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 Travaux sadiques [ft Chun-Hei Cheong]

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Meri Mittal
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MessageSujet: Travaux sadiques [ft Chun-Hei Cheong]    Sam 25 Nov - 16:00

ft. Chun-Hei Cheong

Un cours d'arts dans ta face

Travaux sadiques

C’était l’hiver. Enfin, pas encore totalement, mais dans le cœur de notre jeune professeur, même si c’était le mois de novembre et qu’il restait encore un bon mois avant qu’officiellement il ne puisse le dire, ça l’était. Et l’hiver et le froid, soit ça le rendait grognon, soit ça lui redonnait son âme d’enfant.. Aujourd’hui, il avait choisi d’être grognon.

Déjà, parce que ses chats préféraient se rouler en boule sur leurs tapis, près des radiateurs, plutôt que de venir s’installer sur ses genoux, et qu’il était horriblement frustré de les voir à peine lever les yeux quand il les appelait de l’autre bout de la pièce, sur le canapé. Et ensuite, parce qu’il faisait froid. Tout simplement.

Et qu’est-ce que fait un professeur grognon et frustré ? Il devient un professeur sadique, heureux de voir le désespoir et la haine se lire sur le visage de ses élèves en leur donnant un travail bien compliqué à faire. Justement, sa classe de première année de lycée, qu’il avait dès la première heure le matin, avait du rendre un travail la semaine précédente, et il devait leur redonner un travail à rendre pour dans plusieurs semaines. Pile poil ce qu’il lui fallait. Leur programme leur demandait d’aborder la question de l’estime de soi et de son environnement : toujours ce que les adolescents en pleine crise n’arrivaient pas à déterminer, et même si ce chapitre était fait pour les aider, il savait que c’était quelque chose de très délicat.

Ce matin-là donc, ce fut avec une énergie non représentative de son état mental un matin à huit heures que le professeur entra dans la salle de classe des premières années. Les élèves étaient déjà là, dispersés dans la salle, discutant comme à leur habitude, mais dès qu’il se posta près du tableau et posa son cartable sur le bureau en préparant son matériel, tous se remirent à leur place. Après un appel long, et douloureux – il détestait avoir à le faire à chaque classe -, il était temps de leur annoncer la matière de leur souffrance à eux.

Bonjour, dit-il de son ton neutre habituel. La semaine dernière, vous avez du finir les travaux que vous aviez à faire, ce qui signifie qu’aujourd’hui, vous allez devoir commencer la création d’un nouveau projet."

Il se retourna, et écrit en grosses lettres sur le tableau, d’un être triomphant : la perception de soit. Et c’est bon, il les entendait : les murmures des élèves consternés qui n’avaient aucune inspiration pour ce sujet. Même lui, il voulait bien l’entendre, d’ailleurs, que ce sujet n’avait rien d’intéressant.

Vous pouvez utiliser tous les médias que vous voulez : photomontage, peinture, aquarelle, collage, sculpture… Du moment qu’il contienne une représentation de vous, qui peut être allégorique. Durant cette séance, vous allez commencer à poser vos idées sur papier, faire des croquis dans vos blocs, et durant la prochaine séance, nous verrons des œuvres d’artistes qui s’y représentent. Vous pouvez commencer, n’hésitez pas à lever la main si vous avez besoin d’aide, je vais passer dans les rangs pour voir ce que vous faites, que vous m’appeliez ou non, d’ailleurs. »

Et le voilà parti pour une marche d’une bonne heure et demi, afin de voir ce que les différents élèves pouvaient bien s’imaginer avec seulement les quatre mots de la thématique. Il aimait beaucoup voir cela, même pour des sujets comme celui-là. Certains avaient des idées plutôt classiques, là où d’autres sortaient des choses tordues du fin fond de leur esprit.
 

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Chun-Hei Cheong
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MessageSujet: Re: Travaux sadiques [ft Chun-Hei Cheong]    Dim 26 Nov - 17:31

Durant les cours, mon principal objectif était d'être la plus insignifiante et discrète possible. Je ne voulais aucunement attirer les moqueries et les remarques de mes camarades. Du coup, je ne levais jamais la main et restais laconique quand l'enseignant m'interrogeait.

Mais, il y avait des cours qui me faisait particulièrement peur car il pouvait s'y dérouler des événements aléatoires aux conséquences incontrôlables. Le cours d'art en faisait parti. A mes yeux, c'était souvent un cours étrange ou il n'y avait pas de règles, pas de chemins clairement délimité et ou il était difficile de savoir ce que voulait l'enseignant.

Ça l'était encore plus quand il s'agissait de traiter d'un sujet personnel. Je n'avais aucune envie d'être remarqué et j'avais encore moins envie de mettre une partie de moi-même sur une œuvre et la montrer à tout le monde. C'était extrêmement gênant et pouvait être particulièrement humiliant.

Ce cours avait donc tout pour me terrifier et suffire à peupler ma journée d'angoisses qui ne s'évanouissaient qu'à la sonnerie marquant la fin du cours. Mais pour l'heure, je les vivais intensément. Le sujet était tombé avec le glas macabre de la guillotine: "la perception de soi". Et au début, ce fut la panique la plus totale.

Je n'avais aucune idée de ce que pouvait représenter "la perception de soi" ? Étais-ce comme... Se voir dans un miroir ? Peut-être pourrais-je partir là dessus ? Mais l'idée est peut-être ridicule? Et si elle était ridicule, on allait sûrement se moquer de moi, non ?

Peut-être que je pouvais attendre la fin des cours et aller à la bibliothèque trouver des recueils d’œuvres sur ce thème ? Ou même sur internet? Ça serait sans doute une meilleure idée que de suivre mes idées. Mais, en attendant, que faire pour donner l'impression de travailler ? Et si le professeur récupérait nos copies à la fin du cours pour les noter, j'aurai une mauvaise note si je n'y ai rien mis!

Que faire ?

Tétanisée par le doute, la peur et l'appréhension, je restai devant une copie blanche. De temps à autre, mon regard se perdait sur mes camarades. La vue de ces derniers en train d'écrire d'un air concentré ne faisait qu'augmenter mes craintes ainsi que de nourrir la mésestime que je me portai. Etais-je donc si pathétique pour ne pas pouvoir faire un tel exercice ?
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MessageSujet: Re: Travaux sadiques [ft Chun-Hei Cheong]    Jeu 28 Déc - 23:00

ft. Chun-Hei Cheong

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Travaux sadiques

Le professeur Mittal traînait ses pieds dans la pièce, alors qu’il voyait les élèves se mettre au travail. Enfin, pas tous, puisque quelques élèves qui n’avaient probablement rien à faire de l’art se mettaient à bavarder et à s’échanger des mots dans un coin de la salle. Il leva rapidement les yeux au ciel, toujours aussi exaspéré par certains comportements en classe, qu’il avait du mal à comprendre et surtout qu’il était fatigué de voir. Les réprimandant rapidement, et leur lançant quelques idées de début un peu générales, il laissa son regard se balader à la recherche de ceux qu’il aimait vraiment aider:les élèves perdus.

Ses yeux caramels se posèrent rapidement sur une élève aux cheveux au carré, qui semblait rester devant son bureau sans rien écrire, et il crut voir en elle ce qu’il pensait être du désarroi. Doucement, il s’approcha d’elle, et s’accroupissant à côté de sa table – absolument pas pour la traîter comme une enfant, d’ailleurs, mais plutôt parce que rester debout n’était pas vraiment pratique pour chuchoter et être un peu discret -.

« Des problèmes pour trouver l’inspiration ? Demanda-t-il, son expression neutre figée sur le visage, même si son ton doux laisser glisser une pointe de soucis. »

Il jeta un regard sur sa feuille pour s’assurer qu’elle n’avait vraiment rien écrit et une fois que ce fut fait, tenta de se souvenir de son nom. Ca ne devait pas être trop dur… Il avait fait l’appel quelques minutes avant… Elle avait un nom coréen, qui lui faisait penser à beaucoup trop de choses hors sujets, d’ailleurs… Auxquelles il n’allait pas penser maintenant, parce qu’il avait une élève à aider de toute urgence. Il pouvait faire obstruction de son prénom, technique ancestrale de professeur.

« Pas besoin de te mettre la pression, tu sais, le travail final est à rendre dans un moment, et tu pourras continuer chez toi. Il faut que tu te concentres plus sur ce à quoi ça te fait penser, aujourd’hui, et balancer un peu tout ce que tu viens. Faire un brainstorming. On est encore loin de la pratique, là, on considère juste le sujet. »

Avec un petit «  je peux ? », le brun attrapa sa feuille pour lui écrire lisiblement « la perception de soi » et l’entourer d’un rond fait à la va-vite . Il ajouta quelques branches, avant de se tourner vers elle.

« Alors, qu’est-ce qui te vient à l’esprit, immédiatement ? »
 

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Chun-Hei Cheong
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MessageSujet: Re: Travaux sadiques [ft Chun-Hei Cheong]    Ven 29 Déc - 21:22

Lorsque je sentis ses yeux se poser sur moi, je sus que j'allais avoir des problèmes. Ce professeur me faisait vraiment peur. Il était immense et paraissait extrêmement fort. Et malgré mon entrainement, un homme fort restait un homme fort. S'en débarrasser s'il venait à vous agresser demanderait un effort certain. Et puis, il portait des tatouages.

Les seuls personnes que j'avais vus porter des tatouages étaient des amis de mon père et ils m'avaient tous laissés une très mauvaise impression avec leurs regards flippants et leurs accents étranges. Non, décidément, je n'aurai voulu pour rien au monde attirer l'attention de ce professeur.

Mais ce dernier en décida autrement et s'approcha de moi. En panique, je suppliai mon esprit de trouver rapidement quelque chose à écrire sur la feuille mais rien de vint et il fut déjà sur moi.

...

Enfin, il s'accroupit devant moi, ce qui nourrit ma gêne, mes joues commençant à rosir. C'était certains, mes camarades devaient être en train de nous observer.

Il se rapprocha alors de moi et commença à me parler tout bas. J'étais sur le point de lui envoyer un coup de coude dans la tempe pour le mettre K.O mais ce dernier me parla de l'exercice. Il n'avait donc pas de mauvaises intentions en m'approchant de la sorte ? Enfin, du moins, avancait-il sous couvert de son rôle ?

Il me sortit ensuite un étrange discours, quelque chose qu'un enseignant japonais n'aurait jamais dis. Et pour cause, j'eus l'impression qu'il parlait à une idiote. Hochant la tête mécaniquement pour donner le change, je priai pour que mes camarades n'entendent pas ce qu'il venait de dire, craignant par avance les moqueries.

Mais il insistait et semblait décider à ne pas me lâcher pour retomber dans l'anonymat de la classe. Cette situation allait m'attirer des problèmes. Des filles devaient fantasmer sur lui et devaient crever de jalousie en le voyant s'occuper de moi.

Il se mit alors à dessiner un diagramme, sans doute pour m'aider à organiser mes idées. Mais je n'avais pas besoin de ça! Des idées, j'en avais pleins. Je ne voulais juste pas les révéler, les exposer, c'était tout!

« Alors, qu’est-ce qui te vient à l’esprit, immédiatement ? »

- Le sexe...

Répondis-je en repensant à ses filles qui devaient fantasmer sur lui. Puis, j'ouvris de grands yeux et portais mes mains à ma bouche, l'air effarée. Secouant la tête, je reprenais la parole en ajoutant.

- Enfin! Le genre! Je voulais dire, le genre!

J'allais me faire tuer si elles m'avaient entendus! Sans parler de la honte.
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MessageSujet: Re: Travaux sadiques [ft Chun-Hei Cheong]    Jeu 4 Jan - 21:30

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Travaux sadiques

La jeune fille s’était retournée vers lui, alors qu’il s’était approché, et il avait vu dans ses yeux, son regard. Ce regard. Le regard du lapin coincé dans les phares d’une voiture. Il le connaissait bien. Souvent, ses élèves l’avaient. Mais dans d’autres situations, la plupart du temps. Par exemple, quand il leur demandait de leur rendre un devoir pour qu’il le note, mais qu’ils ne l’avaient pas, et qu’ils appelaient leur nom… Le regard d’un élève face à son professeur.

Il essayait de ne pas trop le voir sur ses élèves, de ne pas trop leur faire peur. Parce qu’il savait, parfois, il pouvait faire peur, avec ses yeux fins, sa peau sombre et surtout, surtout sa taille. Parfois, même lui en avait marre d’être aussi haut, par exemple quand il se prenait le haut des portes. Très désagréable. Et donc, aussi quand ses élèves les plus petits et les plus peureux en avaient peur.

La seule manière qu’il connaissait pour ne pas leur faire peur, c’était de s’accroupir pour se mettre plus à leur hauteur, alors c’est ce qu’il fit. Trop pris dans ses indications de prof pour remarquer la gêne qui se peignait sur le visage de la jeune fille. Il était pris dans ses explications, avec le soucis de ne pas paraître trop condescendant ou de les prendre trop pour des idiots, parce qu’il savait ce que les adolescents pouvaient penser à cet âge-là. Il en vint à la question qui fit complètement buger son élève.

Décidément, récemment tout ce dont ses élèves lui parlaient était en rapport avec les rapports charnels. Entre Dae-Hyun et ses sous-entendus alcoolisés, et la soudaine explosion de sujet de la jeune fille, il se demandait ce qu’on leur foutait dans la tête pour que ce soit la seule chose dont ils parlent. En attendant, il était resté là, stupéfait.

Euh… »

Aussitôt, elle se reprit, et il se retint de rire. Même si c’était plutôt cocasse comme erreur de langage, il était professeur, là, maintenant, tout de suite et ne pouvait pas se permettre d’écart. Par contre, il la noterait quelque part dans le petit intercalaire où il mettait les perles des élèves. Ça le faisait bien marrer, et puis les élèves gardaient bien les perles des profs.

“ Aaaah. Oui. Bien sûr. Le genre. Pas du tout la même chose. »

Il essayait de garder sa voix basse et calme pour ne pas que les autres entendent, toujours, malgré la distraction dans la discussion. Il marqua le mot qu’elle avait énoncé sur le papier, en dessous d’un des traits qu’il avait auparavant fait.

Donc… Le genre. Quoi d’autre ? »

 

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MessageSujet: Re: Travaux sadiques [ft Chun-Hei Cheong]    Sam 6 Jan - 11:17

Malgré mon lapsus, il paru garder son calme. Il ne se moqua pas ni ne se mit en colère. Mieux, il n'en profita pas. Se pouvait-il qu'il ne soit en vérité qu'un bon professeur qui ne me veuille pas de mal mais juste m'aider ? Se pouvait-il que tout cela parte d'une bonne intention ? Tels les pavées en enfer ? La culpabilité naissant dans mon cœur, je reportai mon attention pleine et entière à la question posée.  

L'enseignant voulait donc m'aider jusqu'au bout. J'avais vraiment la poisse. Du coup, je ne voyais plus qu'une manière de m'en sortir, lui donner ce qu'il voulait. Vu que ce qu'il voulait était à ma porté et plutôt anodin, cela ne me mit que légèrement en colère.

Cette première réponse, maladroite, m'avait donnée une idée de tout manière. J'allais écrire des idées impersonnels, qui ne trahissaient en rien qui j'étais, histoire de donner le change, puis après je me débrouillerai pour trouver quelque chose dans mes recherches à la bibliothèque pour parler du sujet sans parler de moi.

Du coup, nerveusement, j’inscrivais sur sa feuille plusieurs idées: l'égo, l'influence des autres, l'intime et le public, l'estime de soi. Mais, trop angoissé que j'étais par la présence du professeur trop proche de moi, j'appuyai ma plume avec trop de force. Alors, ce qui devait arriver arriva. La plume se brisa et une giclée d'encre vint barbouiller la feuille ainsi que nos visages et nos vêtements.

Lâchant un juron, je contrôlai rapidement le flot en relevant la plume en l'air mais il était trop tard et le mal était fait.

Un léger rire parcouru la classe, visiblement amusée par la scène. Pour ma part, j'ouvrai des lèvres tremblantes espérant pouvoir exprimer des excuses mais je n'y parvenais pas. Le rouge colora mon visage alors que la gêne me gagnait.

J'étais trop paniqué pour savoir comment réagir et je ne prêtais pas attention à mon propre état. Je craignais trop la réaction du géant que j'avais en face de moi. Allait-il tenter de me frapper pour me punir de ma maladresse ? Ça ne serait pas la première fois qu'une telle chose arriverait. Après tout, enfant, c'était comme ça que j'avais été élevée.

Devais-je l'accepter ? Devais-je me défendre? Allais-je être en plus punie ? Est-ce qu'on allait finir par me mettre dehors ? Ou pire, par m'humilier publiquement ? Peur et colère se mêlaient déjà, dangereux mélange prêt à exploser. alors que mon cœur s'emballait.
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MessageSujet: Re: Travaux sadiques [ft Chun-Hei Cheong]    Sam 6 Jan - 21:38

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Travaux sadiques

Le professeur Mittal était assez content de la suite des événements. La pousser un peu comme ça avait apparemment eu un effet positif, et la jeune fille s’était mise à écrire plusieurs idées sous les petits traits qu’il avait fait auparavant. Il ne regarda que les premiers mots, heureux de voir que la machine avait enfin démarrée et s’apprêtait à partir pour aller aider d’autres élèves. Et si tout était calme, il s’assoirait à son bureau pour corriger des copies ou travailler son prochain cours.

Sauf qu’il n’avait pas prévu de se faire asperger d’encre alors qu’il rêvassait à son programme. Il eut un geste de recul en se remettant debout et constatant les dégâts. Donc. Le principal des dégâts se trouvait sur sa chemise. Blanche. Est-ce que cette matinée pouvait être encore plus pourrie ? Il se lança un regard noir et sérieux aux élèves qui s’étaient distrait de leur travail pour observer l’événement pour leur dire de se remettre au travail, ce qu’ils firent automatiquement.

Son regard revint sur l’élève qui l’avait aspergé, pour la voir complètement paniqué et effrayé, encore une fois. Elle pensait qu’il était un yakuza, ou… ? Il ne savait pas trop comment agir pour la rassurer, ni pour lui faire avoir une impression un peu moins… violente de lui. Elle aussi avait pas mal été éclaboussée et avait besoin de se laver et de se changer.

Tu as tes affaires de sport ? Lui demanda-t-il doucement. Viens. »

S’assurant qu’elle le suivait bien, le métisse se dirigea vers la porte pour sortir de la pièce.

Je fais monter un surveillant dans cinq minutes, travaillez. »

En refermant la porte – et en entendant déjà les bavardages -, il traversa le couloir en direction de l’unique cabinet de toilette qui faisait face à la salle. Il y avait un petit lavabo dans la pièce, avec un miroir. Il lui montra d’un signe de tête le lavabo. Il ne voulait pas se montrer aussi autoritaire, mais la tache d’encre qu’elle avait sur le nez méritait d’être nettoyée.

Tu devrais passer un coup sur ton visage avant de te changer… Tu as de l’encre partout sur le visage. Je sais pas comment tu as fait ça, championne. »

Il attendit qu’elle entre pour se débarbouiller, habillé contre le mur à l’extérieur, bras croisés. Il préférait l’accompagner jusqu’aux vestiaires, histoire d’être sûr qu’elle ne s’enfuit pas au travers de l’académie parce qu’elle avait trop peur de lui pour revenir dans son cours. Ca lui ferait mal au cœur. Il n’aimait pas trop faire fuir les élèves. Logiquement.

 

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MessageSujet: Re: Travaux sadiques [ft Chun-Hei Cheong]    Dim 7 Jan - 15:31

“ Tu as tes affaires de sport ? Viens. »

C'était la honte la plus complète. Jamais je n'allais pouvoir revenir en classe après ça. On se moquerait de moi et puis on me donnerait sûrement un surnom pour enfin ensuite me maltraiter. C'était certain. A cause de ce foutu stylo, je venais de gâcher ma chance d'une scolarité normale à l'académie.

Seule ma fierté blessée m'empêchait alors de fondre en sanglots. Et malgré les tremblements qui menaçaient de me gagner, je parvenais à prendre mon sac et à suivre l'enseignant. C'était évident, il était en colère et il allait sûrement me crier dessus ainsi que me punir pour ne rien m'arranger. Je serais ainsi cloué au piloris, publiquement, sans aucun moyen de m'échapper de cette situation humiliante.

Marchant silencieusement à ses côtés, je tremblais en attendant qu'il ne se tourne vers moi pour s'énerver à mon encontre. Mais nous arrivâmes au cabinet sans que cela ne se produise. Ce n'était sans doute que partie remise.

“ Tu devrais passer un coup sur ton visage avant de te changer… Tu as de l’encre partout sur le visage. Je sais pas comment tu as fait ça, championne. »

Championne... J'eus envie de pleurer. Sans doute pensait-il que j'en avais fais exprès! Que cette situation m'amusait ?! Déglutissant douloureusement, j'entrai dans le cabinet pour me débarbouiller le visage. Se faisant, je passai à son niveau en jetant un regard inquiet dans sa direction.

Le cabinet était exiguë Seul autre accès, une pièce encore plus étroite ou se trouvait un WC. J'avais peur. S'il voulait, ne pourrait-il juste par m’enfermer là avec lui et... C'était un homme, après tout. Et un homme en colère qui plus est...Pourtant, je ne pouvais pas ne pas lui tourner le dos. Je le devais pour me pencher au dessus du lavabo et me nettoyer le visage.

Avec un regard dans le miroir, je le surveillai. Mais rien ne semblait trahir ses intentions. Alors, comme pour essayer de chasser le silence tendue et angoissant qui s'étaient installés entre nous, je tentais de me m'excuser.

- Je... Je vous demande pardon... Je... N'ai pas fais exprès... C'est le stylo qui s'est cassé et...

Déclarais-je piteuse, d'une voix frissonnante de sanglots alors que j'ouvrais le robinet et emplissais mes mains d'eau pour ensuite les porter au visage, mon regard toujours tourné, autant que faire se pouvait, vers le miroir et son reflet.
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MessageSujet: Re: Travaux sadiques [ft Chun-Hei Cheong]    Lun 8 Jan - 22:35

ft. Chun-Hei Cheong

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Meri n’aimait pas du tout cette sensation. La sensation d’être le harceleur, alors qu’il essayait de l’aider, la sensation qu’on se méfie de lui. La jeune fille suivait ses indications, tremblotantes, et il sentait mal, mal, mal. Il avait l’impression que quoi qu’il fasse, elle ne pourrait pas se détacher de son apparence, de sa taille, du simple fait qu’il ait cette apparence, et à la fois il en était triste, et à la fois il était en colère. Pas contre la jeune fille, bien sûr. Après tout, c’était dur de l’être contre une petite adolescente qui se retient de pleurer pour ne pas tomber en miettes devant les autres. Les apparences, encore.

Il parlait pourtant doucement, gentiment, et il pensait mettre une pointe d’humour dans le championne, mais ça ne fit qu’aggraver les tremblements de la jeune fille. Pour lui, cette situation était totalement innocente, et il n’avait absolument aucune idée de comment elle pouvait se sentir piégée, même si son intention était en partie pour ne pas qu’elle s’enfuit. Ses intentions étaient aussi d’arranger les choses avec l’enfant.  
Son dos était appuyé contre le mur, et il écoutait le bruit de l’eau couler pendant qu’elle se débarbouillait, attendant que ce soit enfin son tour. Il supposait en avoir sur le visage aussi, mais n’osait pas toucher de peur de se l’étaler partout et d’aggraver la situation.  

Soudainement, la voix de la jeune fille lui parvint depuis le cabinet, s’excusant misérablement de son erreur, alors que comme elle le disait c’était un accident. Huuuuuuuh. Il se sentait toujours aussi mal. Il aurait préféré faire un mètre soixante-dix, et avoir un  visage d’ange toujours bordé d’un sourire. Choisir ses mots convenablement s’avérait être une vraie torture, mais il savait qu’à ce niveau, elle pouvait mal interpréter le moindre de ses mots.

Je sais que c’est un accident et que tu n’as pas fait exprès. Je ne t’en veux pas. On va juste se nettoyer, se changer, et puis on retournera en classe. Ce n’est pas très grave. C’est une tache d’encre sur du tissu, ça se nettoie, puis ça s’oublie.

A ce niveau-là, il avait fait tout son possible pour rassurer la fille et lui faire comprendre qu’il n’avait pas envie de la frapper. D’ ailleurs, il essayait de se souvenir de ses actions. Avait-il levé le bras trop brusquement près d’elle, ou autre chose ? Il était stricte dans son rôle de professeur, mais pas au point de terrifier ses élèves... Si ?

 



Dernière édition par Meri Mittal le Sam 10 Fév - 23:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Travaux sadiques [ft Chun-Hei Cheong]    Mer 17 Jan - 20:17

Ses mots étaient trop doux et trop agréables pour mes oreilles meurtris par les cris, les rires et les humiliations. J'en frissonnai. Me retenant au lavabo, j'étais pris un instant d'un vertige que je tentais de dissimuler tant bien que mal. Ses intentions me terrifiaient désormais car je ne voyais rien qui puisse justifier sa douceur en dehors du pire.

Ce genre de propos, ce genre d'attention, ce genre d'attitude, j'avais déjà vues cela au collège de jeunes filles de la haute société dans lequel j'avais fais mes études. Certains enseignants, à la réputation terrifiante, s'était montré volubile avec certaines camarades. Le fait que cela puisse m'arriver me glaçait le sang.

Finissant de me nettoyer au mieux, je me séchai les mains en hâte sur la serviette présente. A peine sèche, je me détournai, le souffle court et le cœur battant pour me glisser, le dos collé contre le mur, hors de la pièce, essayant de m'approcher le moins possible du géant sombre. Attentive à ses gestes, je m'attendais à ce qu'il me retienne, ne sachant pas si je pourrai ou devrai me défendre.

Ce défendre contre l'autorité avait un prix couteux. Et je savais que si je lui résistais, je devrais sans doute dire adieu à mes années dans cette académie. Je devrais alors sans doute revenir dans le giron de mon père ou je connaitrais de nouveau la peur d'être prise dans ses plans, ses complots et ses machinations.


Néanmoins, comme une goutte d'eau apporte l'espoir à celui qui s'est perdu dans le désert, les propos de l'enseignant m'avaient donnés de l'espoir. Peut-être avais-je une chance de ne pas être totalement humiliée dans cet affaire? Peut-être me le permettrait-il ? Peut-être sortirais-je indemne de tous ça ?

Prenant mon courage à deux mains, je m'adressai à lui d'une voix tremblante, un regard suppliant embué de larmes plongés dans le sien.

- Dans ce cas, puis-je plutôt aller me changer dans ma chambre à l'internat, sensei? Je pourrais ainsi y revêtir mon uniforme de rechange ?

Et ainsi m'éviter l'humiliation de porter ma tenue de sport pour le reste de ma journée. Ce qui ne manquerait pas, j'en suis sûr de nourrir les sarcasmes et les commentaires de la part de mes camarades.

- Je promets de revenir vite en cours, sans détour ni retard!

Ajoutai-je suppliante.
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MessageSujet: Re: Travaux sadiques [ft Chun-Hei Cheong]    Jeu 1 Fév - 20:50

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Travaux sadiques

Meri était désespéré. Peu importe ce qu’il faisait, s’il adoucissait le ton de sa voix, s’il essayait de faire un peu d’humour, ou même s’il tentait d’aider au mieux la jeune fille, il n’arrivait pas à faire disparaître le regard de peur qu’elle lui envoyait. Ses dents serraient nerveusement sa lèvre inférieure, alors qu’il cherchait activement encore et toujours une solution à cette situation insoutenable. Il aurait presque voulu s’enfuir pour aller se changer et laisser la jeune fille faire ce qu’elle voulait, mais il avait bien trop peur de voir son siège vide pour le reste de l’année, rappel hebdomadaire de sa faute professionnelle. Merde, il était censé aider ses élèves, pas les traumatiser.

En tout cas, la voix tremblante de l’élève alors qu’elle lui demandait la permission d’aller jusqu’à l’internat lui arracha encore une fois le coeur. Il se maudissait aussi de ne pas avoir pensé à cette alternative plus tôt. Bien sûr qu’elle serait plus à l’aise dans un uniforme que dans une tenue de sport. Les lycéennes de son âge voulaient faire attention à leur apparence. Et ne pas apparaître en jogging, jurant complètement avec les autres. Il n’était pas juste effrayant, sensei était en plus complètement insensible. Il avait envie de hurler, frustré par sa propre stupidité. Elle lui promettait même de revenir après. Comment dire non à ça ? Fatigué de se démener pour paraître plus doux, notre métisse reprit son air indifférent, remis son masque.

" Pas de problème, dit-il en s’approchant du lavabot pour essuyer la trace d’encre qu’il venait de remarquer et qui lui barrait le nez. Fais vite, et réfléchis au thème du devoir sur le chemin, pour gagner du temps.”

Il n’était pas sûr que la jeune fille soit sincère à propos de son retour imminent, mais il se doutait que s’il l’empêchait de s’esquiver, il risquait d’aggraver la situation et de se faire hair et craindre encore plus. Une pensée lui vint néanmoins à l’esprit, et il s’exprima aussitôt ses inquiétudes, coupant sûrement la brune dans sa fuite.

Est-ce que tu sais si le pensionnat est ouvert à cette heure ? Et si un surveillant t’interroge dans les couloirs, tu ne vas pas avoir des problèmes ? On devrait aller voir le secrétariat d’abord, je pense.”

Le Turc n’aimait pas avoir à la retenir, mais il ne voulait pas qu’elle ait des problèmes non plus à cause de cet accident, ou qu’elle se retrouve coincée devant le portail du pensionnat.

 

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Chun-Hei Cheong
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MessageSujet: Re: Travaux sadiques [ft Chun-Hei Cheong]    Lun 5 Fév - 22:56

- Pas de problème.

Il avait accepté! Il m'avait permis de retourner à l'internat pour me changer! C'était incroyable! J'aurais pourtant été certaine qu'il allait refuser. Peut-être n'avait-il pas de mauvaises intentions au fond? Ou alors il était dans un bon jour? Ou alors j'étais heureusement trop laide pour ne pas attirer ses désirs libidineux et je n'étais qu'une nuisance dont il espérait se débarrasser? C'était sans doute plus vraisemblablement ça.

Fais vite, et réfléchis au thème du devoir sur le chemin, pour gagner du temps.

Faire vite! D'accord! Et revenir avec des idées... J'espère ?

Sans demander mon reste, je me détournais déjà et commençais à dévaler la première volée de marche de l'escalier quand il se remit à parler.

“ Est-ce que tu sais si le pensionnat est ouvert à cette heure ? Et si un surveillant t’interroge dans les couloirs, tu ne vas pas avoir des problèmes ? On devrait aller voir le secrétariat d’abord, je pense.”


Je dérapai et glissai. En effet, je m'étais lancée vivement pour descendre le plus rapidement possible les marches qui me séparaient de l'étage inférieur. Après tout, mon professeur m'avait bien dit de faire vite et je ne voulais vraiment pas être punie s'il venait à me soupçonner d'avoir trainé.

Mais sa voix seule avait suffit à me déstabiliser. L'entendre me parler alors que je lui tournai le dos avait déjà quelque chose d'effrayant. De plus, j'eus peur qu'il vienne à se raviser. Du coup, perdant mes moyens, je me me fis un croche-patte et me sentie tomber en avant.

Heureusement pour moi, je laissais toujours ma main glisser le long de la rampe et je pus me saisir de cette dernière pour me retenir. Cela eu pour effet de faire tourner mon corps et de me retrouver dos au vide, en équilibre précaire.

Me redressant pour reprendre mes appuis, je levai un regard inquiet dans sa direction alors que j'appréhendai déjà sa voix emplie de colère m'humiliant à cause de mon imprudence. Qu'y pouvais-je, moi, s'il m'avait parlé alors que j'étais déjà sur le départ. De plus, qu'avait-il dit déjà? Il voulait m'accompagner jusqu'au secrétariat ? Ça voulait dire être encore seule avec lui jusqu'à là-bas?    

- Je... Je ne sais pas si c'est vraiment nécessaire, sen... Sensei. Je peux certainement éviter les surveillants et entrer dans ma chambre sans aucun problème.

Même si cela revenait sans doute à quelques acrobaties et notamment atteindre ma chambre en grimpant de balcon en balcon ?
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Meri Mittal
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MessageSujet: Re: Travaux sadiques [ft Chun-Hei Cheong]    Sam 10 Fév - 23:32

ft. Chun-Hei Cheong

Un cours d'arts dans ta face

Travaux sadiques

Alors que notre professeur inquiet voulait rattraper son élève afin de lui éviter tout problème lors de son passage à l’internat, il entendit le bruit des pas rapides de l’élève déraper et comme un bruit de chute. Il accourut près de la cage d’escalier pour voir si l’élève n’avait pas chuté dans les escaliers et si elle ne s’était pas blessée, mais en arrivant près de là où elle était, il vit qu’elle avait réussi à se rattraper à la barre des escaliers.

Le brun fut un peu surpris d’observer quand le voyant arriver, elle n’avait comme simple réflexe que de répondre à sa question précédente, et celle qui lui avait valu de chuter.

«  D’accord… mais… tout va bien ? Tu es tombée, à l’instant, non ? »

Il aurait voulu l’approcher pour vérifier, mais ce regard de petit lapin pris dans les phares d’une voiture l’en empêchait. Il avait pourtant seulement envie de l’aider, mais il avait l’impression que plus il en faisait, moins l’élève lui ferrait confiance. Niveau peur, elle était déjà à un niveau excessivement élevé, et il n’était pas sûr de vouloir voir plus. Histoire de ne pas désespérer.

« Tu devrais peut être passé par l’infirmerie. Vu l’état où tu… es, et je ne parle pas seulement physiquement, ça te ferait du bien. Je pense que le responsable peut te donner une boisson chaude afin de détendre et de ventiler un peu. »

Il fit une petite pause, et reprit.

« Ou tu peux me parler, si tu as des problèmes, mais j’ai bien l’impression que j’en fais partie, donc. L’infirmerie. »

Essuyant les gouttes d’eau qui coulait sur son visage qu’il n’avait eu le temps que de laver un peu, le professeur pensa quelques instants à la meilleure solution à cette situation délicate.

« Tu peux aussi retourner dans ta chambre, te reposer, je te ferrai un mot d’absence, et à la limite te donner les notes de mon cours et un petit devoir pour que tu ne sois pas trop en retard. »

Notre professeur commençait à devenir un peu trop laxiste avec cette enfant, mais il avait l’impression qu’elle allait faire une crise de panique là, devant lui, et il n’aimait vraiment pas cette idée. Il préférait casser un peu cette image de dictateur froid qu’il avait pris quelques minutes avant – et qui devait déjà le faire passer pour un bipolaire auprès de la jeune fille.  

 

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Chun-Hei Cheong
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MessageSujet: Re: Travaux sadiques [ft Chun-Hei Cheong]    Lun 12 Fév - 19:54

Qu'est ce qu'il voulait dire en voulant m'envoyer à l'infirmerie ? Est-ce qu'il était en train de me traiter comme une malade? Mais je ne l'étais pas du tout! Est-ce qu'il... Me prenait pour une folle hystérique ?!

Un sentiment d'humiliation m'envahit alors que je baissai le regard en sentant mon visage rougir. C'était douloureux et n'arrangeait rien à l'estime que j'avais de moi-même. Je me sentais mal. Ma gorge se serrait douloureusement et j'avais des sanglots qui y restaient bloqués.

Et cela ne s'arrangea guère quand il me proposa de lui parler, tout en se disqualifiant immédiatement. C'était vraiment une approche d'adulte de merde, ça! "Tu pourrais accepter mon aide mais de toute évidence, je suis le problème." Traduire par: "Je suis gentil, c'est toi qui a un problème." Mais oui bordel! Carrément que c'était lui le problème, bordel! C'était à cause de lui que tous ça avait commencé! S'il ne s'était pas soudainement senti obligé de faire du zèle, on en serait pas là!

La colère monta en moi alors que le sentiment d'être humiliée et d'être trahi grandissait encore. Bien entendu, ce que j'avais cru être de la gentillesse pendant l'ombre d'un instant se révélait être en vérité juste un moyen tordu de s'amuser avec moi. Il n'avait pas vraiment accepté que j'aille me changer en pensant à mon bien-être. Il l'avait juste fait pour que je me sente redevable et en position d'infériorité face à lui! C'était décidément que des salauds!

Et il voulait me renvoyer dans ma chambre en plus! C'était bien un sale adulte sexiste! Sans doute devait-il apprécier ce sentiment de supériorité qu'il tirait de la situation. Après tout, c'était lui l'individu responsable qui émettait les sages conseilles de prudence à une adolescente écervelé! Qu'est ce qu'on en avait à foutre de sa sensibilité sérieux !? Du moment que les apparences étaient saufs!

Serrant les dents tout en demeurant incapable de le regarder dans les yeux, je lâchai d'un ton sévère, froid et ou couvait la colère, un:

- Je reviens.

Avant de se détourner et de reprendre la descente des escaliers avec la ferme intention d'aller me changer et de revenir dans son sale cours de merde! Qu'est ce qu'il croyait au juste? Il n'était pas question de lui offrir ce plaisir de me ratatiner devant lui ou de lui permettre de me faire passer pour une folle!

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