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 …abusive detention of my time…[avec Ayane Komatsu]

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Mathi H. Matsushita
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MessageSujet: …abusive detention of my time…[avec Ayane Komatsu]   Mer 27 Sep - 12:43

…abusive detention of my time…
[avec Ayane Komatsu]

Mais quel putain de prof ! Un vrai connard ! Qu’est-ce que j’y peux, moi, si les nanas ne savent pas tenir leur coq et qu’elles me sautent dessus ? Bon d’accord, je n’étais pas loin de l’insulter ce prétentieux de prof ! Heureusement que je ne l’ai pas en cours, sinon je boycotterai clairement. Je ne sais même pas quelle matière il enseigne ! Sûrement un truc à la con du genre philo ou sociologie ! Enfin bref, me voilà collé pour 2h au lieu de pouvoir jouer de la guitare. Et le pire c’est que je dois me coltiner le coq et ses pimbêches !


Qu’est-ce qui s’est passé ? Bande de petits curieux !

Une banale histoire de cul et possession ! Je suis irrésistible. Elles me tombent toutes dans les bras ! Sauf que je n’avais pas la donnée « petit-ami jaloux » avant de me laisser tenter. Pas que ça me gêne de sauter la nana d’un autre, après tout c’est elle que ça regarde ! Mais j’évite autant que possible les conflits avec les mecs trompés. Ouais quoi ! Ce n’est pas comme si j’avais l’intention de faire perdurer l’histoire avec la fille !
Donc voilà ces deux groupies m’ont carrément sauté dessus en sortant de cours hier soir. Deux beaux petits lots dans la vingtaine qui m’invitent à boire un verre… Comment refuser ? Ça ne m’a pas traversé l’esprit un instant ! Je ne suis pas fou ! Je ne laisse pas passer une occasion pareille de m’en mettre plein la vue, peut-être plein les mains, peut-être même plein les couilles ! Et c’est ce qui s’est passé ! Un plan à trois vraiment sympa ! Les nichons de la blonde… hum un vrai régal ! Et la rouquine a des doigts de maître et une langue des plus expertes pour me faire jouir.

Passer les détails ? Ah… bon… OK ! Si vous voulez ! Mais bon, vous ne savez pas ce que vous loupez !
Donc une vraie bonne nuit de baise avec deux nanas, genre sucré-salé gastronomique. Bien sûr, pas chez moi ! Hors de question, j’évite ! Non, la rouquine avait une piole en ville. Un lit un peu petit mais on a réussi à s’organiser en testant plusieurs positions…
Ah ! Ah ! Ah !

Ok ! Ok ! C’est bon je passe… Vous n’êtes pas drôle aujourd’hui ! Vraiment !

Donc ce matin, je reviens en cours accompagné des deux donzelles, un peu pimbêches sur les bords quand même. On se bécote et se plote dans le couloir, tranquillou, genre on n’embête personne.
Et voilà qu’un petit connard de blondinet vient m’arracher la blonde aux gros seins des bras. Une envie subite de lui foutre mon poing dans la gueule !

On a gueulé, les filles se sont interposées. J’ai appris que la blonde est sa sœur, et la rouquine sa copine. Waouh ! Le plan foireux ?! Pauvre mec ! J’ai explosé de rire. Pas ma faute ! C’était trop drôle ! Bon, il n’a pas eu l’air de trouvé ça drôle. Vraiment aucun humour. En plus, pour moi ce n’était qu’un plan cul d’une nuit avec deux amies en chaleur. Vous croyez vraiment que leur vie m’intéresse ?! Résultat, on a commencé à se bastonner. Bon le mec tape comme une fille. Déjà il vise les abdos. Désolé, mon gars mais la guitare et la scène, ça demande du muscle et de l’endurance. Je m’entretiens et en plus j’adore le sport, surtout le volley, le hand et le basket. En somme, il s’est fait bobo à la main, le petit bichon de ces dames ! Je lui ai donné un coup dans le flanc droit, ça l’a mis à genoux. Pfff vraiment rien pour lui ce mec. Mais il m’a pris par surprise. Ou j’étais trop sûr de moi ? Mouais possible. Toujours est-il qu’il m’a attrapé aux jambes et fais basculé. Putain de con ! Ma tête a claqué le mur. Je ne vous dis pas la bosse. J’ai passé la matinée avec un pain de glace comme chapeau ! Bravo pour ma réputation.
Bon ça n’a pas été plus loin, puisque le branquignole de prof à la con a débarqué et nous a fait un sermon dont je n’ai pas écouté un mot, pour finir pas nous coller 2 heures tous les soirs de la semaine. Le plan pourri par excellence. Je ne sais même pas ce qu’on va se taper comme devoir à la con pendant ces heures. J’espère au moins que c’est pas ce prof qui va nous surveiller. Déjà que je dois me coltiner Monsieur le cocu et ses pimbêches ! Franchement c’est lui qui a cherché la bagarre. J’y suis pour rien moi, s’il s’est fait mettre… Et c’est lui qui a tapé le premier quand même !

J’arrive à la salle. Pas un chat ! Ça commence bien ! Si personne n’est à l’heure, en plus… Dans 5 minutes, je me casse !
Je m’installe au  fond de la classe, près de la fenêtre. Oh ! Je vous entends ricaner « la place des cancres ». Détrompez-vous ! La « place des artistes » ! C’est plus judicieux. Regarder le paysage fait partie de ces moments d’inspiration qui vous aident à écrire ou composer ensuite.

Le trio d’abrutis finis par arriver, peu après et s’installe à mon opposé. Les filles me font un large sourire associé à un regard de biche. Je n’ai pas un plat, mais je reste stoïque bien que mon regard ne se gêne pas pour les déshabiller. Le cocu grogne et les pousse à s’assoir rapidement en me lançant un regard noir. Je l’ignore et reporte mon attention sur la cour où de nombreux étudiants et lycéens rentrent chez eux. Les veinards !

Quelqu’un finit par arriver et se diriger vers le bureau, une mignonnette brune, japonaise, avec un sourire à tomber. Hum ! Finalement ça pourrait être sympa ces heures de colle ! Ni une, ni deux, je ramasse mon sac et me lève. Je m’avachi d’un air enjôleur sur la chaise au bureau face au sien. Autant que ma vue soit agréable, et la sienne aussi. Elle est assez jolie. Ce n’est pas le canon du siècle. C’est sûr qu’elle ne rivalisera pas avec les nichons de la blonde ! Mais elle a un petit quelque chose de trognon.

Hé ! Ho ! Mathi ! Va pas t’attendrir là ! Un plan cul reste un plan cul ! Une femme est une femme !

Bon je lui reconnais qu’elle ressemble à une belle jeune femme, assez ordinaire, mais belle. C’est surtout ses fringues d’un classique frigide qui lui donne l’air ordinaire, si vous voulez mon avis. J’aime bien son petit minois. Elle se donne un air de fillette avec ses tresses mais je pense qu’elle a dans mes âges. Mais ça la rend craquante. Elle a de belles jambes, faudra juste lui apprendre à porter des jupes plus courtes pour mes beaux yeux. Soit c’est une vicieuse, voire chaudasse en puissance, qui se cache, soit c’est le genre de petite pucelle que j’adore défraichir.

En douceur Mathi ! En douceur !

Je lui offre mon plus beau regard langoureux et mon sourire de charmeur irrésistible.

- Bonjour mademoiselle je n’ai pas  le plaisir de vous connaitre. Moi, c’est Mathi Matsushita, pour vous servir. A qui ai-je l’honneur ?

Ouais, ouais… prendre un ton un peu guindé…poli quoi ! Ça peut aider parfois, surtout les mignonnes du genre.

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Ayane Komatsu

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MessageSujet: Re: …abusive detention of my time…[avec Ayane Komatsu]   Jeu 28 Sep - 15:29


…abusive detention of my time…
Ça faisait plusieurs mois maintenant qu’Ayane avait commencé à travailler à Yokuboo. Si ça avait été difficile au départ, elle commençait à présent à prendre un peu ses marques. Elle était toujours aussi effacée, mais elle prenait peu à peu confiance en elle, surtout au niveau de son travail. Dans la vie de tous les jours, elle restait la même. Toujours à se fondre dans la masse et à essayer de se faire oublier. Elle avait fait de jolies rencontres, notamment Sahori et Heiji, et ça l’aidait à être peut-être un peu moins timide quand elle s’adressait à des inconnus dans la rue, mais au travail, elle prenait confiance et savait qu’elle pouvait aider les personnes qui venaient à elle. Ça avait été long, mais comme on dit : Rome ne s’est pas construite en un jour ! Il en était de même pour la Japonaise qui avait beaucoup à construire pour pouvoir enfin se sentir totalement épanouie dans sa vie. Sa famille était vraiment heureuse de la voir s’ouvrir un peu plus et sa sœur ne cessait de lui dire de jeter ses vieilles fripes pour espérer se trouver un copain.

Ayane n’aimait pas se faire remarquer, mais sa sœur ne s’était pas contentée de mots : en plus de lui dire de jeter ses vieux vêtements pas trop sexy, elle les avait carrément donnés à des gens dans le besoin, lui refaisant sa garde-robe complète alors qu’elle était au boulot. La brune était tombée de haut en ouvrant son placard le soir-même pour prendre un pyjama. C’était quoi ces nuisettes beaucoup trop courtes qui ne cachaient absolument rien ? Rhaaaa Naoka ! Elle s’était pris un sacré savon quand sa grande sœur avait découvert son plan machiavélique, mais maintenant que c’était fait… Elle n’avait plus trop le choix. Elle était donc arrivée au boulot en étant habillée beaucoup plus fémininement que d’habitude : des collants noirs dévoilant ses jolies jambes, un mini-short en jean, un débardeur rayé blanc et noir qui laissait un peu deviner la forme de sa poitrine grâce aux soutiens-gorge push-up que Naoka avait eu la merveilleuse idée d’acheter. Elle avait l’impression d’avoir des obus avec ce truc ! Pour cacher tout ça, elle avait enfilé une veste légère gris clair, ainsi que des boots marron pour parfaire sa tenue. Ces chaussures, c’étaient bien la seule chose dont Naoka ne s’était pas débarrassée. La demoiselle avait également opté pour des tresses assez grossières.

La matinée s’était passée sans encombres, Ayane ayant été très occupée à ranger tous les ouvrages que les lycéens et étudiants avaient décidé de retourner, comme s’ils s’étaient tous passer le mot pour les rendre le même jour. Elle avait pris son temps lors de sa pause déjeuner, profitant du beau temps pour manger son bentô maison sur un banc dans la cour. Et alors que l’après-midi commençait juste, un de ses collègues vint la chercher derrière son comptoir. Hé ? Elle avait bien compris ? Fronçant un peu les sourcils sous le coup de l’incompréhension, elle préféra attraper son carnet pour demander si elle ne s’était pas trompée en lisant sur les lèvres de son interlocuteur. Ah. Non. Elle avait bien compris. Si ça la gênait de surveiller cette colle ? OUI ! Elle ne savait pas faire ça ! Elle ne savait pas gérer les gens ! Elle était censée faire comment ? Elle ne pouvait pas hausser la voix (et ne serait même pas capable de le faire si elle le pouvait vraiment), et surtout, elle était du genre à se faire facilement marcher sur les pieds. Si elle se retrouvait face à 10 teignes, comment allait-elle faire ? Et malgré toutes ces réflexions qui se pressaient dans sa tête, la jeune femme ne trouva rien de mieux que de répondre à son collègue avec son doux sourire tout en faisant une courbette pour signifier qu’elle acceptait.

Nooooon ! Pourquoi avait-elle fait ça ?! Elle voulait rester planquée dans ses livres ! Plus l’heure fatidique approchait, plus elle avait envie de se foutre sous le comptoir d’accueil de la bibliothèque pour s’y cacher jusqu’au lendemain. Mais maintenant qu’elle avait dit oui, elle ne pouvait plus faire marche arrière. Rassemblant tout son courage, affreusement mal à l’aise, elle attrapa son sac en bandoulière et y fourra son carnet, son crayon et quelques bouquins pour se rendre jusqu’au fameux amphithéâtre. Elle reste plantée devant la porte plusieurs secondes en percevant des bruits à l’intérieur. On ne lui avait même pas dit combien ils étaient, ce qu’ils avaient fait et surtout, ce qu’elle devait faire ! C’était la pire journée de sa vie, elle allait tout foirer et se faire virer ! Grimaçant en s’imaginant tout ça, ayant presque envie de pleurer, elle inspira profondément avant de pousser timidement la porte, entrant comme une élève qui arrivait en retard en cours.

Elle s’inclina à plusieurs reprises devant les 4 élèves, des étudiants visiblement, et déposa son sac à son bureau. Bon et maintenant ? Regardant ses mains, se demandant si elle devait écrire un truc au tableau, elle ne remarqua pas que le jeune homme assis au fond s’était levé pour se mettre juste devant elle. Quand elle releva la tête et croisa son regard, elle sentit ses joues chauffer doucement. C’était quoi ce regard ? Et ce sourire ? Et cette position ? C’était la première fois qu’elle était la cible d’un tel comportement de la part d’un beau garçon. Enfin, pas la première en fait, mais ça n’avait jamais été plus loin que le premier échange, le charmeur prenant bien vite la fuite quand il voyait que la demoiselle ne s’exprimait qu’à l’aide d’un carnet et d’un crayon. Et c’étaient quoi ces mots qui venaient de franchir ses lèvres ? Heureusement qu’Ayane arrivait à percevoir quelques sons en plus de savoir lire sur les lèvres, sinon il se serait pris un gros vent ! Il ne la connaissait pas ? Il ne devait pas savoir pour son handicap alors. Ayane se mit bien droite et pointa du doigt son badge qui indiquait qu’elle était malentendante sur sa veste avant d’attraper son carnet pour y écrire rapidement quelques mots.

« Enchantée, je suis Ayane Komatsu, c’est moi qui dois surveiller cette colle. »

Elle contourna son bureau pour se planter devant ce Mathi et lui montrer son carnet, les bras tendus devant elle alors qu’elle s’inclinait. Et comme il était loin des trois autres, la demoiselle entreprit de faire la même chose avec eux pour se présenter en bonne et due forme. Chose faite, elle retourna vers le brun, essayant de mettre de côté son attitude, lui écrivant à nouveau.

« Est-ce qu’on vous a donné votre punition ? Ou quelque chose à faire ? J’ai été prévenue au dernier moment et c’est la première fois que je dois surveiller une colle… »

C’était peut-être pas la meilleure des idées d’avouer un truc comme ça ! Si Mathi était du genre rebelle, il savait maintenant qu’il pourrait faire tout un tas de trucs sans que la pauvre Ayane ne sache comment gérer tout ça.
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MessageSujet: Re: …abusive detention of my time…[avec Ayane Komatsu]   Jeu 28 Sep - 18:15

…abusive detention of my time…
[avec Ayane Komatsu]

Ce petit bout de femme est étonnant. Un monceau de timidité et naïveté, j’ai l’impression. A y regardez de plus près, elle a de bien belles gambettes. Et ce petit short lui va à ravir. Si elle retirait ces collants qui doivent lui tenir chaud, ça en serait encore plus agréable à regarder. Elle arbore une poitrine assez menue dans un petit débardeur qui la met vraiment en valeur. Elle pourrait le remonter nouer en brassière et retirer cette veste, ça la rendrait plus sexy.

Mathi, tu ne vas pas faire ta Cristina Cordula ! Le plus intéressant serait de la déshabiller pour la voir rougir encore plus et admirer ce corps de jeune femme qui s’ignore. C’est tellement grisant d’arriver à approcher une donzelle de ce style. Mais j’avoue que je le fais rarement. Je ne suis pas du genre à m’attacher et malheureusement ces petites fragiles sont souvent du genre à plonger les deux pieds et le corps entier dans une histoire de couple follement amoureux et tout le bastringue ! Trop peu pour moi. Je ne tombe pas amoureux. Je peux apprécier une fille plus qu’une autre, mais ça ne dure jamais longtemps. Et puis qu’elle me montre un peu trop d’attachement ou me demande un peu plus d’engagement, et je me barre de l’autre côté de la terre, vite fait bien fait !

Sa façon de s’incliner milles fois quand elle entre dans la classe, montre bien qu’elle n’est pas du tout à son aise dans ce genre d’exercice.
M’étant rapproché je la questionne aussi sec. Avec toute la délicatesse dont je suis capable. Mais je suis vite pris de court quand elle me montre son badge. Le genre de truc que je ne regarde pas du tout en général, ce qu’il y a quelques centimètres plus bas est toujours bien plus agréables à mater.
Elle est donc sourde ! C’est ça son attitude si amusante : droite comme un i mais rouge comme une pivoine. Un mélange savoureux. Je crois qu’elle essaye de s’imposer avec ce corps tendu, mais tout menu.
C’est la première fois que je suis confronté à une personne sourde. Aveugle oui, ça m’est arrivé avec des fans, et souvent tu te laisses palpé avec plaisir, surtout quand elles te mettent un 95C sous le nez. Mais sourde… en même temps ça veut dire qu’elle n’a jamais entendu de musique…

Je la scrute. Non pas comme une personne anormale, mais plutôt un spécimen intrigant. Il m’est inconcevable de perdre mon audition. Je l’observe aller se présenter aux 3 énergumènes. Je ne loupe pas les regards langoureux des deux pimbêches, mais n’y prête guère attention. Elle a  un beau petit cul pas désagréable cette demoiselle Ayane. Je suis curieux de savoir ce qu’elle fait dans cette école.

Plein de questions envahissent mon esprit. Elle est sourde, mais elle ne parle pas. Est-elle muette ? A-t-elle déjà entendu ? Lit-elle sur les lèvres ? Communique-t-elle uniquement par ce carnet ? Comment se débrouille-t-elle au travail ? Oui parce qu’elle semble vraiment timide et mal à l’aise, ça doit pas être simple un handicap, en fait. Pour moi ça se résumait à un manque. Je dirais même que je restais plus sur un handicap gestuel ou visuel. La surdité me passait complètement au-dessus, jusqu’à maintenant. Sûrement parce qu’en tant que musicien ça me semble si inconcevable. Comme d’être muet et sans mains. J’en mourrai je crois. Mais du coup, je n’avais réfléchi à l’aspect social. Moi qui parle à tout le monde si aisément, j’ai toujours été amusé par les timides. C’est si simple de dire « bonjour, comment tu t’appelles ? », que j’ai bien du mal à comprendre ces personnes gênées qui bafouillent une syllabe avec difficultés. Je ne juge pas, c’est juste pas moi. Alors c’est difficile de se mettre à leur place. Donc pour une sourde… wouah ! La galère que ça doit être !

Ayane revient vers moi. Je lui offre mon plus beau sourire bienveillant.  La voilà qui m’écrit un roman ou quoi ? Je scrute, je patiente. Et elle me montre ses petits mots, tout mignons. Mon dieu, ce qu’elle est naïve. C’est clair. Ne jamais avouer à 4 étudiants en chaleur que c’est ta première surveillance si tu veux garder un semblant d’autorité. Déjà qu’elle ne paye pas de mine…
Mon regard étincelle. Mais je détecte un monceau de doute sur ce joli petit minou. J’aime jouer au chat et à la souris, j’aime les jeux de séduction et provocation. Mais je ne suis pas du genre à faire chialer une fille timide juste par perversité.
Et j’entends les pimbêches gloussées. Sûre qu’elles n’en feraient qu’une bouchée.

Quand même, l’école est vache avec cette femme. L’envoyer en pâture pour une première surveillance avec un handicap, pas des moindres, et un manque d’assurance et de préparation évident. La pauvre, elle a mis les pieds dans un nid de fourmis. Surtout sachant l’animosité qui anime le cocu et l’excitation sexuelle qui brule dans les pimbêches, elle a pas fini de galérer.

Je pourrais aussi la mettre vraiment au plus mal. Mais c’est ce prof que je voudrais remettre à sa place. La petite ne m’a rien fait. Je suis peut être con avec les filles, selon certains, mais pas salaud à ce point. Je serai même tenté de lui dire de fuir loin d’ici. Bon et puis je n’ai pas envie de me faire virer non plus. Ça ferait trop plaisir à mon salaud de paternel.

Je sors un cahier et arrache une feuille. Pour lui écrire clairement mon avis.

« Mathi Matsushita
Ne montrez pas ce que vous venez d’écrire aux autres. Gardez pour vous votre inexpérience, si vous voulez avoir un semblant d’autorité, mademoiselle.
On est collé pour 2h pendant 4 jours. Et on ne sait pas avec quoi. Pas de consignes.
Je peux vous suggérer un exercice, si vous voulez. Ou de nous relacher…


J’ai fait un effort surhumain. Ecrire tous les mots en entiers, et dans des propos gentils et respectueux, enfin je crois. Bon limite je lui parle comme si elle avait 8 ans, mais bon. Je ne sais pas comment aborder tout ça. Me voilà promu formateur de surveillant ! La bonne blague ! Et pourquoi je prends ça à cœur ? Lui suggérer un exo ! Non mais Mathi, tu es fou !

… en fait j’aimerai bien lui poser toutes mes questions sur les perceptions qu’elle a avec sa surdité… La musique doit pouvoir se ressentir avec les vibrations. Nous autres musiciens vibront au son des instruments. Ce n’est pas une expression mal venue, c’est la réalité. Le son c’est une vibration dans l’air. Elle doit bien percevoir ça… j’aimerai qu’elle me le décrive…
Bon en même temps, c’est peut être une idiote finie, vu ce qu’elle vient de m’écrire et qui saura pas trouver un seul mot pour décrire ses sensations… j’espère que non, j’aimerai bien travailler ça, peut être en faire une chanson…

Plongé dans mes réflexions, je l’observe en oubliant totalement d’afficher mon air séducteur habituel. Je suis intrigué… Vraiment… Etonnamment la venue de ce phénomène a calmer ma colère d’être ici.

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MessageSujet: Re: …abusive detention of my time…[avec Ayane Komatsu]   Mer 11 Oct - 16:59


…abusive detention of my time…
Ça venait tout juste de commencer et déjà elle regrettait d’avoir dit oui à son collègue. Ayane n’avait jamais fait ça, surveiller des élèves. On ne lui avait donné aucune indication, comme si on pensait qu’elle allait savoir se débrouiller une fois sur place. Elle n’était pas à l’aise, vraiment pas. Déjà qu’elle n’aimait pas être au centre de l’attention, là elle se retrouvait face à 4 étudiants. 4 ! Rien que ça ! 1 ou 2 encore, ça aurait pu être moins pire, mais 4 ? Elle s’était vivement inclinée devant eux et avait déposé ses affaires au bureau devant eu, remarquant qu’un des étudiants était séparé des autres et semblait l’avoir prise pour cible. Comme il ne la connaissait pas, elle lui montra son badge et s’empressa de lui écrire son nom et son prénom, lui tendant son carnet avant d’aller le montrer aux trois autres. Voilà, au moins, les présentations étaient faites ! Revenant vers son bureau, Ayane décida de « discuter » un peu avec lui. Elle n’était pas très à l’aise avec son attitude, mais il était seul, c’était plus simple à gérer pour elle. Elle lui demanda donc s’il avait des indications à lui donner, lui faisant part de son inexpérience la plus totale concernant la surveillance d’une colle.

C’était sa première erreur. Heureusement pour elle, même si cet étudiant semblait joueur et dragueur, il n’avait pas l’air foncièrement méchant, en témoignait sa réponse sur une page d’un cahier qu’il venait d’arracher. La jeune femme grimaça en le voyant faire, sachant qu’elle savait lire sur les lèvres, mais tous ses interlocuteurs avaient toujours agi de la sorte en apprenant son handicap. En lisant ses mots, Ayane soupira. Ce qu’elle était idiote ! Il avait tout à fait raison ! Elle fit une petite moue et s’empressa de lui répondre à l’aide de son carnet, restant debout devant le bureau de l’étudiant.

« Enchantée Mathi et merci beaucoup pour vos conseils. Je n’avais pas pensé à tout ça, je ne suis qu’assistante bibliothécaire ici depuis le début de l’année. »

Elle tourna son carnet vers lui et relu son mot. 2 heures pendant 4 jours. Est-ce qu’on allait lui demander de continuer à les surveiller pour les 3 prochains jours ? Si ça se passait mal, nul doute qu’elle allait tout faire pour faire comprendre à ses collègues qu’il valait mieux que quelqu’un d’autre qu’elle s’en occupe, mais même si elle est morte de trouille, elle ne veut pas qu’on ait une mauvaise opinion d’elle dans ses relations professionnelles alors elle se promit de tout faire pour réussir à les tenir et à les occuper. Attrapant de nouveau son carnet, elle tourna la page pour la noircir à nouveau.

« Je ne peux pas vous relâcher, on m’a demandé de vous surveiller dans cette salle… Je suis vraiment désolée ! Est-ce que je peux savoir ce qu’il s’est passé pour que vous atterrissiez ici ? »

Mais ! AYANE ! Pourquoi tu t’excuses bon sang ? La demoiselle était vraiment irrécupérable et elle ne s’en rendait même pas compte ! Elle réfléchissait à toute allure. Elle n’avait jamais été collée et n’avait jamais été proche de qui que ce soit l’ayant déjà été. Qu’est-ce qu’on donnait comme punition habituellement ? Et dans ses livres ? Elle avait bien déjà dû lire un ouvrage qui décrivait une colle non ? Ayane sentit ses épaules s’affaisser malgré elle. Rien ne lui venait. Elle pouvait leur demander de recopier une phrase plusieurs fois, mais c’était tellement idiot… Et alors qu’elle allait abandonner, elle eut soudain une idée, ses yeux s’illuminant alors qu’un sourire venait étirer ses lèvres. Elle s’empressa d’écrire à nouveau sur son carnet avant de le tourner vers Mathi.

« Que diriez-vous d’une sorte de petite dissertation ? Vous aviez l’air tous un peu surpris de voir que je ne pouvais pas vous répondre de vive voix, alors peut-être que vous pourriez écrire votre ressenti sur le handicap en général ou sur un handicap en particulier ? »

Elle était fière et ça se voyait sur son visage ! Elle avait trouvé une idée et elle était presque sûre qu’elle était bonne ! Ça allait très certainement tous les faire chier de devoir écrire plusieurs lignes sur un tel sujet, mais c’était une bonne idée non ? Et pourquoi elle demandait à un étudiant collé ce qu’il en pensait au fait ? Ayane était naïve et elle le savait, mais ça ne l’empêchait pas de se faire avoir à chaque fois. Elle sentait qu’elle pouvait parler avec cet élève sans qu’il ne la fasse tourner en bourrique. Mais elle arrivait souvent à se tromper. C’était ça de toujours ne voir que le meilleur chez les gens !
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MessageSujet: Re: …abusive detention of my time…[avec Ayane Komatsu]   Mer 1 Nov - 15:44

…abusive detention of my time…
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Trop heureux de voir que mon charme opère même avec une assistante bibliothécaire sourde, je lui offre continuellement mon plus beau sourire charmeur. Elle semble vraiment timide. Sûrement que son handicap y est pour quelque chose. J’ai conscience que ce n’est vraiment pas le genre de fille qui me fera une petite gâterie sans rechigner. Et puis même si les interdits ne me font pas peur, je ne suis pas sûr qu’une telle relation soit autorisée du fait qu’elle fait partie du personnel de l’université. Bon d’accord dans cette foutue école d’électronique, je me suis envoyé en l’air avec la prof de français, la secrétaire de direction et l’infirmière. Mais bon, je n’en avais vraiment rien à foutre de me faire virer de cette putain d’école ! Là c’est différent. J’ai envie de repartir sur des bases plus sereines, même si être collé au bout de 2 semaines ce n’est pas vraiment le meilleur exemple. Les filles ? Oh sur ce plan, aucune chance que je change !
Mais je ne suis pas non plus un dragueur insistant. Ayane est mignonne mais je n’ai pas envie de jouer. Je sens une grosse fragilité et son handicap m’interpelle. J’ai envie d’en savoir plus, sans malentendu entre nous… Oui, bon ! Ok ! Jouer au chat qui guette la petite souricette, ça me plait trop pour ne pas m’amuser un peu quand même. Oubliez donc ce que je viens de dire

Faites un « Rewind » s’il vous plait. Et reprenons où nous en sommes !

J’observe attentivement les réactions d’Ayane. Oui, je compte bien l’appeler par son prénom dès que je pourrais, c’est-à-dire hors de cette classe. Elle est trop naïve pour ne pas me divertir. Oh là là ! Oui je vous entends déjà me sermonner sur la décence, le respect, et tout le toutim de merde qui font une conscience. Ne vous inquiétez pas ! Je ne compte pas la brusquer et la baiser pour la jeter ! Déjà je crois qu’elle ne serait pas du tout disposée. Et même si j’aime les lionnes, je ne suis pas non plus un harceleur ou pire. En plus, elle n’a tellement pas l’air de savoir où elle évolue que ça serait presque trop facile donc peu amusant.

Par contre j’avoue que sa surdité m’intrigue. Non pas que je la considère comme une bête curieuse, mais je me demande comment on peut vivre sans jamais entendre de musique. J’en mourrais si je perdais l’audition.

Je suis à deux doigts de rire quand elle soupire en lisant mon avertissement. Une naïveté incroyable. Limite touchante… Hum mouais, bon ! Passons !

A son regard, je crois deviner qu’elle ne sait même pas qu’on a été collé pour la semaine. Elle prend alors son carnet pour s’excuser à nouveau de ne pas savoir les circonstances de la situation. Mon regard s’éclaire. Ok, elle respecte les règles à la lettre la petite naïve, mais elle est curieuse. Je suis trop amusé à l’idée de voir comment elle va réagir quand je vais lui expliquer… avec mes mots ! Hé ! Hé ! Je la regarde amusé. Encore plus lorsqu’elle fait cette petite moue où elle doit prendre conscience de sa naïveté.

Mais elle revient rapidement avec son carnet pour me proposer un sujet de dissertation. Je ris doucement. C’est bien la première fois qu’on demande à un élève son avis sur un devoir de colle ! Le mieux c’est son regard ! Elle semble toute fière, sûrement de son idée. Et j’adore cette bouille ! C’est sûr et certains que je chercherai à garder un contact après cette colle. Pour la titiller gentiment, rien que pour voir cette bouille de naïveté. Mais je dois avouer que le sujet proposé est judicieux et intéressant. Je lui souris et reprend ma feuille.

« Pour le sujet de dissertation, j’aime bien l’idée. C’est intéressant comme réflexion. J’ai même plein de questions qui me viennent à propos de vous. Je peux les poser dans ma dissert’ ? Vous y réfléchirez et je passerais en reparler, enfin en discuter sur papier, avec vous. »

Je lui montre ma réponse avec un regard sérieux mais un grand sourire traverse mon visage. Rassurant tout en montrant un peu d’espiéglerie. Evidemment que je mets plein d’ambigüité dans mon attitude, juste pour voir sa réaction de petite naïve, certainement très prude aussi.

Je continue à écrire pour m’amuser à voir cette petite devenir toute rouge.

« Nous sommes collés car le petit con là-bas n’a pas apprécié que je baise sa sœur et sa nana hier soir. Il n’a pas su retenir sa colère et voulu me frapper comme une fillette. »

Ça va ? C’est soft ? J’aurai pu lui détailler ma nuit aussi…

Mais je n’ai pas le temps d’observer sa réaction en détail que la blonde me saute dessus. Elle met ses bras autour de moi comme si je lui appartenais. Elle rêve tout haut là !

« Hey chou ! Laisses tomber elle ne nous entend pas ! Viens t’amuser avec moi ! »

D’accord j’apprécie le contact moelleux et bandant de ses airbags dans mon dos. Mais son attitude en plein cours, c’est limite là ! Je la repousse.

« Oh du calme ! ça suffit ! Ne me colle pas comme ça en cours. »

« C’est une colle ! On s’en fout ! Regarde la nana là, elle va pisser dans sa culotte ! »

La fille rit comme la pouffiasse qu’elle est. En une seconde, le petit bichon de ces dames rapplique à côté et la tire en arrière.

« Carry ! Eloigne-toi de ce mec ! »

Je me lève du coup. La surveillante n’a pas l’air trop bien. Ah bah, si elle panique, ça ne va pas le faire !

Je m’interpose en poussant la blonde dans les bras de son frère. Bon évidemment je lui mets la main aux fesses pour le faire. Quoi ? Tout est bon pour en profiter un peu non ? Ce n’est pas comme si ça la gênait !

Je gonfle le torse et me tiens droit. Je dépasse le petit mouflet quasi d’une tête. Il me fait trop rire. Je lis tout de suite dans ses yeux sa colère mais sa peur aussi. Il n’est vraiment pas franc.

« Ouais retourne voir petit caniche ! Et restez tous les trois loin de moi ! Vous ne savez vraiment pas vous tenir ! 3 jours avec 2h de colles ça ne vous suffit pas ? Bande d’idiots ! »

C’est trop facile en fait. Il entraine sa sœur et retourne dans son coin avec la rouquine. Un bon petit toutou ça !

Je me tourne vers Ayane. Je la dépasse aussi d’une tête. Elle est toute mimi. Pour la remettre à l’aise, je me rassois aussitôt sans la quitter du regard. Je lui souris et lui parle en articulant doucement.

« Ne t’inquiètes pas, je les gère ! »

J’espère qu’elle m’a compris, sinon je suis prêt à lui écrire.

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MessageSujet: Re: …abusive detention of my time…[avec Ayane Komatsu]   Mer 29 Nov - 16:11


…abusive detention of my time…
Ayane était complètement à la ramasse avec cette heure de colle à gérer et ça se voyait comme le nez au milieu de la figure. C’était compliqué, elle ne savait pas la raison pour laquelle ces étudiants se trouvaient ici, elle ne savait pas quel genre de punition elle était censé leur donner et elle savait encore moins si elle serait capable de les tempérer si jamais ils décidaient de faire les rebelles. Mathi avait été le premier à l’aborder, la mettant à l’aise, et la candeur de l’assistante bibliothécaire lui avait fait croire qu’elle pouvait tout lui dire, tout lui demander. Elle était tellement naïve qu’elle venait clairement de lui dire qu’elle ne serait certainement pas à la hauteur pour cette colle puisqu’elle se retrouvait dans l’inconnu le plus total. Heureusement que l’étudiant n’était pas méchant dans le fond, il aurait tellement pu profiter de la situation avec une telle révélation ! Enfin, pas méchant, c’était l’idée que s’en faisait Ayane qui, de toute façon, avait énormément de mal à voir le mauvais fond des gens même s’il était juste devant ses yeux. Un vrai bisounours !

Il lui fallut plusieurs secondes pour finalement trouver une idée de sujet de dissertation pour cette première colle, et ce fut toute fière qu’elle présenta son idée à Mathi, son nouveau soutien lors de cette épreuve. Ses yeux se mirent à pétiller et son sourire vint illuminer son petit visage adorable quand elle vit la réponse que son interlocuteur lui fit. Toute heureuse, elle se remit à gratter le papier pour lui tendre son carnet une fois la réponse écrite.

« Vraiment ? Génial ! Je suis contente que ce soit une bonne idée de sujet ! En tout cas, vous pourrez me poser toutes les questions que vous voudrez dans votre dissertation et même de vive voix si vous voulez ! Je peux lire sur les lèvres si vous articulez suffisamment bien, ça vous évitera de toujours devoir vous exprimer par écrit. Je sais que ça peut vite devenir contraignant et agaçant. »

C’était en partie pour ça qu’elle ne parlait pas beaucoup avec les gens. Combien de fois lui avait-on fait remarquer que discuter avec elle était une tâche pénible ? C’était long, fastidieux et absolument inintéressant à cause du délai entre chaque réponse. Et ce fut à ce moment qu’elle apprit le pourquoi du comment de cette colle. Ah… Alors Mathi était ce genre d’hommes ? Ayane sentit une pointe de tristesse passer sur son visage, un peu déçue que son soutien soit en réalité un coureur de jupons qui se moquait bien du mal qu’il pouvait faire autour de lui, mais elle n’eut pas le temps de commencer à lui écrire sa réponse qu’une des filles s’approcha d’eux pour se jeter au cou du garçon. L’assistante bibliothécaire dut faire preuve d’une énorme concentration pour bien saisir tout ce qu’elle disait. Hein ? Pourquoi était-elle si méchante ? Ayane sentit son cœur se serrer fort dans sa poitrine alors que ses yeux se baissaient pour contempler ses chaussures. C’était un membre du personnel et eux de simples étudiants… N’étaient-ils pas censés la respecter ?

Ce n’était pas la première fois, et ça ne serait sans doute pas la dernière, qu’on la dénigrait à ce point juste devant elle, mais elle devait être forte. Il était fini le temps où elle se laissait marcher dessus en souriant. Il fallait qu’elle fasse son travail ! Mais Mathi ne lui en laissa pas le temps, renvoyant rapidement les deux autres étudiants à leur place tandis qu’il se rasseyait et rassurait Ayane sur le fait qu’il pouvait très bien les gérer. Non ! C’était hors de question ! C’était elle l’adulte ici ! Bon, elle devait avoir à peu près le même âge qu’eux, mais quand même ! La demoiselle fronça les sourcils et secoua sa tête de gauche à droite. Elle essayait de prendre un air sévère, la rendant encore plus adorable, mais elle ne pouvait pas laisser passer ça, surtout si elle devait s’occuper de leur colle pour les jours à venir. Ayane s’empressa donc d’écrire un mot à l’adresse des trois étudiants dans leur coin, et marcha d’un pas décidé vers eux, plaquant son carnet sur la table du garçon pour que les deux filles puissent le voir aussi.

« Je ne peux peut-être pas vous entendre, mais je sais lire sur les lèvres et je n’apprécie pas du tout votre comportement. Je ne suis peut-être pas très impressionnante mais n’oubliez pas que vous devez quand même me respecter tout comme moi je vous respecte. Je vous prierai de rester à votre place à partir de maintenant, en silence, pour pouvoir travailler sur une dissertation dont le sujet est : votre ressenti sur le handicap en général ou sur un handicap en particulier. »

Elle les fixa avec le regard le plus dur dont elle était capable, soit un regard tout à fait normal avec des sourcils un tout petit peu froncés, et elle attendit qu’ils aient bien tout lu pour récupérer son carnet. Ayane tourna les talons pour revenir vers la table de Mathi, arrachant la page de son carnet pour la lui tendre pendant qu’elle écrivait autre chose à son attention.

« Merci beaucoup pour tout à l’heure, mais c’est moi la surveillante, c’est à moi de faire en sorte que les choses se passent bien. Je sais que je n’ai pas beaucoup d’autorité, mais si je ne me fais pas respecter maintenant, ça ne sera jamais le cas. Voici votre sujet de dissertation à vous aussi. »

Elle fit une petite moue alors qu’elle lui tendait son carnet pour qu’il y lise le mot. Elle repensait encore à ce qu’il lui avait dit à propos de la raison qui les avait tous les 4 poussés en colle. Plus que d’être gênée en imaginant le corps de cet étudiant nu et musclé dans les bras de ces deux filles au moins 100 fois mieux foutues qu’elle, elle était vraiment triste et n’arrivait que peu à le cacher, son sourire se faisant tout de suite moins lumineux. Est-ce qu’il était gentil avec elle depuis tout à l’heure pour mieux se jouer d’elle ? Resserrant son carnet contre sa poitrine, elle tourna les talons et attrapa une craie pour inscrire une petite phrase au tableau avant de s’assoir au bureau devant eux.

« Si jamais vous avez des questions à me poser sur le handicap, n’hésitez pas à me faire signe. Je serais ravie de pouvoir vous aider. »

Ayane ne savait pas être autrement qu’adorable, quelle que soit la situation à laquelle elle faisait face.
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MessageSujet: Re: …abusive detention of my time…[avec Ayane Komatsu]   Lun 11 Déc - 11:56

…abusive detention of my time…
[avec Ayane Komatsu]



La petite Ayane m’amuse beaucoup. Elle est empreinte d’une candeur évidente et rafraichissante. Bien sûr j’ai  toujours une arrière-pensée, je lui retirerai bien ses fringues pour voir à quel point elle est jolie. Il faut bien l’avouer, cette assistante bibliothécaire est très mignonne. Pas très extravertie, et surement novice en amour, mais c’est un défi sympa à relever. En plus j’ai réussi à me la mettre dans la poche. Elle me fait confiance. C’est trop chou.

Bon Mathi ! Ne te ramolli pas quand même ! Ce n’est qu’une nana !

Elle est enthousiaste quand j’approuve son idée de disserte et je trouve sa moue trop adorable.

Ramolli…

Je souris à la demoiselle pour la rassurer. Ne prenant pas mon stylo, je la fixe dans les yeux pour lui répondre. J’ai conscience que mon ton n’aura pas d’impact sur elle, mais le ton se lit quand même sur le visage. Alors j’adopte une voix douce et bienveillante, un peu charmeuse.

- D’accord je peux te parler comme ça. Mais ça ne me gêne pas d’écrire pour toi.

Je ponctue mes propos d’un clin d’œil et d’un grand sourire.

Je prends mon temps quand même pour lui écrire les raisons de cette colle. Ça m’amuse de l’écrire, juste pour apprécier la gêne que ça va sûrement causer à la jeune femme.
Mais c’était sans compter l’intervention des pouffes qui me gâchent mon plaisir. Sérieux ! Elles en agresseraient cette pauvre fille qui ne demande rien. Et puis je suis libre de faire ce que je veux. Elles ne croient pas que je vais les laisser me dicter ma conduite. Les profs ont déjà du mal à le faire, ce n’est pas des pétasses qui vont me dire quoi faire. Même si elles sont parfaitement baisables.

La situation calmée, je reprends ma place espérant continuer à parler avec Ayane. Mais là elle me surprend. Un petit sourire en coin se dessine sur mon visage quand je la vois se diriger vers les 3 du fond. Par curiosité je me lève et me place en retrait derrière la surveillante, mais juste assez près pour lire le message qu’elle leur adresse. Mon regard noir à l’attention des 3 énergumènes ne leur laisse aucun doute que s’ils bronchent je les remets une nouvelle fois en place.

Finalement, elle a un semblant d’autorité cette petite. C’est très sexy !

Je ne m’attarde pas et retourne à ma place l’air de rien. Ayane n’a pas vu que je l’ai suivi. Elle est vraiment adorable.

Tu te ramollis là ! Bon, c’est juste un petit chat à protéger. Je ne suis pas le mec le plus respectueux des femmes, j’en conviens. Mais je ne suis pas un méchant à lâcher un chaton dans un océan de requins. J’ai mon côté humain et protecteur. Je donne régulièrement aux associations d’aide aux malheureux ou animaux en détresse.

Je souris quand Ayane me tend sa feuille. Je l’ai déjà lu mais je fais mine de rien. J’acquiesce en lui adressant mon plus beau sourire.

- Pas de soucis. Ça me convient.

La jeune femme me tourne le dos satisfait et s’emploie à inscrire au tableau le sujet de dissertation. J’en profite pour mater son petit cul, bien moulé dans ce short. Dommage que ses collants soient opaques, mais je peux quand même deviner de bien belles jambes. Je savoure cette vue, pensif. Cette fille a toujours un air adorable, même en colère ou dans son attitude sérieuse. Un petit chaton mignon !

Bon, ressaisi toi, idiot !

Je prends une copie et commence à travailler le sujet. Un tas de questions m’envahissent très vite. Et je décide d’en noter quelques-unes à l’attention de la surveillante.

Au bout de 20 minutes, j’ai une bonne vision de comment aborder le sujet. Je pense me focaliser sur le handicap d’Ayane. Un autre handicap qui t’empêche de jouer ou chanter, est plus « simple » à gérer d’un point de vue musical, à mon sens. Peut-être que je me trompe, mais c’est la vision que j’en ai. Pour moi, tant que j’ai mes oreilles opérationnelles, il est possible de trouver un moyen de faire de la musique. Les ordinateurs sont tellement performants aujourd’hui que tout est possible.

Par contre, ne pas entendre ça me tuerait. Et voir Ayane vivre avec ce handicap de manière aussi facile (à mon sens) m’interpelle. Certes elle est très timide et son handicap ne doit pas l’aider beaucoup pour ce qui est de socialiser. Néanmoins elle est souriante continuellement. Elle semble aimer sa vie. Mais comment fait-elle pour vivre sans musique ?

Je lui tends mon papier avec beaucoup de ferveur. Je la regarde et parle en articulant chaque syllabe pour bien qu’elle saisisse chaque mot.

- J’ai quelques questions, si tu veux bien. Tu m’intrigues…

Evidemment que mes mots ont un double sens. Je ne cherche pas la provocation mais juste à tâter le terrain. Et la surveillante peut facilement ne pas comprendre. Elle semble si naïve. En plus, pour le coup, mes questions n’ont pas de double sens et sont tournées uniquement autour de la musique et de la surdité.

«
1- Es-tu sourde de naissance ?
2- Si non, as-tu déjà entendu de la musique ?
3- Perçois-tu des sons ? Comment ?
4- La musique ça représente quoi pour toi ?
»


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MessageSujet: Re: …abusive detention of my time…[avec Ayane Komatsu]   Lun 11 Déc - 17:12


…abusive detention of my time…
Mon dieu… Ayane avait beau essayer d’être le plus professionnelle possible, elle commençait à se dire que cet étudiant était vraiment séduisant… Le ton qu’il semblait employer avec cet air sur son visage, ces clins d’œil, ces sourires… L’assistante bibliothécaire se sentit un peu rougir en y pensant, la teinte de ses joues se faisant encore plus prononcée quand elle remarqua qu’il l’avait finalement tutoyée. Waw, waw, waw ! C’était pas un peu trop de proximité ça ? Mais cette gêne s’estompa bien vite quand elle apprit les raisons de leur colle à tous les quatre. Alors comme ça, son sauveur était un coureur de jupons ? Ça expliquait très certainement pourquoi il était aussi gentil et charmeur avec elle alors… Ce n’était peut-être pas tout simplement parce que le courant passait bien. Une pointe de tristesse étreignit le cœur d’Ayane, bien vite chassée par toutes ces remarques désobligeantes que les autres élèves lançaient à son adresse. Ils pensaient vraiment qu’elle ne comprenait rien ? Qu’elle allait se laisser marcher sur les pieds de la sorte ? Un peu perdue, elle avait laissée Mathi se charger de remettre tout le monde à sa place, lui permettant ainsi de rassembler tout son courage pour écrire un mot et mettre les points sur les « i ». Elle était sourde et muette, mais elle n’en restait pas moins un membre du personnel et ces étudiants se devaient de la respecter. C’était comme ça que marchaient les choses ici !

Ayane essaya d’afficher une mine sérieuse, histoire de bien appuyer ses propos, aussi bien pour les trois étudiants que pour Mathi qui lut son carnet avec un sourire. Ça lui convenait ? Parfait ! Elle essaya difficilement de ne pas fléchir devant ce nouveau sourire et cette capitulation. Encore un numéro de charme non ? Elle n’en savait rien, elle ne comprenait rien. Habituellement, dès qu’on la draguait un peu, on arrêtait immédiatement en se rendant compte de son handicap. Mais lui, il avait beau être au courant, ça ne semblait pas le déranger. Ayane essayait de se le cacher, mais elle était flattée malgré tout. S’il savait qu’à 22 ans elle n’avait même pas échangé son premier baiser… Il se moquerait sans doute bien d’elle. Lui tournant le dos, elle inscrivit une petite phrase au tableau et prit place au bureau du professeur, pas trop à l’aise de se retrouver dans cette position face à eux. Ils avaient été désagréables avec elle et elle savait qu’elle avait bien agi, mais elle n’arrivait pas à ne pas s’en vouloir d’avoir « haussé le ton ». Elle avait horreur de s’énerver, de devoir râler. C’était un peu contre sa nature au final, ce qui lui valait sans doute d’être aussi mal à l’aise.

Après de longues minutes, Ayane ayant finalement décidé de sortir un roman très épais de son sac pour lire en attendant que les étudiants aient terminé ou se manifestent pour lui poser des questions, Mathi fut le premier à faire un geste à son égard. La demoiselle quitta son bouquin des yeux, y glissant son marque-page avant de se lever pour attraper la feuille qu’il lui tendait avec des questions. Ses mots avaient beau avoir un double sens, naïve comme elle l’était, Ayane ne l’avait pas compris. Elle s’était aussitôt focalisée sur les questions inscrites sur la feuille. Elle esquissa un petit sourire, beaucoup moins lumineux que les précédents tout de même à cause de cette petite altercation et reposa la feuille pour attraper une chaise et s’installer face à Mathi à son bureau. Ce serait plus pratique pour lui répondre comme ça. Grattant le papier à toute vitesse, pour ne pas le faire attendre trop longtemps, elle entreprit de répondre à toutes les questions d’un coup.

« Je suis effectivement malentendante depuis ma naissance. Pour la musique, j’en ai déjà entendu oui, mais je ne perçois pas tous les sons de la même manière que vous, même avec mes appareils. Plus que la mélodie, on peut dire que je ressens surtout le rythme, les vibrations. Je n’ai jamais réussi à entendre les paroles d’une chanson, même avec le volume mit assez fort, et je n’ai jamais réussi à distinguer les différents instruments. C’est assez confus. Je sais que la musique est quelque chose de beau, d’aussi voire plus parlant que les livres, mais c’est très difficile à écouter pour un malentendant. J’ai moins de problèmes qu’une personne ayant perdu l’ouïe au fil des ans, mais j’ai conscience qu’avec seulement la batterie et la basse, il me manque trop d’éléments pour vraiment pouvoir apprécier cet art. »

Ayane fit une pause pour montrer son carnet au jeune homme. C’était assez difficile d’expliquer ce qu’elle ressentait puisqu’il ne pouvait forcément pas la comprendre, aussi, elle espérait avoir fait au mieux avec sa réponse. En tout cas, il avait l’air de faire une grande fixation sur la musique. Est-ce que c’était quelque chose d’important pour lui ?

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MessageSujet: Re: …abusive detention of my time…[avec Ayane Komatsu]   Dim 17 Déc - 20:54

…abusive detention of my time…
[avec Ayane Komatsu]

Ce petit air sérieux qu’elle essaye de se donner, est vraiment trop craquant. Je l’observe beaucoup tout en travaillant sur ma dissertation. Des tas de questions me viennent. La musique est tout pour moi. Comment vivre sans pouvoir entendre ?

Je regarde la jeune femme tout en réfléchissant. Puis-je vraiment lui poser toutes ces questions sans la mettre mal à l’aise ? Je ne suis pas le mec le plus classe et prévenant du monde, tout le monde en conviendra. Néanmoins je ne cherche pas non plus à blesser volontairement les gens. Et cette petite est assez touchante. Ça serait de la méchanceté gratuite de la blesser volontairement.

Je prends donc le temps pour écrire quelques questions. Les tourner de manière neutre sans jugement est important pour moi. Je suis vraiment dans un état d’esprit pragmatique : comprendre comment elle vit la musique à travers son handicap ? Certes ça me vaudra peut être une mauvaise note de focaliser cette rédaction sur la musique et la surdité. Mais peu m’importe, j’ai une énigme à résoudre.


Cette fois, Ayane me surprend. Elle abandonne aussitôt son pavé de lettres pour venir répondre à mes questions en s’installant devant moi. Je lui donne mon plus beau sourire. Cette fois le charmeur en moi, est un réflexe naturel et non une volonté réfléchie. Je veux juste qu’elle soit à l’aise.

Je la laisse prendre son temps pour écrire. Je crois que c’est la première personne avec qui je suis aussi calme et posé. C’est une grande première. Autant je peux être patient dans un studio, à en surprendre plus d’un. Mais au quotidien, je suis tout sauf patient. Sauf là, je ne me l’explique pas. Est-ce que ma curiosité prendrait le pas sur mon impatience naturelle ?

J’attends puis je lis.
Rythme, vibrations, batterie, basse. Ça me parle ! Alors c’est comme ça elle peut percevoir la musique. Suis-je bête !
En effet, malentendante de naissance, elle ne peut avoir conscience de la musique comme le commun des mortels. Alors elle perçoit avec le toucher et le ressenti que les ondes procurent physiquement à son corps. Plein d’idées de tests me viennent à l’esprit. Elle ne distingue pas les instruments. Forcément si on lui fait écouter tel un entendant. Mais accepterait-elle de venir au club ou même dans mon studio ? Je ne pense pas. Il va falloir que je l’apprivoise en douceur.

Je souris et acquiesce pour la remercier dans mot. Je note toutes ces informations et mes idées sur mes brouillons.

Ayane récupère son carnet, mais me le tend à nouveau. Je lis sa question et sourit tout naturellement.


- La musique, c’est ma vie.

Je pose mon crayon et croise les mains devant elle pour la fiwer. Je ne cherche pas à la gêner. Non je veux être sûr qu’elle me comprenne bien. J’articule pour qu’elle capte chaque mot.

- Je t’avoue que ton handicap, me rend perplexe. Ce n’est pas un jugement. C’est juste qu’envisager ne pas pouvoir entendre la musique, travailler la musique. Ça me rendrait dingue. C’est un concept inenvisageable pour moi. Bien sûr, vu que tu n’as jamais entendu la musique telle qu’un bien entend le peut, je comprends que ça soit différent pour toi, et peut être pas important.

Je grimace, j’ai peur de l’avoir contrarié. Je n’ai pas l’habitude d’user de diplomatie pour parler. D’ailleurs, je me demande pourquoi je fais tant d’effort pour elle. Ce n’est pas la première personne avec un handicap que je côtoie. Je tiens toujours compte de la différence de la personne. Par exemple, je ne vais pas prendre un escalier si j’évolue avec une personne en fauteuil. J’anticipe naturellement ce genre de chose. Ce qui parfois surprend, vu que je ne suis pas du genre à prêter attention à une personne. Mais j’ai toujours à cœur de traiter une telle personne comme un égal, comme une personne ordinaire. Et la vie m’a montré qu’elles sont demandeuses de ce genre de considération. Mais avec Ayane, c’est différent. Peut-être que c’est parce que c’est la première fois que je suis confronter à la surdité. Néanmoins c’est étrange.

En plus je la trouve vraiment adorable, à être aussi attentionné. Elle va se faire bouffer toute crue dans cette université. Je crois que ça m’embêterait.

- Tu perçois donc la musique par les ondes. C’est vraiment intéressant. Est-ce que tu accepterais qu’on en reparle en dehors de cette colle ?  

Mon cerveau carbure à toute vitesse. Normalement nous avons un mémoire à élaborer tout au long de nos études universitaires. Et potentiellement “surdité VS musique” pourrait être une thématique à approfondir. Il faut que je me renseigne si ça n’est pas déjà fait. Mais il faut déjà qu’elle accepte. Hors il est évident que je ne suis pas l’exemple même du type qui invite une jolie fille sans arrière-pensée. Du coup j’essaye de la convaincre avant qu’elle ne panique. Mais me voilà empoté à bafouiller.

- Attends… Ne te méprends pas… je … c’est… purement professionnel…

J’inspire à fond. Je me foutrais bien des baffes là ! J’ai l’air d’un idiot, sûr et certain. Et en plus elle n’a pas du tout saisir, vu mon élocution de babouin ! Je reprends son carnet pour écrire.

«- Pardon. Je ne veux pas que tu crois que je te drague. Je suis vraiment intéressé par la perception que tu as de la musique, du fait de ta surdité. Peut-être que ça ferait un bon sujet de mémoire universitaire non ? J’aimerai travailler avec toi, pour avoir une autre vision de la musique, la tienne. Ça peut m’enrichir dans mes compositions. »

Je me suis repris. Je lui souris en lui montrant. Cette fois c’est plus clair. Et j’espère qu’elle acceptera.

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MessageSujet: Re: …abusive detention of my time…[avec Ayane Komatsu]   Mar 9 Jan - 11:14


…abusive detention of my time…
Ayane s’était attendue à passer le reste de sa colle plongée dans son roman, mais Mathi l’en tira en lui faisant un petit signe, tendant une feuille dans sa direction. Intriguée, la demoiselle s’était levée après avoir refermé son livre très épais, y glissant son marque-page avant d’attraper cette fameuse feuille où étaient inscrites tout un tas de questions. L’assistante bibliothécaire les parcourut avec un très léger sourire, contente de voir que les questions étaient très pertinentes et que l’étudiant semblait prendre cette dissertation plutôt au sérieux. Ou peut-être est-ce que c’était juste un genre qu’il voulait se donner simplement pour qu’elle revienne vers lui ? Peu importait. Il lui posait des questions, Ayane allait lui répondre. Plutôt que de rester debout, comme elle savait qu’elle allait beaucoup écrire, elle prit une chaise pour s’installer face à Mathi, à son bureau, s’empressant de gratter le papier avec son crayon, essayant de répondre au mieux à ses interrogations. Il avait l’air de vraiment aimer la musique en tout cas vu que toutes ses questions tournaient autour de ce domaine.

Son sourire se fit un peu plus grand quand elle vit celui de l’étudiant face à elle, qui la remerciait d’un signe de tête avant de noter plusieurs idées sur son brouillon. Bon, visiblement, il était satisfait. Ayane s’apprêta à se lever pour retourner à son bureau, mais elle voulut lui poser une dernière question concernant son goût certain pour la musique. Ses yeux fixèrent alors ses lèvres, se concentrant sur les mouvements de celles-ci pour bien saisir le sens de ses propos. La demoiselle se laissa presque bercer par les mots qu’elle ne perçut que faiblement, jusqu’à ce qu’une grimace la sorte de ses rêveries, la faisant presque sursauter. Se voir en dehors de cette colle pour en discuter ? Ayane ne comprit pas tout de suite le sens que pouvaient avoir ces paroles, s’apprêtant même à acquiescer pour dire qu’elle était d’accord, avant de carrément piquer un fard quand elle vit Mathi bafouiller en essayant de se rattraper pour lui faire comprendre qu’elle ne devait pas se méprendre, que c’était purement professionnel. Mince ! S’il n’avait pas cafouillé comme ça, elle aurait dit oui sans hésiter une seule seconde !

Visiblement pas très à l’aise, l’étudiant s’empara du carnet de l’assistante bibliothécaire pour écrire quelques mots, retournant celui-ci vers sa propriétaire une fois son mot terminé. Ayane l’attrapa du bout des doigts, toujours aussi rouge, ses yeux parcourant à toute vitesse les kanjis sous ses yeux. Il avait l’air sincère et sérieux dès qu’il s’agissait de musique, il était facile de deviner que c’était sa plus grande passion, peut-être autant que l’était la lecture pour la jeune femme. Celle-ci essaya de reprendre contenance, se saisissant de son crayon pour répondre à son tour.

« Tu as raison, je pense que ça pourrait être un excellent sujet pour ton mémoire. J’en déduis que tu fais des études de musique alors. Je ne sais pas si je pourrai t’être d’une grande aide, mais si je peux partager ma vision et ma perception de la musique avec toi pour t’aider, ça ne me gêne absolument pas, au contraire. »

Ayane hésita quelques instants avant de finalement repousser le carnet vers son interlocuteur. Elle était vraiment trop généreuse et ne pouvait pas refuser quand on lui demandait de l’aide. Elle ne se sentait pas vraiment à l’aise à l’idée de se retrouver en tête à tête avec un garçon aussi charmeur que lui, et nul doute que Naoka allait bien la charrier quand elle allait rentrer à la maison et raconter sa journée… Hésitant un peu, la jeune femme récupéra finalement son carnet après s’être assurée que Mathi avait bien tout lu, tournant la page pour pouvoir continuer sa discussion avec lui.

« La musique n’a sans doute pas une aussi grande importance dans ma vie que dans la tienne, mais je comprends que tu sois animé par cette passion, c’est vraiment beau à voir. J’ai presque l’impression de me voir moi quand il s’agit de littérature. Je ne pourrais pas imaginer ma vie sans livres. Je serai assez curieuse de voir comment tu vis cette passion différente de la mienne, même si je n’ai pas de mémoire à rendre pour la fin de mes études. »

Ayane lui offrit un nouveau sourire rayonnant. Parler comme ça avec lui, lui faisait oublier ce qu’il s’était passé quelques instants auparavant et la méfiance qu’elle avait ressenti vis-à-vis de lui. Et puis, de toute façon… Comment un garçon comme lui pourrait en venir à draguer une fille comme elle ? Non, décidément, elle était persuadée d’avoir le sex appeal d’une huître. Elle ne craignait rien à lui dire qu’elle était d’accord pour le revoir en dehors de cette colle non ?

« Où est-ce que tu souhaites qu’on se voit pour discuter de tout ça ? La bibliothèque peut-être ? »

Ayane n’envisageait même pas une seconde le fait qu’ils pourraient se voir en dehors de cette colle, ailleurs qu’à l’Académie. De toute façon, elle ne pouvait décemment pas l’emmener chez elle. Elle voyait déjà le regard amusé de Naoka et son petit rictus étirer ses lèvres alors qu’elle lèverait son pouce avant de s’éclipser de l’appartement. Non, non, non. Elle ne pourrait jamais ramener un garçon chez elle, pas avec Naoka, sa grand-mère et sa mère dans les parages. Elles penseraient aussitôt qu’il s’agissait de son petit-ami et elle aurait beau essayer de leur expliquer, elle était certaines qu’elles feraient la sourde oreille.
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MessageSujet: Re: …abusive detention of my time…[avec Ayane Komatsu]   Sam 17 Fév - 20:23

…abusive detention of my time…
[avec Ayane Komatsu]

Oh ça va les mauvaises langues ! Je vous entends. Qu’est-ce que vous croyez ? J’imagine bien aussi la pie de Miss Gossip qui risque de se repaître de la situation pour imaginer tout et n’importe quoi !

Non je ne cherche pas à me taper la naïve assistante bibliothécaire !

Bon d’accord j’admets je suis un dragueur et charmeur né. Je n’y peux rien ! J’aime les femmes et les femmes m’aiment. Pourquoi me priver de ce qu’elles m’offrent sans grand effort ?
Et puis je suis un mec ! J’ai des besoins… vitaux… D’accord, je suis un gourmand de sexe, je ne m’en cache pas. Mais est-ce un mal ? Je ne force jamais personne ! C’est juste un moyen de me défouler, comme le Volley Ball !

- Une transposition d’un manque d’affection parentale !
- Une compensation de la perte de sa mère !
- Un tendre qui se cache sous un air de pas s’attacher !

Silence les étudiants en psychologie ! Pas de besoin de vos commentaires débiles !

D’ailleurs tout est dit dans « naïve assistante bibliothécaire ». Elle est mignonne, ça c’est certain. Et j’avoue que son regard de biches et ses cuisses bien en chair ne me laissent vraiment pas indifférent. Ça ne laisserait aucun homme digne de ce nom indifférent !
Mais je ne suis pas un manipulateur malsain.

Ok ! Ok ! Je peux être manipulateur. Mais jamais à des fins perverses ou malsaines. Moi les filles, c’est sans sentiment, sans attache. Je suis toujours clair sur le sujet. J’aime ma liberté ! Les seules filles avec qui je suis sortie plus de 2 semaines avaient clairement pour vocation d’alibi façade pour avoir la paix avec certaines groupies envahissantes. Et c’était toujours avec leur consentement.

Et donc, la petite demoiselle devant moi a tellement aucune idée de son charme et me semble tellement naïve que je ne me permettrais jamais d’en abuser. Elle pourrait se faire manger toutes crues pas les deux bimbo du fond de la salle. Ça m’a amusé intérieurement quand elle a essayé de s’imposer tout à l’heure. Elle y croit, c’est le principal. C’est la force de conviction qui donne la confiance en soi. Et il me semble qu’elle en a besoin.

Donc, entendez bien, mauvaises langues : je suis peut être un con fini avec les nanas, mais je n’aime pas les injustices et manipulations perverses. Je défendrais toujours les plus faibles. Et la petite demoiselle devant moi me semble avoir plus besoin d’un copain sur qui compter que d’un mec !
Même si Ayane ne me semble pas si faible que ça !
Mais, ne nous voilons pas la face : son handicap lui donne sûrement cette étiquette pour des connes comme la blonde et la rousse.
Sincèrement, je crois que cette petite est ultra intelligente. Elle m’intrigue. Allez savoir pourquoi ?! Une sorte de mystère à percer !

Et surtout il m’est tellement impossible de concevoir la vie sans musique que j’aimerai – vraiment ! – en comprendre plus sur sa perception des sons. A son air pensif, certainement qu’elle s’interroge sur le bienfondé de ma demande de la revoir, mais c’est vraiment à pure fin « scientifique ». Et j’ai limite l’air d’un idiot qui ne sait pas parler aux filles quand je lui précise n’avoir aucune intention de drague dans ma proposition de la revoir. Heureusement Miss Gossip n’est sûrement pas un des trois idiots qui m’accompagnent en colle, sinon elle en ferait son chou gras.

L’idée qui germe dans ma tête comme sujet de mémoire d’étude me parait intéressante à creuser. J’en parlerai à mon enseignant de référence, histoire de voir si je ne pars pas sur un sujet déjà milles fois proposé.

Et Ayane accepte. Je suis aux anges en lisant sa réponse ! Le sourire que je lui offre est totalement inné et sincère, sans aucune intention particulière.

- Génial ! m’exclamè-je spontanément.

Et en plus elle me confirme sa passion pour les livres. Oui, bon, pas difficile de trouver qu’un rat de biblio adore les livres. Mais sa passion semble à la hauteur de la mienne pour la musique. Et ça, ça nous fait un point commun qui peut m’aider à lui faire comprendre l’importance de la musique pour moi.

Relevant la tête vers Ayane, je suis subjugué par son magnifique regard. Son visage est rayonnant. Elle est magnifique en fait ! Cette charmante demoiselle avec un peu plus de confiance en elle pourrait faire tourner les têtes et tomber de nombreux cœur. J’en souris. L’idée qu’elle m’aide dans mon projet d’étude en échange de lui donner plus confiance en elle et à se trouver un gentil petit gars me plait.

Non, les pies ! Je vous entends jacasser ! Je ne me proclame pas entremetteur ou coach de drague (quoique je devrais être bon dans ce trip !). Voyez ça un peu comme un grand frère avec une petite sœur. Oui, bon d’accord, c’est très présomptueux de ma part. Mais regardez avec Asuka, c’est un peu ça. Ces petites jeunettes naïves ont besoin d’un guide protecteur pour naviguer dans les relations sociales.
Ok, ce n’est pas mon genre de rendre service. Je suis un égoïste. Certains croient que c’est ma nature profonde et je ne les détrompe pas. Mais… Bref ! J’ai bien le droit de vouloir aider une fille à trouver son sex appeal ! (Sans forcément la toucher soyons clair !)

Ayane semble se détendre vraiment et m’accorder sa confiance. Je suis trop content de lire ses questions. Je secoue négativement la tête.

- Nous risquons de faire du bruit et gêner à la bibliothèque, non ?

Je réfléchis. Il est évident qu’elle n’envisagera pas un point de rencontre hors de l’école. Elle est trop farouche. Et puis elle veut surement garder la distance élève/membre du personnel. Pas que ça me pose un réel problème de casser cette barrière, mais je n’ai pas du tout envie de braquer la jeune femme. J’ai besoin d’elle. Et j’ai envie de percer ce mystère nommé Ayane.
Je cogite.

- Le club de musique ? Ça serait l’idéal ! On pourra tester des instruments. Et si c’est toi qui le demandes à notre présidente, je crois qu’elle t’accordera sa confiance pour qu’on ait le club quelques heures seul à seul.

Oui, parce qu’aucun doute que Matthew s’en fout que je puisse utiliser le club avec une jeune femme. Même s’il n’approuve pas forcément mon comportement avec les filles, il sait parfaitement que je ne viens jamais seul avec une nana dans cet endroit. Les instruments, c’est sacré ! Et lui me croira sans soucis si je lui explique mon idée de mémoire.
Par contre la française, c’est une tout autre affaire ! Elle n’a aucune confiance en moi, et elle ne semble vraiment pas disposée à me céder un minuscule brin de confiance. Ma seule chance est que l’anglais la convainc. Même si c’est possible, ça reste trop aléatoire. Ils sont vraiment spéciaux ces deux-là à se tourner autour. A se demander s’il ne faut pas que je mette un lit double dans la salle de club pour qu’ils se lâchent enfin !
… je dérive….

Donc si la demoiselle « assistante bibliothécaire coincée du cul » va la voir, nulle doute que ça peut marcher. Et je ne vois pas de meilleur endroit pour parler musique et tester en réel les ressentis d’Ayane avec différents instruments. Tout en lui proposant ce lieu de rendez-vous, je lui sers un regard franc et sincère sans la quitter des yeux.

- Quelle serait tes disponibilités ? Semaine prochaine ça t’irait ?

J’aimerai bien commencer vite. Mais cette semaine avec ces heures de colle supplémentaires, ça va vraiment être compliqué. Et je voudrais me poser au calme pour préparer tout ce que je veux tester avec elle, ou lui demander. Etonnamment en quelques minutes, mon cerveau entre en ébullition. Si mon prof valide ce sujet, je crois que je vais avoir de quoi remplir un mémoire. Les réminiscences du scientifique qui remontent à la surface !

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MessageSujet: Re: …abusive detention of my time…[avec Ayane Komatsu]   Ven 2 Mar - 16:41


…abusive detention of my time…
Ayane avait beaucoup de mal à savoir comment se comporter avec cet étudiant. Elle le savait coureur de jupons vu la raison qui lui avait valu de se retrouver en colle, elle savait qu’ils devaient avoir plus ou moins le même âge malgré leur différence de statut au sein de l’Académie, mais surtout, elle savait qu’il était passionné par la musique. La demoiselle était très naïve, mais elle savait reconnaître les signes qui prouvaient un amour inconditionnel pour un domaine ou un autre. Il n’y avait qu’à voir l’énergie qui animait son corps et ses mots quand il s’agissait de musique ! Et c’était pour cette passion, et non pas pour l’étudiant lui-même, qu’Ayane avait finalement accepté de lui fournir toute l’aide dont il aurait besoin pour son projet de mémoire. Si elle pouvait se rendre utile, elle le ferait avec plaisir ! Mais il n’y avait absolument aucune arrière-pensée. La demoiselle était presque aussi pure qu’une enfant, jamais il ne pourrait se passer quoi que ce soit d’autre qu’une discussion autour de la musique. Elle n’avait jamais eu de petit-ami, n’avait jamais embrassé personne… Ce n’était pas pour céder face à un coureur de jupons qui se vanterait certainement de s’être tapé l’assistante bibliothécaire si jamais elle se laissait faire.

Non. Ayane voulait croire qu’il n’était pas comme ça. Elle avait tendance à un peu trop vouloir voir le bon chez les gens, même si ça lui jouait constamment des tours, et pas forcément les moins pires. Mais avec ce sourire… Comment penser autrement ? Il avait l’air vraiment enjoué et sincère alors la demoiselle voulait y croire. Et finalement, elle décida de s’ouvrir un peu plus à lui, d’oublier sa méfiance, lui confiant son amour inconditionnel pour les livres. Au moins, ils pourraient avoir un élément de comparaison pour mieux se comprendre l’un l’autre ! Ayane récupéra ensuite son carnet pour proposer un futur rendez-vous à la bibliothèque, sans doute parce que, inconsciemment, c’était un territoire connu pour elle et qu’elle s’y sentirait plus à l’aise qu’à un autre endroit de l’Académie. Mais le jeune homme avait raison. Cette réunion risquerait de gêner les autres personnes. Lorsqu’il proposa la salle du club de musique, la demoiselle hocha la tête avec un sourire. Ça c’était une chouette idée !

« Oui, c’est une excellente idée ! Est-ce que tu peux me donner le nom de ta présidente ? Je prendrai un peu de temps après mes heures de travail ou pendant une de mes pauses pour aller lui demander le moment qui serait le plus propice à cette entrevue. »

« Entrevue »… Ayane avait beaucoup hésité avant d’inscrire ce mot, ayant même commencé à vouloir écrire « rendez-vous ». Mais ce mot avait définitivement trop de sous-entendus alors elle préférait rester neutre. Et même si la demoiselle commençait doucement à se faire à l’idée de se retrouver en tête à tête avec lui dans la salle du club de musique, elle dut avouer ne pas être prête à ce qui suivit, ses joues se teintant à nouveau légèrement alors qu’elle baissait un peu les yeux. La semaine prochaine ? Si proche ? Mais… Elle n’était pas prête psychologiquement ! Il allait lui falloir au moins un mois pour l’être un minimum ! Ayane déglutit difficilement. Il semblait si enjoué à l’idée de commencer à travailler ce sujet… Elle ne pouvait décemment pas lui dire non… L’assistante bibliothécaire lui fit un petit signe de la main pour lui indique de patienter un instant, le temps qu’elle se lève de sa chaise pour aller fouiller dans son sac. Elle en sortit un autre carnet, bien plus beau que celui sur lequel elle écrivait pour s’exprimer. Revenant vers Mathi, elle tourna son agenda vers lui pour lui montrer son emploi du temps pour la semaine à venir.

« Je te laisse choisir. Je suis disponible dès que je ne travaille pas à la bibliothèque. »

Il fallait dire qu’en dehors de son travail, la demoiselle n’avait absolument aucunes obligations. Elle rentrait aussitôt, ouvrait un bon bouquin, s’occupait des tâches ménagères, discutait un peu avec sa mère, sa grand-mère et sa petite-sœur et allait se coucher assez tôt pour continuer à lire jusqu’à ce que le sommeil l’emporte. Elle était disponible tous les jours à la fin des cours quasiment, à part deux jours dans la semaine où elle ne travaillait pas le matin mais devait rester plus tard à la bibliothèque, bien souvent à cause de l’arrivée de nouveaux ouvrages à saisir dans la base de données.

« Je n’ai aucune obligation au niveau de l’heure à laquelle je dois être chez moi, alors même si ça traîne un peu, ce n’est pas grave. »

La demoiselle lui offrit un nouveau sourire radieux en tournant son carnet vers lui. Si jamais elle loupait le dîner avec sa famille, elle n’aurait qu’à faire réchauffer sa part en rentrant ou se prendre un petit encas sur le chemin du retour. Elle était vraiment prête à tout pour l’aider. On n’avait rarement vu quelqu’un d’aussi dévoué avec un parfait inconnu…
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MessageSujet: Re: …abusive detention of my time…[avec Ayane Komatsu]   Mar 3 Avr - 18:08

…abusive detention of my time…
[avec Ayane Komatsu]

Ayane semblait indécise quant à ma proposition. Ne voulant pas la brusquer, j’attends. Mon sourire ne quitte pas ma face. J’espère la rassurer, la charmer aussi.  Bizarrement l’idée d’explorer son handicap sous l’angle de la musique m’enthousiasme vraiment. Peut-être que ça ne sera pas le cas après quelques échanges approfondis en tête à tête, mais j’ai au moins une idée, que je pense excellente, pour cette thèse.
Finalement Ayane accepte. Bon je ne suis pas convaincue que Félicia fera mon apogée, mais si elle comprend que j’ai un réel intérêt d’un point de vue musical, elle devrait accepter. Je note son nom et son numéro à Ayane, en me disant que je dois absolument aller lui parler ce soir. J’espère qu’elle sera de bonne humeur pour qu’elle m’écoute un peu. Il va falloir que j’arrive à faire taire mon côté séducteur et taquin avec elle pour obtenir son accord.

- Expliques lui bien que c’est un vrai projet de thèse. Tu peux la textoter et lui demander de passer te voir. Elle est du genre hyper sociale et gentille, donc elle passera te voir rapidement. Je vais la prévenir ce soir, pour qu’elle ne soit pas surprise.

Peut-être que si je lui amène un truc, genre boisson ou chocolat du distributeur, ça la mettra dans de bonnes dispositions pour m’écouter. Il va falloir que j’enterre la hache de guerre. Je prie pour que Matthew soit avec elle. Il me croira lui. Ça jouera en ma faveur.

Je souris en lisant le mot d’Ayane sur ses disponibilités. Je prends le temps de poser mon idée. Déjà cette semaine c’est un peu compliqué, vu que je me retrouve collé toutes les fins d’après-midi. Et je crains que la demoiselle devant moi ne soit pas partante pour une « entrevue » en tête à tête après 20h.

Mais elle me surprend en complétant son mot par une possibilité d’étendre l’heure un peu tard. Bon ok, j’interprète à ma sauce. Et alors ?
Je luis souris et acquiesce.


- Peut-être lundi à 18h ? ça t’irait ? Disons une petite heure. Je te montrerais les différents instruments. Je t’expliquerai un peu le fonctionnement des différents instruments et sons.

Je lui laisse le temps d’assimiler et je complète à mon tour.


- Et on pourrait se retrouver le mercredi à 17h pour une ou deux heures ? Je te ferai tester les instruments un par un. J’aimerai aussi te faire écouter des compositions. Que tu m’expliques ce que tu perçois ? Pas qu’avec l’ouïe, j’entends. Tu as du développer tes sens différemment. Par le toucher, la réception des ondes, di j’ai bien compris. Ça serait intéressant de mettre des ondes dessus, peut-être des couleurs.

Je sais que je vais passer mon weekend à me documenter sur la surdité et préparer une série de morceaux aux ondes assez différentes pour cette entrevue. J’ai hâte. C’est bien la première fois de ma vie que je suis autant enthousiaste pour un devoir !

Une fois d’accord, je me note tout cela et m’empresse de continuer ma dissertation. C’est plus une panoplie d’interrogation qu’une vraie rédaction. Je crois que c’est un bon début pour ma thèse.

A la fin de la colle, je lui demande s’il serait possible qu’elle me fasse une copie de mon devoir pour que je puisse l’utiliser comme point de départ à ma réflexion. Elle pourra me la remettre lundi prochain. Ravie de cette rencontre, je lui adresse un au revoir tout sourire, plein de charme, mais avec un certaine certaines distance respectueuse, ne voulant pas gâcher mes chances de travailler avec elle. Ma musique avant tout !
Par contre les 3 acolytes de colle, je les ignore ostensiblement !

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MessageSujet: Re: …abusive detention of my time…[avec Ayane Komatsu]   Ven 13 Avr - 15:57


…abusive detention of my time…
Ayane avait finalement accepté de voir Mathi en dehors de ces heures de colle afin de l’aider à travailler sur son projet de mémoire. Elle n’était pas vraiment à l’aise à l’idée de se retrouver en tête à tête avec un garçon qui devait avoir à peu près son âge, mais elle n’avait pas pu refuser en voyant un tel sourire et une telle motivation. Il pouvait être bon comédien et un fin menteur, la demoiselle savait reconnaître de la passion quand elle en voyait et là, l’étudiant était clairement passionné par son sujet. Mine de rien, il ne fallait pas oublier que ce tête-à-tête, même s’il n’avait rien d’un rendez-vous galant, était quand même une grande première pour l’assistante bibliothécaire ! Ayane n’avait jamais planifié de revoir un garçon après une première rencontre. Elle ne se faisait pas d’illusions de toute façon. C’était simplement pour aider un élève à travailler sur son mémoire, rien de plus. La demoiselle récupéra le nom et le numéro de téléphone avec une petite moue. Oui… C’était sans doute le meilleur moyen de communication pour les gens qui pouvaient parler, mais Ayane se voyait très mal envoyer un simple texto à cette demoiselle qu’elle ne connaissait absolument pas.

« Merci beaucoup pour ses coordonnées. Peut-être que tu aurais son adresse mail aussi ? Je me vois mal envoyer un texto à une élève que je ne connais pas du tout, ça pourrait paraître déplacé… Et puis, si tu la préviens aujourd’hui, je pourrai toujours passer dès demain si elle est disponible pour lui expliquer en face à face ton projet. »

Ayane tourna son carnet vers le jeune homme avec un petit sourire. Elle avait beau être ultra timide, la demoiselle préférait de loin avoir à s’exprimer devant une véritable personne plutôt que par le biais de textos ou de mails. Surtout que là, il s’agissait quand même d’une première rencontre, d’une première prise de contact. C’était bien plus poli d’aller la voir en chair et en os ! Et puis, peut-être qu’elle n’apprécierait pas non plus de savoir que Mathi avait pu donner son numéro à quelqu’un sans lui en parler avant ! Bon, elle faisait partie du personnel de l’Académie, mais quand même ! Ayane reprit sa contemplation des lèvres de son interlocuteur pour saisir ce qu’il lui disait. Elle hocha doucement la tête pour accepter cette proposition de date et d’horaire. Une heure, c’était déjà suffisant pour un premier essai non ? Le sourire de la demoiselle s’élargit encore en voyant que ces lèvres qu’elle fixait ne semblaient plus vouloir s’arrêter. Mathi semblait vraiment fébrile, comme un enfant devant le jouet de ses rêves.

« C’est d’accord pour lundi et mercredi. Si tu as besoin que j’apporte quelque chose en particulier, n’hésite surtout pas à me le dire ! D’ailleurs, puisque nous sommes destinés à nous revoir, je vais te laisser mon adresse e-mail. Ce sera plus simple pour se contacter et se prévenir si jamais l’un de nous a un empêchement. »

Se relisant brièvement avant de tourner son carnet, Ayane se mit à rougir violemment, restant fixée sur son adresse mail. Mon dieu, mais qu’est-ce qu’elle était en train de faire ? Ce n’était certes pas son numéro de téléphone, mais… C’était la première fois qu’elle donnait son adresse mail à un garçon ! En plus, c’était elle qui avait fait le premier pas ! C’était trop la honte, Mathi allait vraiment finir par croire que c’était elle qui était en train de le draguer en fait ! Ayane s’empressa de pousser son carnet vers l’étudiant pour qu’il récupère son adresse mail, ne lui laissant même pas le temps de lui donner la sienne en échange puisque la jeune femme se levait déjà, récupérant son carnet qu’elle colla contre sa poitrine avant de retourner s’assoir derrière son bureau. Ses joues ne voulaient pas reprendre une teinte normale, et ses yeux ne cessaient de fixer son bureau. Ses doigts fins tremblaient légèrement alors qu’elle s’emparait à nouveau de son livre, la jeune femme se décidant finalement à jeter un petit regard à Mathi après quelques minutes. Il était plutôt beau garçon en y regardant bien, concentré sur sa dissertation comme ça… Ayane se mit à rougir encore plus et colla presque son livre sur son nez pour avancer sa lecture et arrêter de penser à tout ça.

Quand l’heure de fin de la colle sonna finalement, Ayane avait réussi à se calmer. C’était toujours comme ça quand elle lisait, elle se plongeait entièrement dans l’intrigue, ressentait presque les émotions des personnages, lui faisant alors oublier ses tracas et le monde autour d’elle. Elle manqua d’ailleurs de ne pas entendre ce fond de sonnerie, sursautant presque en voyant une feuille se glisser sur son bureau. Relevant aussitôt la tête pour regarder Mathi, Ayane sentit ses joues se réchauffer à nouveau alors qu’elle faisait descendre ses yeux sur les lèvres de son interlocuteur, hochant finalement doucement la tête avec un petit sourire. Elle prendrait bien soin de ne pas oublier de faire cette copie pour la lui donner lors de leur prochaine rencontre. Se levant de sa chaise, Ayane s’inclina poliment pour saluer l’étudiant, avant d’aller récupérer les dissertations des autres élèves. Leurs travaux en main, l’assistante bibliothécaire s’empressa de rassembler ses affaires pour aller déposer tout ça en salle des professeurs. Son sourire ne quittait plus son visage et ses joues n’arrivaient pas à reprendre une teinte normale. Elle avait tellement hâte de pouvoir travailler avec lui !
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