingles, t’es un sacré amuseur !

Alors qu’on rit, il me tend son bras que je m’empresse de saisir avec enthousiasme. Pour une fois que le contact vient de lui, je ne vais pas louper le coche.

- Non à pied ça me va ! Et je ne voudrais pas être responsable de ton mal de dos. Quoique si ça peut me permettre de te choyer sans que tu râles…

Je en cherche pas à le mettre mal, mais juste à lui dire que je serais toujours là pour lui s’il me permet de l’être. Je ne sais pas où tout ça me mène. Je ne sais pas ce que je ressens pour lui, si ça va au-delà d’une profonde affection amicale. Je sais juste qu’il est terriblement seul dans son cœur, comme moi, et qu’à deux, nos cœurs se réchauffent toujours rapidement.

Mon plat préféré ? Quelle question ? Je suis une grosse gourmande. J’en ai plein.

- La question à un million ! Si tu penses japonais, je te dirai les cuisses de grenouilles ou le poulet ananas. Mais sinon je suis une adepte de la cuisine de mon pays. Un bon hashi parmentier ou un coq à la bière. Mais j’ai déjà passé commande à ma belle-mère pour ça. Sinon un cochon de lait rotî ou une andalouse de poulet, mais j’ai déjà passé commande aussi à ma grand-mère.

J’en ris, j’aime bien le faire tourner bourrique. Il n’a pas vraiment de réponse avec tout ça. Mais je veux juste lui dire que cette journée avec lui est mon « plat préféré ». Sachant que Matt et les subtilités ça fait deux. Je lui dis carrément mais sur un ton plus bas. Je suis plus gênée de cet aveu que je ne l’aurai cru.

- Sérieusement, je m’en fous de ce qu’on mangera. Du moment qu’on s’amuse ensemble, c’est tout ce qui compte pour moi aujourd’hui. Merci d’être là Matthew.

Je resserre la pression de ma main sur son bras en même temps que je prononce ces derniers mots. Je suis sincère sans sous-entendus. Il est clairement le rayon de soleil de ce mois qui me renvois toujours dans un tas de souvenirs douloureux.
Je ne reste pas sur cette note intimidante très longtemps.

- Bon alors, tu me racontes cette escapade ? C’est quoi cette histoire ? Tu te dévergondes ? J’espère que Mathi n’a pas de mauvaise influence sur toi !

Je lui fais des gros yeux comme si je le mettais en garde. Bon ils sont accompagnés d’un grand sourire qui casse complètement mon effet. L’air de rien je surveille, ne voulant pas que Matt devienne un autre Mathi. Sa prévenance avec moi est tellement rafraichissante. Même s’il n’a pas de compte à me rendre sur ses agissements, même si son cœur ne m’appartient, même s’il est totalement libre de ses faits et gestes, surtout de ses potentielles conquêtes féminines, je souhaite vraiment préserver son caractère si attentionné et prévenant, sa tendresse innée et bienveillante. Tout le contraire du lourdaud de Mathi. Et dieu sait ce que ce vaurien est capable de faire !


J’écoute Matthew me raconter cette histoire insensée. Et j’en ris. J’aurai trop voulu voir la scène. Et finalement je suis soulagée que ça soit juste une aventure de potes sans détournement de la morale de Matthew.

Nous arrivons au centre-ville et découvrons un tas d’illuminations. Il fait jour mais tout reste allumé. Ça faisait longtemps que je n’avais pas admiré de telles décorations. J’en suis stupéfaite et m’arrête de marcher sans m’en rendre compte. Il y a plein de sapins tout entier d’ampoules, des cœurs aussi… oui un peu trop « Love » à mon goût. Mais c’est incontestablement magnifique. Un tas de fleur illuminée parsème la grande place. Les arbres sont pleins de décorations. Les façades ont toutes leur guirlande de lumière. C’est incroyable et de nuit ça doit être encore plus fabuleux. J’en ai les larmes aux yeux.
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Matthew Bradford
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MessageSujet: Re: In your world |PV Félicia|   Mar 2 Jan - 14:51

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Matthew fut un peu surpris de voir Félicia autant reculer. Il savait qu’il n’était pas très à l’aise avec les contacts physiques, surtout ceux avec des femmes, et il savait que la demoiselle était dans le même cas que lui, mais c’était comme si sa bonne humeur s’était évaporée l’espace d’un instant. Mince… Est-ce qu’il avait dit quelque chose de mal ? Elle lui répondit alors qu’elle n’avait pas encore commencé ses achats, qu’elle verrait bien si elle trouvait quelque chose pendant leur balade et que sinon, elle finirait bien par trouver plus tard. D’accord. C’était une réponse assez courte. L’Anglais ne savait pas à quel point cette période de l’année pouvait être dure pour Félicia, ne connaissant que la date de son anniversaire et pensant que ce retour chez elle se ferait dans la joie et la bonne humeur pour partager ces fêtes de fin d’année avec ses proches. Est-ce qu’il s’était trompé ? Mais il n’eut pas le temps de rebondir sur le sujet que la demoiselle attrapait sa cravate pour s’amuser avec. Matthew en profita cette fois-ci pour refaire un peu le clown. Il voulait absolument que la présidente du club de musique passe une bonne journée en sa compagnie alors si le sujet des fêtes n’était pas à aborder, ils parleraient d’autre chose !

« Mais tu m’as déjà vu sans ma cravate et mon costume en plus ! La toute première fois qu’on s’est rencontré ! Et puis… Je pensais que ça faisait craquer les filles moi quand les mecs portent des costumes… Bon… Peut-être pas quand ils sont portés comme moi je les porte tu me diras… Et je ne risque pas d’avoir mal au dos en te portant, t’es toute légère ! J’ai déjà porté des choses bien plus lourdes du genre les caisses avec tout le matos pour les concerts et tout ! »

Matthew ne préféra pas rebondir sur le fait que Félicia pourrait le choyer sans qu’il ne râle. Il ne râlerait jamais pour ça. Il serait simplement très mal à l’aise. Il n’était plus habitué à ce qu’une femme prenne soin de lui, excepté sa grand-mère, mais la demoiselle n’avait rien en commun avec sa grand-mère niveau physique ! L’Anglais ne put s’empêcher de faire une petite moue en entendant le listing des plats préférés de la jeune femme. Ouais. Ça ne l’aidait absolument pas ça ! Sa confidence et sa main qui se resserra sur son bras le firent alors sourire tendrement. Elle était si mignonne quand elle s’y mettait !

« C’est à moi de te remercier de bien vouloir passer la journée avec moi ! Ça n’aurait pas été aussi amusant de se balader en ville tout seul ! Et puis, il faut bien que j’en profite, tu vas me manquer pendant ces 2 semaines de vacances maintenant que je suis habitué à te voir tous les jours. Ça va me faire super bizarre ! »

Ce n’était absolument pas une technique de drague, mais Matthew avait toujours tendance à dire les choses qu’il pensait, sans filtres. Elle allait lui manquer, c’était certain ! Pour le plat du déjeuner… Tant pis, il aviserait une fois qu’il serait l’heure de manger. Et finalement, l’Anglais se mit à rire en voyant la tête de Félicia alors qu’elle lui demandait plus d’informations sur cette fameuse escapade avec Mathi. Matthew n’omit aucun détail, racontant l’arrivée de cette horde de collégiennes, le débarquement de Mathi dans sa chambre et cette sortie digne des meilleurs films grâce à une corde faite de draps par la fenêtre de la pièce, située au premier étage. Ça avait été un sacré moment ! Leurs pas les mènent finalement jusqu’au centre-ville déjà illuminé malgré l’heure de la journée. Matthew se stoppa à son tour en sentant que Félicia n’avançait plus, jetant un regard alentours.

« Waw… C’est vraiment beau ! J’ai hâte de voir ce que ça va donner une fois que la nuit sera tombée ! Je crois même que ça va être encore plus beau que les illuminations de Londres ! D’ailleurs, quand tu seras en France, je veux que tu m’envoies des photos pour me montrer comme c’est décoré chez toi ! Hey regarde ! »

Matthew ne perdit pas une seconde de plus et entraîna Félicia à sa suite, lui prenant carrément la main, pour la faire pénétrer dans un magasin qui vendait des costumes, certains étant assez chic. Avec un grand sourire, l’Anglais retira son long manteau, le posant sur son bras alors qu’il retirait sa cravate d’une manière un peu sexy sans même le vouloir. Déposant celle-ci par-dessus son manteau, il attrapa ensuite un nœud papillon rouge avec des bonhommes de neiges blancs dessus, pour l’enfiler.

« Alors ? Qu’est-ce que tu préfères finalement ? C’est plutôt pas mal aussi avec un nœud papillon ! Peut-être que je pourrais le porter pour Noël ! Je vais peut-être acheter des cravates un peu rigolotes pour mes oncles aussi tiens ! Je suis sûr qu’ils vont beaucoup rire en les voyant ! Après, il faudra que je trouve plein de babioles un peu typiques aussi… D’ailleurs, tu sais déjà ce que tu vas avoir toi comme cadeaux ? »

Non parce que bon… Si jamais il lui achetait un cadeau qu’on avait déjà prévu de lui offrir à son retour en France, il aurait l’air bien con.

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Félicia Dubos
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MessageSujet: Re: In your world |PV Félicia|   Dim 7 Jan - 16:17

In my world
[avec Matthew]

C’est compliqué pour moi les contacts physiques. Et je sais que Matt n’est pas très tactile, encore moins avec les filles. Il n’y a qu’à l’observer pour se rendre compte que malgré toute sa sympathie et son amabilité, il évite de toucher les gens. Au début j’ai mis ça que son éducation, son flegme britannique ou son respect de la culture japonaise. Il faut dire qu’ici on évite de toucher son interlocuteur. Depuis deux mois, j’ai dû apprendre à ne pas claquer une bise à chaque personne que je rencontre. C’est tellement normal en France ou en Espagne, que ce n’était pas évident au début. Mais finalement ça m’a fait du bien, moi qui voulait instaurer une certaine distance tout en me créant des amitiés sincères, cette manière de saluer à la japonaise m’y aide grandement. Sauf que pour Matthew, je sens bien que c’est son caractère ou son vécu affectif qui le rend comme ça. On est peu différent sur ce plan, bien que lui semble mieux intérioriser que moi ses émotions. (Ou alors il ne me concerne que vraiment comme une pote… et ça fait mal). Et puis le problème c’est qu’avec Matthew, on a convenu de faire fi de ces traditions japonaises entre nous, comme l’utilisation des suffixes de politesse japonais. Et que je m’attache énormément à ce grand dadais d’anglais, bien malgré moi. Le naturel revient vite au galop et je suis de plus en plus tactile avec lui. Mais je ne veux pas l’effrayer ou le mettre mal à l’aise alors j’essaie de faire attention. Sauf que ma spontanéité et mon énergie naturelle sont des traits dominants qui ressortent de plus en plus depuis mon arrivée au Japon. Je m’y sens bien, je me fais des amis qui me semblent tellement plus vrais et sincères que ce que j’ai pu connaître jusque-là, que j’ai des gestes envers Matthew qui sont de plus en plus fréquent et très tactile. Comme de lui sauter dans le dos pour le surprendre.

Résultat, dans la seconde après lui avoir dit bonjour et échanger quelques mots, je me sens mal à l’aise d’avoir été aussi affective et tactile pour lui dire bonjour. Alors je me détache rapidement. Et voilà qu’il évoque les achats de Noël, la famille, … Ce que je suis bête, je n’ai pas du tout anticipé le sujet, trop heureuse de passer ma journée avec lui. Ma réaction est flagrante de mal-être. Il ne dit rien, mais son regard surpris me montre que ça ne lui a pas échappé. Mais Matthew est le gentleman par excellence, il ne fait aucune remarque sur le coup. Alors nous jouons les chenapans au sujet de sa tenue et son éternelle cravate.

Sa dernière réponse me fait sourire. Légèrement gênée à l’évocation de notre première rencontre, je fixe le sol quelques instants. En effet, ce soir-là il ne pensait pas croiser quelqu’un, donc il était plus décontracté. Mais il se promène rarement sans sa cravate, et c’est justement le Matthew décontracté et qui se laisse porter par son émotion brut que je voudrais voir un peu plus souvent. Mais je ne relève rien de ses propos à mon tour.
Et j’ai l’art de sortir des idées pour nous mettre mal à l’aise. « Le choyer » Mais pourquoi j’ai sortie ça ? J’espère, certes, être une amie pour lui. Mais ça ne me donnerait surement pas le droit d’agir ainsi. Je sais que ce que je ressens pour lui va au-delà de l’amitié, mais jamais de la vie je l’admettrais, en mon for intérieur, encore moins à quelqu’un, et ne parlons pas de lui. Jamais de la vie ! Je ne veux plus de ça. Et il n’est pas du tout réceptif à ce genre de relations, c’est évident qu’une autre occupe son cœur à 100%.

Alors que nous avançons, il évoque lui-même les vacances. Ma gorge se serre. Comment puis-je lui parler sans que les larmes ne montent ? Comment réagirait-il s’il se rend compte que pour moi ça sera pire que « super bizarre », comme il dit ? Il va me manquer terriblement. Et pourtant on ne sera pas si loin que ça l’un de l’autre. Je cogite, évitant de prononcer un mot de plus qui augmenterait mon angoisse. Matthew a l’air d’adorer cette période de fêtes, je ne veux pas lui gâcher ça en évoquant mes angoisses, ma tristesse, et un anniversaire pathétique que tout le monde oubliera sûrement au profit de Noel.
… peut-être que je pourrais lui proposer de… non … ce n’est pas convenable pour lui… sûrement pas approprié… et puis je ne suis pas sûre qu’il serait heureux de venir à Paris…. Non, je suis sûre que ça lui rappellera trop de mauvais souvenirs… je ne suis pas dupe. Dès que j’évoque la France, je vois cette étincelle dans son regard qui le plonge dans une mélancolie triste, et je suis persuadée que ça a un lien avec cette fameuse femme qui a tout l’attention de son cœur… Je ne peux pas…

Changer de sujet. C’est préférable. Je rebondis sur son escapade avec Mathi, même si ça ne m’enchante pas de parler de ce petit con. Mais l’histoire de Matthew me fait halluciner. L’imaginer enjamber sa fenêtre et descendre en rappel me fait rire, autant que l’admirer encore plus. Mais le choc de toutes ces illuminations me stoppe net dans ma marche. J’en lâche le bras de mon ami alors que les larmes menacent de déborder. Et là Matthew me met l’estocade en évoquant les décorations de chez nous. Mais je n’ai pas le temps de répondre et saisir l’occasion de lui parler de se voir là-bas qu’il attrape ma main et m’entraine.

Bon dieu. Mes doigts, non, tout mon bras est engourdi. C’est dingue cette électrisation systématique quand il me touche. Ma bouche est sèche. Je secoue la tête essayant de virer rapidement ses pensées de ma tête, ses émotions de mon corps. Faîtes qu’il ne s’en rende pas compte.
Mais Matthew fonce sans se retourner et nous entrons dans un magasin de costumes chics. Au début je crains qu’il ne veuille en acheter un. Oui parce que ces costumes lui vont trop bien, je ne veux pas qu’il change de style… Même si je n’ai pas vraiment mon mot à dire…

Mais Matthew ne serait pas Matthew s’il n’arrivait pas continuellement à me surprendre en partant dans des délires farfelus. Et j’éclate de rire en voyant le nœud papillon qu’il enfile.
- Trop classe ! T’es totalement dans le ton. Mais à choisir, garde ta cravate.

Instinctivement je l’embrasse furtivement sur la joue et détourne le regard en concentrant mon attention sur les étals de cravates en tout genre.

- Si tes oncles aiment ça, pourquoi pas ! T’en a beaucoup ? Hum, mais c’est une idée rigolote, je peux peut-être en trouver une typique du Japon pour mon père…

Je regarde les cravates sans vraiment de convictions. Mais je m’arrête net en entendant LA question de Matt.
« D’ailleurs, tu sais déjà ce que tu vas avoir toi comme cadeaux ? »
Ces mots résonnent en moi comme un tonneau vide qui dévale une montagne. Je n’ai pas la moindre idée de réponse à lui donner. Mon père m’a posé la question, je n’ai jamais su lui donner une idée de cadeaux. Je n’ai besoin de rien, tous ces objets… je ne suis pas vraiment matérialiste. Je crois que c’est une réaction antagoniste à toutes ces années où Noël est devenu une contrainte. Je me rends compte qu’un silence s’est installé. Ma main, sur la cravate que je tiens, tremble. Je lâche tout et sert les poings contre mes cuisses. Je m’efforce de sourire en me tournant vers Matthew. Je ne le regarde pas vraiment dans les yeux, fixant son torse pour ne pas paraitre mal polie tout de même. Sauf que sa carrure a le don de me faire monter le feu aux joues. Je ferme les yeux, inspire une grande fois avant de débiter mon speech.

- Tout ce que j’ai demandé ce sont des dessins de ma petite sœur pour repartir avec une valide pleine afin d’en tapisser mon mur de chambre. La seule chose que je veux, c’est :
- ne pas croiser ma mère chez Mamie Mila, ma grand-mère espagnole, le weekend prochain,
- passer Noël chez mon père avec ma petite chouquette.
- remonter sur Paris plusieurs jours à la fin de mes vacances pour aller sur la tombe de Miwa.
C’est la seule chose qui m’importe, le reste je peux me le payer si j’ai besoin.


Tous ces mots sont emprunts des larmes qui menacent de sortir. Ma mélancolie et ma détresse remonte à la surface aussi sec. J’ai bien conscience que tout ça n’a surement aucun sens pour mon ami. Mais je n’ai pas la force d’expliquer sur le moment. Toutes ces émotions m’étreignent et me bouleversent. C’est le premier ami d’ici à qui je donne le détail de mes vœux.

- Désolée, Matthew. Je ne suis pas vraiment de bonne compagnie... je pensais tenir… Mais…

M’échappant de son regard, je cours vers la sortie du magasin. Un besoin d’air urgent. Dans la rue, je me pose contre un réverbère et laisse les larmes couler en regardant une statue de lumière qui représente un angelot. Je suis en train de gâcher la joie de Matthew, et ça me met en colère contre moi-même. Là je ne gère plus rien du tout. C’est une tempête d’émotions contradictoires qui m’enserre le cœur.

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Matthew Bradford
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MessageSujet: Re: In your world |PV Félicia|   Jeu 11 Jan - 12:14

I'll comfort you my friend
Le sujet des cadeaux et des fêtes ne semblait pas être de ceux que Félicia pouvait aborder avec le sourire. Matthew ne savait pas trop ce que cet air triste pouvait cacher. Sans doute de douloureux souvenirs ? Il n’avait pas envie de creuser. Il était là pour faire de cette journée, une journée magique avant qu’ils ne rentrent tous les deux chez eux pour les vacances. Il voulait la voir sourire, pas la voir pleurer. Surtout que son cœur lui faisait atrocement mal quand il voyait des larmes poindre dans ses jolis yeux bleus ! Et voyant que ces derniers commençaient à s’embuer en contemplant les décorations de Noël, Matthew ne perdit pas une seconde et l’entraîna dans un magasin de costumes assez chic, gardant sa main dans la sienne, jusqu’à trouver l’objet de ses désirs : un superbe nœud papillon. Enfilant ce dernier, il se tourna vers la demoiselle pour avoir son avis. Le rire qu’elle lâcha lui réchauffa le cœur. Voilà qui était bien mieux ! Elle était tellement plus jolie quand elle riait ! L’Anglais était tout content de la revoir aussi souriante, fier de son coup, affichant soudainement un air surpris en sentant le contact de ses lèvres sur sa joue qu’il frotta doucement.

« Bon… Va pour la cravate alors ! J’ai deux oncles seulement, on n’est pas une grande famille je crois comparée à d’autres. Mais ouais, je pense que je vais partir sur ça ! C’est pas grand-chose, mais je suis sûr que ça va bien les faire rire ! Regarde celles-là ! Avec des sushis qui dansent, c’est trop drôle ! Je suis sûr qu’on peut réussir à en trouver une chouette pour ton père aussi ! »

Matthew tiqua un peu en disant ça. Il aurait tellement voulu offrir un cadeau complètement débile à ses parents… Il allait vraiment falloir qu’il passe sur leur tombe à tous les deux une fois qu’il serait de retour à Londres. Puis sur celle de Rose aussi… C’était toujours douloureux, mais il ne pouvait pas ne pas y aller. Ils lui manquaient tellement, chaque jour qui passait. Ne voulant pas qu’un silence ne s’installe, l’Anglais questionna la demoiselle quant à ce qu’elle avait demandé pour Noël. Et c’était sans doute une mauvaise idée finalement. Il la regarda, un air un peu surpris se dessinant sur son visage alors qu’elle lui racontait ce qu’elle souhaitait pour ces fêtes, un sourire forcé sur ses lèvres. Matthew grimaça, s’en voulant d’avoir encore abordé un sujet qu’elle n’appréciait visiblement pas. Il était vraiment gaffeur et quand elle tourna subitement les talons pour sortir de la boutique, le brun resta con, la bouche ouverte, la main tendue vers la porte, son autre serrant plusieurs cravates.

S’empressant de remettre ces dernières à leur place, Matthew se précipita à la suite de Félicia, la cherchant des yeux une fois à l’extérieur. Quand il la trouva enfin, en train de pleurer, l’Anglais fut pris d’une grande envie de se gifler. Quel idiot ! Lui qui voulait lui faire passer une bonne journée, il n’arrivait qu’à la faire pleurer. C’était vraiment un bon à rien ! Il s’approcha de sa camarade, l’air vraiment attristé de la voir dans un tel état, attrapant sa main avant de la tirer vers lui pour la prendre dans ses bras.

« Je… Je suis vraiment désolé Félicia. J’ai bien compris que la période de Noël n’était pas vraiment une période que tu appréciais, je ne pensais pas qu’il y avait autant de choses qui te rendaient aussi triste. Je suis désolé de ne pas l’avoir remarqué, vraiment. Et ce n’est pas à toi de t’excuser, c’est moi qui fais n’importe quoi depuis tout à l’heure… Dire que je voulais que tu passes une super journée, je crois que je ne suis vraiment pas doué… »

Matthew l’avait bercée pendant qu’il avait parlé et s’était reculé juste un peu à la fin de sa phrase, sa main se posant délicatement sur la joue de la demoiselle. Il essuya ses larmes avec son pouce, avant de la faire glisser dans ses cheveux, approchant son visage du sien. N’importe qui les regardant aurait pu croire que l’Anglais allait embrasser la demoiselle, mais il n’en fit rien. Il se contenta de fermer les yeux et de presser ses lèvres sur le front de Félicia. Chose faite, il se recula un peu plus, rompant le contact entre eux, affichant une mine sincèrement désolée.

« On oublie les cadeaux de Noël et tout le reste alors. Qu’est-ce que tu aimerais faire ? Je crois qu’il y a une espèce de fête foraine un peu plus loin sur la grande place. Il y a aussi une patinoire je crois. Je vais me rattraper, c’est promis ! Jusqu’à ce qu’on rentre, tu ne vas plus t’arrêter de sourire ! C’est mon objectif ! »

Matthew lui adressa un petit sourire avant de poser à nouveau ses mains sur ses joues pour l’obliger à sourire, juste un peu, étirant doucement ses lèvres avec ses pouces. Il voulait vraiment que la demoiselle garde un bon souvenir de cette journée en sa compagnie et puis… Il avait un cadeau à lui offrir en avance aussi ! Tant pis pour ses achats de Noël. Il n’aurait plus qu’à les faire à un autre moment, tout seul, avant de partir. Au départ, cette idée n’avait été qu’un prétexte pour inviter la demoiselle et ne pas lui avouer qu’il voulait lui faire une surprise pour son anniversaire alors ça ne le dérangeait pas tellement en fin de compte.

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