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 Talent florissant [pv. Asuka Tsuno]

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Meri Mittal
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MessageSujet: Talent florissant [pv. Asuka Tsuno]   Lun 11 Sep - 1:17

ft. Asuka Tsuno

Eleve et professeur sur le thème de l'art

Talent florissant

Depuis deux ans que notre jeune professeur d’arts appliqués était à l’académie, il commençait à trouver les jours longs et à vouloir sérieusement un peu de piquant dans sa vie. Après tout, niveau sentimental et amical, sa vie n’était qu’une plaine déserte et aride, avec juste cet oasis d’amitié qu’était Sven, mais qui manquait quand même de… vie. Et cette journée, sur ses deux longues années de rien, n’allait pas s’avérer très différente. En effet, comme d’habitude, il s’était levé, avait beaucoup trop nourri ses deux chats ( et se demandait encore pourquoi ils étaient aussi gras ) et après les avoir câliné, était parti pour le travail. Son appartement n’était pas très loin de l’académie, ainsi il avait l’occasion de flâner en regardant les alentours ou le ciel en marchant. C’était souvent  à ce moment-là qu’il trouvait l’inspiration, ou même qu’il trouvait des projets qui pourraient s’avérer intéressants pour les élèves. Mais en ce moment, niet nada rien, les nuages ne lui évoquaient que des nuages et la route à quel point ses nouvelles chaussures lui faisaient mal aux pieds.

Les cours se déroulaient plus ou moins biens. Cela dépendait des classes et des niveaux, les classes les plus jeunes étant souvent les moins intéressées et les plus dissipées, plus on avançait dans les niveaux, plus on se retrouvait avec des élèves concentrés et motivés. La plupart du temps, Meri savait se faire respecter par les élèves. Déjà parce que certains avaient peur de son mètre quatre vingt douze, et en plus parce qu’il n’hésitait pas à se lâcher sur les sanctions dès qu’un élève commençait un peu trop à le gaver.

Un professeur normal, après les cours, se serait dirigé vers la salle des profs, afin de prendre un petit café tout en faisant des photocopies ou en discutant avec des collègues, mais Meri n’aimait pas trop cet endroit. Quelques uns des professeurs le regardaient avec des yeux inquisiteurs, entre la raison de cette lettre de recommandation, et le pourquoi du comment un jeune homme avec un physique aussi atypique avait-il pu devenir professeur. Il détestait ces regards, et évitait donc cette salle comme la peste. Il y allait, soit tard le soir, soit pas du tout.

En tout cas, à cette fin de cours-ci, il n’alla toujours pas à la salle des professeurs. Il avait déjà préparé ses cours pour quelques jours, ce qui lui faisait du temps libre considérable. Même si l’idée de rentrer tout de suite et de s’affaler sur son canapé en regardant un film avec ses chats lui semblait tout à fait tentant, il décida d’aller faire un tour au club d’arts, histoire de voir comment les meilleurs élèves de toute l’académie s’en sortaient.

Lorsque le turc arriva jusqu’à la salle de clubs, il fut ravi de voir que pas mal d’élèves étaient là, installés en face de leur chevalet à s’exercer. Silencieusement, -  même si quelques uns l’avaient remarqué et le saluaient d’un «  bonjour professeur » poli -, il se faufila derrière les épaules des élèves pour voir ce sur quoi ils travaillaient et/ou leur donner des conseils, s’ils le demandaient.

Poursuivant son petit manège, il s’arrêta derrière l’épaule d’une élève, en regardant le travail qu’elle était en train de faire. Le travail sur lequel elle était penché était tout d’abord beau. Mettant de côté son âme de professeur, et donc sans analyser l’intention, les formes et les couleurs, c’était la première chose qu’il avait remarqué : cela lui plaisait.

C’est très joli , dit-il doucement, de sa voix grave et posée, en s’approchant un peu plus de l’élève. De quoi  t’aies-tu inspirée pour nous créer ça ? »

Détournant son regard du travail, il le posa enfin sur sa créatrice, et il fut surpris de voir une jeune fille à la peau presque aussi mate que la sienne, aux cheveux mauves et aux yeux dorés. Oua, ça s’était de l’apparence qui tranche. Il se sentait même un peu ridicule avec sa pauvre couleur rousse à la pointe. Néanmoins, la surprise quitta rapidement ses traits, pour retourner à l’expression plus neutre qu’il arborait d’ordinaire. Après plus de réflexion, il avait sûrement déjà du la voir quelque part, mais, du Meri tout craché, avait du oublier. Il avait du mal à se souvenir des visages et des noms de ses étudiants, sauf quand il s’occupait de les aider plus concrètement qu’en leur donnant des cours dans une salle avec une trentaine d’élèves, voir plus, pour les étudiants. Sans gêne, et en s’assurant tout de même que la jeune fille n’avait pas laissé son crayon sur la toile, il se saisit des bords de la toile.

On voit encore que tu manques de technique mais globalement c’est plaisant au regard. »

Cependant, il savait bien que ce qu’il voyait là était peu pour juger, et qu’il lui faudrait plus qu’une toile pas entièrement finie pour évaluer le niveau de cette élève. Mais déjà ce qu’il voyait là lui plaisait beaucoup, et il y voyait quelque chose de particulier. Il lui fit un léger sourire en lui demandant :

Est-ce que tu aurais d’autres de tes travaux pour que je regarde ça de plus près et que je puisse te donner des conseils vraiment utiles ? "

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Asuka Tsuno
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MessageSujet: Re: Talent florissant [pv. Asuka Tsuno]   Lun 11 Sep - 19:16



Talent florissant

Avec Meri Mittal

Cela faisait quelques temps que le concours avait commencé. Yume et moi avions bien avancé notre projet que je dessinais dès que je le pouvais. Même les cours n’étaient pas complètement protégés de mes idées florissantes concernant l’histoire que nous voulions aborder. Puis, d’un autre côté, cela me faisait un entraînement plus que bienvenue. Pourtant, quand vint la fin des cours pour la journée, ce n’était pas cela que je voulais faire. Prenant le temps de m’étirer, je repensai à la promenade en ville qu’elle et moi avions fait un week-end. Le fait de calculer le temps n’étaient pas trop mon fort, je ne tentais plus de le faire. Après tout, même ce qui avait été fait la veille pouvait me sembler loin d’une année et vice-versa… avec un brin d’exagération, évidemment. En tous les cas, j’avais une idée de peinture bien précise que je souhaitais faire pour l’accrocher dans la chambre.

Quand tout le monde fut pratiquement parti, je pris également mes affaires et allait dans les dortoirs pour me changer. Mieux valait être à l’aise pour dessiner ou peindre à mon avis. J’enlevai donc mon uniforme pour mettre un jean slim gris tâché de blanc, comme s’il avait été décoloré, et déchiré par endroit. A vrai dire, je ne savais plus moi-même si c’était de l’usure ou fait exprès. Ensuite, lorsque j’eue également enfilé un tee-shirt noir avec une tête de tigre, j’attachai mes cheveux en une couette simple et mis une paire de ballerines. Ce n’est qu’alors que je descendis dans le club d’arts. Cette dernière n’était malheureusement pas vide mais tout de même assez calme pour ne pas entamer ma bonne humeur. Je passai à mon casier pour prendre tout mon matériel que je disposai sur la table à côté de mon chevalet. Puis, cela fait, j’allai prendre une toile que je posai sur le support en bois tâché de peinture pour commencer un croquis sommaire au crayon à papier.

Au bout de quelques minutes, j’entendis quelques murmures d’autres peintres amateurs alors que je commençai la peinture. Ils ne comprenaient pas comment il était possible de faire de belles œuvres, même sans ce soient des chefs-d’œuvre, en si peu de temps. Mais je ne leur répondis pas. A vrai dire, je n’avais aucune envie de couper ma concentration juste pour répondre à des questions qu’ils n’osaient pas me dire en face. Surtout que, vu comme cela, une personne ne lisant pas dans mes pensées ne pouvait pas savoir ce que je faisais. Harmonisant les couleurs tout en respectant mon idée de départ, je comptais faire en sorte mettre en scène ma sortie avec Yume tout en installant l’atmosphère chaleureuse et protectrice du premier temple que nous avions visité. Je n’étais pas certaine de parvenir à mes fins, mais je comptais bien faire toutes les modifications possibles et imaginables jusqu’à ce que je sois satisfaite. Surtout que le plus difficile allait être de rester fidèle aux « personnages » tout en gardant les valeurs de départ.

Après un moment, j’entendis la porte s’ouvrir mais n’y fit pas plus attention que cela. Encore une fois, je ne voulais pas briser ma concentration. Alors, palette en main, crayon derrière l’oreille et un pinceau dans l’autre main alors qu’un autre était coincé entre mes dents, je sursautai presque quand j’entendis une voix inconnue derrière moi me déclarer que ce que je faisais était joli. En me tournant, j’écoutai également sa question pour lui répondre en ôtant mon ustensile de ma bouche :

- Je m’inspire d’une expérience vécue et de ce que j’y ai ressenti. Mais je suis encore loin du résultat que je veux.

L’homme à qui je parlais était plutôt grand. Sa peau bronzée me fit sourire tant je me reconnaissais en cela. Pour ainsi dire, je pouvais presque dire que je me sentais moins seule par ce simple détail. Pourtant, il n’était peut-être pas japonais. Je m’en fichai… contrairement au fait qu’il touchait mon travail non terminé en déclarant que je manquais de technique. Difficilement, je me contins pour éviter de lui grogner dessus en lui jetant un fusain dans la tête. Non mais pour qui il se prenait celui-là ? Oui, j’étais peut-être encore jeune pour avoir toutes les techniques, mais ce n’était pas une raison pour toucher ma peinture fraîche !

- Est-ce que tu aurais d’autres de tes travaux pour que je regarde ça de plus près et que je puisse te donner des conseils vraiment utiles ?

D’abord surprise, mon expression s’habilla petit à petit d’espièglerie alors que je pensais à jouer à un jeu avec lui. Je posai donc mon matériel pour croiser les bras, assise sur mon tabouret je le regardai dans les yeux pour lui déclarer :

- Si vous arrivez à trouver ici une de mes peintures, je penserais à oublier que vous avez touché ma toile sans autorisation. Qu’en dites-vous ?

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MessageSujet: Re: Talent florissant [pv. Asuka Tsuno]   Lun 11 Sep - 20:53

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En s’approchant et en interrompant la concentration de la jeune fille, Meri ne remarqua même pas qu’elle en avait presque sursauté, trop occupé à admirer le travail, puis plus tard à y poser un œil critique de professeur. La réponsede l’étudiante n’était pas tout à fait ce à quoi il s’attendait. Il s’attendait à quelque chose d’un peu moins général, peut être, car, en soit, presque toutes les œuvres venaient d’une expérience personnelle. En soit, même, tout notre être était altéré par chacune des choses que nous vivions et que nous ressentions, et donc il s’avérait logique qu’il en soit de même ici. Mais, se perdant un peu trop loin dans les réflexions, il ne répondit que très brièvement :

Je vois.  »

Lorsqu’il eut conclu qu’il manquait de technique à la toile et qu’il eut demandé d’autres œuvres, il fut surpris de voir que l’expression de son vis à vis était assez différente de celle qu’elle arborait au début de son intervention. Aussi, le regard qu’elle lui lança, droit et défiant, lui fit se demander un moment si elle s’était bien rendue compte qu’il était un professeur, et que ce n’était peut être pas malin d’agir ainsi avec une personne de ce statut. Enfin, si ça n’avait pas été lui et que son air espiègle ne lui rappelait pas sa petite Tartine lorsqu’elle ramenait une souris dans l’appartement, et que c’était un peu la surprise pour trouver où elle l’avait caché. Un petit sourire se dessina sur ses lèvres à cette pensée, malgré le fait que la dite souris fut retrouvée le soir-même, dans son lit, sous ses draps. Surprise.  Aaaah. Qu’il aimait ses chats.

La proposition de jeu le fit revenir sur terre, et il arqua un sourcil. Il réfléchit. Est-ce qu’après une journée de cours épuisante à enseigner à des élèves bruyants et agités, notre professeur fatigué allait s’amuser à jouer avec une élève qu’il voulait aider, parce qu’il avait touché les côtés de son œuvre sans une permission qu’il n’avait pas à demander ?  Mais carrément ! Cette idée l’amusait bien, même. Lui qui se plaignait de la morosité du quotidien, quelque chose d’un peu différent allait arriver. Puis surtout, les yeux de cet enfant lui rappelait beaucoup trop ceux de Tartine, et il ne pouvait rien refuser à Tartine.

Hum… Pourquoi pas. Enfin, pour la partie où je cherche les toiles. Ça peut être amusant. Mais j’ai l’oeil. »

Encore quelque chose qui n’allait pas lui attirer les faveurs de la salle des profs, mais merde,si on ne pouvait plus s’amuser un peu. Évitant les regards perplexes des autres élèves de la salle, il se retourna vers la grande étagère couverte de papiers journaux, où les élèves faisaient sécher leurs travaux.

Tu veux que je cherche là-dessus ? Parce que si il faut fouiller dans ton sac, j’ai pas trop le droit en fait. Et puis ce serait trop facile. »

Il croisa les bras en examinant de son regard d’autres endroits de la salle où les œuvres des élèves pourraient être entreposées, tout en jouant avec les mèches de ses cheveux qui venaient se perdre dans le bas de son cou, geste nerveux qui se déclenchait dès qu’il se concentrait ou qu’il se mettait  à réfléchir.

Des règles à spécifier ? »

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MessageSujet: Re: Talent florissant [pv. Asuka Tsuno]   Mar 12 Sep - 21:37



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Depuis qu’il avait lâché ma toile, mon interlocuteur semblait me porter une attention toute particulière qui me mis un peu mal à l’aise. Le fait qu’il soit un professeur et que je n’en ai pas tenu compte en lui répondant y était un peu pour quelque chose. Heureusement, mon malaise fut très rapidement enfoui sous le contentement ressentit quand il accepta mon jeu. Et sans traîner des pieds en plus ! Bon, cela ne devait pas non plus m’encourager à faire de même les prochaines fois que je serais face à un professeur… Ma mère allait m’arracher les cheveux si elle venait à apprendre que je me laissais trop aller.

- Tu veux que je cherche là-dessus ? Parce que si il faut fouiller dans ton sac, j’ai pas trop le droit en fait. Et puis ce serait trop facile.

Tout en me posant sa question, le professeur me montra l’étagère où nous pouvions faire sécher nos travaux. Personnellement je n’aimais pas cette méthode, préférant largement laisser mes œuvres sur leur chevalet et accrocher mes peintures sur feuilles (aussi rares soient-elles) dans ma chambre à l’aide de punaises pour que la feuille sèche sans se corner. Quant à mon sac… je pouvais affirmer sans soucis qu’il n’y avait aucune œuvre potable ou terminée dedans puisque mon carnet à dessin se trouvait dans ma chambre : je l’avais oublié sur mon lit en partant dans la précipitation. C’était mon lot quotidien de me lever tard pour faire mon quota d’heures de sommeil… quoi que là j’avais un peu plus tardé que d’habitude malheureusement.
Relevant les yeux vers l’adulte quand il me demanda si j’avais des règles à spécifier, je repris mes ustensiles de travail en souriant, curieuse de comment il allait se débrouiller. Je lui répondis alors :

- Si vous veniez à fouiller mes affaires, sachez que vous ne trouveriez rien de très intéressant concernant mon style. Quant aux règles, j’en ai au moins une : interdiction de demander à qui que ce soit à qui appartiennent les œuvres accrochées ou d’autres informations. Vous devez vous débrouiller seul. Sinon, vous pouvez vous contenter de fouiller la pièce puisque je ne cache pas mes travaux.

Puis, pensant lui répondre en cas de besoin, je me remis à ma peinture en espérant que ce n’avait pas trop séché. Surtout que s’il avait l’œil comme il le prétendait je n’allais pas vraiment avoir le temps d’énormément avancer. Après tout, ma signature était surtout une partie de mon prénom et la plupart des tableaux étaient les miens… surtout près de là où je travaillais. J’avais particulièrement mis en valeur les deux stars de mon année : les représentations de Kaori qui jouait du violon et de Kyojiro lorsqu’il avai pris son air aussi timide que rare. Après, je dessinais et peignais tellement qu’ils n’étaient certainement pas les seuls qui trônaient fièrement dans la pièce. Parfois, je me demandais comment les autres pouvaient autant lambiner alors qu’ils râlaient de ne pas avoir assez de temps pour tout ça. Puis, si la peinture ou le dessin ne les satisfaisaient pas, pourquoi ne faisaient-ils pas de la poterie ou d’autres formes d’arts ? Après tout, ils n’avaient pas à suivre mon exemple.

Mâchouillant le bout de mon pinceau, j’étais en train d’attaquer la coloration majestueuse du temple que j’avais visité. Ma rigueur allait jusqu’à m’obliger à rester fidèle à la réalité, ne m’autorisant seulement à faire quelques retouches de couleurs pour garder cette harmonie et la chaleur que je cherchais à atteindre depuis le début. Après cela, quand le fond serait terminé, j’allais devoir laisser sécher pour pouvoir attaquer les personnages par-dessus, histoire que les couleurs ne se mélangent pas. Il allait me falloir un peu de patience… Heureusement, j’avais toujours les dessins de mes mangas à faire.

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MessageSujet: Re: Talent florissant [pv. Asuka Tsuno]   Jeu 14 Sep - 15:18

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Notre professeur se tenait toujours debout devant les étagères de séchage lorsque la jeune femme spécifia ses règles, et lui indiqua qu’il ne trouverait rien dans son sac. Il nota qu’elle n’avait pas essayé de cacher ses tableaux et en conclut donc qu’ils seraient à des endroits plutôt évidents et qu’il n’allait pas devoir se rabaisser à regarder sous les meubles. Enfin, ça lui paraissait logique puisqu’elle n’avait logiquement pas eu le temps de préparer ça. A moins qu’elle fasse à quiconque lui demande de voir ses travaux. L a jeune fille avait l’air d’avoir un caractère plutôt farceur.

Enfin, le brun se décida à commencer ce petit jeu. Tout d’abord, il retourna près de la jeune artiste, qui avait repris son œuvre pour observer ce qui était déjà fait, la façon dans les traits étaient fait : s’ils étaient fait avec énergie, ou plus rigoureusement. Il regarda également la gestion des couleurs et de la composition, tous ces facteurs qui faisaient que chaque artiste avait un style bien particulier et reconnaissable.

Ce avec quoi il avait le plus de mal était lorsque des élèves s’influençaient tellement entre eux que des éléments de chacun de leur style se retrouvait dans l’autre. Il voyait cela arriver souvent et faisait attention à ne pas se faire piéger. Mais, à bien regarder la mate de peau, elle n’avait pas l’air de trop sociabiliser avec les autres élèves présents au club. Son chevalet semblait assez éloigné, et les autres la regardaient avec un semblant de curiosité et pour certains, de dédain, qui ne passait pas inaperçu aux yeux du jeune professeur.

Après l’avoir observé poser les couloirs sur la surface pendant un moment, il se retourna, pensant que ce qu’il avait vu serait suffisant pour commencer sa petite chasse aux trésors. Sa première destination fut les étagères qu’il avait désigné plus tôt, étant la plus grande concentration de peintures de la pièce. Il commença donc à faire des allés-retours entre les rangées, attrapant les tableaux dont il pensait reconnaître le trait, et les reposant en voyant que ce n’était pas ça niveau couleurs. Ressortant bredouille de sa visite des étagères, il dérangea encore l’artiste en lui lançant :

" J’espère qu’il y en a, au moins, et que tu ne te fiches pas de moi alors que je cherche des trucs qu’il n’y a pas là.  "

Puis, plus bas, il marmonna dans sa barbe inexistante, histoire qu’elle n’entende pas : «  Menfin si elle me fait perdre mon temps, je lui ferrai perdre le sien avec des travaux supplémentaires. » Il fallait au moins qu’il fasse le professeur, au bout d’un moment, quand même. Oh. Hein. Si ses élèves venaient à apprendre qu’il s’était fait piégé par une adolescente, au revoir la crédibilité. Et youpi , une autre raison de se faire renier par la salle des profs.

Chassant ces idées de sa tête, il décida de se rapprocher de l’endroit où était concentré l’activité de la jeune fille, espérant qu’elle ait juste posé de manière aléatoire un de ses travaux sur le haut d’un des meubles qui contenaient le matériel. Juste pour demander sa confirmation, il lui demanda :

" Bon, tu peux me confirmer qu’il n’y a aucun de tes travaux sur les étagères de séchage ?  "  

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MessageSujet: Re: Talent florissant [pv. Asuka Tsuno]   Jeu 14 Sep - 20:16



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Pendant un moment, je sentis la présence du professeur derrière mon dos, comme s’il cherchait à comprendre mon style. D’un certain côté, je faisais tout pour avoir le mien, de ne copier sur personne. Trouver ce qui me convenait n’avait pas été facile dans mes débuts. Surtout que pour commencer la copie était pratiquement obligatoire pour avoir les bases. Pourtant, j’avais rapidement arrêté quand on m’avait fait la remarque que mes peintures avaient des ressemblances avec les peintures de Michelangelo. Ne plus m’inspirer de cet artiste dont j’étais totalement fan n’avait pas été simple du tout et j’avais tout fait pour ne pas m’attacher à un quelconque mangaka pour ne pas connaître les mêmes difficultés.

Les minutes passèrent sans que je m’en rende compte tant j’étais concentrée dans mon travail. J’en avais même oublié la présence de mon « camarade de jeu » et mes collègues d’art. Ce n’était pas la première fois que cela arrivait et ne serait pas la dernière. La chance fut donc de mon côté quand on me parla à nouveau puisque j’avais levé mon pinceau pour le nettoyer dans l’eau puisque je devais switcher entre les deux que j’avais sur moi. Je me tournai donc vers l’adulte qui me demandait si je ne lui jouais pas de tour. Nettoyant mon pinceau sur un chiffon, je lui répondis, assise de côté par rapport à mon chevalet et mon interlocuteur que je regardai pour lui prouver que j’étais sérieuse :

- J’aime peut-être faire des jeux et farces, mais pas mentir.

Je n’étais vraiment pas certaine qu’il m’ait réellement entendue ou écoutée. Mais, au fond, cela n’aurait pas été de ma faute puisqu’il s’était comme lui-même refermé pour… penser ? Haussant doucement des épaules, je changeai de pinceau pour prendre le plus fin et continuer ma peinture en me concentrant sur des détails. En faisant cela, je tentai de guetter les moindres questions qu’on pourrait me poser, ce qui ralentit considérablement mon rythme. Mais, au fond, bien m’en fit puisqu’il me demanda de lui confirmer qu’aucun de mes travaux n’était avec les autres. Je lui répondis donc :

- Je vous le confirme. Après tout, je n’ai jamais dit que mes tableaux ne seraient pas ailleurs dans la salle.

Je lui avais même laissé cet indice-là en lui annonçant les règles. Du coup, pourquoi donc s’était-il contenté de chercher sur les étagères de séchage ? J’avais beau chercher, je ne voyais pas. Il me restait donc à espérer qu’il avait noté le second indice que j’avais consciemment glissé dans ma réponse.

En jetant un œil sur le reste de la salle, il me sembla détecter quelques personnes qui me jetaient des regards que je ne parvins pas à déchiffrer. Etaient-ils jaloux ou désappointés de voir que le prof’ restait de mon côté ? Ou était-ce parce qu’ils ne comprenaient pas mon attitude ? Les deux, trois raisons ? Voilà donc une bonne raison dites donc ! Malheureusement, je n’avais aucune envie de leur demander et la flemme de leur demander d’une quelconque raison de se concentrer sur autre chose que ma personne. Après tout, je pouvais les ignorer sans que cela change quoi que ce soit à ma vie. Je repris donc mon travail en haussant les épaules tout simplement… et en surveillant du coin de l’œil le chercheur de travaux.

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